‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 119 sur 1220 · AME · texte numérisé non relu

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que par son talent pour la conversion «les incrédules et des chrétiens relâchés. On lui doit : 1» Traité de In Poix intérieure, in-12, plusieurs fois imprimé ; — Traité de la Joie de l'âme, in-i!2 ; — 3" Lettre-! spirituelles sur la paix intérieure et autres sujets de piété, in-i2. Ces ouvrages sont pleins de maximes solides, de principes lumineux, et d'une onction «|ui touche le cœur et le porte à la plus tendre dévotion.

XVI. AMBROISE LE CAMALDULE, né à Portico, dans la Romaine, en 1378, et mort à Florence en 1431 , devint général de son Ordre en 1431 . Eugène IV l'envoya aux conciles de Bàle, de Ferrare et de Florence. Il fut chargé de dresser le Décret d'union entre l'Église grecque et l'Église latine. Nous avons de lui un grand nombre d'ouvrages ; ce sont des Traductions latines des Pères grecs, des Harangues , des Lettres, une Chronique du Mont-Cnssin , des F/'e*' de Saints. 11 a laissé aussi sous le titre grec Hodœporicon une description du voyage qu'il fit en Italie par ordre du pape Eugène, pour y visiter les monastères de son Ordre. Cet ouvrage a paru à Florence en 1451 et 1452, in-4'', et en 17(38, in-8°. Quant à ses lettres, qui contiennent pour la plupart beaucoup d'avis importants, de conseils utiles et de réflexions judicieuses, et de précieux renseignements sur divei's sujets, elles ont été recueillies par domMabilion, et publiées par D. Martène et D. Durand dans leur grande collection, i'oy. Nicéron, Mémoires , tom. XIX. Richard et Giraud. Gaet. Moroni , vol. I", p. 31ô,

AMBRONAI. Voy. .A.mbournai.

I. AMBROSIEN, rit Ambro^en, office .4»?hrosien. messe Ambrosienne, Nom donné à l'office ecclésiastique qui est en usage dans TÉglise de Milan, qui s'appelle aussi l'Église Ambrosienne, à cause de saint .\mbroise, qui en a été évèqne. La liturgie ambrosienne a été publiée par Pamélius , en 1560. Voy. Le Brun, Expl. de la Messe. Gaet. Moroni . vol. I"', p. 317.

II. AMBROSIEN (chant). Il en est parlé dans les rubricaires comme étant différent du chant romain , et comme usité aussi dans l'Église de Milan. Saint Augustin attribue à saint Ambroise d'avoir introduit en Occident le chant des psaumes, à l'imitation des églises orientales. Voy. August , Cotif. IX, cap. vu. Gaet. Moroni, vol. ^^ p. 318.

AMBROSIENS. Nom d'une secte d'anabaptistes du xvi« siècle, qu'on appelait aussi Pneumatiques. Us étaient disciples d'un certain Ambroise, fanatique qui se vantait de recevoir de Dieu des révélations qu'il mettait au-dessus des Livres saints. Voy. Gautier, de Hœr., au xvi« siècle.

I. ÂME. Ce mot se prend ou pour le principe de la vie de tous les animaux , ou pour le principe qui anime et gouverne le corps de Ihomme. Prise en ce dernier sens, l'âme est une substance immatérielle ou simple, spirituelle, immortelle de sa nature, et libre. Quelque claire, quelque constante cpie soit cette vérité, il s'est trouvé dans tous les temps des hommes qui l'ont combattue; mais dans tous les temps aussi elle a eu des défenseurs qui l'ont démontrée jusqu'à l'évidence ; au point qu'il est permis de s'étonner qu'il se trouve encore aujourd'hui des hommes qui soutiennent n'avoir d'autre différence essentielle avec la brute que l'organisation. Parmi les nombreux écrits qui ont été publiés en faveur de l'âme, de sa spiritualité, etc., nous nous bornerons à citer les suivants. Mamertus Claudien, mort vers 473, de Statu animœ, lib. III. Hubert Hayert , récollet , la Spiritualité et l'im-

mortalité de rame , avec le sentiment de l'anti-

?uité , tant sacrée que profane, par rapport à une et ù l'autre. Laromiguière , Leçons de Philosophie. Ronald, Législation primitive. Fra\f>H\nous , Défense du Christianisme. Outre les traités de théologie, on lira avec fruit l'article Ame, dans Rergier, Diction, de théologie, dernières éditions, dans Y Encyclouéd . catholique, et dans le Diction, encijclop. de ta théologie catïiol.. tora. I", p. 212 et suiv.

II. ÂME DE JÉSUS-CHRIST. L'âme de Jésus- Christ est une âme semblable à la nôtre quant à sa nature; mais qui n'a jamais été souillée par le péché , soit originel, soit actuel. Il s'y est uni en prenant un corps dans le sein de la trèssainte Vierge Marie. C'est un dogme de notre foi que le Verbe éternel s'est incarné , et qu'en s'incarnant il s'est véritablement uni à une âme aussi bien qu'à un corps. En effet, le Verbe s'est lait homme pour racheter les hommes ; or, qui dit un homme, dit un composé d'une âme et d'un corps. Voy. Rom., i, 3; viii, 3; ix,5. Philip., li. 7. I Timoth., 1,15. Hebr., Il, 17,18, et le mot lNC.\nNATioN.

AMÉ (saint) ou AMAT, en latin Amntus, évêque de Sens, patron de Douai, mourut enC'JO. Dès qu'il fut ordonné prêtre il se retira dans le monastère de Saint-Maurice d'Agaune, dont il devint supérieur. Il fut exilé à Péronne par Thierri , lils de Clovis II , auquel des courtisans que le zèle du saint avait blessés le représentèrent comme un ennemi dangereux. Il parait que le siège épiscopal sur leqiiel monta .Vmé était Sion en Valais, et non Sens, comme le porte la Chronique d'Auxerre, et comme l'ont répété Baillet et les Bollandistes, et les auteurs de l'Ancienne Gaule chrétienne. Le Martyiologe romain fait mention de lui au 13 septembre. Voy. Surius. Le P. Le Cointe, à l'an 686 et à l'an 690. L. Bulteau, Abrégé de l'hist. de l'Ordre de Saint-Benoît et des Mornes d'Occident , 1. III, c. xxxvi, n" 21. Encyclopéd. cathol., supplém.. I.I",p.264.

AM£DE ou AMED , ci-devant métropole de la Syrie euphratéenne, était autrefois un évéché dû diocèse de Chaldée; le siège de Marde et celui de Maïa-Pherokin lui étaient unis; plus tard elle est devenue une métropole, depuis que les orthodoxes s'en sont mis en possession. Amède a eu des évéques nestoriens et des évoques jacobites. Voy. Richard et Giraud. Gaet. Moroni. vol. P', p. 320.

I. AMÉDÉE, évéque de Lausanne, né à la Côte -Saint -André, petite ville du Dauphiné, mort vers l'an 115S, fut d'abord religieux de Citeaux dans l'abbaye de Bonnevaux, près de Vienne. Il a laissé nuit Homélies en l'hoinieur de la sainte Vierge ; Anvers , 1613, et Lyon. 1633. Amédée se trouve dans le catalogue des saints de l'Ordre de Citeaux. Voy. l'auteur de la Vie de saint Bernard, 1. II, c. viii. André du Saussai, in supp. Martyr. Gall. Henriquez, in Menol. cister. Charles de VVisch, Biblioth. cister.

II. AHËDÉE, dont le vrai nom fut Jean Menez . était Portugais ; il entra dans un monastère de l'Oi'dre de Saint-François, fonda la congrégation des Amadéistes, et mourut en 1482. Voy. Wading, Annal. Ovdin. Min. Radulph., Tussiniacensii . Hist.Seraph., 1. IL Dorainicus de Gubernatis, Orbis Seraphicus. tom. I, 1. V. Marc de Li.sboa, Chronica de los Menores, tom. III, 1. VI.c. m.

AMÉE (sainte), vierge et sœur de sainte Lutrude. Voi). LuTRUDE.

AMELÉCH. père de .loas. Au lieu d'Amélech, le texte hébreu porte partout hamméiech. c'est-^

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