‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 120 sur 1220 · AMER · texte numérisé non relu

AMER

:\-dire Ir mi. Voy. HT Rois, xxn, 26, etc.

AMÉLIA (Aniéria) . ville d'Ornbrie et du vicariat romain, dans le duché de Spolète. C est un évêché qui existait avant l'an 5ll0. Voy. Ughelli, nnlia sacra, tom. I, col. 297; tom. X, col. 200. De Commanville, /'« Table alphabet., p. Id. Oaet. Moroni, vol. II, p. 1. „ ^ .^,

AMELINCOURT (d'), prêtre auteur d un traite ogmatique svir le petit nombre des élus, qui

AMÉLINE (Claude), oratori en, né à Pans en 1635, et mort vers 1707, composa : 1° un Traite (le la Volonté, de ses principales actions, de ses pas.sioiis et de ses égarements; Paris . 1084, in-12 ; — 2" un Traité de l'Amour du souverain bien; Paris, in-12. Voy. Mémoires du temps. Bayle , Rép. des Lettres, jam. 1685, p. 151. Moréri, édit. de 1709. ■ , ,

AMELIUS (Pierre), natif d'Aleth (Alectn), en Languedoc, vivait auxiv« siècle. Il entra chez les reliffieux de l'Ordre de Saint- Augustin. Quelques-uns le font naître à Lecce (Alecium), sans doute parce qu'il devint évèque de Sinigaglia. dans le duché dX^rbino. Il était à Avignon , en 1H76, lorsque Grégoire XI transporta le Saint- Siège à Rome. Il accompagna ce pontife, et écrivit en vers une relation de ce voyage. Amélius est encore auteur d'un Traité des Cérémonies de l'Église romaine, donné par le P. Mabillon dans Musœumitalicum, tom. II. Voy. Moréri, éd. de 1759. Journ. des Savants, 1689, 1" éd., p. 98, et 2« éd., p. 84.

AMELOT DE LA HOUSSAYE (-AJjraham-Nicolas) , né à Orléans en 1634 , mort à Paris Tan 1706, se consacra à l'étude de riiistoire, de la morale et de la philosophie. Ses principaux ouvrages sont : 1» une Traduction française de l'Histoire du concile de Trente de Fra Paolo Sarpi, 1686 , in-4'' , sous le nom de Siew de la Mothe- Jos^eval. Cette traduction fut vivement attaquée en France par tovis les vrais catholiques ; l'original avait été déjà condamné par la congr. de y Index (Decr. 22 nov. 1619); — 2» Histoire du

fouvernement de Venise, etc. ; Amstei'dam, 1676, 705, 3 vol. in-12. Cet ouvrage fut aussi condamné, ainsi que le Supplément (Décr. 2 déc. 1667), et les Annales de Tacite, traduites en français avec des notes politiques et historiques (IDécr. ^1 janv. 1721 et 1782); mais pour ce dernier ouvrage on lit la clause donec corrigatur; — 3" une nouvelle édition des Lettres du cardinal dOssat, 1707, 5 vol. in-12; — 4" la traduction des Homélies thcologiques et morales de Palafox sur la passion de Jesus-Chrisi ; Paris , 1691, in-12. Voy. Nicéron , Mémoires , tom. XXXV. Le Long, Bihlioth. hisior.

AMELOTTE (Denis), docteur de Sorbonne, prêtre de l'Oratoire, né à Saintes en 1606, mort à Paris en 1678, a laissé : 1" une Traduction française du Nouveau Testament qui a été souvent imprimée; -;- 2" une Harmonie ou Concorde des quatre Evangélistes , en français; Paris, 1669 , in-12, et en latin ; Paris , 1670 ; — 3" un Abrégé de théologie en français ; Paris, 1675, in - 4" ; — 4° Défense des constitutions d'Innocent X et d'Alexandre VU; 1660, in -4"; — 5" le Petit Office de l'enfant Jésus ; — 6" la Vie de sœur Marguerite du Saint- Sacrement ; — 7" la Vie du P. de Condren. Voy. Nicéron, Mémoires. Le Long, Biblioth. de la France, tom. IV, paff.

AMEN, mot hébreu dérivé d'un verbe qui signifie être ferme , solide, bien appuyé. On le rend le plus ordinairement par Ainsi soit -il.

Dans l'Ancien Testament, il se prend quelquefois pour une affirmation équivalente au serment quelquefois pour une simple confirmation de la vérité , quelquefois enfin une approbation, un consentement formel donné à ce qui suit; et dans le Nouveau, il a le sens de en vérité, véritablement, au commencement des phrases. Lorsqu'il est répété deux fois il a la force d un superlatif, conformément au génie de la langue hébraïque. Par imitation d'un usage consacré chez l'ancien peuple de Dieu, dans les Eglises grecque et latine le peuple répond a haute voix, a la fin des prières pubhques : Amen. Voy. Gaet. Moroni, vol. II, p. 5,6.

I. AMENDE , peine pécuniaire imposée pour punir les infractions qui se font aux lois. Ce mot, qui vient du latin emendare, signifie corriger, et quelquefois châtier. Il est employé dans ce sens au titre de Offc. judic. des décrétales. Le chap. Licet, de Pa'?îtv, défend au juge ecclésiastique de décerner des amendes contre des clercs; et le chap. IHlectm du même titre le lui permet pour tenir lieu de châtiment à leurs crimes. Mais il n'y a pas cependant de contradiction, parce que le premier, tout en défendant que les amendes tournent au profit particulier de l'évêque ou de l'archidiacre, et que d'ailleurs l'Éghsen'a pas de fisc, permet au juge d'église d'ordonner de payer une certaine somme par forme d'aumône , "dont il doit marquer dans sa sentence l'application à un hôpital, aux réparations d'une église ou à quelque autre œuvre de piété.

II. AMENDE HONORABLE. On entend ordinairement par ces mots une peine publique infligée par le droit civil ou canonique , pour des crimes graves, à des condamnés à mort ou aux galères. Le coupable la fait en chemise, pieds et tète nus, la torche au poing; et en cet état il demande pardon à Dieu , au roi et à la justice, et même à la partie offensée s'il y en a. L'amende honorable ne rend point irrégulier celui qui y condamne, et no prive point des effets civils celui qui la fait; c'est pourquoi l'official peut l'ordonner dans le lieu où s'exerce sa juridiction.

AMERBAGH ou AMERPACH {Vitm), né ù Wendengen, en Bavière, l'an 1487, mort à Ingolstadt en 1557 , fit à Wittemberg ses études de philosophie , de droit et de théoloçie. Il fut un des sectateurs de Luther; mais, de retoiudans sa patrie, il se fit catholique. Outre plusieurs ouvrages littéraires, il a publié : 4" de Anima; Wittemberg , 15'i-2, in losopjhia naturali, etc., 15i9| tion en latin du Traité de saint Chrysostome sur la Providence; -;- 4» Une traduction latine du Traité de saint Epiphane sur la foi catholique.

AMÉRICAIN, AMÉRIQUE. On a prétendu que les Américains ne sauraient être les descendants des fils de Noé , attendu que ceux - ci étaient dans l'impossibilité d'aborder ce continent, séparé du nôtre par une mer immense que l'état trop imparfait de la navigation ne permettait pas de franchir. Mais d'abord c'est fort gratuitement que l'on suppose que les fils ou petits-fils de Noé n'ont pu avoir des moyens suffisants de transport; la seule construction de l'arche avait nécessairement appris l'art de faire des vaisseaux d'une certaine dimension; dans des temps postérieurs, cet art n'avait pu que se perfectionner. Secondement , il est dûment constaté aujourd'hui qu'il y a très -peu d'étendue , dans une certaine partie , entre les deux continents; qu'il y a eu autrefois des communications entre leurs habitants, enfin que les

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