‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 1206 sur 1220 · JUDE · texte numérisé non relu

JUDE

JUDl

endroit du palais appelé la Tour de Straton , où Antigone fut effectivement tué quelques instants après par les ordres du roi Aristobule. Voy. Joseph, Antiq., 1. XIII, c. xix, et Compar. Es-

SÉENS.

XI. JUDAS , théologien et historien grec, vivait du 11= au III* siècle. On a de lui : 1" un Traité des soixante-dir. semaines de la prophétie de Daniel; — 2" «ne Chronographie , qui s'arrête à l'an 203. To;/. Eusébe , Hist. ecclés., 1. VI, c. vi. Nicéphore, Hist., 1. IV, c. xxxrv. S.Jérôme, In Catnl.

JUDDE (Claude), jésuite, né à Rouen en -1(561, mort à Paris en 1735, fut chargé de diriger le noviciat de Rouen; plus tard il devint supérieur du noviciat de Paris. Ses principaux ouvrages sont : 1° Réflexions chrétiennes sur les grandes vérités de la Foi et sur les principaux mystères de la Passion ; Paris, 1756, in-12 ; — 2» Exhortations sur les principaux devoirs de l'état religieux; ibid., 1780, 2 vol. in-12; — 3» Retraite spintnelle

{)0ur les personnes religieuses : ibid., 1746, in-12. /abbé Lenoir du Parc a publié : Collection complète des Œuvres spirituelles du P. Judde ; Paris, 1781 et 1782,7 vol. in-12; Resançon, 1815-1816; Paris, 1825-1826, 5 vol. in-12. On a aussi publié : Traité sur la confession . à l'usage des séminaristes et des communautés religieuses, tiré des Œuvres du P. Judde; Resançon, 1825, in -8". Vo>/. Feller, Bioar. univers.

I.JUDE BARSABAS ou JUDAS BARSABAS, était, à ce qu'on croit, du nombre des soixantedix disciples. Saint Luc dit qu'il était prophète et des premiers d'entre les frères. Il fut envoyé à l'église d'Antioche avec Paul et Barnabe, afin de lui apprendre la résolution qui avait été prise au concile de Jérusalem , au sujet des observances légales. Il séjourna pendant quelque temps à Antioche , puis il revint à Jérusalem. Voy. Actes, xv, 22.

il. JUDE LEBBÉE ou THADDÉE (saint), frère de saint Jacques le Mineur et cousin germain de Jésus- Christ, mort vers l'an 80, fut mis au nombre des apôtres la seconde année de la prédication de Jésus-Christ. Le nom de Jude ne se lit pas dans la liste des apôtres donnée par saint Matthieu (x, 2-4) et saint Marc (111,16-19). mais il se trouve dans celle que saint Luc a faite , soit dans son Évangile , soit dans les Actes des Apôtres, où il est appelé Jude {frère) de Jacques. Saint Marc le désigne par Thaddée, et saint Matthieu, par Lehbée, surnommé Thaddée. Dans la dernière cène , il demanda à Jésus pourquoi il devait se manifester à ses disciples et non pas au monde. Les Grecs disent qu'après la descente du Saint-Esprit, saint Jude alla prêcher l'Évangile dans la Mésopotamie , l'Arabie , la Syrie , lldumée et la Lybie, et qu'il mourut pour la foi à Béryte. Les Arméniei-s prétendent qu'il est mort chez eux après y avoir fondé l'épiscopat; mais, d'a-

{»rès l'opinion la plus commune, il mourut dans a Perse avec son frère , saint Simon ou Siméon. On célèbre leur fête le 28 octobre. Saint Jude a laissé une Epitre, qui est la dernière des sept catholiques. Saint Jérôme et Eusèbe remarquent que plusieurs anciens n'admettaient pas l'authenticité de cette Epitre; mais ils ajoutent qu'on ta lisait publiquement dans plusieurs églises ; que le temps et l'usage en ont consacré l'autorité, et qu'on lu range aujourd'hui parmi les saintes Écritures. Quant aux écrivains modernes, si quelques-uns, comme Grotius , Botten, Welker, Dahl, Berger, lui refusent une origine apostolique , la plupart la reconnaissent pour authentique. De \Vette lui-même, ce savant ra-

tionaliste, tout porté qu'il est généralement à déprimer Tautoi'ité des Livres sacrés, avoue dans son Introduction au Nouveau Testament que l'Épitre attribuée à saint Jude ne décèle aucune trace d'une composition postérieure au temps auquel on la rapporte, et il ne craint pas de regarder comme purement arbitraire l'opinion de Grotius et celle des autres critiques que nous venons de citer. Plusieurs autres savants protestants d'Allemagne , que nous avons mentionnés dans notre Introd., tom. V. ont également vengé l'autorité authentique de l'Épitre de saint Jude. Ainsi l'authenticité de cet écrit, bien qu'elle ne soit pas de foi, comme l'est sa divinité, présente tous les caractères de certitude qu'un esprit raisonnable peut désirer. Voy. Matth., X, 2-4. Marc , m . 16-19. Luc, vi, 14-16. Actes , i , 13. Il faut remarquer que les mots Lebhée surnommé, que nous attribuons à saint Matthieu, X , 3, ne se lisent que dans le texte grec ; la Vulgate porte seulement Thaddée. Hieronym., in Catolog., sub voc. Judas. Eusèb., Hist. ecclés., 1. II , c. xxiii; III, 25. Baronius, Annal., et Not. sup. Martyr. Rom. Bellarm., De Scriptor. Eccles. D. Calmet, Préface sur t Epitre de saint Jude. D. Geillier, Hist. des Aut. sacr. et ecclés., t. I, p. 451 et suiv. Joseph -Simon Assémani, Biblioth. Orient., tom. I, p. 318; tom. 111, part. I, p. 299, 302; part. II, p. 13 et seq. Richard et Giraud. Bergier, Diction, de théol. Feller, Biogr. univers. Le Diction, de la théol. cuthol., et compar. notre art. Catholiques.

JUDÉE, contrée de l'Asie, tient son nom de Juda, lils de Jacob. Elle était appelée anciennement PALESTINE ou TERRE DE CHANAAN, DE PROMISSION, D'ISRAËL. TERRE-SAINTE.

On ne la nomma Ju/Jée que depuis le retour de la captivité de Babylone, parce qu'alors la tribu de Juda était là principale, et la seule qui formât un corps , les restes des autres tribus s'élant réunis à elle parce que leurs terres étaient presque toutes occupées par les Samaritains, les Iduméens et les Philistins. La Judée ou Terre -Sainte eu général comprenait les douze tribus des enfants d'Israël; la Judée particulière renfermait les tribus de Juda et de Benjamin , avec les villes de Jérusalem , de Bethléhem , d'Ascalon , d'Azot , de Joppé , etc. Au temps de Jésus - Christ , tout ce pays était divisé en six parties : en Galilée , Samarie et Judée propre, qui étaient situées en deçà du Jourdain vers la Méditerranée, et en Trachonite , Iturée ou Pérée , et Idumée , situées au delà du même fleuve. Voy. Joseph, Antiq.. l. XV, c. v, et De Bello jttd., 1. III, c. li , 18 et 36. D. Calmet, Diction, de la Bible, et compar. Palestine.

JUDEX (Matthieu), dont le véritable nom était Uichter en allemand, c'est-à-dire Juge {Judex), naquit à Tippolswade , dans la Misnie, en 15^, mort à Rostock l'an 1564. Après avoir été ministre de l'église Saint -Ulric à Magdebourg, il devint professeur de théologie à lêna. Judex fut un des principaux rédacteurs des Centuries de Magdeoourg. Son nom ligure dans Vhulex de Clément Vlll. Voy. Richard et Giraud. Feller, Biogr. univers., et compar. Centuries DE Magdebocrg.

JUDI, ûls de Nathanias. Voy. Jérémie, XXXVI , 14.

JUDICAËL. Voy. Giguel.

JUDICE (D. Frédéric de), religieux célestin, professeur de théologie dogmatique à l'archigyrnnase Romain, est auteur de : Institutiones theologicœ dogmaticœ , sive brevis démonstratif verœ religionis , id est, naturalis, christianœ,

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