‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 1210 sur 1220 · JULI · texte numérisé non relu

JULI

saints vengés . tom. I, p. 464-467 ; tom. II , p. '69- 75, expose et réfute les diverses objections qui ont été opposées à la véracité du livre des Ju'^es.

JUGLARE ou JUGLARIS (Aloysius) , jésuite, né à jSice en 1607, mort à Messine l'an 1653, fut chargé de l'éducation du prince Charles- Emmanuel de Savoie. Outre plusieurs oraisons funèl)res , on a de lui : 1" Cliristus Jésus, hoc est Deihominis elogia centum; Gênes, 1641, in-4''; souvent réimprimé ; — 2» Pars secunda elogiorum, humana complectens ; c'est un éloge des plus grands évéques; Lyon, 1644; Gênes, 1653;

— 3° un Discours sur l'Eucharistie, en italien;

— 4" des Panégyriques en l'honneur de Jésus- Christ , en italien ; — 5" des Sermons pour l'Aven t et pour le Carême. Voy. le Journ. des Savants, 1710, p. 222, 1« édit., et p. 201, 2« édit. Richard et Giraud.

JUGUM DEL Voy. Joug -Dieu.

JUIFS (Judan), nom qu'on donna, surtout depuis la captivité de Babylone, aux Israélites qui en revinrent; ce nom vient de Juda, parce qu'alors cette tribu était la plus puissante du pays. Auparavant on donnait le nom de Juifs à ceux qui habitaient le royaume de Juda, et, tant que la Terre Sainte ne fut pas divisée en deux royaumes, les descendants de Jacob furent connus sous le nom d'Israélites ou d'Héhreux. Avant Jésus -Christ les Juifs avaient formé une des plus puissantes nations de l'Orient; mais le crime exéciable dont ils se sont rendus coupables en cruciliant le Messie est cause que, depuis dix-liuit cents ans , errants et dispersés sur toute la surface de la terre , ils traînent avec eux la marque de la réprobation, Voy. D. Calmet, Diction, de la Bible. Bergier, qui , dans son Diction, de théol., traite : 1» de l'origine des Juifs ; 2» de leurs mœurs ; 3" de leur prospérité ; 4° de la haine que les autres nations leur ont témoignée ; 5" du choix que Dieu avait fait de ce peuple; 6" de son état actuel; 7° de sa conversion future.

JUIGNÉ ( Antoine-Éléonore-Léon LEGLERC DE), évêque de Châlons , né à Paris en 1728, mort l'an 1811, fut d'abord grand vicaire de l'évêque de Carcassonne , puis agent général du clergé. Nommé à l'évéché de Châlons en 1764, il sévit contre le jansénisme , reconstruisit le grand séminaire de cette ville, et en établit un second. En 1781 il se vit contraint d'accepter l'archevêché de Paris , et il consacra ses revenus à des œuvres de bienfaisance. Pendant la révolution il se réfugia à Constance, et en 1802 il donna sa démission entre les mains du souverain Pontife. Outre des Mandements ., il a laissé un Rituel; Châlons, 1776, 2 vol. in-4% réimprimé sous ce titre : Pastoral de Paris; Paris, 1786, 3 vol. in -8». Voy. Feller, Biogr. univers. Chaudon et Delandine , Diction, univ. Histor. crit. et hibliogr. La A'omu. Biogr. génér

ne

en 1730, 'était abbé de Notre-Dame du Jarry Outre des poésies, il a laissé : 1" Recueil de divers ouvrages de piété; Paris, 1688, in-12; — 2» Sentiments sur le ministère évangélique , avec des réflexions sur le style de V Écriture sainte et sur r éloquence de la chaire; ibid., 1689, in-12; réimprimé sous ce titre : Le Ministère évangélique, etc.; ibid., 1726, in-12 ; — d" Panégyriques choisis; ibid., 1700, in-12; — 4" Dissertations sur les oraisons funèbres; ibid., 1706, in-12; — — 5° Panégyriques et oraisons funèbres; ibid., 1709, 2 vol. in-12; — 6° Essais de sermons pour les Dominicales et l'Âvent; ibid., 1696, 3 vol.

in-S". Voy. Moréri , Diction, histor. Le Long, Biblioth. histor. de la France. Chaudon et Delandine, Diction, univ., histor., crit. et bibliogr.'

I. JULE ou JÏJLES, JULIUS, centurion de la cohorte nommée Y Auguste, à qui Festus, gouverneur de Judée , remit saint Paul pour le conduire à Rome. A son arrivée à Alexandrie, Jule remit le saint apôtre sur un vaisseau qui allait à Rome. Voy. Act., xxvii, 1, 3.

II. JULE ou JULES I" (saint), pape, né à Rome, mort dans cette ville le 12 avril 352, succéda à saint Marc en 337. Jule prit le parti de saint Athanase contre les Ariens, le reçut avec honneur à Rome, et le rétablit sur le siège d'Alexandrie ; enfin, l'an 347, il envoya des légats au concile de Sardique. Il reste de Jule I*"" deux Lettres , que saint Athanase nous a conservées dans ses apologies. On célèbre sa fête le 12 avril. Le pape Libère lui succéda. Voy. Hermant, Vie de saint Athanase. Pagi, Crifiq. de Baron.

III. JULE II , pape, né à Albizolla ou Albizale, près de Savone, en 1441, mort en 1513, se nommait Jt/Z/ew de la fiouère etétait neveu de Sixte IV. Il succéda à Pie III en 1503. Il fut successivement évêque de Carpentras, d'Alb.mo, d'Ostie, de Bologne et d'Avignon. Sixte IV le nomma cardinal en 1471. Jule rétablit le pouvoir pontifical dans les Etats de l'Église, travailla énergiquement à l'indépendance de l'Italie et à la réforme des abus. Il fut aussi un protecteur éclairé des sciences et des arts. Ce fut lui qui fit construire l'église Saint - Pierre, dont il posa la première pierre. On lui a reproché son esprit guerrier et de l'ambition ; mais quand on étudie son règne de près et sans prévention, on ne peut s'empêcher de reconnaître que ce fut un grand homme et un pontife édifiant. Il eut pour successeur Léon X. On doit à Jules II trois Lettres, qui ont été insérées dans Ughelli, Italia Sucra. Voy. Sponde, in Annalib., ann. 1503. Ciacconius, Vita et res gestœ Pontificum Romanoruni.S. Binius, Concilia generalia et provincialia, tom. IV, p. 1.

IV. JULE III , pape, né à Arezzo en 1487, mort en 1555, se nommait Jean -Marie du Mont; il succéda à Paul 111 en 15i9. Il avait été auparavant évêque de Paleslrine, archevêque de Siponte et cardinal, puis légat dans la Lombardie, laRomagne et à Bologne. Dès qu'il fut élu pape, il rétablit et continua le concile de Trente, auquel' il avait présidé sous son prédécesseur, prit les armes avec l'empereur contre le duc de Parme, Octave Farnèse, et reçut l'obéissance de quelques patriarches orientaux. Il eut pour successeur Marcel IL Voy. Sponde et Rainaldi, in Annalib.

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