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I. JULIE, mentionnée par saint Paul. Voy

JULIA,no I.

II. JULIE (sainte), vierge et martyre en Corse, née à Carthage, vivait au v« siècle. Après la prise de cette ville par Genséric, les femmes et les filles de qualité furent vendues à des marchands d'esclaves, et .lulie fut emmenée en Syrie et vendue à un homme de ce pays nommé Eusèbe. Celui-ci s'étant embarqué pour les Gaules, s'arrêta au cap Corse, où les païens célébraient une fête en l'honneur de leurs idoles. Julie ayant déploré leur aveuglement , fut dénoncée au gouverneur du pays, qui la lit pendre. On honore sa mémoire le 22 mai. Toî/.D.Ïhierri Ruinart, //w^ delapersécut.des Vandales , ]om\.e à son édit. de Victor de Vite.

I. JULIEN (saint), martyr et compagnon de saint Césaire, diacre et martyr de Terracine. Voy. Césaire, n» I.

il. JULIEN (saint), martyr, né à "Vienne, en Dauphiné, mort près de Brioude en 304, suivit la carrière des armes. Dénoncé comme chrétien à Crispinus, gouverneur de la province, Julien s'enfuit en Auvergne; mais il fut arrêté et décapité. On célèbre sa fête le 28 août; c'est en son honneur que Ton éleva à Paris une église appelée Saint- Julien-le- Vieux et Saint-Julien-le- Pauvre. Voy. Tillemont, Mémoires, iom. y.

III. JULIEN (saint), martyr, était un des sept fils de sainte bymphorose, martyrs à Tivoli, près de Rome. V^jy.SViMPHOnosE.

IV. JULIEN (saint), apôtre et premier évêque du Mans, vivait vers la fm du iii'= siècle. Il convertit les peuples du Maine; mais on ne connaît pas le lieu de sa naissance , et on n"a aucun détail sur sa vie. L'Éghse honore sa mémoire le 27 janvier.

V. JULIEN (saint), martyr de Césarée , en Palestine, fut le compagnon de saint Théodule. Voy. Théodule, n" IV."

VI. JULIEN (saint), martyr et compagnon de saint Luce, martyr d Afiique. Fr/;/. MoNTAN.n»!.

VII. JULIEN (saint), martyr d'Alexandrie au Ui' siècle, fut brûlé pour la foi avec Cronion, un de ses domestiques. Besas, soldat qui avait garanti ces martyrs des insultes de la populace, fut pris et décapité comme chrétien. Le martyrologe romain a placé leur fête au 27 février. Voy. Eusèbe, Hist., l.Vl, c. XLI.

VIII. JULIEN (saint), martyr de Cilicie au III* ou au iv« siècle. Il fut pendant un an conduit de ville en ville, où il fut exposé aux insultes de la populace; après avoir souffert mille tourments, il fut cousu dans un sac avec des couleuvres, des vipères et des scorpions, et jeté à la mer. Les Grecs et les Latins célèbrent sa fête le 16 mars. V^oy. saint Chrysostome, Homel. XLVII, tom. I. D. Ruinart, Actu sincera. Tillemont, Mémoires, tom. V.

IX. JULIEN (saint), anachorète, né en Occident, mort vers les commencements de l'empereur Valens, qui fut associé à l'empire en 36i. Dans son enfance, il fut vendu comme esclave et emmené à Héliopolis du mont Liban , où il suivit un maître qui le traita fort durement. Plus tard il passa en Mésopotamie , où il embrassa la vie solitaire, et vécut avec saint Éplirem. Il ne cessa de donner les plus beaux exemples de mortification, de patience et d humilité. L'Église honore sa mémoire le 9 juin. Voy. Surius. BoUandus. Sozomène, Hist., 1. III, c. XIV.

X. JULIEN (saint), évêque de Tolède, né dans cette ville, mort le 6 mars GtX), fut élu évêque en 680. Doux, humble, modeste, frugal, infatigable au travail et à la prière, il montra

en toute occasion une sagesse consommée, une charité inépuisable et une vigilance cçntinuelle. Il défendit toujours les droits de l'Église, réforma les mœurs de ses diocésains , et fut le père et le protecteur des pauvres. Il présida trois conciles nationaux assemblés à Tolède, et dans lesquels il lit faire un grand nombre de sages règlements. On célèbre sa fête le 8 mars. Il nous reste de lui : 1» Traité des pronostics; ouvrage dans lequel l'auteur traite de l'origine de la mort des hommes, de l'état des âmes des morts jusqu'à la résurrection, et de la résurrection même; — 2» lYaité du vi« âge du monde: il y prouve aux Juifs que le Messie est venu, et que ce Messie est Jésus-Christ; — 3» Traité des écrivains ecclésiastiques , qui fait suite à celui de saint Ildefonse. Voy. saint Isidore de Séville, Livre des homm. illustr., in Append. D. Ceillier, Hist. des Av.t. sacr. et ecclés., tom. XVII, p. 733 et suiv. Richard et Giraud.

XI. JULIEN L'HOSPITALIER (saint), martyr d'Andrinople, né en Egypte, vivait au commencement du iv« siècle, du temps de Maximin.Il épousa une femme très-vertueuse nommée Basilisse, avec laquelle il garda une continence perpétuelle. Basilisse convertit beaucoup d'idolâtres, et Julien souffrit le martyre. L'Église les honore tous les deux le 9 janvier, sous le titre de vierges et martyrs. Voy. Richard et Giraud.

XIL JULIEN SABAS (saint), solitaire ^ se retira d'abord dans une caverne du territoire d'Édesse, où il menait une vie très-austère, et avait cent disciples. Les honneurs qu'on lui rendait le déterminèrent à se réfugier au mont Sina, en Arabie; mais plus tard il revint en Mésopotamie, où il prédit la mort de Julien l'Apostat. L'an 370, il partit pour Antioche, après avoir appris que les Ariens faisaient courir le bruit qu'il avait adopté leurs opinions, et les nombreux miracles que saint Julien opéra confondit ces hérétiques. Il retourna ensuite dans sa solitude, où il termina ses jours. On honore sa mémoire le 18 octobre. Voy. d'Andilly, Vies des Pères du désert, tom. II. Richaid et Giraud.

XIII. JULIEN-DE-TOURS (SAINT-), abbaye de l'Ordre de Saint -Benoit et de la congrégation de Saint-Maur située dans la ville de Tours ; elle existait sous le nom de Saint-Maurice avant saint Grégoire de Tours. Ce monastère ayant été détruit, vers l'an 853, par les Normands, Théotole, archevêque de Tours, le rétablit et y appela Odon de CÎuny. Voy. la Gallia Christ., tom. III, p. 545, anc. édit.

XIV. JULIEN (Esprit), théologien, né à Malaucène, près de Vaucluse, en 1603, mort à Naples en 1671 , entra chez les carmes déchaussés de Lyon, passa trois ans à Rome au séminaire des missions de son Ordre , et partit pour l'Orient en 1629. Il traversa la Perse, s'arrêta à Goa, où il fut nommé prieur d'un couvent, parcourut ensuite l'Arabie, la Syrie, l'Arménie, une partie de la Médie, puis il revint en France, dans la province de Lyon, et fut nommé deut fois général de son Ordre. Ses principaux ouvrages sont : 1° Summa theologiœ thomisticœ ; Lyon, 1653, 5 vol. in-fol.;— I^Historice Carmelitarum Compendium; ibid., 1656, in-S"; — 3» Decor Carmeli religiosi; ibid., 1665, in-fol.; — 4» De Immaculata Conceptione; ibid., 1667, in-S». Voy. la Nouv. Biogr. génér.

XV. JULIEN (M™" de), vicomtesse de Monfa, nouvelle convertie, morte en 1687, a donné : Élévations à Jésus-Christ^ sur des textes du A'bwveau Testament, avec quelques réllexions ehré-

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tiennes sur divers sujets; Montpellier, "1689; Paris, 1706. Voy. le Journ. des Savants, 1706, p. 606 et suiv.

XVI. JULIEN CÉSARIN ou CESARINI, cardinal-évêque de Frascati, vivait au xv<^ siècle. Il fut envoyé par Martin Y contre les Bohémiens, et nommé légat du Saint-Siège au concile de Bâle. On a de lui : 1» deux Lettres, adressées au pape Eugène pour le détourner de la dissolution du concile ; — 2° un Discours qu'il lit dans le concile contre les Bohémiens; — S^plusieurs Discours qu'il a faits à Ferrare et à Florence. VoyAe Diction, de la théol. cathol.

XVII. JULIEN D'ÉCLANE, hérésiarque, mort vers l'an 450, était fils de Memorius,évèque de Capoue et ami intime de saint Augustin. Nommé l'an 416 évêque d'Éclane, en Apulie, il embrassa la cause de Pelage, dont il se montra un des phis zélés partisans. Il fût expulsé de son siège et condamné par les papes et les empereurs. Il a laissé : 1° un Symbole de foi; — 2" deux Lettres et quelques autres ouvrages dont on trouve des fragments dans Bède ; — 8° quatre Livres à Turbantius contre le premier livre de saint Augustin. Voy. Prosper, in Chron. Baronius, ad ann. 419. Noris, Hist. Pelag.

XVIII. JULIEN L'APOSTAT ( Flavius -Claudius-Julianus), empereur romain, né à Constantinople en 331, mort dans l'ApoUoniatide, province d'Assyrie, l'an 363, faillit périr dans l'horrible massacre que les fils de Constantin firent de sa famille; il ne fut sauvé que par les soins de Marc, évêque d'Aiéthuse, qui le cacha dans le sanctuaire de son église. Son frère Gallus et lui entrèrent dans le clergé, et liront l'office de lecteurs. Gallus avait beaucoup de piété, et Julien nourrissait un secret penchant pour le culte des faux dieux. Envoyé à Athènes à l'âge de vingt-quatre ans, il s'y'appliqua à l'astrologie, à la magie et à toutes les vaines illusions du paganisme. Devenu empereur d'Orient, il travailla avec un grand zèle à détruire une foule de maux qui désolaient l'empire, et fit naître par là les plus fortes espérances d'un règne heureux; mais les philosophes dont il était environné les firent évanouir. Ils lui persuadèrent d'anéantir le christianisme et de raviver l'idolâtrie. Fidèle à leurs leçons, Julien ordonna par un édit général d'ouvrir les temples du paganisme. 11 fit lui-même les fonctions de souverain pontife, avec toutes les cérémonies païennes, s'ellorçant d'elïacer le caractèie de son baptême avec le sang des sacrifices. Il assigna des revenus aux prêtres des idoles, dépouilla les églises chrétiennes de tous leurs biens, révoqua tous les privilèges que Constantin leur avait accordés, et commit bien d'autres excès contre la vraie religion. Mais, plus adroit que ses prédécesseurs, il ne crut pas d'abord devoir employer la violence; il affecta même la douceur envers les chrétiens, rappelant tous ceux qui avaient été exilés sous Constance à cause de la religion. Quoiqu'il témoignât en toute occasion un mépris souverain pour les chrétiens , qu'il appelait toujours Galiléens , cependant il sentait l'avantage que leur donnaient la pureté de leurs mœurs et l'éclat de leurs vertus; il ne cessait de proposer leurs exemples aux prêtres païens. Tel fut d'abord le caractère de la persécution de Julien : la douceur apparente et la dérision de l'Évangile. 11 en vint néanmoins à des moyens violents, quand il vit que les autres étaient inutiles; ainsi les tourments et le martyre devinrent à l'ordre du jour. Voulant donner un démenti à la prédiction de Jésus-Christ sur le temple do Jérusalem, il en-

treprit de le faire rebâtir par les Juifs; mais, lorsqu'on creusa les fondements, il en sortit des tourbillons de flammes qui consumèrent les ouvriers et l'ouvrage commencé. Résolu d'éteindre le christianisme, Julien voulait auparavant terminer la guerre contre les Perses; mais c'est précisément dans le premier combat de cette guerre qu'il fut blessé à mort. Des incrédules ont soutenu que Julien ne fut ni apostat, ni persécuteur, mais que ce fut un héros et un sage. Ces incrédules, outre qu'ils vont contre les sentiments des Pères et des écrivains ecclésiastiques, ignorent sans doute que ses panégyristes attestent qu'après avoir été élevé dans la religion chrétienne, il l'a ensuite abjurée pour embrasser le paganisme. Ils ignorent encore que Julien lui-même convient de ce fait dans une de ses lettres aux habitants d'Alexandrie. Ils ignorent enfin que ce sont les païens euxmêmes, entre autres Eutrope et Ammien Marcellin, qui l'accusent d'avoir persécuté les chrétiens. On ne peut lui nier le courage et la bravoure; mais il fut bouillant, téméraire, avide de gloire à un excès puéril; et, s'il eût été sage, il ne se serait pas livré comme il le fit à cette troupe de sophistes et d'imposteurs (jui l'environnaient; il ne les aurait pas rendus insolents en les comblant d'honneurs et de bienfaits; il n'aurait pas donné dans toutes les superstitions de la théurgie et de la magie; il n'aurait pas poussé aux derniers excès l'entêtement pour la divination et l'idolâtrie; il aurait rougi d'en exercer les fonctions les plus dégoûtantes; ridicule que les païens lui ont encore reproché. Cependant, remarquons -le bien, il n'a jamais nié formellement les miracles de Jésus-Christ; il reconnaît, au contraire, que Jésus a guéri les boiteux et les aveugles, qu'il a exorcisé les démons dans les villages de Bethsaïde et de Béthanie , et qu'il a marché sur la mer. D'un autre côté, non-seulement il avoue la constance des chrétiens à souffrir le martyre, mais il reconnaît leur libéralité envers les pauvres. 11 convient

3ue le christianisme s'est établi par les œuvres e charité et par la sainteté des mœurs que les chrétiens savent contrefaire; qu'ils nourrissent leurs pauvres et même ceux des païens. Il aurait voulu introduire parmi les prêtres du paganisme la même régularité de mœurs qu'il voyait régner parmi les ministres de la religion chrétienne. Ces divers témoignages, rendus à notre religion par un de ses plus grands ennemis, sont la meilleure apologie que l'on puisse opposer aux calomnies des incrédules modernes. On a de Julien des Panégyriques , des Traités théologiques et moimux, des lettres, des Satires, et un Outrage polémique dont nous ne connaissons que les fragments épars dans la réfutation de Cyrille d'Alexandrie et de Théodoret. Touiiet a recueilli et publié les Œùœres complètes de l'empereur Julien, en français ; Paris , 3 vol. in -8". Voy. Ammian. Marcell., Rerum gestor. libr. XV- XXV. Libanius, Oraison funèbre de l'empereur Julien. Saint Grég. de Nazianze, Déclamations contre l'Apost. Eutrope, Breviarium, l.X. Tillemont, Hist. des empereurs. D. Ceillier, Hist. des Âut. sacr. et ecclés. Chastelux, qui, quoique ayant des sentiments antichiétiens peu équivoques, a très-bien jugé Julien dans son ouvrage De la Félicité publique. Gerdil, Considérations sur Julien. Bergier, Diction, de théol. Feller, Biogr. univers. La Nouv. Biogr. génér., où l'on trouve des détails utiles sur les écrits de Julien l'Apostat , mais où l'on rencontre aussi quelques réflexions qui ne nous semblent pas entièrement justes. Le Diction, de la théol. cathol.

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