JUNI
XIX. JULIEN POMÈRE, prêtre et abbé, né en Mauritanie, vint dans les Gaules, où il fut ordonné prêtre. Cependant il ne quitta point les exercices de la vie monastique dont il faisait profession. Il était également versé dans les sciences divines et humaines. On a de lui trois livres de la Vie coutemii/atiie. qui, pendant longtemps, ont été attribués à saint Prosper; on les trouve dans YAppendix des ouvrages de ce saint; Paris, 1711; ils ont été imprimés séparément dans la même ville et la même année. Vo»/. D. Ceillier, Hùt. des Aut. sacr. et eccle's., tom. XV, p. 451 et suiv. Richard et Giraud.
I. JULIENNE (sainte), vierge et martyre, mourut pour la foi à Nicomédie, en Bitliynie, dans le iv« siècle, du temps de l'empereur Galère Maximien. Les Grecs célèbrent sa fête le 21 décembre , et les Latins le 16 février.
II. JULIENNE (La bienheureuse), prieure du Mont-Cornillon ou des Cornoultes, près de Liège, née à Rétine, près de Liège, lanllDS, morte le 5 avril 1258, avait une dévotion extraordinaire à la sainte Eucharistie. Devenue prieure du Mont-Cornillon vers Tan 1230, elle contribua puissamment à l'institution de la fête du Saint- Sacrement, que l'on commença à célébrer à Liège lan 1246. Les tribulations auxquelles elle fut en butte l'obligèrent de se retirer successivement dans différents monastères. Les martyrologes la mentionnent le 5 avril. Voi/. Bollandus. Dom Pierre Le Nain, tom. VlII. Richard et Giraud.
JULIOPOLIS, appelée autrefois Go7ido, ville épisc. de la première Gaiatie, au diocèse de Pont, sous la métropole d'Ancyre. Elle a eu onze évéques, dont le premier", Philadelphe, souscrivit aux canons du concile d'Ancyre. Voy, Leqnien^ Oriens Christ., tom. I, p. 475."Richard et Giraud.
I. JULITTE (sainte), martyre de Tarse, vivait au iv« siècle, et descendait des anciens rois de l'Asie. Elle quitta la ville d'Icône, où elle demeurait avec son fils saint Cyr, âgé de trois ans, afin de fuir la persécution; mais elle ne fut pas plutôt arrivée a Tarse, en Cilicie, que le gouverneur d'Isaurie vint dans cette ville, et lui fit trancher la tête. Les Latins (Célèbrent la fête de sainte Julitte et de saint Cyr le 16 juin. Voy. Tillemont, Mémoires, tom. V.
II. JULITTE (sainte), martyre de Césarée,en Cappadoce, mourut, à ce que l'on croit, au iv* siècle, sous Galère Maximien. Ayant souflert plusieurs injustices de la part d'un homme puissaut, elle se plaignit au magistrat ; mais comme celui-ci voulut l'obliger d'olîrir de l'encens aux dieux avant de l'écouter, et que Julitte repoussa avec horreur cette proposition, le juge la condamna à être brûlée vive. On honore sa mémoire le 30 juillet. Voy. D. Ruinart, Act. sincer. inart. Richard et Giraud.
JULIUM CARNICUM, aujourd'hui ZUGLIO, ancien siège épisc, érigé au vi» siècle sous l'ar chevêche d'Aquilée, et qui, plus tard, fut transféré à Cividale di Friuli, capitale du Frioul. Les patriarches d'Aquilée s'étaut retirés dans cette ville, y établirent leur résidence duvm'au xiii« siècle ; mais le patriarche Calixte en chassa l'évéque et annexa cette église à son diocèse. On en connaît trois évèques , dont le premier, Maxentius, siégeait en 579. l'oy. Ughelli , ItaL sacr., tom. X, col. 118. De Commanville, /'• Table alvhahét., p. 129. Richard et Giiaud.
JULIUS FIRMICUS ou MATERNUS FIRMI- CUS. Voy. FiRjiicus Maternus.
JULTÀNIA, siège épisc. de l'Arménie Ma-
jeure sous le catholique de Sis. Jean, un de ses évèques, fut envoyé avec deux autres à Grégoire XIII par le catholique Azarie.
JUMIÉGES (Gemeticum), abbaye de l'Ordre de Saint-Benoit située dans un bourg du même nom, au diocèse et à cinq lieues de Rouen; elle fut fondée au yii' siècle par saint Phihbert, qui en fut le premier abbé. Ce monastère, qui était extrêmement florissant, fut détruit par les Danois, et rétabli en 940 par Guillaume Longue- Epée, second duc des Normands. L'an 1515, l'abbaye de Jumiéges fut unie à la congrégation de Chezal-Benoît, puis, en 1617, à celle de Saint- Vanne , et plus tard à celle de Saint-Maur. Voy. Moréri, édit. de 1759. La Gcdlia Christ., tom. U^ col. 185 et suiv., nouv. édit. Richard et Giraud.
JUNCA. Voy. Jonque.
JUNCAIRÉ. Voy. Jonquière.
JUNCELLUM. Voy. Jaucels.
JUNCKER (Christian), protestant, philologue et historien, né à Dresde en 1668, mort en 1114, se fit recevoir en 16J1 maitre en philosophie à l'université de Leipzig, et devint successivement co-recteurdu gymnase de Schleusingen, recteur du collège dEisenach, directeur du collège d'Altenbourg et membre de la société royale d» Berlin. 11 a laissé un grand nombre d'ouvrages, parmi lesquels nous citerons : 1° Éléments d'histoire ecclésiastique jusqu'à l'an 1710, en allemand ; Hambourg et Leipzig, 1710, 1716, 1720 et 1727, in-8°; — 2° Discours sur les Ordres fondés par les maisons électorale et princière de Saxe, en allemand; Eisenach, 1708, in-foL Voy. la Nouv. Bioqr. génér.
JUNCUS. Foï/. Jonque.
JUNir.AIRE. Voy. Jonquière.
JUNIE est jointe à Andronique dans l'Épitre aux Romains. La plupart des interprètes modernes pensent que Junie et Andronique étaient deux hommes; mais saint Chrysostome, Théophylacte et ceux qui les ont suivis, prennent Juuie pour la femme d' Andronique. Les Grecs et les Latins, qui les regardent comme le mari et la femme, célèbrent leur fête le 17 mai. Voy. Rom., XVI , 7. D. Calmet, dans «on Diction, de la Bible , et dans son Comment, littéral., sur ce passage de saint Paul.
JUNIEN (saint), célèbre solitaire, né à Briou , dans le Poitou , mort le 13 août 587 , était lié d'une amitié toute céleste avec sainte Radégonde , reine de France. Il bàtil à Maire un monastère qui un des premiers en France reçut la règle de Saint- Benoit. 11 passa sa vie dans la contemplation et les œuvres de pénitence. Dieu le favorisa du don de prophétie et de celui des miracles. On célèbre sa fête le 13 août. Voy. D. Mabillon , l" siècle bénéd. Richard et Giraud.
JUNIÈRES. Voy. Jonquière.
JUNILIE. Voy. Jonille.
JUNILIUS, évêque d'Afrique , qui vivait vers
le milieu du vi« siècle, est auteur d'un ouvrage
! intitulé : De Partibus divinœ legis libri duo: cet
ouvrage , qui a la forme d'un dialogue entre un
j maitre et son disciple, se trouve dans la Bi-
bliuth. maxima veterum Patrum de Lyon , t. X.
Fritz dit, dans le Diction, de la théol. cathol.,
' que « les jugements de Junilius sur le caractère
canonique et apocryphe des différents livres de
l'Écriture sont remarquables. » Pour nous, nous
croyons devoir faire remarquer que Junilius
met à tort plusieurs livres proto-canoniques au
même rang que Judith et les Machabées, qui
n'étaient pas dans le canon des Hébreux.