‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 128 sur 1220 · AMOU · texte numérisé non relu

AMOU

AMPH

tive du rescrit. En matière de bénéfice, cette même clause s'exprime ainsi : Exclusis et umotis detentoriljHS , non inmen ù nohis provi-fis, ce

aui met à couvert non -seulement les pourvus u Pape, mais aussi ceux des légats et des nonces apostoliques ayant pouvoir de conférer. Voy. les art. Exéciteur, Provision, Rescrit. L. Ferraris, Proj/ipta Biblioth., et l'abbé André, Cours ctlphaMt. de Dmit canon , à ces mêmes mots.

AMOUN, AMOUS. Voy. Ammon, n» IV.

I. AMOUR (Frères de 1), fanatiques qui parurent en Hollande vers l'an 151)0, et qui passèrent en Anfrleterre, où ils publièrent les blaspiièmes de leur secte dans plusieurs ouvrages, enti"e autres Y Evangile du royaume, les Sentences donnnicales, la Prophétie de l'esprit d'amour, la Piihliciitinn de la paix sur la terre.

II. AMOUR (Guillaume de Saint-), célèbre philosophe et théologien français, docteur de l'université de Paris, né à Saint - Amour en Franche-Comté, mort en 127'2, eut en liTjiH de Kiands domèlés avec les jacobins et les cordeliers. Accusé par les dominic^ins d'avoir avancé des choses contraires à l'honneur du Saint- Siège, et d'avoir calomnié leur Ordre, Guillaume lit contre eux son livre intitulé : des Périls des de)-niers temps, que les dominicains déférèrent comme injurieux pour l'Église au pape Adrien IV. Le souverain Pontife lui défendit d'enseigner. Ses œuvres, qui sont : l^c/e Pharisœo e* publicano; — 2" de Periculis novissimorum temporum; — 3" Collationes Scripturœ , se trouvent réunies en un volume intitulé : Opéra G., doctoris olim integeri'imi : Constance^lGS^, i vol. in -4°. Foy. Crevier, Hist. de tumversité de Paris, tom. I", p. 411-499. Sponde, A. G.

"m. AMOUR (Louis -Gorin de Saint-), de la maison et société de Sorbonne, né en 1619, mort en 1687. Les évêques partisans de Jansénius l'envoyèrent à Rome, sous Innocent X, pour défendre leur cause ; mais , n'ayant pu la gagner, il revint à Paris plaider celle d'Arnauld. Il fut exclu de la Sorbonne pour n'avoir pas voulu souscrire à la condamnation de ce dernier. Outre plusieurs autres ouvrages sur les alfiiires de l'Église de son temps , on a de lui un Journal de ce qui s'est fait à Rome dans raffaire des cinq propositions , aepiùs 1646 jusqu'en 1653. Il fut imprimé en 1662, in-fol.; il porte d'un bout à l'autre les marques d'un esprit exalté; aussi un arrêté du conseil d'État de Fan 1664, donné sur les mémoires de plusieurs prélats, le condamna-t-il à être brûlé par la main du bourreau. De son côté le cardinal Bona, dans une censure détaillée, a montré jusqu'à Févidence la mauvaise foi et l'esprit hétérodoxe du journaliste. Enfin il fut condamné, par un décret de Y Index, le 28 mai 1664. Voy. Mémoires du temps. Moréri , édit. de 1759.

IV. AMOUR DE DIEU (L'), fondé sur un précepte naturel et divin , est celui par lequel nous préférons Dieu à toutes choses. C'est le premier et le plus * grand des commandements exprimés dans l'ancienne loi (Exode, cap. xxxiv, 14). 11 est renouvelé et confirmé par Jésus- Christ. Ce précepte nous oblige de rapporter à Dieu toutes nos actions, du moins virtuellernent. Les bonnes œuvres sont, suivant saint Grégoire, la meilleure preuve d'amour que l'on puisse lui donner. Voy. Charité. Bergier, Diction, de théologie. L'abbé 0. Vidal, dans l'ii'wc//clop. C'ithol.

V. AMOUR DES ENNEMIS (L') est l'objet d'un précepte de la loi nouvelle, qui ne nous

commande pas seulement de pardonner à ceux qui nous ont fait du mal, ou qui veulent nous en faire, mais encore de leur souhaiter et de leur procurer tout le bien dont nous pouvons disposer en leur faveur. Voy. Matth., v, 44-4C, et le mot Amitié.

VI. AMOUR-DIEU-LEZ-TROISSY, monastère de femmes de l'Ordre de Citeaux , de la filiation de Clairvaux, dans le diocèse de Soissons, fondé en 1232 par les seigneurs de Chàtillonsur-Marne , et qui était composé de quinze religieuses. Voy. dom Beaunier, Recueil histor. chron. et topoqr. des archevêchés, etc., tom. II, p. 586. Enci/c/op. cathol.

Vil. AMOUR DU PROCHAIN (L') est Fobjet du précepte divin appelé par .lésus-Christ le second commandement. Il nous oblige à aimer le prochain comme nous-mêmes, avec un amour dont Dieu doit être la fin dernière. Voy. Diction, ecclés. et canon, portatif. Hergier, Diction, de théologie.

VIII. AMOUR -PROPRE, amour de nousmêmes, que Jésus-Christ a condamné en nous ordonnant de renoncer à nous-mêmes , de nous ha'ir nous-mêmes, ce qui n'est ni absurde ni impossible à pratiquer, comme le disent les incrédules. Voy. le tableau que saint Paul a tracé de l'amour-propre dans 11 Timoth., m, 2. Bergier. Dicfinn. de thi'oluqie.

AMOVIBILITÉ, AMOVIBLE. L'amovibilité, en terme de droit canon , exprime la qualité d'im office ou bénéfice amovible, c'est-à-dire d'un bénéfice qui n'est pas perpétuel ou dont le titulaire est révocable ad nutum. Au lieu d'amovible, les canonistes disent pour l'ordinaire manuel. Quant aux curés, aux desservants et aux vicaires amovibles, nous en parlerons à ces divers mots; qu'il nous suffise de remarquer ici que l'amovibilité des curés est, en principe, contraire aux saints canons qui veulent que le curé soit stable dans sa paroisse.

AMPHIEN , ou APPHIEN , ou APPIEN (saint), martyr à Césarée, en Palestine, appartenait à une famille distinguée de la Lycie. Ayant fini ses études en 304, il revint chez son père, où il convertit son frère Édèse, puis il se retira à Césarée. Il souffrit le martyre sous Galère- Maximien le 2 avril 306, jour auquel les Grecs célèbrent sa mémoire et celle de son frère saint Édèse. L'histoire de saint Amphien se trouve dans Eusèbe, témoin oculaire de tout ce qu'il rapporte, et en chaldaïque dans Assémani. Voy. Eusèbe, de Martyr. Patœstinœ, c. iv. Assémani, Act. M(nf.,'(om.\l,^. 188.

AMPHILOQUE (saint), archevêque d'Icône et ami de saint Basile et de saint Grégoire de Nazianze, mourut vers 39i. Il se retira d'abord dans une solitude de Cappadoce appelée Ozizales, et, l'an 374, il fut ordonné archevêque d'Icône , métropole de la Lycaonie , dans le diocèse d'Asie. Vers l'an 383 "il tint un concile à Side contre les Messaliens, et obtint de l'empereur Théodose qu'il défendit aux héréticpies de continuer leurs assemblées. Il nous reste de lui des fragments de divers ouvrages, qu'on trouve dans la Biblioth. des Pères, et une lettre sur les synodes, publiée par Cotelier. Le P. Combefis donna une bonne édition des ouvrages attribués à notre saint, mais dont plusieurs au moins ne sont pas de lui; Paris, 1644, in-fol. Saint Jérôme, dans son livre des écrivains ecclésiastiques, parle d'un Traité du Saint-Esprit que saint Amphiloque lui avait lu. Enfin les conciles d'Éphèse et de Ghalcédoine citent comme étant du même saint de longs passages contre ^estorius et Entichés. Voy. fcaint Jérôme. Théo-

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doret. Sozomène. Possevin. Bellarmin. Tillemont. Dom Ceillier, Hùt. génér. des aut. socr.et eccléf.. tom. Yll, p. 307 et suiv, Richard et Gi- VMu\, liiltlioth. sacrée.

AMPHION (saint), évèque d'Epiphanie en Cilicie, confessa la foi de Jésus-Christ sous Maximin Daia. Il assista à plusieurs conciles , entre autres à celui de ISicée, sous Constantin, l'an 325, et succéda à Eusèbe, partisan des ariens, sur le siège de Nicomédie; puis il reprit son église d'Epiphanie, où il mourut saintement. Le Martyrologe romain place sa fête au 12

^"aMPHIPLE ou AMPHIPOLE, ville épisc. de riUyrie orientale dans la province de Macédoine , sous la métropole de Thessalonique , puis sous celle de Philippes, devint ensuite un archevêché.

I. AMPHIPOLIS , ou CHRYSOPOLIS , ou GHRISTOPOLIS , ville située entre la Macédoine et la Thrace, par laquelle saint Paul et Silas passèrent en allant à Thessalonique , et peutêtre la même que la précédente. Voy. Actes, XVII, 1.

II. AMPHIPOLIS, ville épisc. de la première Arménie; elle est adjacente à la Syrie etàl'Osroëne. Voy. Lequien, Oriens christ., tom. I, p. 433 et 4.34.

AMPHORE, se prend quelquefois pour un vase à mettre des liqueurs, et d'autres fois pour une certaine mesure des liquides chez les Grecs et les Romains. Dans la Vulgate elle correspond à Vépha des Hébreux. Or l'amphore romaine contenait 2 urnes, ou 48 setiers romains, ou 8*) livres à 42 onces l'urne. Mais l'amphore attique était de 3 urnes, ou 72 setiers, ou 120 livres romaines à 12 onces l'urne. Voy. J.-B. Glaire, Introd. hist. et crit., etc., t. II, p. 200, 3« édit.

AMPLIAS on AMPLIAT, dont parle saint Paul dans son Épitre aux Romains , et qu'il aimait beaucoup. Les Grecs en font l'un des 72 disciples, et le regardent comme un martyr ; ils célèbrent sa fête le 31 octobre. Voy. Rom., XVI, 8.

I. AMPOULE (Ampulla). C'était, chez les premiers chrétiens , le vase où l'on gardait le vin du saint sacrifice. C'était aussi celui où l'on gardait l'huile et le saint chrême pour les catéchumènes et les malades. Voy. Gaet. Moroni, vol. I"-.p. 23,24.

IL AMPOULE (sainte-), Sacra-Ampidla. Petite bouteille où il y a de fhuile qui sert à sacrer les rois de France, et que l'on gardait autrefois à l'abbaye de Saint-Remi à Reims. Quelques auteurs, entre autres Hincmar, Flodoard, Aimoin, disent que cette bouteille fut apportée du ciel pleine de baume pour le sacre de Clovis. Voy. Al. leTenneur, Traité apologétique de la Samie- Ampoule; 1(>52. Ducange, au mot Ampoule. Lesueur. Hist. de l'Empire et de l Église , à l'an de J.-C. m.

AMPURIAS, ancienne ville épisc. de Sardaigne sous la métropole de Torre, à huit milles de Castel-Aragonèse, sur la côte septentrionale. Au xvi« siècle l'évèché fut transféré dans cette dernière ville, et celui de Civitate lui fut uni vers le même temps. A partir de ce moment l'évêque réunit donc dans son titre Civitate et Ampurias. Dans la suite le siège fut porté à Terra-Nuova. Enfin Grégoire XVf, par sa bulle du 2G août 1839, supprima la cathédrale de Civitate-Ampurias à Terra-Nuova, et y substitua l'église collégiale de Saint-Pierre apôtre , dans la ville de Tempio, en l'unissant pour toujours au siège épisc. dAmpurias, de manière à ce qu'un seulévêque administrât les deux diocèses.

sous la dénomination d'évéque ri" Ampurias et de Tempio. Voy. Gaet. Moroni, vol. II, p. 24.

I. AMRÀM, fils de Caath, de la tribu de Lévi, fut le père d'Aaron, de Marie et de Moïse. Il mourut en Egypte, à l'âge de 137 ans. Voy. Exode, VI, 20.

II. AMRAM , fils de Bani , fut un de ceux qui après la captivité de Babylone se séparèrent de leurs femmes, qu'ils avaient prises contre la loi. Voy. lEsdr., x,34.

AMRAPHEL , roi de Sennaar, se ligua avec trois autres rois pour faire la guerre à ceux de la Pentapole, qu'ils battirent; mais ils furent battus à leur tour par Abraham. Voy. Genèse,

XIV i Gtc.

I.' AMRI, général des armées d'Éla, roi d'Israël , élu roi lui-même par son armée après la mort d'Éla, assassiné par Zamri. Il régna douze ans; .six ans à Thersa, et six à Samarie, où il mourut. Il surpassa ses prédécesseurs en impiété. Voy. III Rois, XVI, 16 et .suiv.

II. AMRI, fils de Béclior, de la tribu d'Issachar. Voy. I Paralip., vu, 8.

III. AMRI, fils de Michaël, de la tribu d'Issachar. Voy. I Paralip., xxvil, 18,

IV. AMRI , fils d'Omraï , père d'Ammiud. Voy. I Paralip., ix, 4.

V. AMRI , père de Zachur, un de ceux qui travaillèrent à la reconstruction du temple. Voy. IIEsdr., III, 2.

AMSDORF (Nicolas d'), théologien allemand, né à Ischoppau , près de Wurzen , en 1483, mort à Eisenach , en 1565, fut l'un des plus fougueux disciples de Luther. Celui-ci le fit évéque de Naumbourg, lui conférant ainsi une dignité qu'il ne possédait pas lui-même. Il concourut à la fondation de l'université d'Iéna. puant à sa doctrine , elle est exposée dans l'article suivant. Amsdorf a laissé plusieurs écrits, parmi lesquels on remarque une édition des cevvres de Luther, et un livre sur les démêlés des Papes et des Empereurs. Tous ses ouvrages sont à Y Index.

AMSDORFIENS, hérétiques, disciples d'Amsdorf, confessionnistes rigides qui soutenaient, d'après leur maître , que non - seulement les bonnes œuvres étaient inutiles, mais même pernicieuses au salut : doctrine aussi contraire au bon sens qu'à l'Écriture , et qui fut improuvée par les autres sectateurs de Luther.

AMSI, fils de Zacharie, père de Phélélia. Voy. II Esdr.,xi, 12.

ÀMTHAR , ville de la tribu de Zabulon. Voy. Josué,xix, 13.

AMULETTE, préservatif. On appelle ainsi certains remèdes superstitieux qu'on porte sur soi , ou qu'on s'attache au cou pour se préserver de quelque maladie ou de quelque danger. Dès les premiers siècles de l'Église les Pères et les conciles défendirent aux fidèles ces pratiques du paganisme , sous peine d'anathème. C'est à tort que les protestants confondent avec les amulettes les reliques des saints, les croix, les images que les catholiques portent sur eux avec respect. Sans doute quelques personnes ignorantes peuvent mêler à ce respect une certaine superstition ; cette superstition n'a rien de commun avec celle des amulettes, dont le prétendu pouvoir ne peut en aucune manière se rapporter à Dieu. Vuy. Bergier, Diction, de théologie. Thiers, Traité des Superstitions. Encyclopédie catholique.

AMULON. Voy. Amolon.

AMURAULT. Voy. .\myum;t.

AMYCLES ou TAYGÈTE , et aujourd'hui VOR- DANIA, ville de Grèce dans le Péloponèse, de la province Laconienne, sous la métropole de

ANAC

ANAM

Patias, puis de Lacédémone, est devenue un évèché iit iirirtihus.

AMYRAUT ou AMIRAUT, AMURAULT, en latin AiHj/raldus (Moïse), théologien protestant, né à Boingueil en Anjou Tan 1596, mort en ItiGi, fut député en 1631 au synode national de Charenton, et contribua beaucoup à la publication des Thèses Snlmurienses , qui eurent une {grande vogue chez les calvinistes, mais que la S. Congrégation de V Index condamna le 27 mai 1687. Il a laissé un grand nombre d'ouvrages, tant en français qu'en latin ; on en trouve la liste dans la Bihlioth. sacrée de Richard et Giraud. Nous citerons seulement : 1" de Secessione ab Ecclesia romana, deque pace inter evangelicos in tiegotio religionis iustiiuenda ; Saumiu-, 1647; il publia ce,t ouvrage pour réunir tous les partis contre l'Église romaine; — 2" Traité des relif lions, contre ceux qui 1rs estiment indifférentes; Paris, 1631 , in-8" ; — 3" de l'Élévation de la foi et de l'abaissement de la raison ; 1641 , in-S" ; — 4" Morale chrétienne, 6 vol. in-S"; — 5" du Gouvernement de rÉylise. Voi/. Le Long, Biblioth. sacr., p. 608.

AMYS (Pierre), jésuite , vivait au xyiii» siècle. Il a continué les dogmes théologiques du P. Petau, et il est regardé comme l'un des premiers fondateurs des Mémoires pour servir à l'Histoire des Sciences et des Beaux-Arts ; Trévoux, janvier 1701. Voij. Moréri.

AMYZON , ville épisc. du diocèse d'Asie dans la province de Carie. Pline , Ptolémée et toutes les notices font mention de cette ville. Son premier évèque connu est Philéte, qui assista au concile d'Éphèse. Voy. Oriens Christ., tom I,

AN. Voy. Année.

I. ANA, ville probablement la même que celle qu'on voit aujouid'hui à quatre journées de Bagdad , et dont le nom arabe est à peu près le même qu'en hébreu. Voy. IV Rois, xviii, 34. Isaïe, xxxvii, 13. Tavernier, Voyages. Pietro délia Valle, Voyages. J.-D. Michaelis, Supplem. ad Lex. Hebr.

II. ANA, lils de Sébéon l'Hévéen, père d'Oholima. femme d'Esaù. Voy. Genèse, xxxvi, 24.

ANAB , ville dans les montagnes de Juda. Voy. Josué, XI, 21.

ANABAGATHA, ville épisc. d'Asie sous le patriarcat d'Antioche.

ANABAPTISTES . Nom que l'on donne à tous ceux qui ont prétondu que l'on doit réitérer le baptême. Il y a eu dans la primitive Église des hérétiques qui soutenaient que le baptême conféré hors de leur société n'était pas valide , et qu'il devait être réitéré. Cette erreur fut aussi adoptée par des catholiques, et devint le sujet d'une dispute fameuse entre saint Cyprien et le pape Etienne I"''. Au xii" siècle, les Pétrobusiens, les Vaudois et les Albigeois erraient aussi sur ce point. Mais ceux qu'on appelle proprement anabaptistes sont les fanatiques du xvF siècle, qui eurent pour chef Storch ou Stork, Muncer et Carlostad. Une foule de sectes s'élevèient parmi les anabaptistes; mais elles n'avaient de commun avec eux que la nécessité de rebaptiser ceux qui avaient été déjà baptisés. Voy. Bergier, Diction, de théologie. Richard et Giraud.

ANACHORÈTE , mot dérivé du grec , et qui signifie : Je me retire à l'écart. Un anachorète est un ermite ou un personnage pieux qui vit loin du commerce des hommes pour être à labri des tentations du siècle et ne s'occuper que de Dieu. Le premier fut saint Paul l'Ermite. 11 y en a eu beaucoup en Orient; l'Occident a

eu ausssi les siens; et il est permis, par les constitutions de l'Ordre de saint Benoît, de quitter la communauté pour vivre anachorète , ce qui s'appelle : de Claustrensi fieri Ânachoretam. Voy. ÏHist. des Ordr. monast., tom. I", Dissert, prélim. Bergier, Diction, de théologie. Enci/clop. cathol.

ANACHRONISME, composé de deux mots grecs, dont l'un signifie en remontant , et l'autre temps: il est synonyme de Prochronisme. C'est donc proprement la faute qui consiste à placer un fait, un événement avant sa date; mais il se dit assez ordinairement, par extension, de toute erreur qui consiste à attribuer des usages, des idées, etc., aux hommes d'une époque où ces idées, ces usages, n'étaient pas encore connus. L'erreur opposée à V Anachronisme s'appelle Pararhronisme. Voq. ce mot.

I. ANACLET (saint) , pape , natif d'Athènes, monta sur le trône pontifical le 7 septembre 83, et mourut en 96 selon les uns , et vers l'an 105) selon les autres. Plusieurs le confondent avec saint Clet; mais il paraît plus probable que ce n'est pas le même personnage. L'Église l'honore comme un martyr, et célèbre sa fête le 13 juillet, jour de sa mort. Voy. saint Irénée, saint Épiphane, saint Jérôme. Eusèbe. Bollandus, III, tom. d'avril. Cotelier. Tillemont, Remarq. sur la Vie de saint Clément. Les PP. Halloix, Alexandre. Baronius, Annales, et Martyrologe , au 13 juillet. Gaet. Moroni, vol. II, p. 26.

II. ANACLET, anti-pape, nommé auparavant Pierrede Léon, se ût élire en 1130, après la mort d'Honoré II, et contre les droits d'Innocent II, pape légitime. Il mourut l'an 1138. Voy. Gaet. Moroni, vol. II, p. 193, 194.

AN^A, ville épisc. du diocèse d'Asie. Les Ados du concile d'Éphèse la mettent dans la Lydie.

I. ANAGNI ou AGNANI {Anagnia. Agnanium), ville épisc. d'Italie à quatorze lieues de Rome. Elle est sous la juridiction immédiate du Pape. Il s'y est tenu plusieurs conciles. Voy. Ugheli , Ifalia sacra, tom. I. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, tom. II, p. 27 et suiv.

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