‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 127 sur 1220 · AMOR · texte numérisé non relu

AMOR

AMOT

rempli d'érudition, que le P. Chifflet publia a Diion en 1656, sous le nom de Raban-Maur. Voy Denis de Sainte-Marthe , Gollia chnstiana. Trithème, de Scriptor. eccles. \ Ceiljier, tom. XVIII. Richard et Giravid,tom. XXVlli, p. rfoo,

I AMON , gouverneur de la ville de Samarie , retint en prison le proplicte Michée, par l'ordre du roi Achab. Voy. III Rois, xxii, 26.

II. AMON, roi de Juda, lils et successeur de Manassé, dont il imita les impiétés. Il ne régna nue deux ans, et il fut tué dans sa propre maison par ses serviteurs. Voy. IV Rois , xxi , 19 et

suiv. „ , . . .•

AMON A , dans l'hébreu Hamona, c est-a-dire i\emnl1ifii<1c. C'est la ville qui, selon la prédiction d'Ezéchiel (xlix, 16), devait être la sépulture de Gog et de ses soldats. Il est dit, au verset II, que le carnage aura lieu à l'orient de la mer. Or Jarchi et plusieurs autres rabbins pensent que c'est la mer de ïibériade.

AMORIUM, ville épisc. d'Asie in parhhus, dans la grande Phrygie , siège épisc. établi dans le VI» siècle , et devenu plus tard suffragant de Synnade. Elle est située entre cette dernière ville et Apamée, sur les frontières de la Galatie, dans l'Asie Mineure. Voy. Gaet. Moroni, vol. 11, p. '23. , , . ,

AMORRHÉENS, peuple qui descendait d'un des fils de Chanaan, et qui demeurait dans les montagnes au couchant de la mer Morte et entre les torrents de Jaboc et d' Arnon . Moïse en fit la conquête sous leurs rois Séhon et Og. Souvent dans rÉcriture le nom d'Amorrhéen se prend pour tous les Ghananéens en général. Voy. Gen. , XIV, 7, 13. Nombr., xiii, 30. Josué, v,l, etc.

AMORT (Eusèbe), théologien allemand, né en 1692 à la Bibermûhle , en Bavière , mort en 1775, enseigna la théologie et le droit canon au couvent de'Pellingen, et fut nommé en 1735 membre de l'Académie des Sciences à Munich. On a de lui un grand nombre d'ouvrages, entre autres : 1" Scuhim Kempense seu Vindiciœ IV lihronim de Imitatione Christi, quibus Thomas A- Kempis in sua possessions stubilitur; Colonise, 1728, in-4"; — 2" de Origine ,progressu , valore, fructu indulgentiarurn , etc.; Aug. Vindel., 1735, in-fol.; — 3° de Revelationibus , Visionibus et Apparitionihus privatis regulœ tutœ ex Scriptura, conciliis collectes; ibid., 1744, 2 vol. in-8»; — 4° Demonstratio critica religionis catholicœ, etc.; ibid., 1745, in-fol.; — 5° Prolegomena Scripturœ sacrœ, facili methodo explicalà,in-¥; — 6" Theologin dogmatica , moralis et scholastica : ibid., 4 vol. in-fol.; — 7" Deductio critica, etc.; ibid., 1761, in-4". Voy. le .Journ. des Sav., 1745, p.. 55 et suiv.; ibid., p. 438. Richard et Giraud.

AMORTISSEMENT (Amortizatio) , terme de jurisprudence qui se dit des biens immeubles gui passaient aux gens de mainmorte , comme églises, communautés, moyennant une somme à payer au roi, qui seul pouvait permettre ce transfert. Or ce prétendu droit est une véritable injustice, attendu que les biens de mainmorte appartenaient incontestablement à Dieu quant à la propriété , au clergé quant à la dispensation et à l'administration , enhnà l'Église du aux pauvres quant à l'usufruit. L'Église possédant et acquérant de droit divin des biens temporels, le droit humain ne saurait légitimement s'opposer à la possession et à l'acquisition des biens qui lui arrivent. Ainsi aucune puissance laïque ne peut empêcher ni la propriété, ni l'acquisition de ces biens, et il ne peut y avoir de loi légitime d'amortissement qui empêche ou qui contienne le zèle des fidèles disposés à faire des

donations à l'Église, qui introduise des laïques dans l'administration des biens ecclésiastiques, ou qui contre la volonté de l'autonté pontilicale emploie ces mêmes biens à tout autre usa^-'e Voy. Mamachi , del Diritto libero délia chiesa di acquistare et possedere bem ternporah. L Ferraris, art. Amortizatio. J. Gard. Soglia, Institutiones juris puhlici ecclesiastici , p. 379 et seqq 5" édit. 1» Parisina. Dict. encyclop. de la théoLcathol., tom. I", p. 263 et suiv.

AMORY (Thomas), théologien anglais non conformiste, né en 1700 à Taunton, dans le comté de Somerset, mort en 1774, se déclara contre lesocinianisme. On a de lui : IMes Sermons ■ 2 vol. in-8"; — 2" Dialogue sur la dévotion,'il33 et 1746, in-8»; — 3» Notice sur la vie et les écrits de M. Grove, en tête de ses œuvres posthumes; 1740; — 4» Système de philosophie morale de Grove, il \9; — 5» Mémoire du docteur Benson , en tête de son Histoire du christianisme; — 6° Mémoire de Samuel Chandler. Voy. Bioqraphical Dictionary.

I. AMOS, en hébreu Hamos, le 3" des 12 petits prophètes dans les Bibles hébraïques et dans la Vulgate, est le 2« dans les Septante. 11 était berger de Thécué, petite ville de la tribu de .lud'a. Il a exercé son ministère prophétique sous Ozias,roide Juda, et sous Jéroboam , fils de Joas, roi d'Israël, c'est-à-dire assez probablement de l'an 798 à l'an 784 avant J.-C. C'est surtout le royaume d'Israël qui est le sujet de ses prédictions. Quand Amos dit qu'il n'est ni prophète, ni fils de prophète (vu, 14), il veut dire , selon le langage biblique , qu'il n'était ni chef ni disciple de ces écoles de prophètes hébreux établies sous Samuel , et auxquelles appartenaient Élie et Elisée. Hobbes est le seul qui ait osé avancer que ce n'est pas Amos qui a composé le livre qui contient ses prophéties ; mais tous les genres de preuves conspirent contre cette assertion, aussi fausse que téméraire. Voy. J.-B. Glaire, Introd. hisi. et crit., etc., tom. I", p. 36 et suiv.

II. AMOS, en hébreu A7nots, fjère du prophète Isaïe, était, selon une tradition des Juifs rapportée par saint Jérôme , fils de Joas , roi de Juda. Voy. Isaïe, i, 1. Hieron., Prœf. in Jes. et lib. V Comment, in cap. XX Jes.

III. AMOS, fils de Nahum et père de Mathathias , mentionné dans la généalogie de Jésus- Christ. Voy. Luc, m, 25.

AMOSA, ville de la tribu de Benjamin. Voy. Jos., xvni, 26.

AMOTO (Michel), docteur endroit et en théologie , protonotaire apostolique , et l'un des confrères de la congrégation érigée à Naples sous le titre de Missions apostoliques , vivait au xviii* siècle. Il a écrit en latin plusieurs ouvrages remplis d'érudition ecclésiastique : 1° Dissertation historique, dogmatique et morale sur l'espèce de baume que l'on doit employer pour faire le saint Chrême; Naples, 1722, in -8"; ouvrage réimprimé la même année avec des augmentations ; — 'ip Dissertation historique , philosophique et morale; Naples, 1723, in-8''; — 3' quatre autres Dissertations historiques et dogmatiques ; Naples, 1728, in-4«. Voy. Biblioth. Ital.,t. VII, p. 265, 266.

AMOTO QUOLIBET ILLICITO DETENTORE, c'est-à-dire tout détenteur illégitime étant écarté. Espèce de clause qu'on voit fréquemment dans les rescrits apostoliques, et dont le premier elfet est de rendre l'exécuteur mixte. Un second effet de cette clause est de sauver l'impétrant de la subreption du fait de possession , surtout si elle est dans la partie disposi-

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