‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 130 sur 1220 · II. ANANIA (Joanuesd'). Foy . Arcuidiaconus · texte numérisé non relu

II. ANANIA (Joanuesd'). Foy . Arcuidiaconus

I. ANANIAS, mot grec latinisé que l'on conserve dans son orthographe pour certains personnages, et que l'on traduit par ANANIE pour plusieurs autres.

II. ANANIAS, père d'Azarias, nom que prit l'ange Raphaël, conducteur du jeune Tobie. Voy. Tobie, v, 18.

III. ANANIAS, dont le nom chaldaïgue est Sidrac , l'un des trois jeunes Hébreux qui furent jetés dans une fournaise pour n'avoir pas voulu adorer la statue de Nabuchodonosor, mais que Dieu, par un iniiacle, préserva des atteintes du feu. Les Grecs font la fête de ces trois jeunes Hébreux le 17 décembre, et les Latins le 1(3. Voy. Daniel, 1,7; ii, 49; m, 12 et suiv.

ÏV. ANANIAS, marchand juif qui convertit au judaïsme Izate, lils de Monobaze, roi des Adiabéniens ; mais , selon Orose , Ananias était »;hrétien, et c'est au christianisme qu'il convertit Izate, vers l'an 41 de J.-C. Voy. Joseph, Ardiq., 1. XX, c. i. Orose, Histor., I. VII, c. vi.

V. ANANIAS , surnommé le Sadduceen, îut un des plus ardents défenseurs de la révolte des Juifs contre les Romains. Voy. Joseph, De Bello, 1. II, c. xviii et XXXII.

VI. ANANIAS, fils de Masbal, de la race des prêtres , fut tué pendant le dernier siège de Jél'usalem par les Romains. Voy. ihid., 1. VI, xv.

VII. ANANIAS. C'est ainsi que quelques anciens appellent saint Anian , successeur de saint Marc dans l'évèché d'Alexandrie. Voy. Sophronius. Nicéphore.

I. ANANIE , fils de Nébédée , succéda dans la souveraine sacrificature à Joseph, fils de Camith. C'est ce même Ananie qui lit paraître saint Paul devant lui et ordonna qu'on le frappât au visage. Succombant à une faction dont Eléazar, .son propre fils, était chef, après la révolte des Juifs contre les Romains, il périt un des premiers. Voy. Actes, III, 1 et suiv. iose^ph, Antiq.j 1. XX, c. m; De Be/ln, 1. II, c. xxxii.

II. ANANIE, un des premiers convertis à Jérusalem, avant vendu son héritage au temps où les chrétiens mettaient tout leur bien en commun, cacha une partie du prix qu'il en avait retiré , puis vint apporter le reste à saint Pierre, en disant que c'était tout ce qu'il l'avait vendu. Mais l'apôtre lui ayant adressé des l'eproches, il tomba mort à ses pieds. Environ trois heures après Saphire, sa femme, s'étant présentée devant saint Pierre , et ayant renouvelé le mensonge de son mari, subit le même sort. Vo>/. Actes, V, 1 et suiv.

III. ANANIE , disciple de Jésus-Christ demeurant à Damas , alla par l'ordre du Seigneur audevant de Paul, qui avait été tout récemment converti par un miiacle pendant qu'il venait à Damas même pour persécuter les chrétiens. Ananie lui imposa les mains et lui rendit la vue, que Paul avait perdue en cliemin. Les nouveaux Grecs prétendent qu'Ananie fut un des 70 disciples du Sauveur, puis évêque et martyr.

Ils en font la fête le 1" octobre, et les Latins le 25 janvier. On voit à Damas une belle église où il à été enterré, et où les Turcs, qui eu ont fait une mosquée , ne laissent pas de respecter son tombeau. Voy. Actes, ix, 10 et suiv. Comfif. apost., 1. VIIÏ. Œucumen., in Acf. IX. August. Qurp.tt., 1. Il, c. XL.

IV. ANANIE (Jean d') ou D'AGNANY, en latin Joannes de Anonia, jurisconsulte aussi pieux qu'érudit, mort en 1458, dans un âge avancé, professa le droit civil et le droit canonique à Bologne, où il fut fait archidiacre. Il a laissé, entre autres ouvrages : 1° des Commentaire.^ sur le V'' livre des Décrétales ; — 2» un volume de Consultations ; — 30 de Magia et Maleficiis. Voy. Mazzuchelli, Scrittori d'Italia. Orlandi, Notizie deyli serittori Boloynesi.

\. ANANUS, fils de Seth, grand prêtre des Juifs, est nommé Anne dansrÉvanjiile. Il était beau-père de Caïphe,et c'est chez lui que Jésus- Christ fut mené après qu'il eut été pris au jardin des Oliviers. Voy. Luc, iii, 2. Jean,xviii,13.

II. ANANUS, fils du précédent, de la secte des Sadducécns, fut grand prêtre pendant ti-ois mois. Il fit mourir saint Jacrpes, parent de Jésus-Christ et évêque de Jérusalem. Les Iduméens le massacrèrent et laissèrent son^ corps sans sépulture. Voy. Joseph, Antiq., 1. XX, c. viii; De BelloA. H, c. xui,et 1. IV, c. xvii.

III. ANANUS, natif de Lydda, accusé de mettre la division entre le? Juifs et les Samaritains, vint à Rome pour rendre compte de sa conduite à l'empereur Claude. Voy. iose^\ Antiq., 1. XX, c. V.

IV. ANANUS, fils de Jonathas, fit tous ses efforts pour empêcher que les Juifs ne se révoltassent contre les Romains. Voy. Joseph, De Bello, 1. II, c. XXIV.

V. ANANUS, natif d'Ammaiis, fut un des gardes de Simon, chef des rebelles. H se rendit àTite, qui lui accorda la vie. Voy. ibid., 1. VII.

ANAPHORA, terme liturgique qui signifie : 1" la seconde partie de la liturgie d'Alexandrie ou des Cophtes, qui répond à notre canon; 2° plusieurs liturgies syriennes, et surtout celle de saint Basile. Voy. Le Brun, Explication de la Messe , tom. 11 , p. 489 et 615.

ANASARTHE ou ONOSARTHE, ville épisc du diocèse d'Antioche, de la première Syrie, sous la métropole de Séleucie-Piérie (Seleucia Pierio). Cette ville paraît être inconnue aux géographes anciens et modernes; cependant on en trouve deux évoques, Maras, qui assista et souscrivit au concile de Chalcédoine , et Cyrus, qui signa la lettre des évêques de sa province à l'empereur Léon. Foy. De Commanville, r«Wey yéoar. et chron. de tous les archevêchés et évdchés de l'univers, p. 265. Richard et Giraud.

* ANASTASE. Ce mot s'appliquant à un certain nomljie de personnages divers, nous avons placé d'aboid les papes, saints et autres, puis les autres saints non papes, et enfin le reste des homonymes.

I. ANASTASE I*^-- (saint), pape, Romain de naissance, succéda à Sirice le 9 octobre 399, et mourut le 3 novembre 401 . Pendant les deux ans qu'il occupa le siège pontifical il ne cessa d'instruire et de combattre pour le saint dépôt de la foi; il réconcilia les Orientaux avec l'Église lomaine, qu'il préserva des hérésies, surtout de l'origénisme. L'Eglise l'honore le 27 avril, jouide sa sépulture ou de sa translation. Voy. saint Augustin, Episf. CLS.V. Gaet. Moroni, vol. II, p. 36. On lui attribue faussement deux Épifres. Voy. saint Jérôme, Episf. XVI. Socrate, 1. VII, c. IX. Sozomène, 1. VII, c. xxiv. Théodoret,

ÂNAS

ANAS

1. V, c. xxiii. Dom Ceillier, Hist. des Auf. ecclés., tom. VIII.

II. ANASTASE II, Romain, succéda à Gélase I" l'an 4tX}, et mourut en 4*.j8. Il écrivit à l'empereur Anastase, qui per.sécutait les ortliodoxes et favorisait les ariens. Nous avons encore de lui : 1" une Lettre à Clovis pour le féliciter de sa conversion; — 2» une à Ursicin touchant rincarnation. l'oi/. Bahize, tom. conc, p. 1467. D. Ceillier, tom. XV. Eva^rre, Hist. ecclés., 1. II. Nicéphore, I. XV et XVII. Gaet. Moroni . ihirl.

III. ANASTASE III, succéda à Sergius III l'an 9^13,et gouverna l'Église pendant huit mois, selon les uns, et pendant plus de deux ans, suivant les autres. Landon lui succéda. loy. Onuphre dans sa continuation des Vies des Papes par Platina. Génébrard, in Chron., etc. Gaet. Moroni, vol. II, p. 37.

IV. ANASTASE IV, Romain, nommé Corrado diSaburra. succéda en 1153 à Eugène III, et régna pendant un an et environ cinq mois. Il signala sa charité dans une grande famine qui arriva sous son pontificat. On trouve des lettres de ce pape dans le t. IX des Conciles de Labbe. Voy. Onuphre , ibid. Génébrard , ibid. Ughelli, Italia sacra. Gaet. Moroni, ibid.

V. ANASTASE, anti-pape, séleva contre Benoit 111, qui fut élu lan 8o5. Voit. Baronius, A. C. 855, n» 63. Onuphre, ibid. Génébrard et Ciaconius, Vitœet res yestœ Pontif. romanor. et Cardin. Gaet. Moroni, vol. II, p. 186.

VI. ANASTASE rsaint), fut élevé sur le siège patriarcal dAntiocne en .561 , et mourut en 5'J8 ou 51X>. L'empereur Justinien étant tombé dans l'erreur des Aplitartodocès, c'est-à-dire de ceux qui croyaient qu'avant sa résurrection Jésus- Christ était incapable de souffrir dans sa chair, et voyant qu'il ne pouvait y entraîner le saint patriarche, résolut de l'exiler, ce qu'il ne put exécuter à cause de sa mort prématurée. Cependant .Justin , son successeur, chassa Anastase d'Antioche, où il fut rappelé vingt- trois ans après, et où il mourut au milieu des tribulations qu'il eut à souffrir de la part des hérétiques. Il a composé d'excellents ouvrages, dont on peut voir la lisl« raisonnée dans la liiblioth. sacr. de Richard et Giraud. Ajoutons que tous ses ouvrages ont été écrits en grec, mais qu'on en trouve une traduction latine dans Biblioth. Patrutn, tom. IX. Voi/. Bo\ldnd\is,ud diem 21 aprilis, p. 853. D. Ceillier, Hist. des Aut. sacr. et ecclés.

VIL ANASTASE (saint), successeur du précédent, fut martyrisé par les Juifs, à la conversion desquels il travaillait avec zèle. Le Martyrologe romain en fait mention au 21 décembre- Voij. Baronius.

VIII. ANASTASE (saint). Persan , fut instruit de la religion à Jérusalem. Le désir du martyre le fit passer à Césarée , où il eut à souffrir ; mais on lamena en Perse, et c'est là que Cosroës lui fit couper la tète après qu'il eut été étranglé, le 22 janvier 628, jour auquel les Grecs et les Latins ont placé sa fête. Voij. BoUandus.

IX. ANASTASE (saint), confesseur, disciple de saint ]\laxime, souffrit avec ce saint pour la défense de la foi contre les ^lonothélites, et mourut à Lazique en 664. On a de lui une Lettre aux moines de Cagliari.

X. ANASTASE (saint), martvr espagnol, fut exécuté par les Sarrasins l'an 853, pour avoir réfuté les erreurs de lAlcoran.

XL ANASTASE ^saint), dont le véritable nom était Astnc, apôtre de la Hongrie, né en 054, et moi't 1 an 1044. 11 portait encore le nom d'As- |

trie lorsqu'il embrassa la règle de Saint-Benoit dans le monastère de Saint-Boniface, à Rouen. Il vint ensuite en Bohème avec saint Adalbert, évèque de Prague. Plus tard il devint évêque de Colocza. Ce fut alors qu'il prit le nom d' Anastase. Ayant rempli pendant trois ans les fonctions de métropolitain de la Hongrie, parce que l'archevêque de Strigonie était devenu aveugle, il revint dans son diocèse, où il continua jusqu'à sa mort de se livrer à ses travaux apostoliques.

XII. ANASTASE (saint), moine et ermite du XI* siècle , né à Venise , mort le 16 octobre, vers l'an 1086, se retira d'abord au mont Saint-Michel , puis sur les côtes de la mer, où il vécut en ermite. Saint Hugues, abbé de Clugny, lui persuada de le suivre dans son monastère, et il fut chargé d'aller en Espagne pour annoncer l'Évangile aux Musulmans. Il a laissé un petit écrit en forme de lettres où il fait sa profession de foi sur l'Eucharistie, l'oy. D. Rivet, Hist. lift de la France, tom. Vlll, p. 1G2 et suiv. Moréri.

XIII. ANASTASE ou.ANASTASIE (.sainte), en latin Anasinsia. L'Église honore plusieurs saintes de ce nom : 1» une dame romaine martyrisée .sous Dioclétien. Son nom est dans le canon de la messe et dans le Sacra inen ta ireôe saint Grégoire. Elle eut pour précepteur et pour tuteur saint Chrysogone, qu'elle assista et qu'elle consola plus tard, lorsqu'il était dans les chaînes à Aquilée. Elle fut brûlée vive en 304 par le préfet d'IUyrie. On porta "son corps à Rome, et on le déposa dans l'église qui a conservé son nom. On fait sa fête le 22 décembre dans l'Église grecque, et le 25 dans l'Église latine. — 2" Une autre surnommée V Ancienne, qin fut martyrisée à Sirmich, sous Néron ou Valérien, et dont les reliques, transportées à Con.stantinople du temps de l'empereur Léon et du patriarche Gennade, furent placées dans l'église de la Résurrection Linastusit), et transférées depuis dans celle de Sainte -Sophie, d'où on les enleva quand les Turcs prirent la ville en 1453. Cette sainte est honorée le 15 avril. — 3° L'Église honore encore le 15 avril une sainte romaine qui fut instruite par saint Pierre et par saint Paul, ainsi que Basilisse, son amie, qui souffrit le martyre avec elle sous Néron, et qui est honorée aussi le 15 avril. Quelques critiques croient que ces deux dernières saintes ne sont pas différentes de la première , et qu'on les en a faussement distinguées. Voij. Tillemont, Mémoires, tom. V, Notes sur suinte Annstasie. Acta sanctorum. Richard et Giraud, Biblioth. sacrée.

XIV. ANASTASE, abbé du monastère de Saint- Euthime, en Palestine, vivait au viu* siècle. Saint Jean Damascène écrivit contre lui au sujet du Trisagion , qu'il appliquait fort mal. On lui attribue un Traité contre les Jinfs. que Canisius a donné en latin, Autiq., tom. III; il se trouve dans la Bibliothèque des Pères, tom. XIII. Voy. Possevin. D. Ceillier, tom. XVIII.

XV. ANASTASE, apocrysiaire de Rome, vivait au vii« siècle, et soutfrit pour la foi de la part (les Monothélites. Il a écrit une lettre à Théodose, prêtre de Cangre, sur la mort de saint Maxime. Elle est dans fes Recueils d' Anastase et parmi les Œuvres de saint Maxime.

XVI. ANASTASE de Paris, zélé prédicateur capucin, a laissé : Collutiu putris Anastasii cum ininistro Pasquerln. Vor/.hiÙiotJi. Capuc., litt.A.

XVII. ANASTASE de Prague, prédicateur capucin, a écrit : Radius paupertutis, qvi clarè et siMiliter humanas, divinas operotiones velutiper transennurn scrut atur iViRgue , 1669, in-l". Voy, Biblioth. Capuc.

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