‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 131 sur 1220 · ANAT · texte numérisé non relu

ANAT

XVIII. ANASTASE (Martin), savant bénédictin de la congrégation du Mont-Cassm, prit l'habit de son Ordre à Palerme, sa patrie, en 1595 , et mourut dans cette ville en 1644. On a de lui : 1» de. Monogamiù B. Annœ parerdis Deiparœ, seu vcritas vindico.tu; ^niponti, 1059, ir\-¥; — 2» Vitu di S. Rosalia V. Palermitana ; — 3"' Concordia IV Emngelistarum ; — 4» de Septem Ecdesiœ sacramentis tractatm ; — h" de Ceiisuris Ecclesiastids trnctatus; — 6» Historié deir antichita del monastero di S. Martino de scalis di Pulermo ; tous ces ouvrages sont manuscrits. Voy. ^longdore, BifJioth. Sic, tom. II.

XIX. ANASTASE (N...), religieux de Saint- Francois de l'étroite Observance en France, a laissé un ouvrage intitulé : Dieu mourant par amour pour les hommes; Paris et Lyon, in- 4». Voy. Wading, Biblioth. Scriptor. Ordtnis Minorum .

XX. ANASTASE (Olivier de SAINT-), religieux de l'Ordre des Carmes , dont le nom de famille était de Crock, mourut à Bruxelles en 1674. On a de lui , entre autres ouvrages : 1" le Jardin spirituel des Carmes, etc. ; Anvers, 1659- 16()1 , 2 vol. in -12; — 2" le Combat spnrituel d'amour entre la Mère de Dieu et les serviteurs du mont Carmel, etc.; Anvers, 1061, in-12; — i" Apologues moraux traduits de saint Cyprien; Anvers, 1669, in-12. Voy. Gouget, Biblioth. française.

XXI. ANASTASE CASSINENSIS, religieux du mont Cassin , vivait dans la deuxième moitié du xii" siècle. Il fut bibliothécaire d'Eugène III, ce qui l'a fait confondre cjuelquefois avec Anastase le Bibliothécaire , qui vivait au ix" siècle. On lui attribue Historia translationis reliquiarum sancti Benedicti et sororis ejus , Scholasticœ ; manuscrit de la bibliothèque du mont Cassin. Voy. Fabricius , Biblioth. lat. medioi et inûma' œtati^.

XXII. ANASTASE DE PALESTINE vivait dans la seconde moitié du xi'' siècle. On a de lui : 1» Tractatus de Jejunio gloriosissimœ Deiparœ quodque servandum sit ut legitimum; ouvrage originairement écrit en grec, et qui se trouve traduit en latin dans Cotelerius, Vetera monum. Evclesiœ grœca;, tom. III , p. 432 ; — 2" des Sept semaines du Carême , en grec , manuscrit de la biblioth. impér. de Vienne.

XXIII. ANASTASE LE BIBLIOTHÉCAIRE , ainsi surnommé sans doute parce qu'il était l)ibliothécaire du Vatican. Ce fut l'un des plus savants écrivains du ix'' siècle. 11 assista , en H69, au huitième concile général de Constantinople, où Photius fut condamné. Il traduisit du grec en latin les actes de ce concile , ainsi que ceux du septième , tenu dans le siècle précédent. Il a laissé, en outre : 1" Historia ecclesiasticu , .sive chronogruphia tripartila; Paris, 1649, infol. ; — 2" Liber pontificulis , dont on a fait trois éditions; Màvence, 1602, in-i"; 1718, 17135, 4 vol. in-fol., etl7'i^4, 3 vol. in-4». Voi/. Sirmond. Possevin. D. Ceillier , tom. XIX. Fabricius, Biblioth. latina med. et inf. letatis. Ginguéné, dans la Bioar. univers.

t^V^. ANASTASE LE SINAÏTE , ou prêtre et moine du mont Sinaï . vivait au vii« siècle. Il défendit la foi contre les Acéphales , les Sévériens et les Théodosiens. On a de lui : 1» Odegos, ou Guide du vrai chemin, le plus célèbre de ses ouvrages; il fut publié par Gretser en grec et en latin; Ingolstadt, 1606, in-4«; — 2» Anayogicœ contemplationes in Hexameron : longue dissertation sur la création du monde, en douze livres , dont les onze premiers se trouvent tiaduits en latin dans Biblioth. Patrum;

Paris, 1579 ; Cologne , Lyon , etc., 1677 ; et dont le douzième a paru à Londres en grec et en latin, 1682; édition condamnée par la S. Congrégat.de V Index le 25 janvier 1684; — 3" cinq Sermons sur divers points du dogme et de la morale ; — 4" cent cinquante -quatre Questions et Réponses; compilation des Pères de l'Eglise , également sur des matières dogmatiques et morales. Tous ces écrits se trouvent, soit dans Biblioth. Patrum de Lyon , soit dans la Biblioth. Prœdicator. Voy. D. Ceillier, Hist. des Aut. sacr. et ecclés., tom. XVII. Richard et Giraud, Biblioth. sacrée.

ANASTASIA, évéché d'Osroëne , dans le patriarcat d'Antioche. Voy. De Commanville , I" TvMe alphabet., p. 14.

I. ANASTASIE (.inastasis) ou Résurrection, est le nom d'une chapelle de Constantinople où saint Grégoii-e de Nazianze assembla les catholiques et ressuscita, comme il le dit lui-même, la parole de la charité. Voy. saint Grég. de Nazianze, Orat. 28, 32, etc.'Sozomène, liv. VII, c. V. Théodoret, liv. II. Baronius. Hermant, Vies de suint Basile et de saint Grég. de Nazianze.

IL ANASTASIE (sainte). Foy. Anastase, n» XII 1.

111. ANASTASIE (SAINTE-) , en latin sancta Anastasiu, monastère d'hommes, le même que Saint-Gervais de Paris.

I. ANASTASIOPOLIS , ville épisc. de l'Asie Mineure dans la Galatie, et dont l'évéché est sullVagant de l'archevêché d'iVncyre. Voy. Gaet. Moroni , vol. II, p. \^).

IL ANASTASIOPOLIS , ville épisc. du diocèse de Thrace , dans la province de Rhodope , sous la métropole de Trajanople , érigée en évôché au IX* siècle. Voy. Richard et Giraud, au mot Anastasiopi.e. Gaet. Moroni, ibid.

III. ANASTASIOPOLIS , ville épisc. du diocèse d'Asie , dans la Phrygie Pacatienne . ne se trouve que dans les actes des conciles ; ce qui a fait penser qu'on lui avait donné ce nom à cause de l'empereur Anastase. Voy. Richard et Giraud.

IV. ANASTASIOPOLIS, ville épisc. du diocèse d'Asie , dans la province de Carie , sous la métropole d'Aphrodisiade. Hiérocle en fait mention. Voy. Lequien, Ortens Christ., tom.I, p. 913. Richard et Giraud.

y. ANASTASIOPOLIS , ville épisc. de la première Galatie, bâtie par l'empereur .\nastase I^'', qui lui donna son nom. Voy. Oriens Christ., tom. I, p. 485. Richard et Giraud.

VI. ANASTASIOPOLIS, évêché d'Hémimont, dans Texaicat de Thrace. Voy. De Commanville, /'« Table (dph(il)ct.. p. 14.

VIL ANASTASIOPOLIS , ville épisc. in purtifjm , sous la métropole dEdesse, en Mésopotamie, entre Nisibe et Amida. Voy. Gaet. Moroni, vol. P'', p. 39.

ANATETARTA, ville épisc. de Carie dans r.Vsie Mineure, dont l'évéché, érigé dans le II" siècle, était sulfragant de Staurojiolis, aujourd'hui archev. in partihus.Voy. Gaet. Moroni, ibid.

ANATH, père de Samgar, juge d'Israël. Voy. Juges, m , 31.

i. ANATHÈME, écrit en grec avecun ê long, signilie un don, une offrande faite à Dieu; et écrit avec un c bref, désigne une chose exécrée ou exécrable , c'est-à-dire vouée à la haine publique ou à la destruction. De là, dans l'Ancien comme dans le Nouveau Testament, le mot anathème exprime tantôt une chose consacrée, vouée et ofl'erte à Dieu , de manière qu'on ne puisse plus l'employer à des usages communs et profanes ; tantôt l'état d'un homme qu'on re-

Page 1