II. ANNAT (Pierre), neveu de François Annat
ANNE
ANNE
né en 1638, mort en 1715 , professa la philosophie à Toulouse, et devint général de la congrégation de la Doctrine chrétienne. On a de lui : Metliodicus ad positivarn theologiam apparatm , iu gratiam candidatorum positivée et scholasticœ tfieologiœ, etc.; Paris, 1700, 2 vol. in-4», réimprimé en 1705; Venise , 1701 , in-8». Cet ouvrage a eu quatre autres éditions : la 7«, augmentée et corrigée, est de Venise, MM, in-4". Il est divisé en 7 livres, dont le 1"'' comprend les Prolégomènes de la théologie, le 2'^ l'Ecriture sainte, le 3« la Tradition, le 4^ les Pères distingués par l'éininence de leur doctrine , le b" les Conciles , le 6« les Constitutions des Papes et les décisions de l'Eglise, le 1" les Hérésies. Il se termine par une longue dissertation sur le Collège des Cardinaux. Il faut remarquer que cet ouvrage fut misii l'Index le 12 septembre 1714, avec la clause Donec corrigatur. Voy. Journ. des Sav., 1700, p. 423 et suiv. Journ. de Trévoux, avril 1700, art. 50.t
AN'^ATES (Annota, Annum vectigal vacantis hene^îcii), signifie proprement le revenu d'une année. Cependant cenest pas réellement le revenu ellectif d'une année, mais inie certaine portion du revenu annuel d'un bénéfice vacant, portion qui est réglée par la chancellerie romaine. L'origine des annates remonte au moins au xii« siècle, et Thomassin remarque qu'elles avaient été exigées par les évèques et les abbés longtemps avant de l'être par les papes. Elles lurent l'objet de vives discussions dans le concile de Constance , surtout de la part des Français; mais elles ne furent pas absolument supprimées quant au fond. On peut dire de même du concile de Bàle, qui abolit plutôt le nom que la chose elle-même, puisqu'il ordonne qu'on fournirait d'ailleurs un subside au Pape et aux cardinaux. De là les annates ont continué ; et comment en aurait-il été autrement? Ne sontelles pas nécessaires au Souverain Pontife pour soutenir les charges innombrables qui sontattachées à sa dignité , et qui regardent le bien de l'Église universelle? Si les prêtres de l'ancienne loi payaient la dime de la dime au grand prêtre, pourquoi les piètres de la nouvelle loi ne la paieraient-ils pas au souverain Pontife? Le concile de Trente (Sess. XXIII, de la Héfbrme, chap. XVIII ) permet aux évêques de lever un subside de charité sur les bénéfices de leurs diocèses pour subvenir à leurs besoins. On ne voit pas pourquoi les papes n'auraient pas le même droit et par la même raison. Le décret du 4 août 1789 a supprimé les annates en France. Voy. Thomassin, <le Vet. et nov. Ecoles, disciplin., part. III, lib. II, cap. LVi, n. 5. Natalis Alexander, Hist. eccles., saec. xv et xvi , diss. 9, de Annatis, art. 3. Fagnan, in cap. praeterea /, ne Prœloii vices suas. L. Ferraris, Prompta Bihiioth.i . Cardin. Soglia, Institufiones Juris publici ecclesiastici, édit. 5«, Parisien, l».