I. ANNE. Voy. Ananus, n" I
IL ANNE, femme d'Elcana, de la tribu de Lévi. Dieu, touché des prières qu'elle lui adressait parce qu'elle était stérile, lui promit qu'elle aurait un lils; et, en etfet, l'année suivante elle eut Samuel. Pour témoigner sa reconnaissance au Seigneur, elle composa un cantique plein d'idées sublimes et magnifiques de la Divinité , de sa providence , et de sa terrible et admirable justice. Voy.l Rois, i et ii.
III. ANNE, femme de Tobie l'Ancien, qui exerça la patience de ce saint homme après qu'il fut devenu aveugle et pauvre, en lui reprochant les grandes aumônes qu'il avait faites. Voy. Tobie , 1 , 9 et suiv.
IV. ANNE, lille de Ra^uel, cousine de Tobie l'Ancien, de la même tribu et de la même captivité que lui. Elle était mère de Sara, qui devint femme de Tobie le Jeune. Voy. Tobie, vu, 2 , 3 et suiv.
V. ANNE, lille de Phanuel, prophétesse de la tribu d'Aser qui, devenue libre après sept ans de mariage , se consacra tout entière au service du Seigneur. Elle eut le bonheur de voir .Tésus- Christ et de l'annoncer à tous les vrais Israélites , lorsqu'il fut présenté au temple après sa naissance. Le Martyrologe romain met sa fête le i'"' septembre, et les Grecs la joignent à celle du vieillard Siméon le 3 février. Voy. Luc, ii, 3(î et suiv.
VI. ANNE (sainte), mère de la très -sainte Vierge et femme de saint Joachim. Les noms de sainte Anne, et de saint Joachim ne se trouvent pas dans l'Écriture; mais on les lit dans les Pères, où ils ont été conservés parla tradition. On fait la fête de sainte Anne le 26 juillet.
I. ANNEAU. L'usage des anneaux, que l'on retrouve à toutes les époques de l'histoire des Hébreux, remonte à la plus haute antiquité. Juda donna son anneau à Thamar(Gen.,xxxvni, 18). Pharaon ayant chargé Joseph du commandement de l'Egypte, tira l'anneau de sa main et le mit à la main de Joseph (xLi, 42). Saint Luc, racontant la parabole de l'enfant prodigue , dit qu'à son retour chez son père on lui mit un anneau au doigt (Luc, xv, 22). L'apôtre saint Jacques parle d'un riche qui porte un anneau (Jac, II , 2). L"anneau sei-vait principalement de sceau, de même qu'il était une des marques de la souveraine autorité (III Rois, xxi, 8. Esther, m, 10 et suiv. Daniel, vi, 17. 1 Machab., vi, 15). Voy. Du Cange, Glossarium mediœ et infimœ lutinitatis , au mot Annulas-. L. Ferraris, Prompta Jiihlioth.h. M. Cottard, Aawsï Ëncyclopéd. cathol. Gaet. Moroni.vol. II, p. 58 et suiv.
II. ANNEAU ABBATIAL. L'anneau abbatial est celui qu'ont le droit de porter les abbés qui jouissent des auties honneurs pontificaux.
III. ANNEAU CARDINALICE. L'obligation de porter un anneau est passé des évêques aux cardinaux, qui, en le recevant, sont tenus de payer une certaine somme , pro jure annuli cardinalitii.
IV. ANNEAU DU PÊCHEUR, sceau dont on se sert à Rome pour sceller les brefs apostoliques. On l'appelle ainsi parce qu'il porte l'empreinte de saint Pierre pêcheur. Il n'y a guère que400 ans que ce terme est en usage. Voy, ibid.
V. ANNEAU ÉPISCOPAL. L'anneau d'un évoque fait partie de ses ornements pontificaux, et est le symbole de son mariage spirituel avec son Église. L'usage de l'anneau pour les évêques parait être très-ancien. Voy. Bocquillot, Liturg. sacr., p. 168. D. Macri, Hierolexicon.
VI. ANNEAU NUPTIAL. Dans la célébration du mariage, l'époux donne à l'épouse un anneau qui vient d'être béni par le célébrant , et qui est le signe de l'union qu'ils contractent et de la fidélité conjugale qu'ils se doivent mutuellement. Voy. Du Cange. L. Ferraris. L. M. Cottard, ihid.
ANNECY. (Annecium, Annesiuni, Annesia.
Aunes iacum, Anneciensis) , évêché sulfragant de Chambéry, a succédé à l'ancien diocèse de Genève, qui remontait à l'an 198 de l'ère chrétienne. L'évêque et le chapitre, forcés de quitter Genève en 1535, fixèrent leur résidence à Annecy; le diocèse conserva toujours, néanmoins, le titre de diocèse de Genève. Supprimé le 19 novembre 1801 par la bulle Qui Chrisfi Domtm, il a fait partie du nouveau diocèse de Chambéry
ANNE