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ANSB

clerc défendeur, ordonner la saisie et annotation. Voi/. Journal des Audiences'.

ANNÔTINE. La Pàque annotine était l'anniversaire du baptême ou le jour auquel on célébrait tous les ans la mémoire de son baptême. Foy. Diuand, Ration. divin. officior. Bergier, Diction, de thêolorjie. D. Macri, Hierolexicon.

ANNUEL, fondation de messes pour tous les jouis de l'année, ou un jour par semaine pendant l'année. Voy. Grandcolas, Ancien Sacramntfnire.

ANNUELLES , offrandes faites par les parents 'les personnes décédées, le jour anniversaire de leur mort.

ANNUNCIACAO JUSTINIANO (Diego da), chanoine séculier de Saint -Jean en Portugal, né à Lisbonne, mort en 1720, prit les degrés dans l'université de Coimbre, et prêcha à Rome avec beaucoup de succès. De retour en Portugal, il tut nommé archevêque de Cranganor; mais ses infirmités ne lui permettant pas d'aller dans son diocèse, on le nomma proviseur de l'archevêché d'Evora. On a de lui 4 volumes de Serwort* ; 1685-1713. Voy. Mém. de Portugal.

ANOB, fils de Cos, de la tribu de Juda. Voy. I Paralip.., iv, 8.

ANOMÉENS, en grec différents, dissemblables; nom donné aux disciples d'Aétius qui, après avoir embrassé l'hérésie d'Arius, fit ensuite une secte à part; car il enseignait nonseulement que le Verbe n'était pas consubstantiel au Père, mais même qu'il n'était pas d'une nature semblable. On les nomme aussi EuNO- MiENS. Voy. Sozomène, 1. IV, c. xiii. Socrate, ]. II, c. XXXV. Théodoret, 1. IV.

ANOMIENS. Voy. Antinomiens.

ANOT (Pierre -Nicolas), chanoine et grand pénitencier de Reims, né en 17(32 à Saint-Germain-Mont, et mort en 1823. Expatrié pendant la révolution pour refus de serment à la constitution civile du clergé, et revenu à Reims, il se livra surtout au soulagement des prisonniers. Outre plusieurs ouvrages d'histoire, il a laissé : 1" des Sermons pleins de goût et solides; Reims, 1821-1823; — 2" Discours prononcés dans les assemblées de l'Association de la Providence établie à Reims; 1823, 2 part, in-12. Voy. Feller, Bioy rapide universelle. Quérard, la France littéraire.

ANOUA. Voy. Anua.

I. ANSALDi ("Charles-Augustin) , né en 1711, entra dans l'Ordre de Saint-Dominique , et professa la philosophie à Milan et la théologie à Venise , et prêcha la parole de Dieu avec un grand succès. On a de lui : i" Orazione per l'esaltamento di S. Em. Card. Prosp. Lambertini ora Benedetto XIV; Bologne, 1740, in-8»; — 2» Ponegirico in Lode del beato Giuseppe Calasanzio fondatore délie Scuole pie ; Venise, 1749, in-S"; — 3» Imille ver si latini di S. Prospero d'Aquitania contro Semipelagiani , tradotti in versi italiani; 1753, in-8» ; — 4" / due libri di Prudenzio contro Simmaco , tradotti in verso iialiano; Venise , 1754 , in - 8». Ansaldi a en outre laissé des poésies qui pourraient former im vol. info!., et il a encore composé vingt-quatre Panégyriques de plusieurs saints. Vôy. Mazzuchelli , Scrittori d'Italia , tom. I"', part, ii, p. 818. Novelle letterarie di Firenze; 1753, col. 520; an. 1754, col. 571 ; 1755 , col. 583. Novelle délia republ. letteraria; Venise, an. 1754, p. 305.

II. ANSALDI (le Père Chaste-Innocent), dominicain, né à Plaisance en 1710, et mort à Turin l'an 1779, se rendit habile non-seulement dans les langues grecque , hébraïque , etc.; mais encore dans la philosophie et la théologie, qu'il

professa avec beaucoup de succès à Naples, à Brescia, à Ferrare , à Milan et à Turin. Il a laissé un grand nombre d'ouvrages importants dans lesquels il réfute victorieusement plusieurs en-eurs de quelques protestants fameux, tels que Basnage,Dodwel, Camerarius, Jean Leclerc, etc. Voy. la liste raisonnée de ses écrits dans Richard et Giraud. Mazuchelli , Scrittori d'Italia, tom. I, part. II, p. 812. Novelle délia republica letterarie di Venezia, 1740. Novelle letterar. di Firenze, an. 1740 et suiv. Giornale dei letterati di Borna ,-174ti, p. 383 et 393; an. 1749 , p. 1(30 et m. Le P. Zaccheria, Storia letteraria d'Italia. V, i, p. 38, etc.; tom. II, p. 328 et suiv., 344 et 411. Atmali letter. d'Italia, 1756, p. 185.

III. ANSALDI (Pierre -Thomas), prévôt de l'église cathédrale de Saint-Miniat , a donné une dissertation de Divinitate D. N. Jesu Christi; Florence , 1755 , in-8". Il observe que , comme les théologiens ont suflisamjnent prouvé la divinité de Jésus-Christ par l'Écriture , les Pères des trois premiers siècles et les conciles, il a recours à un autre genre de preuves, aux monuments anciens, aux inscriptions, aux épitaphes et à un grand nombre d'expressions familières et usitées également, soit entre les chrétiens , soit entre les païens. Voy. Journal des Savants, 1756, pag. 569. Richard et Giraud.

ANSALONI ( Jourdain ) , né en Sicile , entra dans l'Ordre de Saint-Dominique, et fut envoyé comme missionnaire dans les Philippines en 1625. 11 soulfrit le martyre, et mourut le 18 novembre de l'an [{mM. Il a laissé une traduction latine des Vies des saints de son Ordre, écrites en espagnol par Ferdinand Castillo. Foy.Échard, Script. Ord. Prœd., tom. II.

ANSART (André-Joseph), de l'Ordi^e des bénédictins, né dans l'Artois en 1723, mort en 1790, fut d'abord bénédictin , puis chevalier de Malte, avocat au parlement, enfin prieur-curé de Villeconin. Il a laissé : 1" Dialogues sur l'utilité des moines rentes ; \l&d , in-12 ; — 2» E.rposition sur le Cantique des cantiques; 1771, in-12;

— d" Histoire de saint, Maur, abbé de Glanf'euil; 1780, in-12; — 4» Eloge de Charles V, emnereur, traduit du latin de J . Masénius , 1777, in-12 ;

— 5° Esprit de suint Vincent de Paul, ou Modèle de conduite proposé à tous les ecclésiastiques; 1752 , in-12 ; — 6» Hist. de sainte Reine d'Alise et de l'abbaye de Flavigny ; 1782 , in-12 ; — 7» Histoire de 'saint Fiacre, 1784 , in-12 ; — 8° Bibliothèque littéraire du Maine ; Chàlons-sur-Marne, 1784, in -8°; — 9" la Vie de Grégoire Corfez , bénédictin, évéque d'Vrbin et cardinal; 1786, in-12. Voy. Feller, Biogr. univers. D'autres attribuent ces deux derniers ouvrages à Louis- Joseph- Auguste, prieur-curé à Grand-Pré (Ardennes ) , né en 1748 à Aubigny, dans le diocèse d'Arras, et mort vers 1790. Voy. Quérard, la France iittéroii'e.

1. ANSBERT (saint), évéque de Rouen, né à Chaussy, dans le Vexin , au vii« siècle , mort le 9 février 098. Son père voulait qu'il épousât Angadrème, lillc de Robert, chancelier de CIotaire III; mais le jeune homme et la jeune fille convinrent de ne pas se marier, et Angadréme obtint du Ciel une lèpre qui la délivra de tout engagement. L'an 660 Ansbert se retira à l'abbaye de Fontenelle, près de Rouen, et fut élu en 678 supérieur de cette abbaye. En 683 il fut nommé évéque, et l'an (392 il se retira au monastère d'Haumont en Hainaut, où il mourut. Sa vie , écrite par le moine Aigrad , se trouve dans Bollandus, avec la dissertation de Henschénius,et dans Mabillon, au ip siècle bénédictin.

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