ANNO
I. ANNIUS ou JEAN NANNI, dominicain, né à Viterbe lan 1432, mort en 1502, célèbre par ses connaissances dans les lani^ues et dans les lettres latine, grecque, hébraïque , arabe et chaldaique, dans la chronoloitie et l'histoire sacrées. Honoré de la confiance de Sixte IV et d'Alexandre VI, il fut regardé comme l'un des plus habiles et des plus rerommandables personnages de son époque. On a de lui : 1" Tra~ ctatus deimperio Tiircarum, recueil de sermons quil prêcha à Gênes en 4474 ; — '^ de Futuris Christiaitorum trimnphis in Turcos et Saracenos; Gênes, 4480, in-4'', et Nuremberg, in-4''; — 3" Ad R. D. P. Barotium , episcopum Patavinum, quœstiones duce super mutuo judaico et civili et divino; Viterbe, 4492, in-4"; — 4° Antiquitatum variarum volumina XVIII; Rome, 4498, in-fol. y'ni/. le P. Touron, Hist. des homrn. i/lu^fr. de l'Ôrd. de S.-Dominiq., tom. III, p. 655 et suiv. Tiraboschi , tom. Vil , part, ii , p. 46, 47. Echard, Scriptor. Ord. Prffdic. tom. II. Nicéron, Mémoires, tom. II et XX. Fabricius. liihlioth. med. et infim. œtntis. Ricliard et Giraud.
II. ANNIUS RUFUS, gouverna la Judée après Ambivius, et il eut pour successeur Valerius Gratus. 11 avait été envoyé par Auguste, et il fut rappelé par Tibère. Voy. Joseph, Antiq., 1. XVIll, c. m.
ANNIVERSAIRE, ou révolution d'année. On appelle ainsi les- fêtes, les cérémonies, les prières, les offices qui se font tous les ans à certains jours. Quelques auteurs font remonter lorigine des anniversaires pour les morts au pape Anaclet, vers lan 83. Ce qui est certain c'est qu'on trouve dans TertuUien : Oblationes pro nefimctis, pro natalitiis annua die facimus (Jert. , de Corona militis). D'après le concile de Trente (Sess. XXV, de lieform., c. iv) l'évêque peut réduire le nombre des offices et des anniversaires fondés ; mais la Congrégation de ce concile a décidé, l'an 4625 (in décret, de Célébrât. Miss.), que l'évêque n'a pas ce pouvoir, et qu'il faut que le Pape intervienne à ce changement. y'oij. Barbosa, Collect. bull. contra Faqnan, in c. Ex parte, de Constit. Gaet. Moroni, vol. Il, p. 91 et suiv. Voj/. aussi Fondation, Obit.
ANNON ou HÉNNON (saint), archevêque de Cologne, mort en 4075, s'occupa d'abord de la réforme des monastères; il en fonda plusieurs à Cologne. Après la mort de Henri 111 il fut chargé de la régence de l'empire, et il s'acquitta glorieusement de cette tâche. Grégoire VII trouva en lui un des plus zélés propagateurs de ses réformes ecclésiastiques. Vers 1193 on composa une espèce de panégyrique de saint Armon ; il est intitulé : Lobgesunq auf dca hriligen Anno, 1639, in-8»,et Leipzig, 1816, in-S». On l'honore le 4 décembre, anniversaire de sa mort. Voy. les Chroniques de Marianus Scotus, d'Herman Contract. celle de l'abbaye d'Hildesheim.
ANNONCE, se dit dès fêtes et des autres choses qui se lisent dans le Martyrologe. A Paris et à Orléans le diacre. fait l'annonce de Pâques, après la lecture de l'Évangile, le jour de l'Epiphanie. Dans d'autres églises lévèque ou le supérieur annonce également le jour de Pâques, en disant : Resuivexit Dominus, et en donnant le baiser de paix aux chantres, qui répondent : Et apparaît Petro. Chez les Grecs, depuis Pâques jusqu'à l'Ascension , on ne se salue qu'en disant : Jésus-Christ est resstiscité. Voy. Moléon, Voyage liturgique, p. 27 et 482.
I. ANNONCIADE, nom commun à plusieurs ordres religieux ou militaires institués en vue de l'Annonciation , ou ayant rapport à l'Annonciation.
II. ANNONCIADE. Le premier Ordre religieux de l'Annonciation fut établi en 1232 par sept marchands llorentins. C'est l'Ordre des Servites ou Serviteurs de la très-sainte Vierge.
ni. ANNONCIADE, Ordre de religieuses fondé à Bourges en 1448 par la bienheureuse Jeanne, reine de France et fille de Louis XI. Ces religieuses s'appellent aussi Des dix Vertus, à. cause des dix vertus qui éclatent principalement dans les dix Mystères de la sainte Vierge que l'É glise célèbre dans ses dix fêtes. Leur règle a été approuvée par Jules II et Léon X. Voy. Thaumassière , Hist. du Berry, 1. II, c. xxxix. Vie de la B. Jeanne. Mnocus , Lib. de Ord. An^ minciat.
IV. ANNONCIADE, ordre religieux de filles appelées aussi les Célestes (Cœlestes. Cœlestinœ), parce que leur habit est en partie bleu-céleste. Il fut fondé vers 1604 par une dame génoise, veuve, nommée Marie-Victoire Fornaro. Leur règle a été approuvée par Clérnerit VIII. Voy, le P. Ambr. Spinola, Vie de la mère Victoire Fornaro. Ord. tnonast., tom. IV, p. 297.
V. ANNONCIADE, ordre de chevalerie institué selon les uns en 1350, selon les autres 6u 1355, ou, suivant d'autres, en liJôO, ou enfin l'an 1449, par Amédée VIII, duc de Savoie, qui fut élu anti-pape par le concile de Bàle sous le nom de Félix V. Voy. Richard et Giraud.
VI. ANNONCIADE, confrérie fondée à Rome en 1460, dans l'église de la Minerve, par le cardinal de Turrecremata , pour marier de pauvres filles. Elle donne tous les ans, le jour de l'Annonciation , 60 écus romains à plus de 400 filles, avec un habit de serge blanche et un florin pour des pantoufles. Voy. Piazza, Rittrato di Ronia moderna.
ANNONCIATEUR {Anunciator), officier de l'Église de Constantinople qui avertissait le peuple des fêtes qu'il fallait observer. Voy. VEucologe.
I. ANNONCIATION, nouvelle que l'ange Gabriel vint donner à la sainte Vierge qu'elle concevrait le Fils de Dieu par l'opération du Saint- Esprit. Les Grecs l'appellent Bonne nouvelle et Salutation. Voy. Luc, i, 26 et suiv.
IL ANNONCIATION , est le nom d'une fête qui se célèbre le 25 mars dans l'Église romaine, en mémoire de rincarnation du Verbe divin. Cette fête est très-ancienne dans l'Église latine, puisque saint Augustin en a fait le sujet de deux de ses sermons, le 17« et le 18^. Le Sacramentaire du pape Gélase I" prouve qu'elle, était établie à Rome avant l'an 469. Et dans l'Église grecque , Proculus , qui mourut en 446 , et saint Jean Chrysostome en 407, ont dans leurs ouvrages des discours sur le même mystère. Voy. Bergier, Diction, de théologie.
III. ANNONCIATION (Archange-Gabriel de I'), Provençal , entra l'un des premiers dans la congrégation du Saint -Sacrement, de l'Ordre de Saint-Dominique , et fut souvent employé dans les missions. On a de lui:l°la Vie du P. Antoine le Quien , instituteur de sa congrégation ; Avignon, 1682; — 2» la Vie de ses deux pr'emiers compagnons; — 3" la Vie de deux religieuses. Voy. Echard, Script. Ord.Prœd., tom. II.
ANNOTATION , saisie qui se faisait autrefois des biens d'un accusé absent, après que perquisition avait été faite de sa personne, et que l'huissier porteur du décret de prise de corps ne l'avait pas trouvé. Les juges d'église pouvaient faire exécuter leurs décrets; mais ils ne pouvaient ordonner, sans abus, que les biens de la personne décrétée fussent saisis et annotés; ils ne pouvaient pas même , en condamnant un