‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 155 sur 1220 · I. ANTIPAS-HÉRODE. lV).y.HKRODE-ANTiPAS · texte numérisé non relu

I. ANTIPAS-HÉRODE. lV).y.HKRODE-ANTiPAS

II. ANTIPAS (saint), martyr de Pergame en Phrygie, que Jésus-Christ appelle ton fidèle témoin . soutlrit la mort sous le règne de Domitien au plus tard. Selon la tradition du pays, il fut hn'ilé dans mi bœuf dairain. On célèbre sa fête le 11 avril. Voy. Apocalypse, ii, 13. Tillemont.

I. ANTIPATER, lils de Jason, jouissait d'une grande considération parmi les Juifs de son temps. Ce fut lui que Simon Machabée députa avec Numénius, fils dAntiochus. vers les Lacédémoniens, lorsqu'il fut question de renouveler l'alliance avec eux. Vuy. I Machab., xiv, 17-22.

II. ANTIPATER, Iduméen, père d'Hérode le Grand, et fils d'un autre Antipater ou .\ntipas, embrassa le parti d"Hircan,roi et grand prêtre des Juifs, contre Aristobule son compétiteur. Il rendit aussi de grands services à Jul«s César pendant la guerre qu'il lit en Egypte ; aussi César lui donna-t-il le droit de bourgeoisie romaine et le gouvernement de la Judée. Antipater moui-ut l'an \^ avant J.-C, empoisonné par Maliens , un de ses amis , qui conçut une gi'ande jalousie contre lui à cause du crédit dont il jouissait. Il était juif de religion, parce que les Iduméeus avaient reçu la religion juive sous Hircan. lorsqu'il fit la conquête de leur pays. Votj. Joseph, Antiq.. 1. III, c. xvil; 1. XlV, c. ii, 18. 10.

III. ANTIPATER, fils d'Hérode le Grand par sa première feiuine Doris, fut un monstre de cruauté. Il épousa la fille d'Antigone, et il parvint à faire périr ses frères Alexandre et Aristobule, nés du mariage d'Hérode et de Marianne. Il conspira même contre son père, ce qui le fit jeter en prison, où un garde le tua, l'an 1" de J.-C. Voy. Joseph , Antiq., \. XVI , c. vi; 1. XVII, c. m, (i, 9.

ANTIPATRIDE ou ANTIPATRIS (Antipatridn). ville épisc. du diocèse de Jérusalem, de la première Palestine, sous la métropole de Césarée. Elle s'appelait d'abord Capharsabu ; ce fiit Hérode le Gnind qui lui donna le nom de son père Antipater. C'est à Antipatride que saint Paul fut conduit pour paraître devant le gouverneur Félix. Voy. Actes, xxiii, 31. Joseph, Antiq., 1. XIII, c. xiil; 1. XVI, c. ix; de Bello, 1. I. c. XVI. Reland, Patœsf. illustrata, p. 568, et alibi passim. vid. Indicem.

ANTIPHELLUS, ancienne ville épisc. du diocèse d'Asie dans la province de Lycie , sous la métropole de Myre. Elle s'appelait autrefois Haljpisus. Toutes les notices en font mention.

ANTIPHONE (Antiphonum). L'antiphone. chez les Grecs, consiste en plusieurs versets d'un psaume à chacun desquels on répond par ime antienne. Voi/. Goar., Eucoloue.

ANTIPHONIER ou ANTIPHONAIRE {Antiphonariuni) livre qui contient les antiennes de l'année , et dont saint Grégoire le Grand fut l'auteur. Charlemagne introduisit en France l'antiphonaire romain. Agobard, archevêque de Lyon, le cori-igea, et Amalarius le refondit entièrement. Voy. Bocquillot, Liturg. .mer., p. 2-23. D. Maori. Hiero/exieon. ad verb. Antiphonarii !»r.

ANTIPHRA, ancien siège épisc. de la seconde Libye ou Marmoriqiie, dans le patriarcat

d'Alexandrie; on n'en connaît que trois évêques. Voy. Le Quien, Orien-s Chri.st..\om. II, p. GliJ. De Commanville, l" Table alphabet., p. 18. Richard et Giraud.

ANTIPODES , en géographie signifie les peuples qui occupent les contrées diamétralement opposées les unes aux autres; mais on entendait autrefois par ce terme des hommes d'une autre espèce que nous, qui avaient une origine, un soleil, un monde différent du nôtre. C'était une erreur, et ce n'est que dans ce sens que le pape Zacharie condamna l'évèque Virgilius, pour l'avoir soutenue. \'oy. les lettres de ce Pape à Boniface , archevêque de Mayence, son légat. Saint Augustin, dans sa Cité de Dieu (1. X\I, c. ix), combattit également ceux qui soutenaient les antipodes dans ce sens. Voy. aussi Bergier, Diction, de théologie.

ANTIPOLIS. Voy. Antibes.

ANTIPDRITAINS. On appelle ainsi en Angleterre tous ceux qui sont opposés à la secte des puritains.

ANTIPYRGE, ancien siège épisc. de la seconde Lybie ou Mannorique, dans le patriarcat d'Alexandrie. Scylax l'appelle Antipygo. On n'en connaît qu'un évêque, Emilien, qui assista au 5* concile général.

ANTISCRIPTURAIRES, ou contraires, opposés à l'Écriture; nom que l'on donne encore en Angleterre a une certaine secte.

ÂNTISSIODORDM. Voy. Ai xerre.

ANTIST (Vincent-Justinien). né à Valence en Aragon, mort en 1599, entra dans l'Ordre de Saint-Dominique, dont il devint prieur, et s'acquit une grande réputation par ses écrits. On a de lui : 1° un Traité de logique, qui a eu trois éditions; — 2» des Notes sur les Opuscules de saint Vincent Février; Valence, 1591 ; — 3" luie Défense des images de sainte Catherine de Sienne; — 4° une Relatio7i de l'invention du corps de sainte Angéline et d'une jmrtie des reliqttes de sainte Ursule. Tous ces ouvrages sont en latin. Il a écrit en espagnol : 1° la Vie de. min t Vincent Ferrier; Valence, 1575; Jacques de la Madelène en fit imprimer une traduction italienne ; Palerme, 16<l((; — 2" la Vie de saint Louis Bertrand; Valence, 1582, traduite en italien l'année suivante; — 3"> la Vie de saint Pierre Gonzalez; 1587 et 1593; — 4° un Traité de la Conception de la Vierge; Madrid, 1G15; Majorqiie, 1616; cet ouvrage a été encore imprimé à Huesca et à Valence. Voy. Echard, Script. Ord. Prœd., tom. IL

ANTITACTES (Antitactici ou Antitactœ), en grec opposés , contraires ; hérétiques de la fin du II* siècle qui prétendaient que le Dieu créateur essentiellement bon avait fait un monde où tout était bon, et où l'homme jouissait sans remoi-ds et en paix de tous les biens que l'auteur de la nature y avait répandus; mais qu'une de ses créatures, malfaisante, pour troubler le bonheur de l'homme avait introduit sur la terre l'idée du mal, du juste et de l'injuste, de ce qui est honnête et de ce qui ne l'est pas; idée qui avait produit les remords, les perplexités, les murmures de l'homme contre le Créatem'. Ainsi, pour s'affranchir de cette servitude à la loi qu'ils soutenaient être ime source de malheurs, les Antitactes ne voulurent reconnaître d'autre loi que celle de faire le contraire decequi était ordonné ou défendu. Ils prétendaient renb-er ainsi dans l'état d'innocence d'où, disaient-ils, l'auteur de la loi les avait tirés. Voy. Clément d'.\lexandrie, Stromat.. \. III. S. Augustin . //<?re^: 18. Tillemont. Pluquet, Diction, de hœres., etc.

ANTITHÉTAIRE, ancien terme de droit dont

ANTO

ANTO

on se servait peur signifier uii homme qui tâche de se purger d'\in déht en récriminant,

ANTITRINITAIRES. C'est ainsi qu'on nomme en général tous ceux qui nient la sainte Trinité ou qui enseignent qu'il n'y a pas trois personnes en Dieu , mais seulement trois dénominations données aune seule et même substance. Cependant on donne particulièrement ce noni aux Sociniens, disciples de Fauste Socin , qui s'appellent aussi Unitaires. Voij. Pluquet, Diction, des hérésies.

quelquefois pour ti/pe, figure. Le mot antitype se trouve souvent dans les écrits des Pères grecs et dans la liturgie de leur église pour désigner l'Eucharistie même après la consécration; de là les protestants ont conclu que, selon la croyance des Grecs , ce sacrement n'est que la ligure du corps de Jésus-Christ. Mais cette conclusion est peu logique; car, quoique les espèces eucharistiques renferment le corps du Sauveur, elles en sont cependant la figure, le type, le symbole, ce qui parait aux yeux, puisque ce corps n'y parait pas sous ses qualités sensibles, mais soiis les apparences du pain. D'ailleurs pourquoi ne pourrait-on pas employer les mots type, figure, après comme avant la consécration? Ce qui était fi"ure avant le changement du pain au corps de Jésus- Christ ne lest-il pas encore après? et la consécration change-t-elle (quelque chose dans la figure ou dans ce qui parait à nos yeux? Nous faisons nous-mêmes usage des termes espèces, apparences , même après la consécration ; pourquoi les anciens Pères grecs n'auraient-ils pas pu se servir des mots figure, type, qui expriment la même idée, sans cesser

[)our cela de croire à la transubstantiation et à a présence réelle? Enlin nous avons maintenant des monuments si authentiques de la croyance des Grecs à la présence réelle, que les protestants ne sauraient la contester sans se rendre ridicules. Voy. Bergier, Diction, de tltéologie. D. Macri, Hierolexicon , ad verb. Anïitvpon.

ANTIUM, ville épisc. d'Italie autrefois trèsconsidérable , et dont il ne reste plus que des ruines, à mille pas d'une ville quon a bâtie à la place , et qui s'appelle Nettuno. La religion chrétienne y a fleuri dès les premiers siècles. Voy. De Commanville, />« Table alphabet., p. 19. Richard et Giraud.

ANTIVARI (Antibarium et Antiparos), ville épisc. dans la Dalmatie,de la province Prévalitaine sous Scodra ou Scutari, puis sous Durazzo. En 1062, Alexandre Y confia l'administration du spirituel de cette ville à l'évêque de Dioclée ; mais , lorsque celle-ci fut détruite , les droits de métropolitain furent transférés à Antivari. Il s'y est tenu un concile en 1199. Voy. Mansi, tom. II, p. 779. Gaet. Moroni, vol. II, p. 216.

' ANTOINE (Antonius). Ce mot s'appliquant à un certain nombre d'homonymes divers, nous avons placé d'abord les saints , puis l'abbaye et l'Ordre de ce nom , enfin le reste des homonymes , en suivant autant que possible l'ordre alphabétique.

I. ANTOINE (saint), l'ermite et le patriarche des cénobites, surnommé le Grand, naquit à Côme, près de la ville d'Héraclée, l'an 251, mort le 17 janvier 356. Il perdit ses parents de bonne heure , distribua ses biens aux pauvres , et se retira d'abord dans une solitude peu éloignée du bourg de Côme , puis dans un sépulcre fort éloigné de ce Ijoiirs , enfin dans les masures

d'un vieux château au-dessus d'Héraclée, où il vécut pendant vingt ans. Il n'est pas possible de raconter tout ce quil eut à soufl'rir dans ces trois retraites, tant par les rigueurs qu'il exerça sur lui-même que par la malice du démon, qui mit tout en œuvre pour le tromper par ses artifices , ou pour l'abattre par ses menaces et ses mauvais traitements, qui allèrent quelquefois jusqu'à le laisser pour mort des coups qu'il lui donna. Antoine triompha de tout; et ce fut pour le récompenser de tant de combats et de tant de victoires que Dieu le rendit puissant en œuvres et en paroles pour guérir toutes sortes de maladies spirituelles et corporelles, chasser les démons aussi bien des corps que des âmes , se faire obéir par les bêtes les plus cruelles, par les éléments et les autres créatures les moins soumises à la volonté de l'homme. Il enleva au monde une multitude de partisans à qui il fit embrasser la vie cénobitique. Il sortit plusieurs fois de sa retraite pour confondre les hérétiques et pour encourager les confesseurs de Jésus- Christ. On Ihonore le 17 janvier, jour de sa mort. Il nous reste de lui : 1» Sept Lettres, traduites de l'égyptien en latin; Paris, 1516, in-4% et Cologne, 1m6; elles se trouvent aussi dans la Biblioth. Patrum;— 2« on lui attribue un discours sur la Vanité du monde et la Résurrection, discours publié encore dans la Bif>lioth. Patrum , édil. de Cologne. Voy. saint Athanase, Vie de saint Antoine, édit. dé Bernard de Montfaucon. Bollandus, Baronius. D, Ceillier, Hist. des Aut. ecclés.

IL ANTOINE (saint), martyrisé à Wilna en 1328, sous Olgar, grand-duc de Litbuanie , avec son frère Jean , parce que malgré tous les elforts du duc ils refusèrent de revenir au paganisme, auquel ils avaient renoncé pour embrasser la religion chrétienne. Ils furent pendus tous les deux après avoir soull'eil les tourments les plus cruels. Leur fête se célèbre le 14 avril. Voy. Bollandus, Acta Sanctorim>,[i aprilis.

III. ANTOINE GAULÉE (saint), patriarche de Constantinople , né vers 828, mort en 895, se retira dans un monastère dont il fut abbé, et où il lit le plus grand bien par la sagesse de son gouvernement et l'exemple de ses rares vertus. L'an 888, le peuple de Constantinople. le demandapour succéder au patriarche saintÉtienne, frère de l'empereur Léon \'I. Ses vertus brillèrent encore d'un plus vif éclat sur le siège patriarcal, et il fut le père des pauvres , le médecin des malades, l'appui des faibles et des or- Ehelins. Il présida le concile que l'empereur éon convoqua à Constantinople contre Photius, et mourut peu de temps après , le 12 février, jour auquel l'Église l'honore. Fojy. Bollandus.

IV. ANTOINE DE LÉRINS (saint), appelé aussi en latin Antonius Cyru^, natif ae la Pannonie , mort dans le couvent de Lérins vers l'an 521 ou 526. L'invasion des barbares le força à se réfugier dans la Valteline, où il mena une vie d'ermite sur une montagne près du lac de Côme (lacus Lurim). Son nom se trouve au 28 décembre dans le Martyrologe moderne. Sa vie, écrite par saint Ennode, évêque de Pavie, auteur contemporain , est dans la Chronique de Lérins et dans Surius.

V. ANTOINE DE PADOUE (saint), né à Lisbonne, en Portugal , l'an 1195, entra dans l'Ordre de Saint-François, où il s'acquit une telle réputation de vertu et de doctrine , que le premier il fut chargé du soin d'enseigner la théologie. Il prêcha avec un zèle vraiment apostolique, et fut surnommé par Grégoire IX l'Arche du Testament, tant il était versé dans l'Écriture sainte.

ANTO

ANTO

n mourut à Padoue le 13 juin, en i.231, et fut canonisé l'année même de sa mort. L'Eglise l'honore le 13 juin. On a de lui en latin : 1» des Sermons pour te^ dimanches, l'Avent et le Carérne ; Paris, 1521 , et Venise, 1575 ; — 2° une Exposition mystique de l'Écriture sainte; — 3° citiq livres des C'/ncordances morales sur lu Bible , ouvrages

Îubliés par le P. Jean de la Haye; Paris, 1641, vol. in-fol. Vntf. Supplément au Recueil du P. de la Haye ; Avignon , H35i4 , in-S". Papebroch. \Vading. La Haye. Le P. Ant.- Marie Azzoguido, S. Antonii Ulyssiponensii , cognomento Patavini , Sermones in Psalmos , etc. ; Bologne , 1757 , 2 vol. in-i",

VL ANTOINE (le bienheureux), de l'Ordre des Frères -Prêcheurs, souflrit le martyre au xv« siècle. Comme il se rendait de la Sicile dans le royaume de Naples . des pirates le firent prisonnier et le conduisirent à Tunis, où il embrassa le mahométisme l'an 1459. Au bout de quatre mois il se repentit de son crime, reprit l'habit de son Ordre, et déclara qu'il était chrétien. On mit tout en œuvre pour l'engager à rentrer dans le mahométisme , mais ce i'ut inutilement, et on le condamna à être lapidé. Les chrétiens l'inhumèrent dans une église de Carthage. Sa Vie a été écrite par François de Castiglione , prétre-chanoine de Saint-Laurent de Florence. Voi/. J»urn. des Sav., 1731 , p. i>50.

VII. ANTOINE (SAINT-), abbaye régulière et chef d'Ordre dune congrégation de chanoines réguliers, autiefois hospitaliers, sous la règle de Saint - Augustin , au diocèse de Vienne en Dauphiné. L'Ordre de Saint-Antoine, dont cette abbave est le chef, a pris naissance au xi* siècle. Josselin, issu des comtes de Poitiers, ayant obtenu des reliques de saint Antoine, les déposa dans la ville de La Mothe- Saint- Didier, dont il était seigneur, et jeta les fondements de l'église de Saint-.\ntoine ; une maladie terrible affligeait alors l'Europe; saint Thomas l'appelait Ignis infernalis, et on la nomma depuis feu de saint Antoine, parce qu'on en était guéri par l'intercession de ce saint. L'aflluence des malades fut telle, qu'on bâtit à La Mothe un hôpital où on recevait ceux qui étaient atteints de cette maladie, en 1(M5. Voy. Moréri, édit. de 1759. Richard et Giraud. Biblioth. Sacrée.

VIII. ANTOINE (SAINT-), Ordre militaire fondé en 1382 par Albeit de Bavière , comte de Hainaut, de Hollande et de Zélande, lorsqu'il forma le dessein de faire la guerre aux Turcs. Voy. .\ubert Le Mire, de Ong. Ordin. equest.,

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