‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 154 sur 1220 · C. III · texte numérisé non relu

C. III

II. ANTIOCHUS, surnommé le Dieu, fils et successeur du précédent . épousa Bérénice, fille de Ptoiémée Philadelphe, roi d'Egypte, après avoir répudié Laodice sa première femme, qu'il reprit de nouveau en renvoyant Bérénice. Mais Laodice , craignant qu'il ne rappelât Bérénice , empoisonna Antiochus l'an 246 avant J.-C, et fit mourir le fils de Bérénice. Après cela I.aodice fit reconnaître pour roi de Syrie Séleucus- Callinice, son fils aine. Le prophète Daniel a prédit ces événements au chap. xi, vers. 6 de sa prophétie. Vot/. Hieronvm.. in Dan. xr.

m. ANTIOCHUS, surnoVnmé le Grand, était fils de Séleucus-Callinice et de Laodice. Après qu'il eut vaincu Scopas, général de l'armée égyptienne, et qu'il se fut rendu maître des places de la Cœlésyrie et de la Samarie. les Juifs se donnèrent librement à lui , le reçurent dans leur ville , et fournirent abondamment des vivres à son armée. De son côté, Antiochus permit aux Juifs de vivre selon leurs lois, lem* accorda vingt mille pièces d'argent pour tout ce qui était nécessaire à leur sacrifice, et un grand nombre de privilèges et de faveurs , parmi lesquels on remarque un édit qui défendait aux étrangers d'entrer dans leur temple. Il mourut lan 183 avant J.-C, laissant deux fils. Séleucus- Philopatoret Antiochus-Epiphanes.qui lui succédèrent l'un après l'autre. Vorj. io?.ev\\. Antiq., 1. XII. c. III. Polvb., 1. III et XVI. Tit -Liv.. L XXXllI. Strab.. l". XVI. Justin. 1. XXXII, etc.

IV. ANTIOCHUS EPIPHANES, fils d'Antiochus le Grand et frère de Séleucus-Philopator, roi de Svrie. Avant été à Rome en otage pendant qua'torze ans , Séleucus son frère le fit revenir en envovant en otasie à sa place son propre fils Démétrius; mais Séleucus mourut pendant I le vovage, en sorte que quand Antiochus arriva les peuples le regardèrent conirne une divinité

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favorable venant s'opposer à Ptolémée, roi d'Egypte, qui menaçait de s'emparer de la Syrie. C'est ce qui fit donner à Antiochus le surnom à'Epiphanes, auquel on ajouta même sur les médailles celui de le Dieu. Il assujettit toute l'Egypte dans trois expéditions, fit tuer dans une seule occasion 80,(X)0 Juifs, en vendit 40,000, en retint captifs 40,0U0 autres, leur défendit l'exercice de leur religion , et lit même placer la statue de Jupiter Olympien dans le temple de Jérusalem. Enfin, comme il courait transporté de colère pour exterminer les Juifs, il tomba de son cbar et mourut, touché d'un apparent, mais faux repentir, l'an 160 avant J.-C. Voy. I Machab., Iii, 27; iv, 43 et suiv. II Machab., IV, V, VII, ix. Joseph, Antiq., 1. XII. Polyb., heqat. Diodor. Sicul., iu Excerptis Valesii.

V. ANTIOCHUS EUPATOR, fils d' Antiochus Epiphanes, avait neuf ans lorsque son père mourut. Lysias, qui gouvernait au nom du jeune prince , assiégea Jérusalem , et il était sur le point de la prendre, lorsqu'il apprit que Philippe était venu a Antioche pour en prendre le gouvernement, suivant les dernières dispositions du feu roi. Il s'accommoda aussitôt avec les Juifs pour aller promptement à Antioche, où il fut mis à mort avec Antiochus par les ordres de Démétrius Soter, lils de Séleucus Philopator, l'an 158 avant J.-G. Voy. I Machab., vi, vu. II Machab., xiii, xiv.

VI. ANTIOCHUS, surnommé Epiphanes comme Antiochus IV, son aïeul, et de plus Dionysos (Bacchus), était fils d'Alexandre Balas. Après la mort de son père , tué l'an 146 avant J.-C, il se réfugia en Arabie, auprès d'un prince nommé Elmacliuël ; mais Tryphon ou Diodotos le ramena pour le mettre à la place de Démétrius Nicanor, détesté de ses sujets; mais lorsqu'il l'eut placé sur le trône, et qu'il l'eut vu bien affermi, il le fit tuer par des médecins qu'il avait gagnés, et il s'empara du royaume l'an 139 avant"j.-C. Voy. I Machab., xi, 39 et suiv.; xii, 24, 34; XIII. II Machab., xiv.

Vil. ANTIOCHUS, qui a eu pour surnoms Sidêtés, Sôtêr, Eusébês (pieux), et Euergétés (bienfaiteur), était fils de Démétrius Soter et fière de Démétrius Nicanor. Il épousa sa bellesœur Cléopâtre, et fut reconnu roi l'an 136 avant J.-C. Il attaqua avant tout l'usurpateur Tryphon, qu'il fit prisonnier, puis il fit la guerre aux Juifs, qui avaient depuis longtemps secoué le joug de la Syrie ; il assiégea Jérusalem avec tant de vigueur, que les Juifs rendirent les armes, abattirent les murs de la ville, et qu'ils payèrent un tribut pour les villes qu'ils tenaient hors la Judée. Trois ans après Antiochus marcha contre les Parthes ; après quelques succès, il fut tué dans une bataille, l'an 126 avant J.-C. Voy.l Machab., XV, XVI. Joseph, 1. XllI, c. xii, xvi. Strab., 1. XIV. .\ppian., Syriac. Justin., 1. XXXVI, i; 1. XXXVlll, c. ixetx. Orosius,l, V, c. x.Euseb., in Chrome, ^lian., de Aràmalib., 1. X , c. xxxiv.

VIII. ANTIOCHUS GRYPUS ou PHILOMÉ- TOR, était fils de Démétrius Nicanor et de Cléopâtre. Après avoir vengé la mort de son père sur Alexandre Zébina, usurpateur du royaume de Syrie, et avoir joui ensuite paisiblement du royaume pendant huit ans , il se disposa à faire la guerre aux Juifs; mais dans le même temps il apprit qu' Antiochus de Cyzique, son frère , allait mai'cher contre lui ; il le prévint, l'attaqua et le vainquit dans une première bataille ; mais il fut vaincu dans une seconde. Or, pendant que les deux frères se faisaient la guerre et s'affaiblissaient réciproquement, Jean Hircan, prince et grand prêtre des Juifs, se for-

tifiait dans la Judée et faisait toujours de nouveaux progrès. Enfin Antiochus Grypus, après avoir vécu quarante-cinq ans, régné onze années

aux plus grands honneurs. Voy. Joseph, Antiq. ^ 1. XllI, c. xvii. Justin., 1. XXXIX, c. ii, m. Appian., Si/rioc. Poiphvr., in Grœcis.

IX. ANTIOCHUS DE "CYZIQUE. fils de Cléopâtre et d' Antiochus Sidetès, et frère de mère d'Antiochus Grypus, mort l'an 90 avant J.-C, fut élevé à Cyzique par sa mère Cléopâtre , qui craignait que Démétrius Nicanor, son premier mari , ne le fit mourir. Après avoir lutté contre son frère, il alla au secours des Samaritains, et il fut vaincu par Antigone et Aristobule , fils de Jean Hircan, qui assiégeaient Samarie. 11 fut mis à mort par Séleucus , fils d'Antiochus Grypus ; ses troupes , qui ravageaient les terres des Juifs , furent mises en déroute , et Samarie prise de force et rasée par Hircan. Voy. Joseph, Antiq,, l. III, c. XVIII. Justin., 1. XXXIX , c. m. Diodor. Sicul., in Excerpt. Valesii. Porphyr., ajjud Euseb, Justin., l.XL,Pro/o^.

X.ANTIOCHUS.juifd'Antioche, accusa en plein tliéàtre son père et les autres Juifs d'avoir voulu, pendant la nuit, mettre le feu à la ville. Comme cette accusation avait pour but d'obliger les Juifs à changer de religion, il persuada au peuple irrité de leur proposer de sacrifier à la manière des Gentils, et de regarder comme coupables ceux qui refuseraient. Plusieurs préférèrent la mort , mais beaucoup sacrifièrent. Voy. Joseph, de Belln, 1. Vil, c. XXI.

XL ANTIOCHUS, évêque de Ptolémaïs à la fin du iv" siècle et au commencement du v*, se fit un nom par son talent oratoire; ce qui fit qu'il se rendit à Constantinople, où ses premiers sermons lui valurent le surnom de second Chrysostome. A un orgueil démesuré il joignit l'amour passionné des richesses. De retour à Ptolémaïs, il s'unit avec Sévérien et l'évêque de Béroé contre saint Chrysostome , qu'on voulait dépouiller de sa dignité épiscopale. Aussi au concile de Constantinople se montra-t-il lun des ennemis du saint prélat les plus acharnés. Il mourut en 407. Il laissa quelques écrits qui se sont perdus , et dont l'un était un Traité sur l'avarice.

XII. ANTIOCHUS, moine du monastère de Saint-Sabas , en Palestine , vivait du vi« au vu» siècle. Il fut témoin de la prise de Jérusalem par les Perses, l'an 614 de J.-C. On a de lui : 1» Pandectes de l'Écriture sainte, en 130 chapitres , écrit en grec. Cet ouvrage a d'abord été publié en latin par Tilman ; Paris , 15^^ , in-S», et réimprimé dans la Bibliotheca Patrum;"Paris, 1579, 2 vol.; Cologne, 1618, 7 vol., et Lyon, 1677, 12 vol. Le texte grec et la traduction latine de Tilman ont été donnés par Fronton du Duc (Fronto Ducœus), dans YÂnctuarium Bihlioth, Patrum, pr vol.; Paris, 1624; — 2» un poëme sur l'enlèvement de la vraie Croix par les Perses, lequel se trouve aussi dans le même Auctuariurn.

ANTIOPLE , ville épisc. de la première Thébaïde, sous le patriarcat d'Alexandrie ; on l'appelle aussi Antow ou Antowa, et elle est au milieu du Nil. On en connaît deux évêques : Macaire, qui souscrivit au concile d'Éphèse , et George Jacobite , un des douze qui ordonnèrent Cyrille II d'Alexandrie. Voy. Histor. Pair, Alexandr.

ANTIPAPE, concurrent du Pape légitime, chef de parti qui fait schisme dans lÉglise ca-

ANTÎ

ANTI

Iholique pour détrôner le Pape légitimement élu et se mettre à sa place. Depuis Novatien , qui vivait au in» siècle, jusqu'à ^Vmédée de Savoie, qui vivait au xv«, Richard et Giraud en comptent 'iîSA'Enci/dopéd. cuthol. (Supplément) 36. et Gaet. Moroni 39- ANTIPAROS. Vi»i. Anthari.

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