‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 159 sur 1220 · APEL · texte numérisé non relu

APEL

sauver son peuple sans lui inspirer ce meurtre. Voy. Juges, m, 15 et suiv. Bergier, Diction, de ihéoloqie.

AOSTE ou AOUSTE (Augusta Prœioria ou Sallassiorum) , ville épisc. du Piémont sur la Doire. Comme cet évêché est très-ancien, on croit qu'Aoste reçut la foi de Jésus -Christ par les disciples de saint Barnabe, lorsque cet apôtre prêchait l'évangile en Italie. Il dépendait autrefois de Milan, mais il est aujourd'hui sous la métropole de Chambéry. Voy. Richard et Giraud. De Commanville , I'^ Table alphabet., p. 30. Gaet. Moroni , vol. Il , p. 233, 234.

AOU, AOUST. Voy. Aigulfe, n» II.

AOUSTE. Voy. Aoste. .

I. AOUT (Augustus), le huitième mois de Tannée d'après notre manière de compter, mais le sixième selon les Romains, qui pour cette raison l'appelaient sextilis. Voy. Richard et Giraud.

II. AOUT ou AUGUSTE {Augustus), saint, prêtre en Berry, mort vers l'an 560 , était de la maison de saint Désiré, évêque de Bourges. Comme il était impotent, on lui donnait beaucoup d'aumônes , qu'il employa à faire bâtir une chapelle en l'honneur de samt Martin dans le village de Brives^ en Berry. Dieu le guérit miraculeusement, et, en reconnaissance de ce bienfait, Août se consacra au service de Dieu, et s'entoura de quelques religieux avec lesquels il vécut dans toute l'exactitude de la vie monastiaue ; puis il fut abbé de Saint-Symphorien , près ae Bourges. Sa fête se célèlire le 7 octobre,

APACZAÏ ou APATZAI TSÈRE (Jean), savant croate, né à Apatza, village de Transylvanie , et mort en 1659 , étudia à TJtrecht les langues orientales , la philosophie et la théologie ; il devint professeur au collège de Weissenbourg. Partisan outré de la philosophie de Descartes et du presbytérianisme , il fut condamné à être précipité du haut d'une tour; mais la peine fut commuée en un bannissement perpétuel. Il se rendit donc à Clausenbourg , et il obtint une place au collège de cette ville. Il a laissé , entre autres ouvrages : 1° Bissertatio continens introductionem ad philosophiam sacram; Utrecht, 1650-, — 2" Orutio de shidio sapientice; Utrecht , 1655 ; — 3" Bissertatio de politia ecclesiastica ; Clausenbourg, 1658. Voy. Fel- 1er, Biogr. univers. Cattau , dans la Biogr. univers, de Michaud.

APADNO. Daniel , parlant de l'antechrist, ou d'Antiochus Épiphanes, selon le sens littéral, dit, d'après laVulgate : Il plantera son tabernacle (ou sa tentc)à Apadno, entre des mers, sur une montagne célèbre et sainte (xi , 45). L'hébreu porte à la lettre : // plantera les tentes de son palais entre des mers , à une montagne de beauté, de sainteté. Le mot hébreu , que saint Jérôme a rendu par un nom propre, signifie en hébreu comme en chaldéen , en syriaque et même en arabe, citadelle, palais. Quant à cette montagne célèbre, ou belle et sainte, c'est sans aucun doute la montagne de Moria , sur laquelle fut bâti le temple de Jérusalem par Salomon. C'est ainsi que les lexiques hébreux, au mot Apjiéden , et les commentateurs modernes expliquent généralement Apadno; mais Théodoret dit, dans son Commentaire sur ce passage, qn'Apadanon est le nom d'un certain lieu situé non loin de Jérusalem, et saint Jérôme, q^^Apedno est près de Nicopolis, qui s'appelait auparavant Emmaiis , oii commeiicent à s'élever les montagnes de la Judée. Enfin Procope, citant les lieux que Jusfinien fit fortifier autour d'Amida, mentionne Apadna. Voy. Procope, de Aidificiis Justiniani,

1. II, c.iv; 1. V, c.lx.Reland,Pa/<P*^ illustratu, p 5'71. D.'Calmet, Diction, de la Bible.

I. APAMÉE (Apamea), ville métropolitaine in partibus dans la seconde Syrie , sous le patriarcat d'Antioche , appelée aujourd'hui Hama. La religion n'y a été guère établie que du temps de Théodose , quand il ordonna qu'on démolit tous les temples des faux dieux. Voy. la liste de ses évoques , grecs et latins , dans Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. II, p. 235.

II. APAMÉE {Apamia),\'û\o. autrefois archiépisc. et métropolitaine de Bithynie , dans l'Asie Mineure , sur la Propontide , ou mer de Marmara, entre Bourse et Cyzique. Elle s'appelait d'abord Myrléa; c'est Nicodème Epiphanes , fils de Prussias, qui la nomma Apumée , du nom à'Apuma, que portait sa mère. Cependant les Turcs l'appellent encore aujourd'hui Myrléa. Voy. De Commanville , J" Table alphabet., p. 19. Gaet. Moroni , ibid.

III. APAMÉE GIBOTIS, ou CIBOTOS, a été jusqu'au iv* siècle une ville épisc. du diocèse d'Asie, dans la province de Pisidie, sous la métropole d'Antioche. Richard et Giraud en citent quelques évoques.

APAMI.ffi. rojy. Pamiers.

APATHIE (affectuum vacuités, exstinctio), dans le sens moral est une insensibilité et une privation entière de tout sentiment passionné, une extinction totale de la concupiscence. Les stoïciens se piquaient d'une entière apathie, jusqu'à n'être point sensibles à la douleur. La doctrine de l'apathie est contraire à l'Ecriture, aux Pères , aux conciles , à l'expérience et à la nature de l'homme ; et s'ils en ont quelquefois employé le terme, c'était uniquement poui exprimer le mépris et le détachement de toutes les choses de la terre , tels qu'ils conviennent à des chrétiens qui aspirent au ciel , et surtout à ceux d'entre eux qui font une profession particulière de vertu et de piété. Voy. Bergier, Diction, de théologie. Richard et Giraud.

APATHOS ou PATHOS {Apathus, Regeon Apathus), ville épisc. du diocèse de Jérusalem, de la première Palestine , sous la métropole de Césarée, laquelle a été érigée en évêché au xil» siècle. Voy. Roland, Palœst. illustr., p. 315 et 571. De Commanville, part. II, ch. xil, p. 281 , et I^ Table alphabet., pag. 19.

APATZAÏ TSÈRE. Voi/. Apac7Aï.

APCHON DE GORJENON (Claude-Marc-Antoine d'), prélat français, né à Montbrison en 1721, et mort à Paris en 1783, fut nommé évêque de Dijon l'an 1755, et à l'archevêché d'Auch en 1776. Il déploya dans toute sa vie épiscopale toutes les vertus qui illustrèrent la primitive Église. Il a laissé des Instructions pastorales pleines d'onction. Voy. Richard et Giraud, Biblioth. Sacrée, tom. XXVIII, pag. 111. Feller, Biogr. univers.

APEL (Jean), en latin Apellm, iuvïsc. contemporain de Luther, né à Nuremberg en 14H6, mort vers 1540, était professeur de l'université de Wittemberg , contribua beaucoup à la réformation; quoique chanoine de Wurzbourg. il se maria avec une religieuse. On a de lui : l" Defensio Jo. Apelli pro suo conjugio, cum prœfat. Lufheri ad Jo. Crojum; Wittemberg, 1523, in-40; — 2» Methodica dialectes ratio, ad jurisprudentiam accommodata ; Nozimb., 1535, in -4°; —r 3" Brachilogus juris civilis, sive corpus legum^ ouvrage fort estimé qui a été attribué à l'empereur Justinien. Voy. AVill, Diction, des Savants de Nuremberg. Frehrmann, Suppl. au Diction, de Grohmann , tom. VllI. Feller, ibid. I. APELLE , un des fidèles seniteurs de Je-

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sus-Christ que saint Paul salue dans son Épitre aux Romains (xvi, 10). Les Grecs croient qu'il fut un des soixante -douze disciples et évèque dHéraclée. Ils font sa fête le 31 octobre ; mais le ilartyrologe romain porte son nom au 21 avril et au 10 septembre, avec Luc ou Lucius.

IL APELLE ou APELLES, hérétique du ii* siècle, était disciple de Marcion; mais il ne suivit pas en toutes chos-es les sentiments de son maître : ainsi il n'admettait qu'un seul principe nécessaire et éternel; mais pour expliquer l'origine et l'existence du mal, il prétendait que ce principe, Etre souverain, essentiellement bon, ne prenait aucun soin des choses de la terre; qii'il avait créé des anges, dont un d'entre eux avait à son tour créé notre monde sur le modèle d'un monde supérieur et plus parfait. Ce monde s'étant trouvé mauvais, parce que son créateur était mauvais lui-même, Jésus-Christ, qu'il disait être Fils du Dieu souverain, était venu dans les derniers temps avec le Saint-Esprit pour sauver ceux qui croyaient en lui. pour leur donner la connaissance des choses célestes et pour leur faire mépriser le créateur avec toutes ses œuvres. Il ne donnait point non plus à Jésus -Christ un corps fantastique, comme Marcion, mais il formait ce corps de toutes les parties des cieux par lesquelles Jésus -Christ était passé en descendant sur la terre, et il disait que Jésus-Christ, en remontant, avait rendu à chaque ciel ce qu'il en avait pris. Selon lui, les âmes spirituelles, quant à leur substance, avaient été d'abord unies à un petit corps aérien très-subtil , sur le modèle duquel elles s'étaient formé chacune un corps tenestre. Quant à la différence des sexes dans ces corps terrestres , il la faisait venir de la différence sexuelle qu'il supposait dans les corps aériens. On peut dire, en un mot, qu'Apelle joignait une partie des erreurs des gnostiques aux idées générales de Marcion. Voy. TertulL, de Piœscrïpt., c. xxx. Epiphan., Hœres. 44. August., Hœrea. 23. Euseb., Hist. eccles., 1. 'V, c. xiii. Baron., ad an. 146. Pluquet, Diction, de-v Hérésiei.

APELLÉIENS ou APELLITES, disciples d'Apelle. Tov. Bergier, Diction, de théologie.

APENISTA. Koy. Vesti.

APER. Voy. Abre, n<> L

APHACA, ville de Syrie dans le Mont-Liban, entre lléliopolis et Bibles. Voy. Reland, Pa/œst. illustrntn . p. 31 5. D. Calmet, Diction, de la Bible.

APHAiRÉMA, qu'on lit dans la vei-sion grecq\ie(I Machab., xi,34), et qu'on rend quelquefois p ir Aphéréma . est une des trois toparchies ajoutées à la Judée par les rois de Syrie. C'est probablement la même quEphrem ou Ephi-aïm, qu'on trouve dans saint Jean (xi, 54). Voy. Reland, iljid.. p, 572.

APHARA. Voi/. Aphra.

APHARSACHÉENS ou iPHARSATHÂCHEENS, un des peuples qu'Asénaphai" transféra comme colons à Samarie. Voy. 1 Esdr., iv, 9, 10; v, 6; VI , 6.

APHARSÈENS, peuple transféré à Samarie comme le précédent. Voy. I Esdr., iv, 9, 10.

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