‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 164 sur 1220 · XII. AQU^ TARBELLICiE. Voy. Dax · texte numérisé non relu

XII. AQU^ TARBELLICiE. Voy. Dax

XIII. AQU.ff: TIBILITAN.ff:, évèché de Numidie, dans l'Afrique occidentale. Voy. De Commanville, ibirl.

AQUALESIMA. Voy. Angoulême.

AQUAPENDENTE, petite ville dans le domaine du Pape , où l'on transféra l'évêché de Castro en 1650.

AQUARIENS {Aquarii) . hérétiques du iiF siècle, disciples de Tatien, ainsi nommés parce qu'ils n'olfraient que de l'eau dans le sacrifice de la messe. Saint Cyprien les réfuta dans sa 63« lettre. Voy. Baron., Annales ad ann. 257.

AQUARO ou AQUARIUS (Mathias), dominicain et professeur de théologie, mort en 1591, enseigna la métaphysique à Turin , Venise , Milan, Naples et Rome , et a laissé plusieurs ou-

vrafifes sur la philosophie d'Aristote et la scliolastique. On a de lui , entre autres : 1» Oratio de excellentia sacrœ fAeo/oozce; Turin, 1559, in-4", et Naples , 1572, in-4» ; — 2" Lectionum in primam Philosop/nam , ut dicisolet, Principium ; Naples, 1571, et Rome, 1575, in-4''; — 3" Dilucidutiones in Xlllibros primœphilosophiœ A ris totelis ; Rome, 1584, in-4''; — 4* Formalitates juxta Doctrinam D. Thomœ; Naples, 1605 et 1623, in -fol. Cet ouvrage avait été commencé par Alph. de Marcho d'Aversa. Possevin lui attribue des Commentaires sur les douze petits prophètes et sur les endroits les plus difficiles de l'Ecriture suinte; mais il ne dit pas s'ils ont été imprimés. Voy. Échard, Script. Ordin. Prœdic, tom. II. Ri-

AQUASPARTA (Matthieu d'), né dans la ville de ce nom, mort à Rome en 1302, prit à Todi l'habit religieux de l'Ordre de Saint- François, et acquit la réputation de l'un des plus habiles théologiens de son siècle. En 1287 il fut élu général de son Ordre , et devint cardinal sous Nicolas IV., Il a écrit sur le Maître des Sentences, sur l'Épitre de saint Paul aux Bomùins, etc. Fo?/. Wading , in Annal. Ord. Mi' nor. Sweert, Athen. Franc. Ciaconus, Biblioth.

AQUATIQUES, hérétiques qui croyaient que l'eau était un principe coéternel à Dieu. Voy. Stockman, Lexicon. Pluquet, Diction, des Hérésies.

AQUAVETERI (Jean d'), religieux de l'Ordre des Carmes à Malines, né à Oudewater, dans le territoire d'Utrecht, mort en 1507, possédait à un très-haut degré la science des saintes Écritures. On a de lui : 1» Fasciculus iernporum sui Ordinis, lib. III; — 2» Manuale; — 3» Dialogus inter Carmelitam et Cartusianum ; — 4° Epistolœ fumiliares; — 5" de Puritate conceptionis B. V. Mariœ; — 6° Sermonum de temporeet Sanctis, lib. II; — 7» Quadragesimale; — 8» Propugnaculum Curmelitarum; Venise, in -4°; — 9" Contra Wigandumpro Trithe^nio, lib. I. Voy. Sweert, Athen. Belg., p. 388.

I. AQUAVIVA, nom qu'ont porté trois villes d'Italie : 1» l'une, située dans la province de Bari, où l'on voit une collégiale dont l'archiprètre connaît de toutes les affaires litigieuses; 2» l'autre, en Toscane, dans l'ancienne Flaminie , sous le mont Soracte ; 3" la troisième , dans le Samnium ou la Campanie ; c'est maintenant un bourg sur le Vulturne, de la province de Capoue. Chacune de ces villes prétend avoir été épisc, et s'attribue les évèques dont on voit les noms dans les actes ecclésiastiques. Voy. Ri-

II. AQUAVIVA ou ACQU AVIVA ( Claude ) , Napolitain, mort en 1615, entra chez les jésuites , et fut élu général de son Ordre en 1581. Il gouverna la société avec beaucoup de sagesse et de modération. On a de lui : 1» Directoriurn exercitiorum S. Ignatii; Venise, 1611, in-12; Anvers, 1635, in-8«; une traduction française a paru sous le titre de Manuel des Supérieurs: Pans, 1776 , in-12 ; — 2» Méditationes in psalm. xliv et cxiii ; — 3» seize Epitres, qui sont de véritables traités ; — 4» Oratio de Passione Domini; 1641, in-12. Voy. Ale^ambe, de Script. Societ. Jesu. Sponde , in Annal. Le Mire , de Script, soieuh xvi.

^SHSHÎî^' AQUELISMA. Voij. Angoulême.

AQUELIN. Voy. Aquilin.

AQUI ou ACQÙI (Aquœ Statiellœ), appelée aussi Zajorin ou Zajerin , ville épisc. des Alpes Cohennes et du vicariat Italique, peu éloionée d'Albe. On croit que la foi y fut prêchée^par les disciples de saint Barnabe , et que le pre-

AQUI

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mier évêque de cette ville fut un des soixantecinq missioiuiaires que le pape Silvestre établit aux environs.

AQUIAB. Voy. Achiab.

I. AQUiLA, \i\\e épisc. d'Italie, capitale de l'Abiuzze ultérieure, au royaume de Naples. Alexandre IV y a transféré en 1*257 le siège de Furconium. Vojj. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. II, p. '25*2 et suiv.

II. AQUILA, surnommé le Pontique, parce quil était originaire du Pont, contrée d'Asie, reyut chez lui saint Paul lorsqu'il vint d'Athènes à Corinthe , et fut converti , ainsi que sa femme Priscille , par le grand apôtre. Les deux époux lui rendirent de très-grands services à Éphèse , jusqu'à exposer leur tète pour sauver la sienne. Les Grecs donnent a Aquila le titre d'apôtre, et font en son honneur leur giand office le 14 juillet ; les Martyrologes d'Usuard et d'Adon mettent la fête d" Aquila et de Priscille au 8 du même mois. Voy. Actes, xviii. "2 et suiv. Rom., xvi,3.

I Corinth.. xvi. 19. 11 Timoth., iv, 19.

m. AQUILA DE SYNOPE, dit aussi le Pontique par la même raison que le précédent, juif de naissance, embrassa le christianisme; mais il fut chassé de l'Église parce qu'il ne voulut pas renoncer à l'astrologie judiciaire. Il a composé deux traductions grecques de TÉcriture : l'une assez libre, et l'autre plus littérale, que les Juifs préféraient à toutes les autres versions. Voy. Iren., 1. II, c. xxiv. Hieron., Prœf. in Jo~ bum. Comment, tu Isai., c. I, viii, XLIX; in Ose., c. Il ; in Hahac. c. m ; Epist. CXXXVIII ad Marcellam, et CXXV ad Damas. Monfaucon, Hexaiil. prcelini., p. 51. .1. Morin, Exercitut. bibl.. p. 3i. J.-B. Glaire , Introd.. tom. I", p. 3, 79, 275, 282, 286, 3U, 3W; tom. III, p. 341.

IV. AQUILA (.Antoine d') a laissé : Novœ instituiiones lingiue hebraicœ ; Rome, 1650, in-8». Voy. Imbonat., Bifilioth. lat. iiebr.. p. 313.

"V. AQUILA (Bernardin d'), religieux de l'Ordre des Frères Mineurs de la ville de Fossa ou d'Aquila, mort en 1563, était très-savant dans l'Écriture sainte et dans l'un et l'autre droit. On le représente comme doué du don des miracles.

II fut appelé à Rome pour remplir les fonctions de procureur de son Ordre , et mourut dans le couvent de Saint-Julien, près de la ville d'Aquila, d'où ses reliques furent transférées, en '1.M5, dans le couvent de Saint- Ange, entre Fossa et Ocra ; le peuple les honore avec beaucoup de dévotion. On a de lui : 1" Historia brevis de ccenobiis et illustribus viris provinciœ S. Bemardini; — 2® Quodlihetum scnolasticitm : — 3" Quadragesimale : — 4° Peregrinus; — 5» Funerale; Venise, 1572 ; — 6" Centuria in memoriam passionis Christi ; — 7" Sennonum aliquot libri inchoati, dont on a extrait Tractatus de nubere volent ium doctrina . qui se trouve dans les Tr'uctatus juris;\en\se^ 1584, tom. IX; — 8" Vita S. Bemardini Senensis; — 9'' Vita B. Philippi Aquilani; — lO les Avis pour la vie spirituelle, en italien ; Venise , 1572. Voy. Pierre Rodolphe , Historiée religionis Seraphicce, 1. III. Wading, de Script. Ord. ^finor.. p. 54. Possexin, in A})par. sacr. Le P. Jean de Saint- Antoine , Biblioth. univ. Francise, tom. I*"^, p. 204 et 205.

Vï. AQUILA (Henri), Allemand, religieux de rOrdre des Carmes . vivait vers 1330 j et l'on croit qu'il fut docteur de Paris. On a de lui : 1° in Cantica canticorum,\\h. I; — 2" Quodlibetorum, lib. Il; — 3° Quœstiones ordinariœ , etc. Voy. Possevin, in Âppar. sacr. Lucius, in Biblioth. Cannel.

VII. AQUILA (Pierre d'), surnommé le petit Scot et le docteur nuffisunt , religieux de l'Ordre

des Frères Mineurs de la province de Saint- Bernardin, mort vers 1352. fut chapelain de Jeanne , reine de Sicile , inquisiteur de la foi à Florence et évêque de S. Angelo. On a de lui : un s,A\2Mi Commentaii'e sur les quatre livres du Maître des Sentences; Spire, 1480 ; Venise, 1584, in-4" ; Paris , 1585 , in - 8" ; Venise , 1600 , in-4". Voy. le P. Jean de Saint -Antoine, Biblioth. univ. Francise, tom. II, p. 432.

AQUILËE (Aquileia ou Aquilegia), ville du Frioul autrichien, autrefois archiépisc. et patriarcale ; elle était si considérable, qu'on l'appelait la seconde Borne. Son patriarcat a été supprimé en 1751. lorsqu'on érigea les deux archevêchés d'Udine et de Goritz. Voy. De Coramanville, /f« Table alphabet., p. 21, 22. Richard et Giraud . Biblioth. Sacrée.

AQUILIN ou AQUELIN (saint), né à Bayeux vers 620, mort en 695, fut d'abord marié, et servit dans les armées de Clovis IL Après la mort de saint Etern, arrivée vers l'an 653, il fut élevé sur le siège épiscopal d'Évreux. Il se consacra tout entier au salut de son peuple et pratiqua les plus grandes austérités. Il assista, l'an 688, au concile de Rouen, et mourut après quarantedeux ans d'épiscopat. Il fut enterré dans une église qu'il avait fait bâtir dans les faubourgs de la ville , et il opéra divers mii-acles. Le Martyrologe romain place sa fête au 19 octobre, mais elle est célébrée à Évreux le 15 février. Voy. sa vie dans Surius, dans l'Histoire d'Évreur, p. 40, et dans Trigan , Histoire ecclésiastique de la province de Xormandie , tom. I"", p. '309.

AQUILIUS (Henri), polygraphe belge vers le milieu du xvi^ siècle, a composé, parmi d'autres écrits : l' Moralium Libri Très; — 2" Paraphrasis in Orationem Dominicain ; — 3» Progymnasmatum de Passione hominis Libri Très; ces trois ouvrages furent imprimés à Cologne en 1566. Voy. Pierre Scriver, Batavia illustrata. Sweert , A thenœ Belgicœ. André-Valère , Biblioth. Belgica.

I. AQUIN (Antoine d), publia une collection des Lettres des Papes depuis saint Clément I" jusqu'à Grégoire VII, faite par le cardinal Antoine Caralfa. Voy. le Journ. des Savants,ll'-2i.

II. AQUIN (Louis), né à Avignon en 1600, lils de Philippe d'Aquin ( Voy. l'art, suiv.), lit comme son père sa principale étude de la science rabbinique, et se rendit très-habile dans les langues orientales; il traduisit en latin le Commentaire sur Job, de Lévi-Ben-Gersan; Paris, 1622, in-4»; et le Commentaire sur Esther. qu'il eru'ichit de notes.

ni. AQUIN ou AQUINO (Philippe d), savant rabbin , né à Carpentras, et mort à Paris en 1650, était père de Louis d'Aquin. Son véritable nom était Mardùchée, en hébreu Mordet-hai. Chassé de la synagogue d'Avignon en 1610, à cause de son penchant pour le christianisme , il se retira dans le royaume de Naples, et reçut le baptême à Aquino, dont il prit le nom. 11 vint ensuite se fixer à Paris, où Louis XIII le nomma profesr seur d'hébreu au Collège de France. Ses principaux ouvrages sont : 1" Disposant des disiwsi-r lions, diction, hebreo-chaldaeo-talmudico-rabbinique , en hébreu ; Paris , 1620, in-foL; — 2o Badices Linguce Sanctœ ; Paris, 1620, in-16; — 3" une traduction italienne des Chapitres des Pères; -r 4» Explication des treize modes employés par les anciens rabbins dans l'interprétation du Pentateuque; Paiûs, 1620, in-4»; — 5» Dissertation «*r le Tabernacle et le Camp des Israélites d'après les anciens Juifs, en italien; ibid., 1623, in-4»; — 6» Explications littérales, allégoriques et morales du Tabernacle mosaïque, etc.; ibid., 1624, in-4o ; — 7» Interprétation aie l'Arbre cabalistique,

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