ARAB
ARAG
avec sa figure , d'après les anciens écrivains ; ibid., 1625, in-S"; — 8" une traduction italienne de l'Examen du monde, avec les sentences morales des anciens hébreux et des. treize modes d'interpréter la loi. Voy. Paul. Colomesius, in Galliaorientali, p. 255. ^dxioXocà, Biblioth. magna rabbin., tom. IV, p. 347. Wolf, Biblioth. Hebr., tom. I, p. 977. Le Long, Dissei't. hist. sur les Bibles polyglottes. Bougerel, Mémoires pour servir à l'hist. des juifs de Provence, dans les Mémoires de littér. etd'hist., tom. II, part. li. Moréri , édit. de 1759.
AQUINO (Aquinum), ville épisc. d'Italie dans le royaume de Naples, sous la métropole de Capoue , patrie de saint Thomas le docteur Angélique. Elle a reçu la foi dès les premiers siècles. Son évêque résidait à Pontecorvo. Depuis elle a été réunie à Pontecorvo et à Sora , et la résidence épisc. est à Rocca Secca. Vers l'an 50() elle fut érigée en un èvêché, qui s'est déclaré dépendant immédiatement du Saint-Siège, comme il y est toujours, aussi bien que Pontecorvo et Sora. Voy. Ughelli, Ital. Sacra, tom. l, p. 394, et tom. X , p. 208. Gaet. Moroni, vol. II, p. 263,264
AQUISCINETUM. Voy. Anchin.
AQUIS-GRANUM. Voy. Aix-la-Chapellk.
AQUITAINE, une des trois grandes provinces de la Gaule reconnues par Jules César après la conquête. Après avoir subi différentes divisions et circonscriptions, elle forme aujourd'hui les départements de la Gironde, de la Dordogne et de Lot-et-Garonne. Il s'y est tenu plusieurs conciles. Voy. le P. Antoine Pagi.
AR, ville, la même quAréopoHs, Ariel de Moah ou Rabbath-Moab , capitale des Moabites, sur le fleuve d'Arnon. Voy. Nombres, xxi, 15, 28. Deutéron., ii, 9, 18, 27. Euseb., Onomast. Hieron., in locis. Theodor. , ad Jesai XV. Reland, Palœst. illustr., p. 577.
I. ARA ou HARA, ville ou canton d'Assyrie où les Israélites des dix tribus furent transportés par Teglathphalazar. Voy. I Paralip., v, 26.
II. ARA, fils de Jéther, de la tribu d'Aser. Voy. I Paralip., vu, 38.
ill. ARA , hérétique qui prétendait que .Tésus- Christ n'avait pas été exempt du péché originel. Voy. Eusèbe, Hist., 1. VI, c xxvi. Stockman, Lexicon.
ARAAS , maître de la garde-robe à Jérusalem. Voy. IV Rois, xxil, 14.
ARAB, ville de la tribu de Juda. Voy. .Tosué, XV, 52.
ARA6ANEL. Voy. Abarbanel.
ARABE (version). Voy. Versions de l'Écriture.
ARABES ou ARABIENS, ARABIQUES, sectaires qui, dans le iii« siècle, attaquaient l'immortalité de l'âme, sans nier cependant la vie à venir; mais ils pensaient que lame mourait avec le corps et ressuscitait avec lui. La modération d'Ongène, jointe à la solidité de ses raisonnements , détrompa les Arabiens et anéantit leur secte. Voy, Eusèbe, Hist.,\.^\., c. xxxvii. August., Hœres.dS. Nicéphor, Hist., 1. V, c. xxiii. Labbe, tom. I«f. Pluquet, Diction, des hérésies,
ARABIE, de l'hébreu Ereb, désigne le pavs à l'occident du Tigre et de l'Euphrate, c'est-à-dire ime des principales parties de l'Asie, à l'orient et au midi de la Palestine , et qui s'étend vers le sud entre la mer Rouge et le golfe Persique. Les dénominations Arabie Déserte , Arabie Heureuse, Arabie Pétrée, inconnues d'ailleurs aux Arabes, ne se trouvent point dans l'Écriture. Seulement les habitants de la Palestine appelaient l'Aj'abie le pays de l'Orient, et ceux ae la
Babylonie le pays de l'Occident. De là les Arabes sont désignés dans les Livres saints tantôt sous le nom d'Orientaux, tantôt sous celui d'Occidentaux. Voy. Juges , vi , 3. IV Rois , iv, 30. Isaïe , XI, 14, etc. I). Calmet, Dictimi. de la Bible. Reland, Palœst. illustrata, J.-B. Glaire, Introd., tom. II, p. 8, 9. — Sans parler des prédications de saint Paul en Arabie , nous dirons que les Arabes se trouvèrent à Jérusalem, le jour de la Pentecôte, avec beaucoup d'autres peuples , que ceux de l'Arabie Déserte furent convertis à la rehgion chrétienne par des moines, leurs voisins, en 373, et que ceux de l'Arabie Heureuse le furent par un évêque arménien, sous le règne de l'empereur Constance. Le christianisme fut flo rissant dans cette contrée jusqu'aux temps de Mahomet. Il n'y a eu en Arabie qu'un seul concile; il a été tenu en 246 ou 249, contre des hérétiques qui niaient l'immortalité de lame. Voy. Labbe, Concil., tom. I. Assemani, Biblioth. Orient. De Monoph. Dissert., n''9,tom. II, p. 386. Richard et Giraud.
ARABIEN, à la fin du IF siècle a fait quelques opuscules sur les dogmes de la religion chrétienne. Voy. Eusèbe, 1. V, c. xvii. Saint Jérôme, de Scriptorib. eccles., c. XLVI.
ARABIQUES. Voy. Arabes.
ARABISSE, ville épisc. de la seconde Arménie , selon l'Itinéraire d'Antonin , et de la troisième selon Justinien. On n'en connaît que cinq évoques. De Commanville met son érection au iv« siècle (IP part., c. x, pag. 251). Richard et Giraud.
ARABOTH. Voy. Aruboth.
ARACÉENS, habitants d'une ville de Phénicie nommée dans Joseph Arkê elArkai. On voit encore aujourd'hui au nord de Tripoli les ruines d'Arca Cœsarea, qu'on appelle Tel Arka. Voy. Genèse, x, 17. I Paralip., i,15. Reland, Pû/œA•^ illmtr., p. 122, 216, 316, 576.
ARACH , ville bâtie par Nemrod dans la terre de Semiaar. Voy. Genèse, x, 10.
ARACHIELE (C«ccia/uro), théologien arménien né à Erzeroum, mort à Venise en 1740, se rendit célèbre à Rome et à Venise par ses prédications. On a de lui, outre un poëme en arménien : 1" Summa universœ theologiœ ; — 2" Universœ theologiœ speculativœ ,positivœ et moralis optis; — 3" une Introduction à la vie chrétienne, en arménien. Voy. Moréri, édit. de 1759.
ARACHITE, habitant d'.\rchi. Voy. II Rois, XV, 32, etc., et Archi.
ARAD, ville des Chananéens au midi de la tribu de Juda , probablement la même qu'Héred (Josué , XII , 14). Voy. Nombr., xxi, 1 ; xxxiii, 40. Juges, I, 16. Détruite par les Israélites après qu'ils eurent subjugué le pays de Chanaan, Arad fut rétablie , et devmt ville épisc. du diocèse de Jérusalem sous la métropole de Petra. Voy. Labbe, Concil., tom. V, col. 192, 283.
ARADA, vingt et unième station des Israélites dans le désert. Voy. Nombres, xxxiii, 24.
ARABE (Aradon ou Aradus)., île de la mer de Syrie. Elle devint évèché de la Phénicie maritime dans le patriarcat d'Antioche. Voy. Ézéchiel, xxvn, 8. I Machab., xv, 23. De Commanville, l^^ Table alphabet., p. 22. Bochart, Geoqr. Sacr., part. II , 1. IV, c. xxxvi , p. 346. Michaeïis, Spicileg., part. II, p. 42. Rosenmiiller, Handbuch der bibl. Alterthumskunde , tom. II, part. I, p. 6.
ARAGON, province d'Espagne, autretois royaume indépendant. Il y a eu deux conciles : l'un tenu en 10(32, sous le pape Alexandre II, dans le monastère de Saint- Jean de Rocca ou de la Pegna. On y décida que les évêques d'A-