‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 167 sur 1220 · ARC · texte numérisé non relu

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III. ARBÈLE , ville au delà du Jourdain, dans la dépendance de Pella. Voi/. Euseb., ibid.

ARBELLES, ville située dans la tribu de Nephthali, selon les uns, et la même qaArbates, selon les autres. Voy. I Machab., ix, 2.

ARBI , est mis dans la Vulgate (II Rois, xxiii, 35) comme un nom de ville; c'est probablement la même qu' Arab; l'hébreu en fait un adjectit relatif sii^niliant hahitard d Arab. Compar. Josué, XV, 5*2.

ARBIOL Y DIEZ (Antoine), ne dans le bourg de Torrellas , archevêché de Tarragone en Espagne,ran 1548, prit l'habit de Saint- François, et mourut en odeur de sainteté en 1726. Il professa dans son Ordre la théologie et la philosophie avec le plus grand éclat, et il refusa l'évôché de Ciudad-Rodrigo, que Philippe V voulait lui donner. On a de lui plusieurs ouvrages, les uns en latin , les autres en espagnol ; ce sont : 1" Disputationes selectœ scholasticœ et dogmcUicœ , infolio ; — 1" la Religieuse instruite, in-4''; — 3» Vocation ecclésiastique j in -4"; — 4^' la Mystique fondamentale, in-4»; — 5» le Tiers-Ordre Séraphique, in-4» ; — 6" la Maison et Famille réglées, jn-4"; — 7° Lumen concionatorum , in -4"; — %o Détromperies mystiques, in-4"; — 9" Defensio Civitatis mtjsticœ Mariœ à Jesu de Agreda, contra censuram Parisiensium , in-4''; — 10» la Félicité d'Espagne avec Notre-Dame de Saragosse, 10-4»; — il" Sermones mystici, humiles et morales, in-4''; — 12* Explication de la doctrine chrétienne, in-8°; —13" les Ravages de la luxure et les remèdes, in-S»; — 14» la Vie du vénérable P. Jérôme Garcia, cordelier, in-4». Tous ces ouvrages ont été imprimés plusieurs fois à Madrid, à Saragosse, à Murcie et à Barcelone. Voi/. Ricliard et Giraud.

ARBITRAGE, ARBITRE. Dans les affaires purement spirituelles, on ne doit point noinmer pour arbitre un séculier; le bon sens suffit seul pour le faire comprendre. Aussi le concile de Chalcédoine ordonne-t-il (Canon. 9) aux ecclésiastiques de recourir à leur évèque pour traiter en sa présence le sujet de leurs différends, à moins que l'évêque lui-même ne les engage à choisir des arbitres. Voy. Labbe, t. IV, p. 760. L. Ferraris, Prompta Biblioth., etc. ARBO. Voy. Ap.be.

ARBOGA ou ARBOGEN , petite ville de Suède dans la Westmanie. L'an 1396 on y tint un concile sur la discipline, auquel présida Henri, archevêque d'Upsal. Un des statuts défend aux prêtres, sous peine de déposition, de bénir des mariages dans les temps défendus. Voij. Mansi, tom. ill, p. 707. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. 11, p. 271.

ARBOGASTE (saint), évêque de Strasbourg, mort en 678. Par humilité, il demanda en mourant d'être enterré au lieu où l'on exécutait les criminels. On célèbre sa fête le 21 juillet, jour de sa mort. Sa vie a été écrite vers le milieu du xii« siècle par Othon, évêque de Strasbourg. C'est la même que celle qui a été publiée par le P. Bosch {Act. SS., tom. V, jul.). Voy. Histoire littéraire de la France ,\on\.l\\., p. 622. ARBOGEN. Voy. Arboga.

ARBORA ou ARBOREA, ville archiépisc. de Sardaigne aujourd'hui ruinée; l'archevêque fait sa résidence à Oristagni ou Aristano, en gardant toujours le titre d'archevêque d'Arbora. Il n'a pour suffragant que l'évêque d'Usellis Alez. Voy. Richard et Giraud.

ÀRBOREUS (Jean), savant docteur de Sorbonne, né à Laon au xv!*" siècle , a laissé : 1° Theosophiœ, lib. XIX; Paris, 1540, in- fol. : excellente explication des passages les plus dif-

ficiles de l'Ancien et du Nouveau Testament; — 2» Commentaria in Ecclesiasten et Canticum canticorum; Paris, 1534 et 1537, in-foL; — 3» In Proverbia ; ibid., 1549, in-fol.; — 4» In Eptstolai D. Pauli; ibid., 1553, in-fol.; — 5» Adiiortatia in pœnitentiam, methodus conféssionis;—6° Corninentaria in IV Evangelistas, in quibus doctorum sententiœ discutiuntur , et pemiciosœ quorumdam interpretum assertiones revincuntur; ibid., 1529 et 1551, in-fol. On lui attribue encore plusieurs ouvrages de philosophie. Voy. Sixte de Sienne, Biblioth. Sonet., 1. IV, p. 257.

ARBOUSE DE SAINTE -GERTRUDE (Marguerite de Veny d'), née au château de Villemont en Auvergne, en 1580, morte à Seri en odeur de sainteté, lan 1626, fut religieuse de Saint-Pierre de Lyon , puis abbesse du Val-de« Grâce à Paris , où elle établit la réforme. Sa vie a été écrite par Jean Ferrage, son confesseur, et par l'abbé Fleury; Paris,. 1685, in-8". Voy. le Mai^tyrologe des Saints de France et le P. Hilarion de Coste. Richard et Giraud.

I. ARBRE. Il était défendu aux Hébreux de manger les fruits des arbres qu'ils avaient plantés avant la cinquième année. Pendant les trois premières années ils étaient comme une chose impure à laquelle on ne peut toucher, et à la quatrième ils étaient tous consacrés au Seigneur. Voy. Lévitique, xix, 23-25.

II. ARBRE DE VIE. C'était un arbre planté au milieu du paradis terrestre , et dont le fruit aurait préservé de la mort nos premiers parents s'ils se fussent conservés dans l'innocence de leur création. Ko,;/. Genèse, iil.

III. ARBRE DÉ LA SCIENCE DU BIEN ET DU MAL. C'est un arbre qui était au milieu du paradis terrestre, et auquel Dieu avait défendu â Adam de toucher, sous peine de mort. Moïse semble distinguer cet arbre du précédent; cependant plusieurs interprètes n'en font qu'un. Voy. Genèse, ii, 17. D. Calmet, Diction, de la Bible. Beruier, Diction, de Ihmlogie.

ARBRISSEL ou ARBRISELLES (Robert d'X fondateur de l'Ordre de Fontevrault, né en 1047 à Ai'brissel ou Arbresec, village du diocèse de Rennes, mort à Orsan dans le Berry en 1117. En 1089 il vint à Angers , où il enseigna la théologie, puis il se retira dans la forêt de Craon pour vivre dans la solitude et la pénitence; ses prédications attirèrent auprès de lui une multitude de pénitents, et c'est ainsi qu'il jeta les fondements de son Ordre. En 1104 il assista au concile de Beaugency, puis à celui de Paris. Robeit bâtit deux monastères : l'un pour les femmes, et l'autre pour les hommes. L'institut de Fontevrault fut approuvé par une bulle du pape Paschal II le 26 mars 1106 , à la demande de l'évêque de Poitiers, et confirmé par une bulle du pape Calixte II, donnée le 15 septembre 1119. En 1664 l'évêque de Poitiers lit l'examen de plusieurs miracles opérés par son intercession. Il est honoré depuis sa mort comme bienheureux, et l'on trouve son nom dans les litanies de son Ordre. Voy. Mabillon , Annales Ord. S. Bened., tom. V, p. 314, 424. Feller, Biogr. univers.

I. ARC, dans l'Écriture sainte est souvent employé comme symbole de la force et de la puissance. Un arc trompeur, a/rMSf/o/o5M.« (Osée, VII, 16), signifie un arc qui n'est pas bien monté, qui ne donne pas droit au but, ou dont la corde était trop élastique ; en sorte qu'il pouvait blesser celui qui s'en servait. Pour exprimer la tension de l'arc on emploie, en hébreu, le mot calcare, parce que l'arc, lorsqu'il était bien grand et bien fort, se tendait en appuyant sur la terre

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