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II. ARC (Jeanne d). Voy. Jeanne d'Arc

I. ARCA, siège épisc. du diocèse jacobite d'Antioche, près de Mélitène, fut détruit eu 1286. Voy. Assemani^ BMioth. Orient. ^ t. II j p. '200.

II. ARCA, ville de la seconde Arménie érigée en évéché dans le v« siècle, et instituée ensuite suûragaute de la métropole de Mélitène. Voy. Wading, Annal. Ord. Àfinor., tom. V, p. 567, no 32.

III. ARCA, monastère dans les montagnes de Perse. On y tint un concile en 430. Voy. Assemani, BUilioth. Orient., tom. III , part. Il, p. 175. Mansi, Supplem. ConciL. tom. I, p. 311.

I. ARCADE (saint), martyr en Mauritanie, mourut le 12 janvier pendant la persécution de Valérien ou de Dioclétien.

II. ARCADE (saint) et ses compagnons souffrirent le martyre en 437. On les honore le 13 novembre. Voy. Prosper, in Chron. Baronius, ad an. 427. Ruinart, Hist, de la persécution des Vandales, ann. 440.

.1. ARCADIE, province d'Egypte au milieu de l'Egypte supérieure et inférieure; on l'appelle Heptanome, des sept préfectures qu'elle renferme. Ses villes épisc. sont : Oxyrine ou Béhénèse, Clisme, Nicopolis, Arsinoe, Aphroditon, Memphis, Thamiate, Théodiosopolis, Héraclée la Grande.

II. ARCADIE, ville épisc. de rillyrie orientale dans lile de Crète, sous la métropole de Gortvne. Elle fut fondée dans le ix* siècle. Voi/. Wading, tom. III, p. 566. Bullar. Ord. Prœd., tom. Il , p. 648. Richard et Giraud.

I. ARCADIOPOLIS, ville épisc. du diocèse et de la province d'Asie, sous la métropole d'Éphèse. Voy. Lequien, Orbis Christian., tom. I, p. 712.

II. ARCADIOPOLIS, ville archiépisc. in partibus du diocèse de Thrace, dans la province d'Europe, sous la métropole d'Héraclée. fut ainsi appelée par Théodose du nom d'Arcadius, son fils aine ; on la nommait auparavant Beryula ou Bergulium. Du temps du premier concile d'Éphèse cette église était gouvernée par l'évêque de Byse ; mais elle eut ensuite son propre évèque, qui devint archevêque, puis métropolitain. Voy. ibid., p. 1135.

ÀRCAS (Arcobriga), autrefois ville épisc. suffragante de Tolède. Vers Tan 1182 Lucius III transféra ce siège à Cuença. Voy. Garcias Giron de Loaysa, in Not. ad Concil. Luc. Le Mire, Nolitin epiicopatuum orbis.

ARCAVOLTI. Voy. Arkevolti,

I. ARCÉ, ville épisc. du diocèse d'Antioche de la première Phénicie, dont le siège, érigé dans le ix« siècle , fut déclaré suffragant de la métropole de Tyr; on l'appelait aussi Césurée. Voy. Socrate, Hist., 1. Vil, c. xxxvi. Lequien, Oriens Christ., tom. II, p. 824.

II. ARCÉ, siège épisc. maronite , ville de Phénicie que Ptolémée place entre les villes de cette contrée sur la Méditerranée.

ARC-EN-CIEL. On lit dans la Genèse (ix, 13) : « Je placerai mon arc dans les nues , et il sera un signe d'alliance entre moi et la terre. » Ce passage ne prouve nullement, comme quelquesuns l'ont prétendu, que l'arc-en-ciel n'existait pas ayant le déluge ; il prouve seulement que par l'institution de Dieu il doit être désormais im signe de l'alliance qu'il fait avec ses créatures. La pluie rappelait naturellement aux

hommes l'idée du déluge ; or rien n'était plus propre à leur ôter la crainte d'une pareille inondation , que de faire qu'un phénomène qui accompagne la pluie fût pour eux une assurance qu'ils ne seraient plus exposés à péril- par les eaux. l'oy. Bergier, Diction.de théolog.

ARCHÀMBAUD (Benoît), né à Lyon le 14 juillet 1643, mort en 1688, entra daiis la Congrégation de l'Oratoire en 1660, professa la philosophie et la théologie dans plusieurs villes. Ou a de lui : Abrégé rUstorique du Droit canon • 1689. Voy. Moréri.

I. ARCHANGE, veut dire en grec qui est audessus d'un ange. Dans la hiérarchie céleste, les archanges sont en effet au-dessus des anges du deiTiier ordre. Saint Michel étant considéré comme le prince des anges, on l'appelle ordinairement Vnrchn/ige sviint ilichel.

II. ARCHANGE DE LA PRÉSENTATION (le P.), de l'Ordre des Carmes déchaussés, lecteur de théologie et d'Écriture sainte en Italie, a laissé : 1" S. Aurelii Augustini , Hipponensis episcopi, confessionum libri tredecim, varia commeniariorum génère illu.'itruti ab œmulorum ob" trectatorum , vel datis tel dandis , seu conviciis, tel censuris, seu etiam cavillationibus vindicati et expediti; Florence, 1757 , in-fol. ; — 2° Storia délia vita di sancta Monica, madré di S. Agostino,vescovo d'Ipjxma, et dottore délia Ch iesa, eic.\ Sienne, 1757, in-4'>. Ces deux OMvrages sont a juste titre tiès-estimés. Voy. \eJourn. des Sav., an. 1758, p. 508 et 755.

III. ARCHANGE DE ROUEN , franciscain au xviu' siècle, a laissé, entre autres ouvrages : 1" A b/'égé de la Vie de S. Vincent; Paris, 1687 ; — 2" Paroles du Nouveau Testament pour éclairer les gens du monde sur t importance du salut; Pans, 1691; — Z° la Vie de sainte Elisabeth, fille du mi de Hongrie, duchesse de Thuringe; Paris, 1692; — 4" /a Règle du tiers -ordre de Saint -François; Paris, i706. Voy. Journal des Savants , an. 1695.

IV. ARCHANGE DE VALOGNE , capucin de la province de Normandie, professeur de théologie et prédicateur distingué au xvii* siècle, exerça les fonctions de missionnaire apostolique dans l'île de Jersey. Il a laissé un ouvrage français utile aux missionnaires et intitulé : le Directeur fidèle, ou Instruction sur les exercices concernant la foi; Rouen, 1645, 6 vol. in-8». Voy. Wading. , Scrtpt. Ord. Alinor. Denys de Gènes, Biblioth. Script. Capuc.

ARCHANGEL (Archangelopolis), ville de la Moscovie septentrionale, où il y a un archevêque sous le patriarcat moscovite. Voy. De Commanville, y" Table alphnhét.. p. 23.

ARCHANGELE DE BOURGNEUF (Archunaelus Burgonovo), théologien italien de l'Ordre des Cordeliers, vivait au xvi<^ siècle, il était très -versé dans la philosophie scholastique et la connaissance de l'hébreu et du Talmud. On a de lui : l" Trattato, osiia dichiarazione délia virtii e dignità del nome di Gesù : Ferrare , 1557 ; — 2" Apologia pro defensione doctrinœ Cabalce contra Petr. Garziam; Bologne. 1564 ; — 3° CahaUstarum Selectiora; y eaise, 1569. Voy. Mazzuchelli , Scrittori d'Italia.

ARCHARD, moine de Citeaux, et maitié des novices dans l'abbaye de Clairvaux du temps de saint Bernard , a écrit la Vie de saint Gezelin . ermite : Douai , 1G26.

ARCHDEKIN ou ARSDEKIN ( Richard ), jésuite irlandais, né à Kilkenny vers 1619, mort en 1693, professa avec distinction la théologie à Louvain et à Anvers. On a de lui : 1° un Traité des Miracles écrit en anglais et en irlandais;

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Louvain, 1667, in-S" ; — 2» Controoersia fidei ad facilem methodum redacta ; Louvain, 1671. Cet ouvrage eut jusqu'à onze éditions; l'auteur y lit de nombreuses additions, et en donna une nouvelle édition sous ce titre : Theologia tripartHa universel, complectens Bihliothecam perfedam viri ecclesiastici. Voy. Richard et Giraud , qui, soit ici , soit au mot Arsdekin , donnent sur les ouvrages de notre savant jésuite des détails très-intéressants.

ARCHE D'ALLIANCE , espèce de coffre construit par ordre de Dieu pour y enfermer les deux tables de la loi. Il était de bois de sétim, couvert de lames d'or. Une bordure d'or régnait autour. Son couvercle s'appelait le ;»'o/)îïîa^oz>e, ou Yoracle, sur lequel étaient placés deux chérubins. Il avait quatre anneaux d'or dans lesquels on mettait deux gros leviers pour le porter selon le besoin ; c'était la fonction des prêtres et des lévites. L'arche jouissait de la plus grande vénération chez les Hébreux. Elle était placée dans la partie la plus sainte du tabernacle, et on la portait dans les expéditions militaires comme un gage sensible de la protection divine. Avant la captivité de Babylone, Jérémie la lit cacher dans une caverne de la montagne de Nebo, célèbre par la mort et la sépulture de Moïse. On doute qu'elle ait été rétablie dans le temple depuis cette captivité. Les Juifs modernes ont dans leurs synagogues une espèce d'arche qu'ils regardent comme une représentation de celle de Moïse : c'est un colfre ou une armoire dans laquelle ils renferment leurs livres sacrés. Voy., pour la construction de l'arche. Exode, XXV; 10 et suiv.; quant à son histoire, elle se trouve éparse dans presque tous les livres historiques de la Bible, depuis les Nombres jusqu'au IP des Machabées.

ARCHE DE NOÉ. C'est le vaisseau que Dieu ordonna à Noé de construire pour y retirer les hommes qu'il voulait sauver du déluge , et les animaux dont il voulait conserver les espèces. Voy., pour tout ce qui concerne la conconstruction et la disposition de l'arche , Genèse, VI , et pour les difficultés qu'ont opposées les rationalistes et les mythologues au récit qu'en a fait Moïse , J.-B. Glaire , les Livres Saints vengés, etc. tom. I", p. 287 et suiv.

ARCHËLAÏS ou ARCHÉLAÏDE , ville au bourg de Judée, bâtie par Archélaiis, ethnarque du pays et lils du grand Hérode; elle est située entre Jéricho et Scythopolis. Voy. Joseph., Antiq., 1. XVII, c. XV. Reland, Palcest. illustr., p. 462,576,

I. ARCHELAÛS, roi de Cappadoce, père de Glaphyra , épouse d'Alexandre , fils d'Hérode le Grand, vint à Jérusalem, et par sa prudence rétablit la paix dans la famille royale. Voy. ioseph.,.'l«/îo.. 1. XVI, c. xviii.

II. ARCHELAÛS, lils du grand Hérode et de Maltacé , sa cinquième femme , mort en exil à Vienne, dans les Gaules. Hérode, dans son testament, le déclara roi sous le bon plaisir d'Auguste ; mais cet empereur ne lui reconnut que le titre d'ethnarque, avec la moitié des États de son père. Au bout de sept ans de règne, les principaux des Juifs et des Samaritains l'accusèrent auprès d'Auguste ; ce prince le fit venir, et fut si peu satisfait de ses réponses, qu'il l'envoya en exil. Voij. Joseph, Antiq.,\. XVII, c. x.

III. ARCHELAÛS (saint), évêque de Cashara ou Carrha , en Mésopotamie , vivait dans la seconde moitié du iii« siècle ; il unissait à un grand savoir une grande éloquence et un zèle ardent pour la foi. Il confondit l'hérésiarque Manès en le convainquant d'erreur et d'imposture. Le ré-

cit de cette controverse a été traduit du grec en latin. On en a donné une édition, avec des fragments de la traduction grecque , dans la collection de Zaccagni ; Rome , 1698. Le Martyrologe romain marque la fête de ce saint évêque au 26 décembre. Voy. Cyrill. , Catechesis. , vi. Socrat., Hist., 1. I, c. xxii. Epiphan., Hœres., lxvi. Photius, Codex, Lxxxv. Jos. Assemani , Append. ad tom. J Bihlioth. Orient., p. 45.

ARCHÉTYPE (Archétypus), original d'après lequel on dresse un ouvrage ou une copie. Le monde archétype est le monde considéré tel qu'il était dans l'idée de Dieu avant sa création.

ARCHEVÊCHÉ. Ce nom se donne : 1» au diocèse d'un archevêque, c'est-à-dire à l'étendue de pays soumis à sa juridiction, mais qui ne compose qu'un seul diocèse ; 2<* à une province ecclésiastique composée d'un siège métropolitain et ordinairement de plusieurs évéchés suffragants; 3° au palais archiépiscopal, ou à la cour ecclésiastique d'un archevêque; 4<» aux revenus temporels de l'archevêché. Il y a aujourd'hui 17 archevêchés en France : Aix, Alby, Auch, Avignon, Besançon, Bordeaux, Bourges, Cambrai , Chambéry , Lyon , Paris , Reiras , Rennes , Rouen , Sens, Toulouse, Tours.

I. ARCHEVÊQUE. Chef, ou premier des évêques d'une province ecclésiastique, ou prélat métropolitain qui asous lui plusieurs évèques suffragants. Plusieurs auteurs pensent que le nom d'archevêque, inconnu jusque-là dans l'Église, fut donné pour la première fois par saint Athanase au patriarche d'Alexandrie dans le milieu du iv" siècle. Sous le rapport de l'ordre et du caractère , l'archevêque et l'évéque ont la même puissance spirituelle, la même dignité pontificale ; mais les privilèges de larchevêque sont {dus étendus. Ainsi il a le droit de confirmer es élections des évèques , de les consacrer, ou de commettre leur consécration à un autre prélat; de leur faire observer les canons et les constitutions de la province , de conférer les bénéfices qui sont à leur disposition quand ils ont négligé d'y pourvoir dans le temps prescrit par les canons; de nommer des grands vicaires pour les diocèses vacants dans sa province , si huit jours après la vacance les chapitres des cathédrales n'y ont pas pourvu; de convoquer les conciles provinciaux, dont il est le président et le principal juge; de veiller à ce que les évèques, ses sullragants , résident dans leurs diocèses , enfin de corriger et de réformer leurs jugements par la voie de l'appel. L'archevêque dillère encore des évèques par la forme de la consécration , par l'usage du Pallium , et par le droit de faire porter la croix haute devant eux , d'oflicier pontificalement dans l'étendue du ressort ecclésiastique de. leur métropole et d'y donner la bénédiction. Mais plusieurs de ces privilèges n'existent plus en France. Voy. L. Ferraris, Prompta Biblioth., au mot Archiepiscopus. Thomassin, DiscipL de l'Eglise, part. 1,1.1, c. iir, et part. II, 1. 1 , ç. v. Gaet. Moroni, v. III, p. 5 et s.

H. ARCHEVEQUE IN PARTIBUS. Voy. P.\r- TiBUS (In).

ARCHI , ville de la tribu de Manassé , au delà du Jourdain selon les uns, ou, selon d'autres, ce mot par sa terminaison, qui est la mémo dans le texte hébreu, indique un adjectif, et signifie habitant d'Erech, ville ou contrée dans les confins de la tribu d'Éphraïm. Plusieurs enfin , d'après les Septante , ne font qu'un seul et même mot d'Archi et d'Atharoth, qui vient immédiatement après. Voy. Josué, xvi, 2.

ARGHIACQLYTE (Archiacolytus), ancienuL'

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dignité dans les cathédrales qui étaient divisées en quatre ordres de chanoines , savoir : les prêtres, les diacres, les sous-diacres et les acolytes. Chacun avait son chef, et celui de ces derniers s'appelait arclunrohjte.

ARCHICHANTRE , chantre principal ou le premier chantre dune église ; dignité qui subsiste encore dans quelques chapitres. Voy. D. Macri Hiemlexicoti . p. 19.

ARCHICHAPELAIN , titre que, sous la seconde race des rois de France, prenait ('elui qui avait la conduite de la chapelle du palais; mais sous la seconde race il n'est fait mention que de chapelain, de confesseur, damnônier et de grand-aumônier.

I. ARCHICONFRÉRIE ou ARCHICONFRA- TERNITÉ, la première, la principale confrérie (vojy. ce mot) parmi toutes celles qui portent le même nom. Il en existe un grand nombre à Rome. Gaet. Moroni fait connaître les plus importantes (vol. Il . p. 2^^2-314).

II. ARCHICONFRERIE DU TRÈS-SAINT ET IMMACULÉ CŒUR DE MARIE, association pieuse établie comme association à Paris en 1836, dans la paroisse Notre-Dame des Victoires, afin d'obtenir par la protection du très-saint et immaculé Cœur de Marie la conversion des pécheurs. Grégoire XVI , par un bref en date de 1838, érigea cette association en archiconfrérie, et accorda aux curés de cette paroisse, à perpétuité, la faculté d'y agréger toutes les associations et confréries établies ou qui s'établiraient dans la suite sous le même nom et dans le même but, et de leur communicruer toutes les grâces, faveurs et indulgences dont rarchiconfrérie a été enrichie.

ARCHIDIACONAT, dignité d'archidiacre.

ARCHIDIACONÉ, portion de diocèse sujette à la visite duii arclùdiacre.

ARCHIDIACONUS, nom sous lequel on désigne communément deux célèbres canonistes, parce qu'ils ont été tous deux archidiacres de Bologne. Le premier est Guido Basius ou de Baysio , né à Reggio en Calabre au xiii« siècle , et qui a laissé : i» Hosanu7n, commentaire sur le décret de Gratien; — 2" un Commentaire sur les Décrétales. Le second , Joannes d'jVnania ou d'Anagni , fut célèbre en 1430 ; il a laissé : 1» un Commentaire sur les Décrétâtes ; — 2» un livre de Conseils. Voy. Pontas, Dict., tom. II. Table (les Auteurs.

ARCHIDIACRE, nom qu'on donnait autrefois au premier des diacres ou à leur chef. Plus tard ce titre fut conféré à des prêtres dune haute capacité. Les Décrétales leur donnent la qualité de vicaires généraux des évêques, et elles leur attribuent toute la juridiction que cette qualité comprend. En France , les droits des archidiacres n'ont pas d'uniformité, car ils n'ont de pouvoir que ceux que les évêques leur ont donnés. Voy. D. Macri Hierolexicon, pag. 79 et suiv. L. Ferraris, BUAioth. Prompta. Richard et Giraud. L'abbé .\ndi'é. Cours alphuh. de Droit canon. Gaet. Moroni. vol. II, p. 314 et suiv.

ARCHIÉPISCOPAL, se dit de ce qui a rapport a la dignité ou à la personne d'un archevèaue.

ARCHIÉPISCOPAT, dignité d'archevêque. Il se prend aussi pour la durée du temps qu'un archevêque a occupé son siège.

ARCHIÉRARQUE ( Archierarcu-i), chef de la hiérarchie. On a quelquefois donné ce nom au Pape comme au chef de l'Église.

ARCHIMANDRITE (.4 rchimandrita), mot grec qui sitrnilie proprement chef d'étable, de troupeaux. Chez les Latins on a donné ce nom aux

archevêques; chez les Grecs, où il est fort usité, il signifie le supérieur ou l'abbé d'un monastère. Mais Fagnan met cette différence entre l'abbé et l'archimandrite que le premier gouverne seulement un monastère , et que le dernier en gouverne plusieurs. Voy. Acta Sanct., fevr., tom. I , p. 84. D. Macri Hierolexicon, p. 83. L. Ferraris, Prompta Bihlioth. Fagnan, in cap. Ut ohbates. Gaet. Moroni, vol. II, p. ^5, 276. L'abbé .\ndré. Cours alphab. de Droit canon.

ARCHIMBAULT, curé du diocèse de Lausanne, a donné : les Soliloques du pécheur pe'ni' tent avec Jésus -Christ souffrant; Lvon, 1749, in-l2. Vou. Journal des Savants, 1749, p. 440.

I. ARCHINTO (Alexandre), théologien, mort à Milan en 1567, remplit pour Charles -Quint diverses missions dans le Milanais, et reçut de ce prince le titre de comte. On a de lui : 1» de Prœdestinatione; — 2« de B. Mariœ Magdulenœ pudicitia ac virginitate; — 3» Dialogus in quo Philippo Patruo ac Pompilio disserentibus quis sit viilicus iniquitatis ex xvi capite Lucœ qunm diligentissime explicatur; — 4" Dialogus aller, in quo eosdem in eos qui pro Salvatore Servatorem scribunt , coUoquentes facit. Tous ces ouvrages manuscrits sont à la bibliothèque Ambrosienne de Milan ; les deux premiers se trouvent dans la casa Archinta. Voy. Souv, Biogr. génér.

II. ARCHINTO (Philippe), archevêque de Milan, théologien distingué, né en 1500, mort en 1558, fut membre du collège des juges à Milan, conseiller de l'empereur Cnarles V, gouverneur de Rome, vice-chambellan apostolique, vicaire du Pape, évêque du Saint- Sépulcre et de Saluées , puis archevêque de Milan. Il fut envoyé à Venise par Paul IV, en qualité de légat a latere. Il a laissé, entre autres ouvrages : 1" Oratio de Nova Christiani orbis pace habita ; Rome, 1544, in-4»; — 2" de Fide et Sacra mentis Libri //.Rome. 1545. in-4''. Voy. ibid.

ARCHIPÉRACITE ou ARCHIPHÊRACITE (Archiperacita, Archipheracita. Scripturœ explanator), du grec arkhé . commandement, et de l'hébreu ^e're'A-, fragment, chapitre ; officier dans les académies des Juifs qui était le premier ou le chef de ceux qui avaient la charge de lire, d'expliquer dans les synagogues les Perukim, ou chapitres de la Loi et les Prophètes. Cet officier était différent du chef de la synagogue, appelé Archisynagogus.

ARCHIPHÊRACITE. Voy. Archipéracite.

ARCHIPPE , dont parle saint Paul, était, selon les uns, évêque de Colosses, ou simplement prêtre, ou seulement diacre de cette église, selon les autres. Les Grecs l'honorent comme martyr le 22 novembre, et les Latins le 20 mars. Voy. Coloss. IV, 17.

ARCHIPRÊTRE. Les fonctions de l'archiprétre sont intérieures et regardent la célébration de l'office divin, ainsi que l'administration des sacrements. Il y a deux sortes d'archiprêtres : ceux de la ville et ceux de la campagne. Les premiers remplacent l'évêque absent, les seconds sont commis par l'évêque pour veiller sur plusieurs paroisses de la campagne. Voy. D. - Macri Hierolexicon , p. 83. L. Ferraris, Prompta Biblioth. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. II, p. 317 et suiv.

ARCHIPRÊTRE, dignité ou étendue de la juridiction d'un archiprêtre.

ARCHIPRIEUR, nom donné quelquefois au maitre de l'Ordre des Templiers.

ARCHISYNAGOGES, nom qu'on donnait autrefois à certains ecclésiastiques employés auprès du patriarche de Jérusalem. C'étaient comme ses assesseurs et ses conseiller?. Dans

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