ARDA
le code Théodosien il est souvent fait mention de ceux qu'on appelait anciennement Hietn, Ârchisymgogi, Patres synagognrum, Prcshyteri, AposfolL Primates, encore qu'il y eût, dit Bouchel, quelque différence entre eux. Voy. Cod. Theodos., ttt. de Jud. cœlic. samar., lib. XVI. Bouchel, Bihlioth. canon. ,Xom. I, p. 112.
ARCHISYNAGOGUS , ou chef de la synagogue, était un titre d'office chez les Juifs. On l'appelait aussi Ange de la synagogue , ou Prince de la synagogue. Ses principales fonctions consistaient à présider aux assemblées de la religion, à juger des affaires pécuniaires, des larcins et autres choses de cette nature. Voy. J.-B. Glaire, Introd. histor. et crit., etc., tom. II, p. 386.
ARCHIVES. Le concile de Rouen de 1581 ordonne aux évéques d'assigner un lieu à leurs secrétaires pour y conserver les registres des ordinations, des provisions, des collations et autres actes émanés des évéq;ues ou de leurs vicaires, de peur qu'ils ne périssent, et afin de pouvoir en tirer les copies et les extraits dont on aura besoin. La même chose est ordonnée non-seulement par une bulle de Sixte V, de l'an 1587, mais encore dans le concile de Milévum^ ville de Numidie , au commencement du v» siècle. Enfin on trouve l'usage des archives dans les églises et les monastères dès les temps les plus reculés. Voy., dans Prompfa Biblioth. de Ferraris, ArCHIVIUM, Articulus Novus Casinensis , et dans Gaet. Moroni (vol. II, p. 277 et suiv.) l'histoire des Archives du Saint-Siège en particulier.
ARCHON (Louis), né à Riom en 1645, mort en 1717, fut nommé chapelain de Louis XIV et abbé de Saint-Gibert-Neuf-Fontaine, au diocèse de Clermont. Il a laissé une Histoire ecclésiastique de la Chapelle des rois de France sous les trois races de nos rois jusqu'au règne de Louis XIV; Paris, 1704 et 1711, 2 vol. in-4''. Voy. Moréri, édit. de 1759. Journ. des Savants, ilÙi, p. 236; 1712, p. 97. Richard et Giraud.
I. ARCHONTE DE L'ÉVANGILE. C'est celui qui garde le livre de l'Évangile pour s'en servir aux saints mystères. Voy. Codinus, de Offkialihus palatii Constantinopolitani et de officiis magnœ Ecclesiœ.
II. ARCHONTE DES CONTACES, gardien des Contaces ou livres d'église que l'on prenait parmi les lecteurs. Voy. Arcudius, Lihri VU de Concordia Ecclesiœ orientalis et occidentalis in septem sacramentorum administratione.
III. ARCHONTE DES ÉGLISES ET DES MO- NASTÈRES. C'est celui qui, chez les Grecs, a l'intendance sur les églises et les monastères. Voy. Codinus. ihid.
iV. ARCHONTE DES LUMIÈRES OU DES HOMMES, qflicier ecclésiastique chargé du soin de ceux qui devaient bientôt recevoir le baptême. Vnii. Codinus, ibid.
ARCHONTIQUES, secte des Valentiniens qui parut sous Antonin le Pieux. Ils sont ainsi nommés d'un mot grec qui veut dire pri7icipaufés , parce qu'ils attribuaient la création du monde à ' des intelligences subordonnées à Dieu, et qu'ils appelaient archontes. Ils n'admettaient aucun sacrement, niaient la résurrection, se livraient à toutes^ sortes d'impuretés, et avaient des livres particuliers qu'ils prétendaient être les révélations des prophètes. Fo.)/. August., Hœres., c. xx. Epiphan., Hœres. 40. Baron'ms , Atinal., an. 175. Tillemont, tom. II, p. 295.
ARCIMBOLDI (Antonello), mort en 1578, remplit, entre autres fonctions , celles de protonotaire apostolique. En 1567 Philippe II le nomma sénateur de Milan , et il devint membre
de l'Académie des Affidati. Il était profondément versé dans la langue grecque. Il a traduit et publié à Milan plusieurs fragments de saint Basile, tels que plusieurs homélies, le livre de Vera et incorrupta virginitate j et le livre de Grafiarum Actione.
ARCIS (Arsisuanch, Argens),ho\xrg sur le lac de Van , où est un évéque arménien suffragant de Van, dans le patriarcat d'Ecsmiasin. Voy. De Commanville , part. III , c. vu, p. 343, et Z»^* Table alphabet., p. 23.
ARCO ou ARCHIUS (Nicolas , comte d'), mort en 1546, appartenait à la famille des comtes d'Arco en Bavière. On a de lui, outre plusieurs ouvrages de poésie : 1" de Judicio libritres; — 2» de Unitate Ecclesiœ liber; — 3° Paradoxu de contemnenda fama ou Dialogus de inani nomine farnœ; — 40 des Discours et des Lettres. Voy. le M'-" Se. Maffei, Veronn illustrata, 1. VI; de gli Scrittori Veronesi, p. 209, éd. in-fol.
ARCOLTI. Voy. Arkevolti.
ARÇONS (César d'), né à Viviers dans le bas Languedoc , mort en 1681 , a laissé , outre plusieurs écrits sur des matières de physique : 1" trois Dissertations , l'une sur la dispute entre saint Pierre et saint Paul, l'autre sur l'endroit du ii« chap. de saint Jean où Jésus-Christ établit saint Pierre son vicaire sur la terre, la troisième sur la généalogie de, Jésus-Christ; Bruxelles, 1680, in-4''; — 2" Y Échantillon, contenant ce qu'il avait à dire sur l'ancienne loi, la Trinité et l'Histoire de Jésus-Christ. Voy. Le Long, Biblioth. Sacr., p. 163, éd. in-fol.
ARCUDI (Alexandre -Thomas), religieux de l'Ordre de Saint-Dominique, né à (ralatina, dans le royaume de Naples, en 1655, mort en 1718, s'est rendu célèbre par son esprit et son érudition. Parmi ses ouvrages, nous citerons : l^^^ nato)hia degli Ipocriti;\eT\ise, 1699, in -12; — 2" // Atanasio Magno; Lecce, 1714, in-4o. Voy. Echard, Script. Ord. Prœd. Richard et Giraud.
I. ARCUDIUS (Antoine), prêtre, Grec de nation , a laissé , entre autres ouvrages : les Nouvelles fleurs ou Parterre de prières; Rome, 1598, in-4". Voy. Ughelli, Ifal. sacr.
II. ARCUDIUS (Pierre), docteur en théologie, né à Corfou vers 1570, mort à Rome en 1629, se rendit célèbre par la force de son génie et l'étendue de ses connaissances. Il fut envoyé en Russie pour y régler les contestations qui s'étaient élevées au sujet de la doctrine entre les peuples de ce pays. On a de lui • 1» Libri VII de concordia Ecclesiœ occidentalis et orientalis in septem sacramentorum ordine ; Rome; Paris, 1619, 1626 et 1672, in-fol.; ouvrage excellent contre les hérétiques; — 2» Utrum detur purgatorium et an illud per ignem? Rome, 1022, in-4"; et en grec : Rome, 1637, in-4». Voy. Léo Allatius, Apes urbanœ. Nicéron, A/emoîVe*, t. IL Ber^ier, Diction, de théologie. Richard et Gi-
ARCULFE ou ARCULPHE, évêque français, entreprit vers l'an 640 un voya.^^e dans la Terre- Sainte. A son retour il séjourna dans un monastère de l'ile de Hi, où l'abbé Adaman rédigea le récit de son voyage, et particulièrement une description des Lieux saints. L'ouvrage a été publié par Séranius sous le titre de Libri de situ Terrœ Sanctœ; Ingolstadt, 1619, 3 vol. Voy. Adaman.
ARDA ou ARDAMIRI {Ardamerium) on HER- GULIE, ville épisc. de l'IUyrie orientale dans la province de Macédoine , sous la métropole de Thessalonique , fut érigée en évéché au IX^ siècle.
ARÉC
ARÉO
ARDACHA ou ARDAGHADA, ville épisc. de la province de Leinster en Irlande , sulTragante de l'archevêché d'Armach. Son évêché est uni à celui de Kilmore. Voy. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. III, p. il.
ARDALËON, l'un des comédiens d'Alexandrie qui jouaient sur le théâtre les Mystères des Chrétiens. Il fut tout à coup converti, et souffrit le martyre sous Maximien Galère. Fby.JWartyrnl. romain, au 14 avril.
ARDAMERIUM , ARDAMIRI. Voy. Ard.\.
ARDART ou ARDFERT {Ardatum, Ardferta), ville épisc. dirlande dans la Momonie;elle appartient au comté de Kerry, suffrag. de Cashel. Son premier évêque fut saint Ert, dans le vi« siècle. Voy.Yie Commanville , /"* Table alphabet.,
ARDÉE (Ardea), petite ville de la campagne de Rome où l'on tint un concile en 1135. Voy, Mansi, tom. Il, p. 425. Gaet. Moroni, vol. III, p. 11,12.
ARDEMORE (Ardmora), évêché d'Irlande dans le comté de Kerry, ériçé au v^ siècle sous la métropole de Cashel, uni à Lismore au XP siècle.
ARDENNES (Ardena), abbaye de l'Ordre de Prémontré, près de Caen. Elle fut fondée en 112'2 par Ayulphe Dufour et Asseline, sa femme. Koy. Moréri, éd. de 1759. La Martinière, Dict. geoqr. D. de Sainte-Marthe, Gallia Christ., tom. XI, p. 459.
AROENTS , nom donné à certaines personnes atteintes d'une lièvre ardente qui se répandit en France sous Louis VII, et qu'on appela feu sacré. Cette maladie ayant été guérie par l'intercession de sainte Geneviève, on lui éleva une paroisse connue sous le nom de Sainte-Geneviève-des- Ardents , en mémoire de ce miracle arrivé vers 1130.
ARDFERT. Voi/. Ardart.
I. ARDON , lils de Caleb et d'Azuba. Voy. I Paralip., XI, 18.
II. ARDON, l'un des premiers disciples de saint Benoit, fondateur de l'abbaye d'Aniane, embrassa la vie monastique avant l'année 782, et devint, après saint Benoit, l'une des gloires de son monastère. Il fut nommé modérateur des écoles de la maison , et devint le compagnon de voyage de son abbé. L'an 814 saint Benoit lui confia le gouvernement de son monastère d'Aniane , et il l'administra jusqu'à l'élection d'un nouvel abbé. Ardon mourut le 7 mars 843. Il est honoré comme saint dans son monastère. Il a écrit la Vie de saint Benoit d'Aniane, publiée par D. Hugues Ménard en 1638, à la tète de la Concorde des Bègles. BoUandus l'a donnée au 12 février, et le P. Mabillon, Acta Sanctor., t. V. Voy. Dom Rivet, Hist. litt. de la France, t. V, p. 31 ,35.
ARDOREL (Ardorellum), abbaye de l'Ordre de Citeaux dans le haut Languedoc, au diocèse de Castres ; elle fut fondée en 1124 par Cécile , vicomtesse de Béziers. Les moines de cette abbaye suivirent d'abord la règle de Saint-Benoit, mais quelques années après ils embrassèrent celle de Citeaux. Voy. Moréri, édit. de 1729. Denys de Sainte-Marthe, Ga//. Christ., tom. I, col. 79, nouv. éd.
ARÊA , Israélites dont les descendants revinrent de l'exil de Babylone au nombre de 775. Voy. I Esdr., ii , 5.
AREBBA, ville de la tribu de Juda. Voy. Josué , XV . 60.
ARECOMIGI. Voy. Nîmes.
ARECON , ville de la tribu de Dan. Voy. Josué, XIX, 46.
ARED, fils de Géra, fils de Benjamin. Voy. Genèse , xlvi, 21, AREDIUS. Voy. Arige, n^^ I et II.