‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 17 sur 1220 · II. ABIHAÏL, fils de Hui-ï. Voy. 1 Paralip., V · texte numérisé non relu

II. ABIHAÏL, fils de Hui-ï. Voy. 1 Paralip., V

III. ABIHAÏL, fille d'Eliab, laquelle donna à son mari Roboam trois fils , Jéhu , Sémoria et Zoom. Voi/. Il Paralip., xi, 18, 19.

IV. ABIHAÏL, père de la reine Esther et frère de Mardochée. Voy. Esther, ii,15; ix, 29.

ABIR

ABLU

ABILÈNE ou ABYLÈNE, province dans la Cœlésyrie . entre le Liban et l'Anti-Liban , dont Lysinias fut le tétrarque. Voy. Luc, m, 1.

ABILLON (André d') , docteur en théologie , a publié à Paris : 1" Nouveau Cours de philosophie, 1033, in -8»; — 2» la Métaphysique des bons esprits, KiW, in-8»; — 3» la Morale des bons esprits, 1(343, in-8«; — 4» le Triomphe de la grâce sur la nature humaine, ou le Concile de la grâce , ou Méditations théologiques sur le second concile d'Orange et l'accord admirable de ses décisions avec celles du concile de Trente. Voi/. Magna bitdioth. eccles., p. 17, col. 1.

ÀBIMAEL, fils deJectan. Voy. I Paralip., 1 , 22.

ABÎME, dont le terme hébreu signifie proprement onde mugissante, se prend ordinairement pour les profondeurs de la mer, et pour l'enfer même. Voy. Genèse, i, 2. Luc, vili, 31. Apocal., IX, 1, etc.

LABIMBLECH, fils de Gédéon, né d'une femme du second ordre, s'empara du gouvernement après la mort de son pèie. Il tua les soixante-dix lils que Gédéon avait laissés, excepté Joathan, le plus jeune de tous, que l'on cacha. Une femme lui ayant brisé le crâne avec un morceau de meule , il ordonna à son écuyer de lui ôter la vie , honteux de mourir par la main d'une femme. Voi/. Juges, viii, 31 ; IX, 1-56.

II. ABIMËLECH, roi de Gérara, ayant été frappé de la beauté de Sara, femme d'Abraham, l'enleva pour en faire sa femme ; mais Dieu ne permit pas qu'il la touchât. Voy. cette histoire dans la Genèse , xvii.

III. ABIMÉLECH , roi de Gérara, fils du précédent, voyant jouer Abraham avec Rebecca sa femme, reprocha à ce patriarche de lui avoir dit que c'était sa sœur. Remarquons que le terme hébreu rendu dans la Vulgate par sœur signifie aussi cousine, nièce, et, en général, proche parente. D'ailleurs Sara, issue du même père qu'Abraham , était véritablement sa sœur. Voy. dans la Genèse , xxvi et suiv., les relations d'Abraham avec ce prince.

IV. ABIMÉLECH, prêtre du Seigneur qiii donna lépée de Goliath à David, lorsque David fuyait Saûl. Voy. I Rois, xxi, 8. C'est ainsi que lisent les Septante et plusieurs exemplaires latins ; mais la vraie leçon est Achimélech , que porte l'hébreu lui-même.

I. ABINADAB , lévite habitant à Cariathiarim , cliez lequel on déposa l'arche après qu'elle eut été ramenée du pays des Philistins. Voy. I Rois , VII , 1 .

II. ABINADAB, frère de David et second fils d'Isai. Vo}/. I Paralip., ii, 13.

III. ABINADAB , fils du roi Saûl , lequel fut tué avec lui à la bataille de Gelboé. Voy. I Rois, XXXI , 'i-'t.

ABINGTON (Abindonia), bourg d'Angleterre dans le comté de Berks, près d'Oxford. Voy. la Géoffr. des légendes.

ABINOEM, père de Barac, chef de l'armée des Israélites. Voy. Juges, iv, 6,etc.

AB INTESTAT, en jurisprudence, signifie celui qui hérite des droits d'un Iiomme qui n'a point fait de testament, quoiqu'il put en faire. Un fils est héritier de son père ab intestat. On a autrefois privé de la sépulture ceux qui étaient décédés ah intestat.

ABINUS. Voy. Abre, n° II.

ABIRAM, fils aine d'Hiel, périt, suivant une prédiction de Josué, quand son père jeta les fondements d'une nouvelle Jéricho , qu'il avait entrepris de construire sur les ruines de l'ancienne. Voy. Josué, VI, 26. III Rois, xvi, 34.

ABIRON , fils d'Elial, l'un des conjurés contre Moïse et Aaron, fut englouti tout vivant dans la terre avec ses complices. Voy. Nombr., xvi.

ABISAG, jeune fille de Sunam, dans la tribu d'Issachar. David lépousa sur la fin de sa vie. III Rois, 1,3.

ABISAI, fils de Zuri et de Sarvia, sœur de David, était un des plus vaillants hommes de son temps et un des premiers chefs des armées de David. Voi/. II Rois, xxiii, 18; et x, 10.

ABISSINIÉ, ABYSSINIE ou ETHIOPIE, qui a eu pour apôtre Frumence {Frumentrm), envoyé par saint Athanase , patriarche d'Alexandrie, vers l'an 349. Voy. Ethiopiens. Gaet. Moroni, Dizionar., vol, I, p. 24 et suiv.

ABISSINS. Voy. Éthiopiens.

ABISUÉ, fils de Phinéès et père de Bocci ,ne ligure que dans la généalogie de Lévi. Voy. I Paralip., VI, 5.

ABITAL, sixième femme de David. Voy. l Paralip., m, 3.

ABlU, fils du grand prêtre Aaron, fut dévoré avec son frère Nadab par un feu sorti de devant le Seigneur, pour avoir offert de l'encens avec un feu étranger. Voy. Lévit., x, 1, 2.

ABIUD, fils de Zorobabel, un des ancêtres de Jésus-Christ selon la chair. Voy. l Paralip., VIII, 3. Matth., I, 13.

ABJURATION , serment par lequel un hérétique converti renonce à ses erreurs et fait profession de la foi catholique ; cette cérémonie est nécessaire pour être absous des censures qu'il a encourues et être réconcilié à l'Église. Les théologiens et les canonistes distinguent quatre sortes d'abjurations :1" de formait, celle qui se fait par un apostat ou un hérétique reconnu notoirement pour tel; 2^* de vehententi, celle qui est faite par le fidèle fortement soupçonné d'hérésie ; 3" de violenta su-spicione, celle qui est exigée de celui qui, par des paroles ou par des faits, a porté le juge à penser qu'il est réellement hérétique ; 4" de levi , celle qui se fait par celui qui n'est soupçonné que légèrement d'hérésie. Suivant le concile de Trente (Sess., xxiv, cap. 6, de heform.), l'évêque est le seul qui puisse absoudre du crime d'hérésie. Cependant il peut se faire remplacer, s'il y est dûment autorisé parle Saint-Siège. Le rituel indique toutes les cérémonies quon doit faire pour recevoir l'abjuration d'un hérétique.

ABLABIUS , orateur célèbre et disciple du sophiste Troïle , au v« siècle , tomba dans l'erreur des Novatiens, dont il devint le chef à Nicée. Voy. Nicéphore, Hist. eccles., 1. xiv, c. 13.

ABLE ou ABEL (Thomas), chapelain de Catherine, femme d'Henri VIII, roi d'Angleterre, écrivit en 1530 un traité intitulé De non dissolvendo Henrici et Catharinœ niatrimotiio. Il ne voulut point non plus reconnaître la suprématie de ce roi , qui le fit écarteler.

ABLÉGAT , ab legutm, est un envoyé du Pape chargé en son nom de remettre la barretta cardinalice aux cardinaux nouvellement nommés. Cette remise se fait d'une manière solennelle, en présence du souverain, de sa famille et des grands dignitaires de l'État. Les ablégats appartiennent d'ordinaire aux familles les plus illustres de Rome et des États romains ; ce sont le plus souvent des jeunes gens qui n'ont pas reçu les ordres. Cependant en q\iittant Rome ils prennent l'habit ecclésiastique, les bas violets, la rnantuletta de prélat, et reçoivent alors le titre de jnonsignor.

ABLUSIIS ou ABLUVIIS (Geoffroy de), natif d'Abluis ou Abluies , aujourd'hui Ablis , dans le

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diocèse de Chartres, où il se fit dominicain, se distingua surtout par ses vertus, son courage intrépide et sa grandeur d'àme dans les fonctions dinquisiteur, qu'il exerça. On croit qu'il mourut à Lyon entre 1316 et 1319. Il a laissé : 4" des commentaires courts, mais très-clairs et très-méthodiques, sur les quatre livres du maître des Sentr/ices : — 2» les actes qu'il lit en qualité d'inquisiteur, et qui peuvent beaucoup sernr à faire connaître tant lliistoire ecclésiastique que profane de France de son époque. Voi/. Échard, Script. CM/. Prœdic. t. I", p. 5;*2.

I. ABLUTION. Tous les peiiples, dans tous les temps, ont envis;\gé la propreté du corps comme le symbole de la pureté de l'âme ; et le

f)éché comme une tache de l'àme. Il parait que es ablutions ont été en usage chez les patriarches, puisqu'il en est parlé dans le li\Te de Job (IX, 30). Moïse en prescrivit aux Hébreux un très-grand nombre; Jésus -Christ les a consacrées en donnant au baptême, conféré en son nom, la vertu d'elfacer le péché. .'Vnimée par le même esprit , l'Église a conservé l'usage de l'eau bénite. Voij. Bergier, Diction, de théologie.

II. ABLUTION, ternie liturgique qui signifie l'usage du vin et de l'eau que prend le prêtre après la communion pour purilier le calice et ses doigts. Il y a deux ablutions à la messe : la première consiste à vei-ser du vin immédiatement dans le calice pour le purifier, c'est-àdire pour en détacher les particules eucharistiques de l'une et de l'autre espèce qui auraient pu v être restées ; la seconde , à verser du vin et de l'eau siu- les doigts du prêtre pour les purifier, de manière que ce vin et cette eau tombent dans le calice. Voy. Gavantus, Thesmtr. sacr. rituum , tom. I" , part. 2 , tit. X. Lucius Ferraris, Prompta Biblioth. canonica.juridica, etc., ad voc. Ablltio. Collet , Traité des saint^^ Mystères.

III. ABLUTION signifie aussi l'usage du vin et de l'eau que les communiants prenaient autrefois poiif aider .^ consommer la sainte hostie.

ABNÉGATION. Terme de dévotion qui veut dire renoncement à soi-même, à ses passions, à ses plaisirs, à ses intérêts, à tout ce qui nest pas Dieu. Voy. Matth., xvi,2i. Luc, ix.i'j.

I. ABNER, fils de Ner, chef des armées de Saûl. Son histoire est racontée II Rois, m, 5 et suiv.

II. ABNER, rabbin converti, né à Burgosvers 1270. 11 embrassa le christianisme en 1295, à Valladolid, où il professait la médecine. Il prit depuis ce moment le nom d'Alfonse de Burgos. Avant sa conversion il avait composé un ouvrage sur la concordance des lois, et avait ajouté des gloses au commentaire d'.\ben-Ezra sur le Décalogue ; depuis il écrivit en hébreu , et traduisit ensuite en espagnol un ouvrage pour réfuter les Guerres du Seigneur, publiées par Joseph Kimchi contre les chrétiens. Jusqu'à .sa mort, c'est-à-dire jusque vers rani:i4(3, Abner se signala par son zèle pour la religion chrétieniie.

ABO (Ahova). v. capitale de la Finlande, avec un évêché, suffragant d'L'psal, et qui y fut établi en 11. ")8 par Adrien IV. '

I. ABOAB (Immanuel) , rabbin espagnol, mort avant l'an 1629, puisque c'est en cette même année que ses héritiers firent imprimer à iVmsterdam : Somologia sire Dissertutiones légales. La seconde partie de cet ouvrage contient la suite de l'histoire des docteurs hébreux jusqu'à son temps, en commençant à Schérita Gaon : une lettre en italien qu'Horace del Monte, noble

italien, avait écrite à l'auteur sur cette question : Quomodo dici pos-rit angelicitm esse etnendore se: et la réponse d'Aboab en latin.

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