II. ABOAB (Isaac) Voy. Abovab
ABOBI , père de Ptolémée , qui dans un festin égorgea Simon Machabée, son beau-père, avec ses deux fils, Mathathias et Judas. Voy. I Machab., xvi, 11 et suiv.
I. ABOLITION, abrogation ou suppression d'une loi . d'une coutume. Voy. Abrogation.
I II. ABOLITION, en terme de chancellerie, I signifie l'acte de pardon ou les lettres par lesj quelles un prince abolit entièrement un crime qui n'est pas rémissible par les ordonnances I I. ABOMINABLE, ABOMINATION, chose i odieuse et détestable ; c'est en ce sens qu'il est i dit dans l'Écriture que le railleur est en abomination devant Dieu.
II. ABOMINABLE, ABOMINATION , signifie encore liiiolàtrie et les idoles, dont le culte est
I abominable en lui-même, et par rapport aux dissolutions qiii l'accompagnent.
ABONNEMENT (pour abomement) , «onvention ou marché qu'on fait pour un temps donné ou illimité, et au moyen auquel on obtient une diminution sur le pnx ordinaire. Or un abonnement perpétuel étant une aliénation équipollente à une renonciation de droit, est défendue aux bénéficiers et aux autres administrateurs, hors certains cas et sans certaines formalités. Voj/. Aliénation.
ABOU (Abilfargi), fils d'Etlavb, nestorien
arabe du xiii« siècle. On a de lui': 1» des notes
arabes sur les Psaumes. Bibliotli. reg.. cod. 407 ;
— 2" un commentaire arabe sur saint Matthieu.
Biblioth. Leyd., cod. 454"; — 3° l'explication des
Evangiles de saint Marc, de saint Luc et de
saint Jean, traduite du syriaque en arabe en
1247. Cod. in-fol. bibl. Seguriunœ, cod. arabica,
, A II. ]'ri)/. le Long, Biblioth. '^acr.
■ ABOUAB ou ABOAB (Isaac), natif de Bresse,
, juif, président de la synagogue espagnole d'Am-
[ sterdam, a publié dans cette dernière ville, en
1 1681 , une paraphrase espagnole de la Bible, in-
I fol., mêlée d'un commentaire succinct. Voy. le
1 Loii- . Bihiinth. suer., tom. II, p. 802.
I ABOUCARA. iv-y. Ablcara.
ABOUL-FARADJfE. Voy. Abll-Farage.
ABOUSAÏD, Samaritain, a traduit en arabe ^ le Pentateuque samaritain , c'est-à-dire le texte hébreu écrit en caractères samaritains, et y a ajouté des notes avec une préface. Le P. le Long fait vivre Abousaïd en 1070, d'autres le font mourir en 1257; d'autres enfin, se fondant sm- ce qu'on lit à la fin du livre de la Genèse , qu'il a achevé l'an de l'hégire 836, n'admettent aucune de ces deux dates. Quoi qu'il en soit de cette question, l'ouvrage, qui est resté manuscrit, et qui se trouve à la Bibliothèoue du Roi, a fourni le sujet d'un savant traité de Silvestre de Sacy, publié à Paris en 1809, sous le titre de Mémoire sur In Version arabe des livres de M'>i\p il l'usuge ili^s Snintiritains.
ABRAAMÈS. ABRAMÈS. Voy. Abraham, no IV.
ABRAAMIUS (saint), évêque d'Arbelles, y fut martyrisé sous le roi Sapor, en 348. L'Église l'honore le 5 février.
ABRABANEL, ABRABANIEL, ABRABENEL, ABRABINAEL. Voy. .Vbarbanel.
ABRACE (saint) , dont on ignore entièrement la vie, est honoré par les Éthiopiens le 9 décembre.
ABRAHAM. Ce nom étant commun à un grand nombre d'écrivains juifs, nous les avons placés à la suite l'un de l'autre, sans interrup-
ABRA
ABRA
tion, en les faisant précéder des autres divei-s
personnaiies homonymes.
I. ABRAHAM, appelé d'abord Abram, c'està-dire père d'élévation, ou fère élevé, reçut de Dieu le nom d' Abraham, qui signifie père d'une multitude. Ce premier patriarche du peuple de Dieu , et le plus célèbre tant par les promesses divines qui lui furent faites que par les merveilles opérées en sa faveur et par les grands mystères qui se rattachent à son histoire, et qui ont été accomplis par Jésus-Christ, naquit à Ur, en Chaldée , d'un père idolâtre nommé ïharé , environ deux mille ans avant le Sauveur. Son histoire, d'ailleurs très -connue, est racontée dans la Genèse , xi-xxv. Sa grande foi et son attachement sincère au culte du vrai Dieu l'ont fait surnommer le père des croyants. Les Grecs et les Latins l'honorent depuis le ix« siècle, le 9 d'octobre , bien que longtemps auparavant on eût commencé à l'invoquer. Les Musulmans, qui ont pour lui une grande vénération, ont mêlé à son histoire une foule de circonstances fausses.
II. ABRAHAM (saint), martyr en Ethiopie avec saint Jacques et saint Jean, est honoré par l'Église le 10 août.
III. ABRAHAM (saint), fut martyrisé sous Saper II, en ifâ9. Sa fête se célèbre le 30 novembre. Voy. Etienne -Évode Assémani, Act. mari, orient., et Joseph Assémani, Biblioth. orient.
IV. ABRAHAM ou ABRAAMÈS, ABRAMÉS {saint), honoré le 4 février, solitaire du mont Liban , puis évêque de Charres en Mésopotamie, «t mort à Constantinople, où l'avait appelé l'empereur Théodose le Jeune.
V. ABRAHAM (saint), honoré le 15 juin, naquit dans la haute Syrie, et fonda près de Clermont en Auvergne un monastère, où il mourut en 47'2.
VI. ABRAHAM (saint), solitaire et prêtre du ive ou vi" siècle , qui naquit en Syrie ou en Mésopotamie , contracta d'abord par contrainte un mariage que ses parents conclurent malgré lui , et qu'il rompit pour s'enfoncer dans une cellule, d'où il fut retiré par son évoque, qui l'ordonna prêtre et l'envoya en mission chez des infidèles qui pendant trois années lui firent souffrir des maux incroyables, mais qui, touchés de sa patience étonnante et de son courage invincible, finirent tous par se convertir. Abraham mourut âgé de soixante-dix ans, sans avoir rien relâché de sa vie la plus austère. L'Église grecque fait sa fête le 29 octobre , avec ■celle de sainte Marie , sa nièce , et l'Église romaine, le 46 mars.
VII. ABRAHAM ou IBRAHIM, d'Antioche, fonda , au commencement du ix'' siècle , la secte des abruhamites, qui n'était qu'une branche de celle des paulinnistes.
VIII. ABRAHAM, archevêque de Bassora, a écrit des épitres en syriaque, et fait des annotations sur Théodore de Mopsueste. Koy. Ébed- Jésu , Catalogue des auteurs clialdéens.