‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 172 sur 1220 · I. ARGENS. Voy. Arcis · texte numérisé non relu

I. ARGENS. Voy. Arcis

II. ARGENS (Joan-Baptiste de Boyer, marquis d'), littérateur français, né à Aix en Provence l'an 1704, et mort en 1771 , prit le parti des armes, suivit quelque temps le barreau pour obéir à son père ; mais il rentra dans le senice militaire , qu'il abandonna une seconde fois par suite d'une blessure. Il passa en Hollande ; de là en Prusse, appelé par Frédéric II, qui en tit son chambellan. Eniin il revint à Aix, où il vécuten philosophe. Ses principaux ouvrages sont : 1"^ Lettres juives; — 2^ Lettres chinoises: — 3p Lettres cabalistiques: — 4" Philosophie du bon sens; condamnée par la S. Congre^, de V Index (Décr. 15 février et 16 mai 1753). Ces ouvrages ont paru d'abord séparément , puis on les a réunis sous le titre d'Œuvres du marquis d'Aryens; ilQ8, 24 vol. in-12. Malgré certaines recherches et quelques bonnes réflexions qu'on trouve dans ses écrits, on est forcé de reconnaître que son peu de connaissance de la religion et ses préjugés philosophiques le font constamment tomber dans de graves erreurs. On remarque même presque à chaque page qu'il n'a aucun principe fixe , et qu'il flotte souvent entre les opinions les plus opposées. Voy. Fel- 1er, Hinqr. univeis.

ARGENTAN ou ARGENTON (Louis-François), capucin de la province de Normandie , vivait au xviie siècle. Il fut prédicateur distingué et habile maître dans la théologie scholastique et mystique. Il a laissé : 1" le Chrétien intérieur: Paris, 1659 et 1661 , et Rouen, 1677, 2 vol.; — 2o/es Exercices du chrétien i7itérieur;V3iris, 1662, in-8" ; — 3» les Conférences théologiques et spii^iluelles du chrétien intérieur sur les perfections '^Ç^iV.-S. Jésus-Christ; Paris, 1671, et Rouen, 1675, 2 vol.; — 4° les Conférences théologiques 'it spirituelles sur les grandeurs de Dieu; ibid., 1675; — 5" les Conférences théologiques et les perfections de la sainte Vierge, Mère de Dieu: Paris, 1678, 2 vol. in-4". Ces trois ouvrages parurent ensemble à Paris, 1693, in-4»; on en a donné depuis une autre édition. Voy. le P. Jean de Saint- Antoine , Bihl. univ. francise, tom. II, p. 297.

ARGENTEÏÏS , se met souvent dans la Bible pour siclus orgenteus. Voy. SiCLE.

ARGENTINA ( Thomas ^' ) ou Thom.vs de Strasbourg, théologien scolastique né en cette ville, nommé en 1345 général des Augustins , et mort à Vienne en Autriche l'an 1357. On a de lui, entre autres ouvrages, des Commentaires sur le Maître des Sentences; Strasbourg, 1490, in-fol.

ARGENTON. Voi/. Argent.\n.

ARGENTORATUM. Voy. Strasbourg.

ARGENTRÉ (Charles du Plessis d'), né an château du Plessis, près Vitré, en 1673, mort l'an 1740 à Tulle , où il avait été nommé évêque en 1723, était docteur de Sorbonne. On a de lui un grand nombre d'ouvrages, dont on peut voir la liste dans Richard et Giraud. Nous citerons ici seulement comme étant le plus connu et le plus considérable : Collectio judiciorum de novis erroribus qui ab initio duodecimi sœculi ad annum 1713 in Ecclesia proscripti sunt et notati, etc.; Paris, 1724-1736, 3 vol. in-fol., réimpr. en 1755. Cette compilation renferme un grand nombre de monuments importants et curieux. Voy. Du Mabaret, Éloye de 3/. d'Argentré, dans les Mémoires de Trévoux, février 1743, art. 9.

ARGIS. Voy. Boucher d'.\rgis.

ARGISA, ville épisc. d'Asie sous la métropole d'Ephèse. On l'appelle Algiza dans les Actes du concile de Chalcédoine et du 7« concile général. Elle a été érigée en évêché dans le v« siècle. Voy. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. III . p. 21.

I. ARGOB, contrée fertile dans le Basan, et qui échut en partage à la demi-tribu de Manassé, au delà du Jourdain. Plusieurs géographes prétendent qu'il y avait une ville ou un bourg de ce nom dans cette contrée. Voy. Deutér., 111,4,13,14. m Rois, IV, 13. Reland,P«lœst. illmtr.. pag. 201, 808, 959. Le Diction. encyclop. de la théol. cathol.

II. ARGOB , lieu de Samarie près duquel Phacée, fils de Romélie, assassina Phaceïa, fils de Manahem. D'autres l'entendent d'un homme appelé Argob, en traduisant par avec la particule du texte original rendue dans la Vulgate par juxta. Il est certain que cette particule hébraïque a les deux significations. Voy. IV Rois. XV, 25.

ARGONAUTES de Saint -Sicolas et des Coquilles, ordre militaire fondé au xiv« siècle sous Urbain VI , par Charles III . roi de Naples. Saint Nicolas était le patron de l'Ordre, et les chevaliers portaient un collier formé de coquilles dans des croissants d'argent, auquel pendait un navire avec cette devise : Non credo tempori. Ils suivaient la règle de Saint-Basile. Voy. le P. André Mendo, de Ord. milit. Bernard. Giustin., Hist. dell' origin. dei Cavallieri, c. L.

ARGONNE (Dom Noël , dit Bonaventure d'), littérateur distingué de l'Ordre des Chartreux, né à Paris en Ifôi, mort à Gaillon, près de Rouen, en 1704, a laissé, entre autres ouvrages : Traité de la Lecture des Pères de l'Église, ouvrage fort remarquable dont Mabillon parle avec éloge. La meilleure édition est celle de Rouen etParis, 1697, in-12, donnée par M. Pellestre, qui l'a beaucoup augmentée. Voy. Mémoires du temps, au xvii* siècle. Richard et Giraud.

I. ARGOS , siéue épisc. érigé au v* siècle sous Corinthe. Elle fut faite métropole en 1089 par Isaac II, surnommé l'Ange; cependant Innocent III dans sa lettre à Gauthier, archevêque de Corinthe, parle d'Argos comme étant suflragante de cette métropole, et De Commanvillo

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