ARIA
éit qu'elle fut unie à Coriiithe au W siècle. Aujourd'hui elle est simplement évêché in partibiis dépendant de l'archevêché de Corinthe, également inpartibus. Voy. De Commanville, /™ Table alphabet., p. 25. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. III, p. 21.
II. ARGOS ou ARGUS, ville épisc. très-ancienne du Péloponèse dans le diocèse de l'Illyrie orientale et de la province d'Hellade, sous la métropole de Corinthe. Dans la suite elle ne lit qu'un évêché avec Napolidi Homanin, et elle devint métropole sans avoir aucun suffragant. Ce fut Alexis Gomnène qui l'éleva à cette dignité en 4089. En 1395, le sultan Bajazet l'ayant prise et renversée de fond en comble, Napoli devint métropole. Voy. Richard et Giraud. Gaet. Moroni , vol. III, p. 22.
III. ARGOS, ARGURIPA, ARGYRIPA, ville épisc. d'Italie. Voy. Arpi.
ARHUSEN (Arhusio), petite ville du Nord- Jutland en Danemark, érigée en évêché vers 950. Elle est suffragante de Lunden.
I. ARIA ou ARTA, ville épisc. du diocèse de VIlhTie orientale, sous la métropole de Corinthe. Au xiv« siècle elle fut réunie pour le spirituel à Lépante. Voy. Richard et Giraud.
II. ARIA, ville épisc. de l'ile de Crète. Le i" juin 1520 Léon A. y unit l'église de Cisame, Clément VII celle de Chéronèse en 1526, et Jules III celle de Calamone, le 5 octobre 1551. Vo)f. ibid.
ÀRIANISME, ARIENS. Arius, prêtre d'Alexandrie , né vers l'an 280, et mort en 336, premier auteur de l'hérésie à laquelle il a donné son nom, commença de la publier l'an 319. Cette hérésie ravagea l'Église pendant le iv« siècle et au delà. Or Arius niait que le Verbe fût Dieu et consubstantiel au Père. II avouait qu'il éfait la parole de Dieu, parole créée avant toutes les autres, mais nullement éternelle. Quoique condamnée dans le concile de Nicée de l'an 325, cette hérésie ne se répandit pas moins en Orient et en Occident , en Afrique sous les Vandales , et en Asie sous les Goths; elle dura près de 300 ans. Les Ariens furent d'abord divisés en Ariens purs, qui suivaient la doctrine d' Arius dans tous ses pomts, et en Semi- Ariens, lesquels ajoutaient quelque chose aux sentiments de leur maitre comme pour en adoucir la malignité; ainsi, par exemple, ils reconnaissaient que le Fils était semblable au Père, au moins par grâce. Dans la suite les Ariens furent connus sous les noms différents d'Eunomiens, de Photiniens, d'Acaciens, etc., noms des chefs de ces différentes branches de l'arianisme. Dans le xvi« siècle la prétendue réforme fit renaître l'arianisme, qui se répandit bientôt en Allemagne, en Pologne et en Angleterre, formant une infinité de sectes opposées à la consubstantialité du Verbe avec Dieu le Père. On peut cependant diviser les Ariens modernes en deux classes. Les uns croient que la consubstantialité du Verbe n'est qu'une simple opinion, et qu'on peut nier sans être exclu du salut, et sans qu'on doive l'être de l'Église. Les autres, au contraire, prétendent que c'est une, erreur dangereuse, opposée à la raison, à l'Écriture et à la tradition. Voj/. Athanas., Ap. 2 et Orat. 1 et 2 contr. Arian. Epjphan., Hceres. 69. Socrat., Hist., 1. I. Baronms, ad ann. 315. Tillemont, Hist. de l' Arian. Hermant, Vie de S. Athan. Stockman, Z^a;zco?«. Bergier, Diction, de théologie. Pluquet, Diction, des Hérésies. Richard et Giraud, au mot Ariens. Gaet. Moroni, vol. III, p. 22 et suiv. Jean-Adam Mœhler, Athanase le Grand et V Eglise de son temps en lutte avec Farianisme, en allemand.
Dict. encyclop. de la théol. cathoL, tom. II, p. 1
ARIANO (Arianum), ville épisc. de la principauté ultérieure de Naples, dépendant de Bénévent, ainsi nommée, selon quelques-uns, parce qu'il y avait anciennement un autel consacré à Janus Ara Jani. Elle s'appelait autrefois Equus Tuticus ou Equus Magnus, parce que. disent encore quelques-uns, elle fut bâtie par Diomède, roi d'Étohe, qui avait été au siège de Troie. On conjecture qu'elle reçut la foi en même temps que tout le pays des environs . c'est-à-dire du temps des apôtres ou de leurs premiers disciples. Ce qui est ceitain c'est qu'on ne connaît aucun de ses évêoues antérieurs au 11^ siècle. Voy. Fr. Ant. Vitale, Memorie degli nomini illustri délia cita d'Ariano; Rome, 1788. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. III, p. 24.
ARIARATHES ou ARIATHES , selon les Septante, édit. d'Alexandrie, roi de Cappadoce, auquel Lucius, consul des Romains, écrivit une lettre en faveur des Juifs. Voy. I Machab., xv, 16-22. Appian., Syrinc, p. 118. Polyb., Légat., 126. .Tustin^ 1. XiXV.
ARIARAtHIA, ville épisc. de la seconde Arménie, de l'exarcat de Pont, laquelle tient son nom . selon Strabon, d'Ariarathès, roi de Macédoine, son fondateur. C'était autrefois un siège épiscopal, érigé dans le v* siècle. Voy. Lequien, Oriens Christ., tom. I. De Commanville, /" Table alphabet., p. 25. Richard et Giraud.
I. ARIAS (Alvarez), jésuite, né à Séville dans le xvn« siècle, mort à Rome l'an 1643, s'éleva par son mérite aux premières charges de sa compagnie, et fut assistant d'Espagne auprès du général. On a de lui : Encomia sunctissinufi Eucharisties et beatœ Virginis Mariœ, ex sacra Scriptura deprompta. Voy. Alegambe, Biblioth. de Scriptor. Sociei. Jesn.
IL ARIAS (François), jésuite, né à Séville en 1533, mort en odeur de sainteté le 23 mai 1605, étudia la philosophie et la théologie à Alcala, se distingua constamment par une profonde humilité et un zèle ardent pour la conversion des âmes. C'est ce que l'on remarque surtout dans ses ouvrages de piété, dont saint François de Sales recommande la lecture. 11 a composé , en espagnol, des Œuvres spirituel les , qui ont été traduites en latin et en italien, puis en français, par le P. Belon; Lyon, 1740, 2 vol. in-12. Voy. Ribadeneira. Alci^ambe, Biblioth. de Scriptor. Soc. Jesn. Nicol. -Antonio, Biblioth. Hisp.
III. ARIAS DE MEZA (Femand"), Portugais, né à Estremos au xvi» siècle, eut la réputation d'un habile jurisconsulte. Il professa d'abord le droit canonique à Salamanq[ue,etil y obtint tant de succès, qu'il fut envoyé à Naples pour occuper la charge de sénateur en cour civile et y professer le droit romain. On a de lui : Varice Rpsolutiones et interpretationes juris; Naples, 1641, et Genève, 1658. Voy. Mém. de Portugal.