ARIS
ARKE
ARISAI, septième iils d'Aman, fut étranglé avec ses frères. Voy. Esther, ix, 9.
ARISISA , épouse de Japheth , selon la tradition des Orientaux. Voy. Eutichius, Annal., 1. 1.
ARSISUANCH. Voy. Arcis.
1. ARISTARQUE , Macédonien natif de Thessalonique, accompagna saint Paul dans ses voyages. Les Grecs prétendent qu'il fut évèque d'A pâmée en Syrie, et décapité à Rome avec saint Paul sous Néron , et ils l'honorent comme évèque et martyr le 14 avril. Les Latins font sa fête le 4 août. Voy. Actes , xix, 29 ; xx, 4. Coloss., IV, 40.
IL ARISTARQUE, chronographe chrétien qui n'est peut-être autre que le précédent. Voy. Richard et Giraud.
ARISTEA. Voy. Aristium.
ARISTEE, qu'on prétend être un juif prosélyte, et qui se qualifie lui-même d'officier des gardes de Ptolémée Philadelphe, a fait uue histoire de la version des Septante , qui est à peu de chose près conforme à ce qu'en ont dit Aristobule, Philon et Joseph. Depuis saint .lérôme, qui n'ajoute aucune foi au récit d'Aristée ni à la tradition des Juifs sur ce point, on a vu une foule de savants tels que Louis Vives, Espagnol, Léon de Castro, Salmeron, Scaliger, s'élever contre cette histoire ; mais celui qui l'a attaquée avec plus d'érudition et plus de force de raisonnement, c'est Hody, qui a entraîné à son sentiment tous les protestants et plusieurs catholiques. Cependant ces derr.iers, tout en n'admettant pas les circonstances qu'ils regardent comme fabuleuses, sont loin de rejeter la substance du fait historique , qui se trouve en effet trop confirmé par la tradition constante et unanime des Juifs, des Samaritains et des chrétiens, pour qu'on puisse douter que, sous Ptolémée Philadelphe , ou Ptolémée Lagus, son prédécesseur, comme quelques-uns le prétendent , cette version ait été réellement faite. Voy. Aristée, de S. Script, interpret. Eusèbe , Prœpar. evang., 1. YII, c. xm; 1. "VIII, c. viii, ix. Hist. ecdes., !. VII, c. xxxii. Clément. Alex., Stromat., 1. I, p. 342; 1. V, p. 595. Philon, de Vita Mosis , 1. II. Joseph, Antiq., 1. XII, c. ii. Bergier, Diction., art. Septante. J.-B. Glaire, Introd. hist. et crit., tom. I, p. 128, 3'' édit. Humphrey Hody a fait contre l'histoire d'Aristée une Dissertation qui a été condamnée par la S. Congr. de l'Index le 21 avril 1693.
ARISTIDE (saint), philosophe athénien, vivait vers l'an 123; il se convertit, et présenta à l'empereur Adrien un volume en forme d' Apologie, dans lequel il apportait les preuves de la religion chrétienne. Voy. Eusèbe, in Chron.,et Hist., 1, IV, cap. III. S. Jérôme, de Script. eccL, 1. V, c. XX, et Epist. XXIV ad Mag. orat. Baronius. Annal. D. Ceillier, Hist. des Aut. sacr. et ecciï's.. tom. I.
ARISTIUM ou ARISTEA , ville épisc. du diocèse d'Asie dans la Phrygie Pacatienne, érigée au ye siècle, devint dans la suite suffragante de la métropole de Laodicée. On n'en connaît que deux évéques : Paul, qui assista au concile de Chalcédoine , et Tarase, qui se trouva à celui de Photius.
I. ARISTOBULE, était un juif de la race des prêtres, philosophe et précepteur de Ptolémée Evergète, fils aîné de Philométor, roi d'Egypte. Voy. II Machab., i, 10 et suiv. Richard *et Gi-
II. ARISTOBULE, surnommé Philhellène, à cause de sa grande bienveillance pour les Grecs, fils d'Hyrcan et petit -fils du Simon Machabée, grand prêtre et prince des Juifs, succéda à son
père vers l'an 103 avant J.-C. Il prit le titre de roi, lequel n'était plus en usage chez les Juifs depuis la captivité. Il ne régna qu'un an, et pendant ce court règne il mit en prison trois de ses frères et sa mère, qu'il y laissa mourir de faim. Il fit mourir aussi son frère Antigone. Voy. Joseph, Antiq., 1. XIII, c. xviii et xix.
ill. ARISTOBULE, second fils d'Alexandre Jannée et frère puiné du grand sacrificateur Hyrcan, vers l'an 70 avant J.-C. Il disputa la couronne à son frère Hyrcan, qu'Alexandra leur mère avait déclaré roi, et mourut empoisonné. Voy. Joseph, Antiq., 1. XIV, c. ult., et 1. XIII, c. i.
IV. ARISTOBULE, fils d'Alexandre et petitfils d'Aristobule , dont nous venons de parler, eut pour sœur Mariamne, épouse du grand Hérode; celui-ci le fit noyer par jalousie. Voy. Joseph, Antiq., 1. XV, c. II.
V. ARISTOBULE , fils du grand Hérode et de Mariamne, épousa Bérénice, fille de Salomé. Son père le fit périr avec son frère Alexandre. Voy. Joseph, Antiq., \. XVI, c. ult.
VI. ARISTOBULE, dont parle saint Paul, était, selon les Grecs, l'un des soixante-dix disciples de Jésus-Christ et frère de saint Barnabe ; ils font sa fête le 15 et le 16 mars , et le 31 octobre. Voy. Rom., xvi, 11,
I. ARISTON, né à Pella, en Palestine, juif converti , vivait vers 136. Il a écrit Y Histoire du siège de Béthara et la Défaite des Juifs , et on lui attribue plusieurs autres ouvrages. Voy. Rigalt. , not. in Cels. prœf. Origen. contr. Cels., 1. IV. Eusèbe, Hist., 1. IV, c. vi. Niceph. Calliste, Hist., 1. III, c. XXIV. D. Ceillier, Hist. des Aut. sacr., tom. I»"". Gallandi,B/6/io//i. grœco-lat. Patrum , etc., tom. I , p. 331 , et Prolegom., t. I , p. 14. Richard et Giraud.
II. ARISTON (saint) et ses compagnons , convertis par saint Sébastien, souffrirent le martyre dans la Campanie vers l'an 2186, sous Dioclétien et Maximien Hercules. L'Église honore leur mémoire le 2 juillet.
ARISTOTËLIENS. On donne ce nom à ceux qui avaient puisé dans les principes et les enseignements d'Aristote des erreurs dont Etienne Tempier, évèque de Paris, fit la censure le 7 mars 1277.
ARITHMANCIE ou ARITHOMANCIE, divination , ou manière de connaître et de prédire l'avenir par le moyen des nombres.
I. ARIUS, roi de Sparte, écrivit une lettre au grand prêtre Onias pour renouveler l'alliance des Juifs avec les Lacédémoniens. Voy. I Machab., XII, 7 et suiv. Joseph, Antiq., 1. XII, c. v.