II. ARTÉMAS, hérét. Voy. Artémon
ARTÈME (saint), duc ou commandant des
troupes en Egypte, souffrit le martyre sous Julien l'Apostat. Les Grecs et les Latins célèbrent sa fête le 20 octobre. Voy. saint Athanase, Lettre aux Solitaires. Théodor., Hist. ecclés., liv. III ,
c. XVIII.
ARTÉMON ou ARTÉMAS , hérésiarque du ni« siècle qui niait la divinité de Jésus-Christ, et dont les principes étaient les mêmes que ceux de Théodore de Byzance.,Il fut condamné par les conciles de Nicée , d'Éphèse et de Chalcédoine. Ses disciples se nommaient Artémonites. Voy. Eusèbe, Hist. eccles., 1. V, c. xxvi. Théodor., Hœret. Fab., 1. II, c. iv. Baron., AnnaL, ann. 296. Tillemont.
ARTÉSIA ou ARÉTHUSA, ville épisc. de la seconde Syrie sous Apamée. Les Latins la prirent en 1097, avant de mettre le siège devant Antioche. Gaet. Moroni mentionne cette ville comme Richard et Giraud. De Commanville n'en dit rien. Elle pourrait bien n'être qu'ARÉ- THLSE, n° II.
ARTHUR (Arçhibald), prédicant anglican , né en 1744 dans l'État de Renfrewshire , mort en 1797, professeur de philosophie et de morale à l'université de Glasgow. On a de lui : 1° CatalogUrS impressorum librorwn in bibliotheca universitatis Glasgovensis . labore et studio A. Arthur; Glasgow, 1791, 2 vol. in-fol. ; — 2° Discourses on theological and literary subjects ; ibid., 1803, in-S". Ces discours ont pour objet l'existence de Dieu et l'origine du diable.
I. ARTICLES DE FOI , vérités qu'on est obligé de croire parce qu'elles sont révélées de Dieu et reconnues telles par l'Église. Il y a deux conditions nécessaires pour qu'un dogme soit article de foi : la première c'est la révélation divine; la seconde le jugement de l'Église, qui déclare qu'un tel dogme est révélé de Dieu et qui le propose aux fldèles comme un point de foi , dans la croyance duquel ils sont tous obligés de vivre et de mourir. Voq. Dogme et Foi.
II. ARTICLES ORGANIQUES. Nom sous lequel on désigne communément la loi du 18 germinal an X (8 avril 1802), loi qui désorganise toute l'économie du concordat du 23 fructidor an IX (10 septembre 1801), et qui n'a aucune valeur ; car elle a été faite sans la participation du Pape, quoiqu'elle soit essentiellement religieuse. Dans l'allocution prononcée en consistoire le 24 mai 1803, Pie VII annonça qu'il demandait la suppression ou la modification de ces articles. La réclamation du Saint-Siège eut lieu sous la forme d'une lettre adressée par le cardinal-légal Caprara à M. de Talleyrand, ministre des relations extérieures. L'épiscopat français réclama aussi de son côté; et on peut dire que les protestations n'ont jamais cessé. D'où il résulte « que personne, ni simple Mêle, ni prêtre, ni évêque , ne peut s'en prévaloir pour fonder ses actes; ce seraient des actes schismatiques ( Jager. Université catholique, tom. XV, p. 266).» Enfin , nous demanderons aux partisans des articles organiques : Si Pie VII se fût permis, en matière purement civile, un pareil empiétement sur l'autorité civile, cette autorité aurait- elle reconnu au Pape ce droit, et s'y serait-elle soumise? Voy. Bergier, Diction, de théologie, où est
ARUS
ÂSAI
^'abbé Goiijet, Mémoires sur le collège de France, om. III. Richard et Giraud, à l'article Dar-
rapportée la lettre du cardinal Caprara, et l'abbé André, qui, dans son Cours alphabétique de Droit canon, donne non -seulement le texte des articles et les réclamations de l'autorité ecclésiastique , mais encore les autres documents qui s'y ratfacbent.
ARTIS (Jean d') ou ARTISIUS, né à Cahors en -1572, et mort l'an 1651, fut professeur de droit canon à l'université de Paris et lecteur au collège de France. Ses écrits ont été réunis après sa mort et publiés à Paris l'an 1656, en 1 vol. in-fol. L'auteur traite une quantité de questions théologiques sur le dogme, la morale, le droit canon, etc. Voy.'^\cévon, Mémoires, i. X L .... »
tom
TIGUE.
I. ARTONE ou ARTOUS (Artona), abbaye de l'Ordre de Prémontré, au diocèse de Dax en Gascogne. Elle était lille de la Case-Dieu, et existait dès l'an 1178. Voy. Gall.Christ., tom. I, col. 1067.
II. ARTONE (Arthona), abbaye séculière au diocèse de Clermont en Auvergne, située dans la ville du même nom, sur la Morge, à huit kilomètres de Riom. 11 y avait, outre l'abbé, douze chanoines qui vivaient en communauté auxin«siècle.Koy. Sainte-Marthe, Gall. Christ., tom. II, col. 397.
I. ART0P.5:US (Jean-Christophe), né à Strasbourg en 1626, mort en 1702, chanoine du chafitre de Saint-Thomas à Strasbourg, se voua à enseignement. Il a laissé un grand nombre de Thèses et de Dissertations théologiques ou historiques; on lui attribue encore : Séria disquisitio de statu, loco et vita animarurn, postauam discesserunt a corporibus prœsertim fidelium, publié dans le Fasciculus rariotncm ac curiosorum Scriptorum theologiconcm de Anima; Francfort, 1692, in-S". Artopœus a participé à la publication du Compendiurn histor. ecclesinsticœ , etc., in ttsumgj/mnasii Gothaniii&^QAnS". Voy. kudiffredi, Bihlioih. Casinatensis. La Nouv. Biogr. génér,
IL ART0P.5;US (Pierre), né à Coslin en Poméranie, mort en 1563, ministre protestant. On a de lui, outre un Abrégé de Grammaire grecque : 1» Evnngclicœ conciones dominicarum totius anni; Wittemberg, 1537, in-S», ouvrage mis à Y Index de Pie IV ; — 2» Biblia Veteris et Novi Testamenti, et Historiée artificiosis picturis effigiatœ, cum exnlicatione latine et germanice; Francfort, 1557,' in-8»; —3» Christiana trium linguarumelemenia;Bà.\e,iMh,m-^. Voy. Nouv.
Biogr. génér.
ARTÔTYRITES, dérivé de deux mots grecs gni signifient : pain et fromage; nom donné à des hérétiques du ii" siècle sortis des Montanistes, parce qu'ils se servaient pour l'Eucharistie de pain et de fromage. Ils avaient adopté une partie des erreurs de Montan. Voy. Epiph., Hœres. 49. August., de Hceres., c. xxviii. Baronius. Annal., ann. 173. Pluquet, Diction, des hérésies.
ARUBASGH. Voy. Aroubasch.
ARUBOTH, en hébreu Arubboth, et dans le grec Arabolh, nom de lieu probablement situé dans la tribu de Juda. Voy. 111 Rois, iv, 10.
ARUIZ, bourg à vingt milles de Jérusalem, vers le nord, l'oiy. Reland, Palœst. illustrata, p. 585.
ARUL^. Voy. Arles, n» IL
ARUM , père d'Aharéhel et fils de Cos. Voy. I Paralip., iv, 8.
ARUMA. Voy. Ruma.
ARUS, bourg près de Samarie où Varus
campa. Voy. Joseph, Antiq., I. XVII, c. xii; de Bello, 1. I, c. II. Reland, p. 585.
ARUSPICE (Aruspex), sacrificateur romain qui prédisait l'avenir en examinant les entrailles des animaux sacrifiés. Voy. le P.Pezron, Antiq. des Celtes. Richard et Giraud.
ARUSPICINE (Aruspicina), art ou science des Aruspicps.
ARVERNUM. Voi/. Clermont, n« I.
ARVISENET (Claude), chanoine et vicaire général de Troyes, né à Langres en 1755, et mort à Gray l'an 1831 , ayant refusé le serment à la constitution civile du clergé, se retira à Lucerne en Suisse, et rentra plus tard en France. Ce fut alors qu il devint vicaire général de Troyes. On a de lui, entre autres ouvrages : \'' Merhoriale vitœ sacerdotalis , loué par Pie VII; — 2° Sapientia christiana, 2 vol., traduit en français par l'auteur en 1803, et par Ogier en 1817; — 3" Manuductio juvenum ad sapientiam, 1 vol. in -24, traduit également par l'auteur sous le titre de Guide de la jeunesse dans les voies du salut; — i'> Mémorial des disciplesde Jésus-Christ,
I vol. in-12; — 5* Maximes et devoirs des pères et des mères. Voi/. Feller, Biogr. univers.
ARTSDAGHÈS (saint), né à Césarée en Cappadoce vers 279, mort en 339. Il assista, en 3!p, au concile œcuménique de Nicée, en cpjalité d'évèque de Diospont, bâtit une église à Khozan, dans la provmce de Sophène , et un monastère près du bourg de Timolvan, et surmonta tous les obstacles qui s'opposaient à la propagation du christianisme. Surpris par Arkhélous, gouverneur de Sophène, il fut martyrisé imméîliatement. Voy. BoUand., Acta Sanctor., septembr., t. VUL Lequien, Oriens Christ. Feller, Biogr. univers.
ÀRZAN6ANA , évêché du diocèse de la grande Arménie aux environs de Mélitine, près de la Syrie. Voy. Assémani, Biblioth. Orient., p. 378.
ARZERUM. Voy. Erzeroum.
ARZUM, siège épisc. jacobite soumis au Maphriend'Orient, et ville d'Arménie. Le patriarche Denis, dans sa Chronique, la met dans la Syrie. C'est le quatrième siège soumis au Maphrien. Voy. Assémani, Biblioth. Orient., in Diss. de Monoph., t. II, p. 419. Richard et Giraud.
ARZUN , ville d'Arménie, troisième siège épiscopal de la province de Nisibe. Voy. Richard et Giraud.
ASA, fils et successeur d'Abia, roi de Juda, abattit les autels consacrés aux idoles et rétablit le culte du vrai Dieu ; mais il ne détruisit pas cependant les hauts lieux ; il fit même mourir le prophète Hanani, qui lui fit des reproches de la part du Seigneur. Voy. III Rois, xv, 8 et suiv.
II Paralip., xvi. Joseph, Antiq., 1. VIII, c. xvi. ASA A, fut envoyé par le roi Josiaspour consulter la prophétesse Holda sur le livre de la loi du Seigneur, lequel fut trouvé dans le temple. Voij. Il Paralip., xxxiv, 20.
ASAEL ou ASAHEL, fils de Sarvia, fut tué par Abner, qu'il poursuivait dans le combat de Gabaon. Voy. II Rois, ii, 18 et suiv. I Paralip., II, 16, etc. II Paralip., xvii, 8; xxxi, 13. 1 Esdras, x,15.
I. ASAIA ou ASAÏAS, un des serviteurs du roi Jûsias qui fut chargé par ce prince d'aller consulter la prophétesse Holda au sujet du livre de la loi trouvé dans le temple. Foy. IV Rois, XXII, 12 et suiv. H Paralip., xxxiv, 20.
II. ASAÏA , un des chefs de famille et des maisons de la tribu de Siméon. Voy. I Parai., iv, 36.
III. ASAÏA, chef des descendants de Mérari, un de ceux que David chargea du transport de l'arche. Voy. I Paralip., xv, 6, 11 et suiv.
ASCA