‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 188 sur 1220 · POLE · texte numérisé non relu

POLE

ASARADDON ou ASARHADDON , roi d'Assyrie, succéda à son père Sennachérib. Voy. AsE-

NAPHAR.

ASARAMEL, qu'on lit I Machab., xiv, 28, est, selon quelques-uns, le même nom de lieu qui se trouve dans les Juges, les Rois et les Paralipomènes. Plusieurs l'entendent de Jérusalem, d'autres d'un lieu où se tenait le grand conseil de la nation. La version syriaque lit Israël.

ASARÉLA , quatrième fils d'Asaph. Voy. I Paralip., XXV, 2.

ASARHADDON. Voy. Asaraddon.

ASARMOTH, troisième fils de Jectan. Voy. Genèse, x, 26. 1 Paralip., i, 20.

ASASONTHAMAR. Voj/. Engaddi.

ASBAI , père de Nazaï , un des braves de l'armée de David. Voy. I Paralip., xi, 37.

ASBEL, second fils de Benjamin. Voy. l Paralip.. viii, 1.

ASBÈLITES , descendants d'Asbel. Voy. Nombres , XXVI , 38.

ASCALON, ville des Philistins qui fut prise par la tribu de Juda. Elle est devenue plus tard une ville épiscopale du diocèse de Jérusalem, à cent cinquante stades de cette ville , sous la métropole de Césarée. Lorsque les croises eurent pris la Palestine , l'évêché fut transféré à Bethléhem. Ascalon n'est plus qu'un village appelé communément Scalona. Voy. Josué, xiii, 3. Juges, l, 18. I Rois, VI, 17, etc. Joseph, Antiq., J. V, c. I, li; \. VI, c. i; l. Xlil, c. viii; de Bello, l. III, c. i; 1. V, c. XIV. Reland, pag. 586 et soiv.

ASCALONITE , qui est d' Ascalon , qui habite Ascalon. Vni/. Josué,xiii, 3.

ASCANDALIS. Vov. Alcvnda.

ASCELIN, né en Poitou, fut moine de l'abbaye du Bec, et non de Saint-Evroult, comme quelques auteurs l'ont dit. Il combattit, à l'exemple de Lanfranc, son maitre, les erreurs de Bérenger. On a de lui deux Lettres à cet hérétique sur la présence réelle; la première se trouve dans la Collection des Conciles du P. Labbe , et les deux ont été données par d'Achéry dans ses Notei sur la Vie de Lonfrunc. Voy. Feller, Bihliogr. univers. Richard et Giraud, qui analysent daprès Dupin ces deux écrits si importants pour faire connaître la foi de l'Église à cette époque et l'effarement de Bérenger.

ASGENÈS , premier fils de Gomer. Voy. Genèse . X . .'<.

ASCENSION DE JÉSUS-CHRIST AU CIEL (L'), est le sixième article du Symbole de notre foi par lequel nous professons que Jésus-Christ, quarante jours après sa résurrection, est monté au ciel en corps et en âme. Tertullien fait une énumération succincte des différentes erreurs sur l'Ascension. Selon saint Augustin, l'Ascension a été instituée par les apôtres même, et, suivant Thomassin, la célébration en est commandée parles constitutions apostoliques (liv. VIII, c. m). Voy. August., Epist. CXVIII, n. 1. Thomassin, Traité des fêtes, p. 370, et Bergier, Diction, de théologie, lequel répond à l'objection de quelques incrédules modernes contre la réalité du fait de r.\scension.

ASCENSIONE ou ASCENSAM (Arsenim), théologien portugais, mort en lG't8, entra dans l'Ordre des Augustins, et devint provincial de cet Ordre à Rome. On a de lui : 1» la Vita deW ammirabile servo di DioFra Giov. di Guglielmo; Fermo, 1629, in -8»; et 1630, in-S"; — ^ In Affectuosi sospiri di S. Agostino Vescovo, nuouamente ritrovati nella libreria Vaticana , dans les Estasi delt anima contemplante ;yemse , lti39, in-12. Voy, Barbosa Machado , Biblioth. Lusitana. La Nouv. Biogr. gi'nér.

ASCENSUS SCORPIONIS, Montée -du -Scorpion, npm de lieu. Voy. JosuÉ, xv, 3.

ASCÈTE, mot dérivé du grec; il signifie qui s'exerce. Autrefois on donnait ce nom à ceux qui, par ime vie plus austère, s'exerçaient à la pratique de la vertu; depuis , le nom d'Ascètes a été donné aux moines, particulièrement à ceux qui se retiraient dans la solitude, et même à des religieuses. Voy. le Diction, ecd. et canon, portatif. Bergier, Diction, de théol. Le Diction, encyclop. de la théolog. cath., tom. II, p. 39 et suiv.

ASCÉTÈRE(.4*eefenHm). Ce mot grec, qui dans son origine veut dire un lieu d'exercices, se prend pour un monastère , parce que c'est le heu où l'on s'exerce à la pratique de la vertu. Voif. D.Macri, Hierolexic, adverb. Asceterium.

Ascétique (Asceticu.^), terme de dévotion dérivé du même mot grec que Ascète. Il désigne : 1° l'état de l'âme qui est occupée à méditer les grandeurs de Dieu; ainsi la vie ascétique est celle qui se passe dans l'oraison et la mortification ; 20 les personnes qui , comme les solitaires, s'exercent à la vie ascétique; 3° les livres de piété qui renferment des exercices spirituels, comme les Traités spirituels de saint Basile. Voy. Bergier, Diction, de théologie. Le Dict. encyclop. de la théol. cath., tom. II , p. M et suiv. , ,

ASCHAFFENBOURG ou ASCHEBURG (^»chaffenburgum , Aschiburgum), ville de la Franconie , dans l'État de l'électeur de Mayence. Gé-

ASCL

ASEÏ

rard d'Éperstein , archevêque de Mayeiice , y assembla l'an 1292 les évêques de la province , et dans un concile ils lirent des ordonnances après la mort du pape Nicolas IV, pendant la vacance du Saint-Siège.

ASCHË ( Rab ou Rav ) , célèbre rabbin babylonien , né en 353 et mort en 426, fut président de l'académie de Sora, en Babylonie , et un des auteurs du Talmud de Babylone, imprimé à Venise par David Bomberg en 1520, 12 vol. in-fol. On en a donné d'autres éditions dans plusieurs pays. Voy. Bartolocci, Bihlioth. mognu rubhi- Hica, tom. I, p. 48i-M)0. Wolf, Biblioth. Hebr., tom. I", p. 224; tom. III, p. 138. De Rossi, Dizion., tom. I", p. 56.

ASCHENBOURG (Siméon d'), de Francfort, a fait, sous le titre de Bonne jointure , une exposition du Commentaire de Raschi sur le Pentateuque, avec des figures pour en faciliter l'intelligence. La première édition est, selon De Rossi , celle de Venise, 1548; il y en a eu plusieurs autres en différents pays. Voy. Bartolocci, Biblioth. magna rahb., tom. IV, p. 412. Hottinger. Biblioth. Orientalis , c. i, p. 6. Wolf, Biblioth. Hebr., tom. I»'', p. 1131 ; tom, III, p. 1131. De Rossi, Dizion., tom. I", p. 57.

ASCHER (Jacob -Bar ou Ben). Voy. Jacob- Ben-Ascher.

ASCHER-BAR ou BEN-JÉCHIEL, rabbin allemand, né à Rotembourg, y fut d'abord président de la synagogue ; mais, obligé de fuir son pays , il se retira en Espagne , où il mourut chef de l'école des juifs de Tolède en 1321, selon les uns, en 1327 ou 1328 selon les autres. On a de lui , parmi d'autres écrits : 1" Faisceau, ou Spicilége de sentences ; Cracovie , 1571, in-fol. ; — 2" Abrégé des Décisions d'Harosch (c'est-à-dire du rabbin Ascher) ; conclusions générales extraites de ses autres ouvrages; on les trouve à la fin de presque tous les exemplaires du Talmud de Babylone; — 3° les Additions d'Harosch; notes très-étendues sur la plupart des traités du Talmud, qui se trouvent dans le Talmud de Babylone, en tète des Piské Harosch; — 4" Demandes et Réponses, ou décisions de droit; Constantinople et Venise, in-fol. ; — 5» les Coutumes; ce sont 132 préceptes pour réformer les mœurs, imprimés à la suite de Tepouché Zahab ; Mantoue, 1623, in-12; — 6" une dissertation sur ce proverbe juif : En Mazzal le Israël, il n'y a pas de planète pour Israël, Israël n'est sous aucune planète. Cet ouvrage est manuscrit dans la bibliothèque du Vatican. Voy. Bartolocci. W^olf, tom. P"", p. 225. De Rossi, tom. I«'', p. 57.

ASCITES ou ASCODRUGITES, ou ASGODRO- GITES (Ascitœ, Ascodrogitœ) , secte de Montanisles qui parut dans la Galatie vers 173. Ils furent ainsi nommés d'un mot grec qui signifie outre ou peau de bouc, parce qu'ils dansaient autour d'une outre qu'ils plaçaient près de leur autel, disant qu'ils étaient ces outres neuves pleines de vin nouveau dont parle Jésus-Christ dans saint Matthieu, ix, 17. Voy. August., Hœr., 62. Philastrius, de Hœres. Baronius, Annal, ann. 173 , n» 40.

I. ASCLÉPIADE, neuvième évêque d'Antioche , confesseur, fut éprouvé pendant la persécution de l'empereur Sévère. Il mourut saintement sous l'empereur Macrin ou sous Héliogabale. Voy. Eusèbe , Hist., 1. VI, c. ii. Zonaras, Annal., \. XII, c. ii.

II. ASCLÉPIADE, évêque de Tralles, vivait en 484 ; il a écrit à Pierre le Foulon une Lettre contre la clause qu'il ajoutait au Trisagiou , clause qu'il appelle impie et hérétique , et prononce contre elle dix anathèmes, insérés avec

la lettre dans le lom. IV des Conciles], p. 1220 de Labbe.

ASCLÉPIUS BARBATUS (Nicolas), théologien hessois, né à Cassel, mort en 1571, professa à Marbourg peu de temps après la fondation de cette université. Il a laissé, entre autres ouvrages : 1" de Antiquo et profundo concilio Dei exegesis tampia quam erudita in prosam de divisione Apostolorum cantari solitam et ad puerorum usum ostenso artificio, et ad eorum gloriam conscripta , qui in ministerio verbi fideliter laborant, Francfort, 1553, in-S»; — 2» Periochœ dodechastichœ , summam singularium capitum , Actorurn Apostolicorum a Luca eoangelista conscriptorum mira brevitate , verum multœ eruditionis recessu continentes; Marbourg, 1558, in-4". Voy. la Nouv. Biogr. génér.

ÀSCODROBES, hérétiçiues qui habitaient la ville d'Ancyre, en Galatie. Voy. Hieronym., in Galaf.

ASCODROGITES. Voy. Ascites.

ASCODROUPITES ou ASCODROUTES, hérétiques du II" siècle, sortis des Marcossiens. Ils rejetaient les sacrements, et mettaient la rédemption parfaite dans la connaissance de l'univers. Voy. Théodoret, Uœret. fab., 1. I, c. x, v. 11.

ASCODRUGITES. Voy. Ascites.

ASCOLE (saint) , né en Cappadoce , mort en 383, fut placé sur le siège épisc. de la ville de Thessalonique, en Macédoine , et baptisa l'empereur Théodose. Il était uni par les liens de l'amitié à saint Basile et à saint Ambroise. Voy. saint Basile et saint Ambroise , Lettres touchant saint Ascole. Socrate. Sozomène. Bulteau, Essai de l'histoire monastique de l'Orient.

I. ASCOLI {Asculum Picenum), ville d'Italie, dans la marche d'Ancône , avec évêché dépendant immédiatement du Pape. On croit que l'Évangile y fut prêché vers 309 par saint Emigde, envoyé par le pape saint Marcel , et, selon Baronius , martyrisé dans la persécution de Dioclétien. Fo»/. Baronius, /!«««/. ann. 309, 359,45.3. 538. Ugheili, /<a/îa Sacra, t. I, p. 436. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. III, p. 52 et suiv.

II. ASCOLI (Ascidum Satrianum ou Apulum). ville épisc. du royaume de Naples, .suffragante de Bénévent. On croit que l'Évangile y fut prêché dès les premiers temps du christianisme. Voy. UgheUi, Halia Sacra, tom. VIII, p. 226, nouv. édit. Richard et Giraud. Gaet. Moroni , vol. III , p. 55.

ASCOPHITES , hérétiques qui parurent vers l'an 173 , brisaient les vases sacrés en haine des oblations faites dans l'église ; rejetaient l'Ancien Testament, niaient la nécessité des bonnes œuvres et les méprisaient, la connaissance de Dieu, selon eux, suffisant pour être saint. Ils prétendaient aussi que chaque sphère du monde était gouvernée par un ange. Voy. Théodoret, Hœret. fab., 1. 1 c. X. Ittigius, de Hœr., sect. II, c. xiv, § 2.

ASEBAÏM, qui se lit dans la Vulgate, I Esdras, II , 57, est nommé Sebdim, II Esdr., vu, 59, et présenté comme père de Phochéréth et fils d'Amon.

ASÉDOTH , ville dans la tribu de Ruben. Voy. .Tosue,, X, 40 ; xii, 3,8, etc.

ASEITÉ, terme dérivé du latin eus, ase, ou être qui existe de lui-même , par la nécessité de sa nature ; attribut qui ne convient qu'à Dieu . qui se l'est donné lui-même lorsqu'il a dit : Je SUIS CELUI QUI SUIS... Celui qui est m'a envoyé vers vous. (Exode, m, 14.) De cet attribut de Dieu s'ensuivent tous les autres. C'est à tort que Spinosa a confondu l'être qui existe par

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