ASIA
Asm
soi-même , per le , sans avoir besom dim sujet ou duii suppôt dans lequel il subsiste, avec 1 être qui existe de soi-même, a se, sans avoir aucune cause de son existence ; le premier de ces caractères est le propre de toute substance , le second ne convient qu'à l'être nécessaire, qui est Dieu. C'est sur cette confusion que Spinosa fonde son paradoxe qu'il n'y a dans l'uni- ^ ers qu'une seule substance, qui est tout. Voij. IJer"ier, Diction; de théologie.
ASEL , fils d'Élasa , de la race de Cis. Voy. I Paralip., viii, 37.
ASELLÉ (sainte), vierge romaine, morte vers l'an 405 à Rome , dans le monastère qu'elle dirigeait. Le Martyrologe romain moderne place sa fête au 8 décembre. Voy. saint Jérôme , Lettre \h^ à sainte Marcelle . 99* « sainte Aselle, et 440* « sainte Principie.
ASEM , ville de la tribu de Siméon. Voy. Josué, XIX, 3.
ASEMONA dans la Vulgate, et dans l'hébreu Hfitsmon , ville frontière de la tiibu de Juda dans la partie méridionale. Voy. Nombr., xxxiv, 4. 5. Josué, XV, 4.
I. ASENA, ville de la tribu de Juda, dans la plaine. Josué, xv, 33. Au vers. 43 il est fait mention d'une autre ville de la même tribu qui se lit également Asena dans le texte hébreu, mais que la Vulgate appelle Esnu.
II. ASENA, un des Juifs qui revinrent de la captivité avec Zorobabel. Voy. I Esdras, ii , .50.
ASENAPHAR, nom d'un roi assyrien qui envoya les Cuthéens dans le pays dès dix tribus. Quelques anciens exemplaires lisaient Salmanasar, qui envoya en ell'et en Samarie les Cuthéens et d'autres peuples; cependant la plupart des interprètes pensent qu'Asephanar est le même qu'Asaraddon. Voy. I Esdras, iv, 10.
ASENETH , fille de Putiphar, femme du patriarche Joseph et mère d'Éphraim et de Manassé. Voy. Genèse, XLi, 45, 50; xlvi, 20.
I. ASER , fils de Jacob et de Zelpha , servante de sa femme Lia. Voy. Genèse, xxx, 13.
IL ASER , tribu qui eut en son partage un pays fertile , au nord occidental de la terre promise. Voy. Josué, XIX, 24-31, et compar. Genèse , XLix , 20.
IIL ASER, ville de la demi-tribu de Manassé, efi deçà du Jourdain. Ko;/. Josué,xvii,7. Euseb., in Onomast. Hieronym., in Locis hebr.
IV. ASER , bourg considérable entre Azoth et Ascalon. Voi/. Euseb., ibid.
ASERGADDA, ville de la tribu de Juda. Voy. Josué , XV, 27.
ASFELD (Jacques -Vincent Bidal d'), abbé de Vieuville , docteur de Sorbonne , né en 1064, mort à Paris en 1745, se démit, en 1740, de son abbaye à cause de ses opinions jansénistes. On a de lui : 1" Avant-propos aux Règles pour fintelligence des saintes Ecritures; ouvrage de Duguet; Paris, 1706, in-12; — 2» Explication littéraire de l'ouvrage des six jours , mêlée de réflexions morales ; Bruxelles , 1731, in-12, et Paris, 1736, in-12; — 3" la Genèse, en latin et en français, avec une explication du sens littéral et du sens spirituel; Paris , 1732, 2 vol. in-12 ; — 4» Explication du livre de la Genèse selon la méthode des saints Père* ; Paris , 1732, 6 vol. in-12. Voy. Feller, Biogr. univers.
ASHUR , fils d'Hesron et d'Abia , fut père de Tliécua. Voy. I Paralip., ii, 24.
ASIARQDES (Asiœ Principes), souverains pontifes païens qui étaient choisis par distinction pour faire célébrer à leurs dépens les jeux solennels et publics. Ceux d'Éphèse empêchèrent saint Paul , par amitié pour lui , de se pré-
senter au théâtre dans la séditioji de Démétrius lorfévre. Voy. Actes, xix, 31. Eusèbe , Hist. eccles., 1. IV, c. xv. Tertullien , t/e Spect., n» 2. Wesseling, Dissert, de Asiarchis.
I. ASIE, l'une des plus grandes parties du monde , située à l'orient de l'Europe , et peuplée principalement par les descendants de Sem ; aussi est-ce en ce sens qu'elle se prend dans l'Ancien Testament, et pnncipalement dans les livres des Machabées. L'Asie reçut la foi des apôtres immédiatement après la jDassion de .Tésus- Christ. Saint Paul en parcourut les villes les plus considérables et y établit des évêques. Celui d'Ephèse fut dès le commencement l'exarque de tout le diocèse d'Asie ; mais plus tard le patriarche de Constantinople envahit les diocèses d'Asie , de Thrace et de Pont. Le christianisme fructifia dans l'Asie jusqu'à l'invasion des Sarrazins. Voy. Richard et Giraud. Gaet. Moroni , vol. III, p. 56 et suiv. Dict. encyclop. de la théol. cnth., tom. II, p. 49 et suiv.
IL ASIE était aussi le titre particulier d'un évêque jacobite ; car les hérétiques ne nommaient quelquefois qu'un êvêque pour tout un royaume ou une province. Voy. Assémani, Bibl. Orient., tom. II. p. 8i-.
III. ASIE MINEURE. Elle comprend huit principales provinces qui autrefois étaient des royaumes, savoir : le Pont, la Bithynie, la Lycie, la Galatie, la Pamphilie, la Cappadoce, la Cilicie, aujourd'hui Caramaiiie, et la basse Arménie. Richard et Giraud.
IV. ASIE PROCONSULAIRE, qui comprenait rionie , l'Éolie et la Lydie. Le nom d'Asie se prend souvent en ce sens dans le Nouveau Testament, et spécialement dans les Actes des Apôtres . II, 9; VI, 9; xvi, 6. Voy. ibid.
ASIEL , père de Saraia,de la tribu de Siméon. Voi/. I Paralip., iv, 35.
Asile, voy. asyle.
ASIMA, fausse divinité que les habitants d'Emath transportés à Samarie inventèrent et adorèrent. On n'a rien de certain sur cette divinité; il y a des Talmudistes qui la représentent comme un bouc sans poils; Gesénius ne repousse pas trop cette opinion dans son Thésaurus philolog. crit. Voy. IV Rois, xvii, 30. D. Calmet, Diction, de la Bible.
ASINÉE, Voif. Anilée.
ASIONGABÉR, lieu où campèrent les Israélites en venant d'Hébrona, pendant leur voyage en Arabie . C'était un port situé au bord de la mer Rouge, près d'Elath, à l'extrémité septentrionale du golfe Elanitique. Salomon et plus tard Josaphat y construisirent une Hotte. Joseph dit qu'Asiongaber est la même que Bérénice, ville fameuse .sur la mer Rouge. Mais D. Calmet remarque que cet historien a, selon toutes les apparences, confondu Bérénice, qui est sur le bord occidental de la mer Ronge, tirant vers l'Ethiopie , avec la ville d'Asiongaber, située sur le golfe Elanitique et sur le bord op-
fosé. Voy. Nombr., xxxiii, 35. Dentéron., ii, 8. II Rois, IX, 26; xxii, 49. II Paralip., viii, 17; XX, 36. Joseph, Antig., 1. VIII, c. ii. D. Calmet, Diction, de la Bible.
I. ASIR, ou, selon l'hébreu, ASSIR, fils de Jéchonias, roi de Juda, et frère de Salathiel qui se trouve dans la généalogie de Jésus-Cln ist, rapportée dans saint Matthieu (i, 12). Voy.l Paralip.. m, 17.
II. ASIR ou ASSIR , filsdeCoré. 11 est cité dans Exod. (VI, 24) et I Parai, (vi, 7), du texte hébreu ; la Vulgate le nomme Aser dans l'Exode, et l'omet entièrement dans ce passage desParalipomènes ; mais elle le porte au verset 22 du même chap. v(.
ASOR
ASPO
III. ASIR ou ASSIR, lils d'Abiasaph et arrière-petit-lils du précédent. Voif. I Paralip. , VI, 8, 23 (22 dans l'hébreu).
ASLAG (Conrad), théologien danois, protestant, né à Bergen en 15(54, mort en 1624, professa à Copenhague les langues latine, grecque, hébraïque, et la théologie. 11 a laissé, entre autres ouvrages : 1» Physica et Ëthica Mosaica; Hanau, 1613, in -8»; — 2° de Chrisfo, vero Deo et homine in una indivisa personu , etc.; Francfort, 1620, in-8», et Copenhague, 1622, in-4»; — 3" de Statu Christi , ante incarnufimiem et in incarnatione, etc.; Copenhague, 1622, in- 40; — 4° des Commentaires sur l'Écriture, des Thèses théologiques et travaux sur la langue hébraïque ; — 5" de Dicendi et discendi ratione libri très, ouvrage qui a été mis à VIndex le 2 décembre 1622. Voy. MoUerus, in Spicil. ad Barth.,^. 13. Richard et Giraud, qui donnent la liste des ouvrages d'Aslac.
ASLIA , père de Saphan et fils de Messulam. Voy. IV Rois, XXII, 3.
ASMODÉE, démon qui obsédait Sara, fille de Baguel, et qui lit mourir les sept premiers maris qu'elle eut avant le jeune Tobie; d'où lui vient son nom, qui signifie en hébreu destmcteur, exterminateur. Voy. Tobie, m, 8; vi, 14 et suiv.; VIII, 3. D. Calmet, Dissert, sur le démon Asmode'e, en tête de son Comment, sur le livre de Tohie.
ASMONÉENS ou ASSAMONÉENS , HASMO- NÉENS. Les Juifs désignent les livres des Machabées sous le titre de Sepher Haschemoanim ou Haschemannim, probablement parce que c'était le nom patronymique de Matathias, arrière-petit-filsd'Assamonée;cependantplusieurs donnent à ce mot une autre origine. Quoi qu'il en soit de cette question , les Asmonéens illustrèrent la république des Hébreux dans ses derniers temps. Voy. Joseph, Antiq., xil, 8. J.-B. GldiiTè., Introduction, tom. III, p. 286, 287, 3* édit.
ASN AA , dont les fils , après le retour de Babylone, firent la porte de Jérusalem appelée des Poissons. Voi/. 11 Esdr.,111,3.
ASNIÈRES BELLAY (Asineriœ Bellay), abbaye régulière de l'Ordre de Saint-Benoît située entre Montreuil-Bellay et Doué, dans la paroisse de Lizé, au diocèse d'Angers. Elle fut fondée en 1133 par Bernard d'Abbeville. Voy. Dict. univ. de la France.
ASOCHIS ou AZOCHIS, ville de Galilée voisine de Séplioris que Ptolémée Lathiire prit un jour de sabbat. Voy. Joseph, Antiq., 1. XIII, c. xx ; De Rello , 1. 1, c. in. Reland, Palœstina illustr., p. 605.
ASOLO (Acelum), ancienne ville épisc. suffrag. d'Aquilée, et située dans la marche Trévisane. Cet évêché paraît avoir été détruit sur la lin du X* siècle. Voy. TJghelli, Italia sacra, tom. X, p. 2. Richard et Giravid. Gaet. Moroni, vol. III, p. 63.
I. ASOM, sixième fils d'Isaï deBethléhem et frère de David. Voy. I Paralip., il, 15.