‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 192 sur 1220 · ASSI · texte numérisé non relu

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nouveau une affaire renvoyée à l'officialité dont le jugement a été déclaré abusif. Voy. Cap. xi, § Assessor, de Rescriptis, in ôo.Reilîenstuelj/My. canon, univers., tit. I, n. 72. Voy. aussi Traité de. la juridiction ecclés. contentieuse , tom. I, p. 83.

ASSHÉTON (Guillaume), théologien anglican, né dans la province de Lancastre en Angleterre en 1641, mort en 1711. Il embrassa tour à tour le parti de Jacques II et du roi Guillaume. Il a laissé, entre autres ouvrages : 1» la Tolérance désapprouvée et condamnée , etc.; Oxford, 1670; — 2" du Scandale et de la persécution ; Londres , -1674; — 3" Exhortation à un déiste, 1685, in-4». Les autres écrits d'Assbéton se composent de traités de piété et de beaucoup d'ouvrages de controverse contre les papistes et les dissidents. Voij. Richard et Giraud.

ÀSSISËENS. Ce sont , suivant les uns , les Esséniens, suivant les autres les Cinéens et les Réchabites , qui prirent le nom d'Assidéens et d'Esséniens , réunissant ainsi ces trois sectes en une seule. Scaliger a prétendu que c'était une confrérie de Juifs dont la principale dévotion consistait à entretenir lesédilices du temple. Ce qui est certain , c'est que l'Ecriture nous représente les Assidéens comme une société d'hommes distingués par leur valeur et leur zèle pour la loi du Seigneur, et que le mot hébreu qui correspond à celui d'Assidéens est communément employé pour désigner les justes et les saints. Voij. I Machab., ii, 41 ; vu, 13. II Machab., xiv, 6. Serrarius, m Machab., vu, 13. Tirin. Mariana, etc. Bergier, Diction, de théol.

ASSIGNATION. Selon le droit commun les ecclésiastiques ne peuvent être témoins devant un juge laïque en matière civile ni en matière criminelle. S'ils sont témoins dans une cause criminelle où l'accusé est condamné et exécuté à mort, ils deviennent irréguliers. Cette disposition n'est pas suivie en France. Voy. Can. Teslimon., 9, 2, q. 1. Concil. Rhemense in can. nullus, 22, q. 5.

ASSIGNIES (Jean d'), moine de Cîteaux et théologien, né dans le Hainaut en 1562, mort en 1642 , fut sous-prieur du monastère de Cambron, et, en 1618, abbé du monastère de Nizelle en Brabant. On a de lui : 1" Vies des personnes illustres en sainteté de l'Ordre de Cîteaux; Douay et Mons, 1598 et 1606, 2 vol. in-4»; — 2» Antidotum salutare contra morbos pestiferos malœ linguœ; Anvers, 1633, in-S»; — 3" Fasciculus Myrrhœ; Douay, 1630, in-4''; — 4" Allumettes vives pour embraser l'âme à la haine du péché et à l'amour de la vertu, par la considération de la passion de Jésus-Christ ; Douay, 1629, in-12; — 5" Vie et miracles de saint Martin de Tours ; TyoucLy , 1625, in-8"; — 6» Coffret spirituel, etc.; Douay, 1619; — 7" Bourdon des âmes dévotes, etc., dressé sur les advis de Louis de Bloys; Saint-Omer,1617, in-12. Assignies a lais«é encore plusieurs autres traités qui sont restés manuscrits. Voy. De Visch, Biblioth. Cisterc, p. 175. édit. de 1656. Richard et Giraud. ASSIGNY (d'). Voy. Troyat.

ASSIOPOLIS, ville épisc. du diocèse de Thrace dans la Mœsie inférieure, sous la métropole d'Adrianopolis. Voy. Gaet. Moroni , vol. III p. 71.

ASSISE , ville épisc. de l'Ombrie. La religion y fut prèchée par saints Crispold et Brice dès les premiers temps des apôtres. Selon la tradition du pays , c'est à Assise que le pape saint Fabien envoya prêcher saint Rufin , qui y souffrit Je martyre le 11 août ou le 7 juillet. Baronius croit que saint Ruiin fut évêque des Marses et

non pointd'Assise.Fo.y. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. IH.P- 72 et suiv.

I. ASSISTANCE, en terme biblique, est le secours par lequel l'Esprit-Saint dirige l'entendement d'un écrivain saCré dans l'usage de ses facultés, de telle sorte qu'il ne commette aucune erreur. C'est ce secours que Jésus-Christ a promis à son Église, et qui la rend infaillible dans ses décisions. Mais , il faut bien le remarquer, la simple assistance du Saint-Esprit, sans l'inspiration , n'a pas sufii aux auteurs sacrés pour la composition de leurs ouvrages. Voy. J.-B. Glaire, Introduction, etc., tom. pr, p. 14, 35 et suiv.

II. ASSISTANCE se dit : l» de la présence dun ecclésiastique dans quelqu'une des fonctions de son ministère; 2° dans certains Ordres religieux , du corps des assistants qui composent le conseil de l'Ordre ; 3" il se dit aussi dans quelques Ordres religieux, par rapport aux différents États où les maisons de leur Ordre sont situées, et par rapport à la première et principale division qu'ils en ont faite. C'est ainsi qu'on dit l'assistance de Fronce, d'Italie, d'Allemagne, etc.

I. ASSISTANT désigne en général l'ecclésiastique qui seconde l'officiant dans quelque grande cérémonie religieuse ; mais particulièrement du prêtre qui , revêtu d'une chape , se tient à la droite du célébrant à une messe solennelle. Voy. l'abbé Boissonnet, Diction, des cérémonies et des rites sacrés.

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