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ASSE

Pallade, fut ordonné par saint Jean Chrysostome vers lan 400. i^ot/. Richard et Giraud."

ASRIEL, fils de Galaad, chef de la famille des Asriélites. Voi/. Nombr., xxvi, 31.

ASSAMONÉENS. Voy. Asmonéens.

ASSARADDON. Voi/. Asaraddon.

ASSASSIN. Lassassin ou celui qui a donné des ordres pour faire assassiner, celui qui recèle ou qui défend un assassin, encourt de plein droit la peine de l'excommunication, de la déposition et de la privation des bénéfices dont il jouit; et cela lors même que la mort ne suivrait pas l'assassinat. Il suffit seulement quil y ait eu quelque entreprise extérieure sur la vie d'une

f»ersonne, comme si on lui a tiré un coup de usil, donné un coup d'épée, etc. Voy. Innocent IV, m concil Lugdun. cap. Pro humant, § Sacri , de Homicidio, in 6"*.

ASSÉDIM , ville de la tribu deNephthali. Voy. Jos., XIX, 35.

ASSELINE (Jean-René), savant prélat français, né à Paris en 1742, mort en 1813, fut professeur d'hébreu à la Sorbonne, évèque de Boulogne et confesseur de Louis XVIIl. Son éloquence convertit au catholicisme le célèbre comte de Stolberg. On a de lui : 1» Insfrurtion pastorale sur l'autorité spirituelle de V Eglise , à laquelle adhéièrent quarante prélats français; 1798; — 2° Considérations sur les principaux mystères de la foi, tirées des divines Écritures et des saints Pères; Lyon, 1806, in-12; — 3» Exposition abrégée du Symbole des Apôtres; Paris, 1806, in-12; — 4" Pratiques et prières, tirées des Lettres de saint François Xavier, etc. L'abbé de Prémort publia ses Œuvres choisies; Paris, 1823, 6 vol. in-12. Voi/. Feller, Biogr. univers.

ASSEM LE GÉZONITE, un des braves de l'armée de David. Quant à l'épithète de Géznnite, on ne sait ce qu'elle signifie; car on ne connaît aucun lieu de ce nom. V^oy. 1 Paralip., XI 33.

I. ASSÉMANI (Étienne-Evode), archevêque in parti/jus d' Apamée en Syrie, né en 1707, mort en 1782, a laissé : 1" Bihliothecœ Medicœ , Laurentianœ et Palatinœ codicum Mss. Orientalium Catalogus; Florence, 1742, in-fol.; — 2° Acta S. Martyrum Orient, et Occident, etc.; Rome, 1748, 2 vol. in-8°. 11 termina la publication des Œuvres de saint Ephrem , commencée par Joseph Assémani. Voy. Journ. des Savants. 1743, p. 314; 1744, p. 588; 1750, p. 67, 131. Richard et Giraud.

II. ASSÉMANI (Joseph-Aloysius ou Joseph- Moïse), savant orientaliste, né vers 1710, mort en 1782, était neveu de Joseph - Simon Assémani. Il professa la liturgie et le syriaque au collège de la Sapience à Rome. Il a laissé : 1» Codex liturgicwi Ecclesiœ universœ, in quindecim libres distrihutus; Rome, 1749-1763, 12 vol. in -4"; — 2" de Sacris ritihus Dissertatio; ibid.,1757, in-4''; — 3" Commentarius theologicocanonico-criticus de Ecclesiis, earum reverentia etasylo,atque concordantia sacerdotii et imperii ; ibid., 1766, in-fol.; — 4» de Unione et communione ecclesiastica et de canot^bus pœnitentialibtis dissertationes ; ibid., 1770, in-4o; — 5» de Catholicis et patriarchis Chuldœorum et Nestorianorum commentarius historico - theologicus ; ibid., 1775, in-4" ; — 6» rfi? Sy«orio diœcesana dissertatio; ibid., 1776, in-4». Voi/. le Journal des Savants, 1751, p. 707. Richard et Giraud.

III. ASSEMANI (Joseph-Simon), né à Tripoli en 1687, mort à Rome en 1768, appartenait à une famille chrétienne de Syrie qui s'est rendue célèbre par ses ouvrages sur la littérature orientale. Il fit ses études à Rome, et em-ichit la bi-

bliothèque du Vatican d'un grand nombre d'ouvrages précieux. Ses principaux écrits sont : 1" Bibliotheca Orientalis Clementino-Vaticana recensens manuscriptos codices syriacos, arabicas, persicos, turcicos, hebraicos , samaritanoi , armenicos, œthinpicos , grœcos , œgyptios, itjericos et malabaricas;Rome, 1719-1728, in-fol.; — 2» Italiœ historiœ scriptores, etc.; Rome, 1751-1753, 4 vol. in-4'>; — 3" Kalendaria Ecclesiœ universœ, etc.; Rome, 1755, 6 vol. in-4o; — 4» Bibliotheca juris orientalis canonici et civilis; Rome, 1762-1764, 4 vol. in -4»; — 5" Bibliothecœ apostolicœ Vaticanœ codicum manuscrifitorum Catalogus; Rome, 1756-1759, 3 vol. in-fol.; — 6» Sancti Ephrem Syri opéra omnia quos exstant grœce, syriace et latine, m sex tornos distributa ad manuscriptos codices Vaticanos aliosque castigata , multis aucta,nova interpretatione, prœfationibus, notis, vainuntibus lectionit/us illustrata; Rome, 1732-1734, 6 vol. in-fol. Cet ouvrage, comme on l'a dit à l'article précédent, a été, commencé par Joseph-Simon et terminé par Étienne-Evode; nous ajouterons qu'un savant jésuite maronite, le P. Pierre Benoit, y a aussi travaillé. Vot/. le Journal des Savants, 1736, p. 122; 1744, p. 594; 1745. p. 50.

ASSEMBLÉES DU CLERGÉ. Les décimes et les subventions extraordinaires ne pouvant se lever que du consentement du clergé , ces assemblées étaient nécessaires. Ainsi elles se tenaient principalement pour les affaires temporelles de l'Église, et ce n'est que quelquefois et par occasion qu'on y traitait des matières de foi et de discipline ecclésiastique. Aucune assemblée ne pouvait être convoquée que par l'açrément du roi. C'est dans une de ces assemblées ."^ue fut faite la fameuse déclaration du clergé de France de 1682, laquelle a justement été condamnée par le Saint-Siège ; car quel que soit le sens que l'on donne aux propositions formulées dans cette déclaration , il sera toujours vrai de dire qu'elle constitue une véritable révolte contre l'autorité suprême du chef de l'Église, en limitant le pouvoir qu'il a reçu de Jésus -Christ, et en imposant des doctrines opposées à celles de tous les catholiques du monde. Voy. Richard et Giraud. L'abbé André, Cours ulphab. de Droit canon.

ASSEMBLÉES ILLICITES. Enfermes de droit canon ce sont celles qui n'ont pas été convoquées par un supérieur légitime, et que par conséquent les canons condamnent. Voy. Cap. Multis. 17 dist.

ASSERMET (le P. François-Marie), cordelier, docteur en théologie , a laissé : Theologia scholastico-positiva ad S. R. E. inentem. elucubrata; Paris, 1713, 2 vol. in-8°. Dans cet ouvrage l'auteur s'est proposé d'enseigner la pure doctrine de l'Église romaine. Il y a ajouté une histoire abrégée des chefs des principales écoles de théologie. Voy. Journ. des Savants, 1714, p. 332 et suiv. Richard et Giraud.

ASSESSEUR, officier qui discute et instruit les causes pendantes devant les oflicialités. L'assesseur peut être prètte ou laïque ; il a voix consultative, et non délibérative; c'est au moins le sentiment de Reiflensluel et de plusieurs autres canonistes. Bonifiice VllI veut que le juge d'Église prenne des assesseurs dans le cas où il eu a besoin , et où il ne peut pas lui-même asseoir un ju!?ement à cause de la difiiculté de la matière. Les assesseurs qui ont donné leur voix en première instance ne peuvent être appelés dans la même cause en cas d'appel au métropolitain ou au Pape. Ils ne peuvent pas non plus assister un second officiai commis pour instruire de

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