I. ASTE. Voy. AsT
II. ASTE (François -Marie d'), archevêque d'Olrante, ne à Naples le 23 août 1654, mort à Otrante en 1719, entra d'abord dans l'Ordre des théatins, et fut nommé visiteur apostolique du diocèse de Frascati. On a de lui : 1° Prima diœcesana synodus S. Tusculunœ ecclesiœ , a card. Vincentio Maria Tliesino celebrata, an. 1703; Rome, 1704, in- 4"; — 2" Metodo délia Santa Visita Apostolica ; Otrante , 1706, in-^" ; — 3" In Martyrologium Romanum disceptationes littérales, topographicœ, etc.; adjectis Martyrologiis Ordinum S. Benedicti, Dominici, Francisci , Auyustini, Carmeli, etc.; Bénévent, 1716, in-fol. Voy. Giom. di Letter., 1712, t. XII et t. XXVIII, p. 407. Richard et Giraud.
ASTELL (Marie), savante anglaise, née à Newcastle en 1668 , morte à Chelsea l'an 1731, a publié en anglais, entre autres ouvrages : 1" Lettres concernant l'amour divin; Lonàres, 1695, in-S" ; — 2» Essai de défense du sexe féminin ; 1696 ; — 3° Proposition sérieuse adressée aux femmes , contenant une méthode pour le perfectionnement de leur esprit; 1697 , m-12 ; — 4° Réflexions sur le mariage; 1705, in-S» ; — 5° la Religion chrétienne professée par une fille de l'Église d Angleterre; 1705. in-8°.
I. ASTÈRE ou ASTÉRIUS (saint), martyrisé en Cilicie sous Dioclétien, était frère de saint Claude et de saint Néon. Ses actes authentiques ont été publiés par Baronius et Dum Ri.inard.
II. ASTÈRE ou ASTÈRE, ASTYRE, ASTURE (saint), sénuteur romain, ensevelit saint Marin, oflicier et martyr à Césarée, en Palestine, sous le tyran Macrin , en 201 ou 262. Les Latins honorent saint Astère comme un martyr. Voy. Feller, Bionr. univers. Richard et Giraud.
III. ASTÈRE ou ASTERIUS (saint), archevêque d'Amasée, dans le Pont, vivait du iv^au v* siècle. On sait peu de chose de sa vie ; le septième concile œcuménique et Photius l'appellent le hienlieureux évéque d'Amasée; Théodore de Catane le nomme bienheureux et divin docteur , et le pape Adrien II assure que tout l'Orient le regardait comme saint. Il a laissé douze Homélies pleines de feu et d'élégance; on y remarque la pureté de sa morale , des réflexions justes et soHdes, et la beauté de ses descriptions; elles ont été publiées par Combefis et Richard. Voy. Fabricius, Biblioth. Grœc, 1. V, c. XXVIII. Tillemont, M&'i. écoles., tom. X. D. Ceillier , Hist. des Aut. sacrés et eccL, t. VIII. Feller, Binqr. univers. Richard et Giraud.
IV. ASTÈÎIE ou ASTÉRIUS (saint), évèque de Pétia, en Arabie, vivait au iv« siècle. Il abandonna les ariens , avec lesquels il était venu au concile de Sardique l'an 347, et eut beaucoup à souffrir de leur part , parce qu'il avait dévoilé
leurs fourberies. Saint Athanase fait l'éloge de sa foi dans sa lettre aux solitaires. Les Grecs et les Latins célèbrent sa fête le 10 juin.
V. ASTÉRIUS, sophiste grec, vivait au rv« siècle; il embrassa le christianisme, et devint le disciple de saint Lucien d'Antioche. Pendant la persécution de Maximien Hercule il sacrifia de nouveau aux idoles, et saint Lucien le rappela à la pénitence; mais il adopta les doctrines de l'arianisme et mérita d'être appelé par saint Athanase YAvocat des ariens. C'est alors qu'il composa un ouvrage dans lequel il soutenait que Jésus -Christ est la vertu du Père de la même manière que Moïse dit que les chenilles sont une grande vertu, de Dieu; ce livre fut réfuté par Marcel, évéque d'Ancyre. Il a laissé, en outre, des Commentaires sur l'Epltre aux Romains, sur les Evangiles et sur les Psaumes. Voy. saint Jérôme, de Viris illustr. Baronius, Annal., ad an. 370. Tillemont, Mémoires pour servir à l'Hist. ecclés., etc., tom. VI. D. Ceillier. Moréri, Diction, histor.
VI. ASTÉRIUS (Tyrsius Rufus), consul en 449, a revu et publié le Paschale carmen de Sédulius. On lui attribue encore une Conférence en vers de l'Ancien et du Nouveau Testament; chaque strophe renferme dans le premier vers un fait de l'Ane. Test., et dans le second une application de ce fait à quelque point du Nouveau. Voy. Sirmond, innotisad Ennod. Le Mire, Biblioth. eccles.
VIL ASTÉRIUS URBANUS, qui paraît avoir été prêtre, vivait vers Tan 188. A cette époque les Cataphryges troublaient l'Église d'Ancyre; Astérius les appela à discuter avec lui, et durant plusieurs jours il soutint contre eux les vérités de notre religion; sa parole éloquente les réduisit au silence, et ils furent contraints de prendre la fuite. A la prière des prêtres d'Ancyre, Astérius réunit ses dissertations et en composa trois livres, qu'il dédia à Aberce Marcelle. Voy. Eusèbe, Hist. eccles., 1. III, c. XVIII. Saint Jérôme, de Script, eccl., c. xxxvii.
ASTESAN ou ASTESANO, franciscain et casuiste célèbre , né à Asti dans le Piémont, mort en 1330, a laissé : Summa de casibus conscientice ou Summa Astesana ; Venise , 1478 ; Nuremberg, 1482, et Venise , 1519.
ASTI. Voy. AsT.
ASTIER (SAINT-), en latin Sanctus Astérius, abbaye séculière située dans le diocèse de Périgueux. C'était autrefois une abbaye de l'Ordre de Saint-Benoît; mais elle a été sécularisée et changée en collégiale.
ASTOLFI (Jean-Félix), théologien italien, vivait dans la première moitié du xvn« siècle. Il a laissé, entre autres ouvrages : 1» Avvenimenti miracolosi stupendi et rari ; Cosme, 1604, in-8»;
— 2o Miracoli délia Croce santissima, operati da quell'ora che Gesu Christo pati in essa fne a questo tempo; Venise, 1609, in-8», et 1660, in-4°;
— 3° Istoria universale délie Imagini miracolose délia grand madré di Dio; 1624, in-4"; — 4° la Vita di S. Giuseppe; 164^, in -12; — 5" Tesoro délia dottrina di Chinsto; Bassano, 1722, in-S»; Venise , 1748, in-8». Fo?/. Mazzuchelli, Scrittori d'Ifalia. La Nnuv. Biogr. génér.
ASTORGA (Asturica), ville épisc. d'Espagne dans le royaume de Léon, sous la métropole de Compostelle. Son premier évèque, Basilide, renonça la foi de Jésus-Christ dans la persécution de Dèce, en 251; mais, ayant reconnu sa faute, il se démit de sa charge épiscopale. Voy. Richard et Giraud.
ASTORIN ou ASTORINI (Élie), religieux de l'Ordre des Carmes, né à Cosenzaenlfôl,mort
ASTR
ASYL
en 1702, s'appliqua d'abord avec succès à la philosophie, à la médecine et aux mathématiques, puis à la théologie et à la polémique. Docteur et professeur de théologie dans son Ordre, il enspi.Lj'na ensuite la philosophie à l'université de Sienne. Ses ouvrages de théologie sont : 1" Prodromus apolngeticus de potestate S. Sedù apostolicœ; Sienne, 1693; — 2" de Vera Ecclesia Christi; Naples, 1700, in-4»; — 3» Apologia intégra pro fide catholica adversus Lutheranos et Calriiiistos. Vmj. Hyacinth. Gimma, Idea delf Moi: d'Ital. Letter.,\T23,p.li:\. Elogi Academ., tom. I, elog. 31.
ASTRACAN , ville épisc. du diocèse de Moscovie sur la mer Caspienne. C'est au xvi« siècle
Îu'elle fut mise au nombre des grands sièges e Moscovie, et qu'on y joignit l'église de Terscos.
ASTRAGALOMANCIE, divination qui se pratiquait à l'aide d'osselets ou de dés marqués de l'alphabet qu'on jetait au hasard, et des lettres qui résultaient du coup on formait la réponse qu'on cherchait.
ASTRIC. Tov- Anastase, noXI.
ASTROLOGIE , art de prédire les événements futurs par les aspects, les positions et les inlluences des corps célestes. On distingue l'astrologie en naturelle etjudicûnre. La première, qui prédit les effets naturels, tels que les changements de temps, les vents, les orages, etc., est permise; la seconde, qui prétend annoncer avant qu'ils arrivent les événements moraux, c'est-à-dire les événements qui dépendent de la volonté et des actions libres de l'homme, est vaine, fausse, illicite, condamnée, non-seulement par les lois de Moïse et de l'Église, mais encore par les princes chrétiens et même par les empereurs païens. Vog. Levit.,xix,31. Deutér., xviii, 10. Sixte Y, lians sa bulle Cœli et Terrœ. Le 1" concile de Tolède, CnnAQ. Saint Thomas, 1 p., q. 115, art. 4, et 2, sec. quœst. 95, art. ,5, in Corp. D. Jacq. Martin, Traité de l'Astrologie judiciaire, à la suite de : Explication de divers monuments singuliers qui ont rapport à la religion des plus anciens peuples avec l'examen de la dernière édition des ouvrages de saint Jérôme. Bergier, Diction, de théol., et le Diction, encyclo}). de la théologie cathol.
Astronomie, si on entend par ce mot les observations faites sur le mouvement des astres, l'astronomie remonte chez les Hébreux jusqu'aux temps les plus reculés. En efl'et, la manière dont la durée de la vie des premiers patriarches est calculée et celle dont les circonstances du déluge se trouvent expliquées dans la Genèse, prouvent que dès le premier âge du monde ils ont dû avoir quelques méthodes pour mesurer le temps. D'ailleurs, comment auraientils pu rester entièrement étrangers à une science qui, indépendamment de l'extrême utilité qu'elle présentait par elle-même, était cultivée avec tant de soin par les É"A'ptiens, les Babyloniens et les Phéniciens? Enfin, les noms d'étoiles et de constellations qui se rencontrent dans plusieurs livres de l'Écriture sont encore une preuve que les Hébreux avaient une certaine connaissance de l'astronomie. Cependant cette connaissance devait être d'autant plus bornée,
Îue la législation mosaïque défendait le culte es astres , confondu par les nations idolâtres avec la science astronomique. Voif. Deutéron., XVII, 3. IV Rois, XXIII, 5. Job, ix,l0; xxxvii, 9; xxxvni, 34, 32. Isaie, xiii, 40: xxiv, 12. Amos,
ASTROS (Paul-Thérèse-David d'), cardinal,
krchevique de Toulouse, né à Tourves , dépar-
tement du Var, en 1772, et mort à Toulouse l'an 1851 , manifesta des sentiments de piété qu'il conserva pendant toute sa longue et pénible carrière. Secrétaire de M. Portails, son oncle, il fut nommé un peu plus tard vicaire général de Paris, et il administra le diocèse à la mort du cardinal de Belloy. A la suite d'un bref du Pape portant déclaration de la nullité des actes du cardinal Maury, archevêque de Paris , et de la réception delà bulle d'excommunication lancée contre Napoléon, il fut incarcéré à Vincennes jusqu'en 1814. Au retovu- de Gand, où il avait accompagné les Bourbons, il occupa le siège épiscopal de Bayonne jusqu'en 1850, qu'il remplaça le cardinal de Clermont-Tonnerre en qualité d'archevêque de Toulouse. Il a laissé, entre autres ouvrages : 1" Discours sur le rétablissement de la religion en France; 1807, in-S"; — 2» des Évéques nommés et de leur envoi dans les églises vacantes pour en prendre possession; Paris, 1811, in-S"; — 3" du Pouvoir prétendu des sujets nommés dans l'administration du diocèse; Toulouse, 1839, in-8»; — 4» la Venté catholique démontrée, ou Lettres de Mgr l'évêque de Bayonne, actuellement archevêque de Toulouse, aux protestants c?'Oy//i«; Toulouse, 1833, 2 vol.; — h^Censure de 56 propositions extraites des divers écrits de M. De Lamennais et de ses discifdes , etc. ; Toulouse, 1835, in -8". On lui attribue encore généralement : des Appels comme d'abus en matière de religion ; Paris, 1814, in-8» ; mais Picot , ordinairement bien informé, est d'un avis opposé. Voy. Y Encyclopédie catholique, au Swpplém.
ASTROY (Barthélémy d'), professeur de théologie et missionnaire, a laissé : 1" Armamentarium auguslinianum adversus hœreses, etc. ; Liège, 1664, in-40; — 2^' un Cutéchisrne ; — 3" un Sommaire de toute la théologie, écrit en flamand; Liège, 1663, in-80. Voy. Richard et Giraud.
ASTRUG (Jean), médecin français, né à Sauve, dans le diocèse d'Alais, en 1684, mort en 1766, a beaucoup écrit sur les matières médicales, et il a composé deux ouvrages qui n'y ont aucun rapport : 4" Conjectures sur les mémoires originaux qui ont servi à Moïse pour écrire la Genèse; Bruxelles (Paris), 4753, in-42 ; — 2« Dissertations sur l'immatérialité et l'immortalité de l'âme; 1755, in-12. Dans le premier de ces ouvrages, Astruc prétend que la Genèse n'est qu'une simple compilation de divers mémoires, écrits par des auteurs inconnus et même étrangers au peuple de Dieu, et que Moïse n'a fait que les ranger en un cours d histoire; mais les raisons sur lesquelles il appuie cette opinion, aussi arbitiaire que fausse, n'ont aucune solidité. Voy. J.-B. Glaire, Infrod. histor. et crit., etc., tôm. III, p. 34 et suiv.
ASTURE Voy. Astère. n« IL
ASTURICA. Voy. Astorga.
ASTYAGES , qui ligure dans la partie grecque de Daniel (xiii, 65), est le même que Darius le Mède mentionné au ch. v, 31. Voy. D. Calmet, Commentaire littéraire sur Daniel. V, 34.
ASTYRE. T'o//. AsTÈRE, n» IL
ASYLE ou ASILE, mot grec composé de u privatif, négatif, et de sulaô. prendre, arracher, dépouiller. L'asyle est un sanctuaire, un lieu de refuge qui met celui qui s'y retire à l'abri des poursuites de la justice. On ne pouvait autre* fois en arracher un homme sans commettre un sacrilège. Les Hébreux avaient des villes de refuge que Dieu lui-même avait désignées, mais seulement pour ceux qui avaient commis un crime par madvertance, par un cas fortuit et involontaire. Les asyles, il est vrai, ont mis à
ATHA
ATHA
couvert de châtiment plusieurs coupables qui l'avaient justement mérité; mais n'ont-ils pas aussi sauvé la vie à un grand nombre d'innocents injustement accusés et poursuivis par les fureurs de la vengeance? Dans les temps rnalheureux où les vengeances particulières étaient censées permises, où on ne connaissait d'autre loi que celle du plus fort, ne fallait -il pas nécessairement avoir des lieux de refuge contre la violence toujours armée? Cependant on obligeait les coupables à réparer le tort qu'ils avaient fait, et on les mettait en pénitence; mais on ne les livrait à ceux qui les poursuivaient qu'après les avoir obligés de promettie au'ils leur sauveraient la vie et les membres. In avait étendu le droit d'asyle aux cimetières, aux maisons des évèques, aux cloîtres des moines et des chanoines et à trente pas à l'entour, enfin aux croix plantées sur le grand chemin. Ce droit a été aboU en France. Voij. Exode, xxi, 14. III Rois, II , 28 et suiv. II Machab., iv, 34, et le mot Refuge.
ASYNGRITE, que saint Paul salue dans son Épitre aux Romains (xvi, 14), est regardé comme évèque d'Hyrcanie par les Grecs, qui font sa fête le 8 avril, jour auquel elle est aussi marquée dans le Martyroloae romain.
ATABYRIUM et ATÀBYRIUS MONS. Voy.
Thabor.
ATACINI. Voi/. Narboxne.
ATAD. Voi/. Aire d'.\tad.
ATAR (Chaïm-Ben), rabbin célèbre qui vivait dans la première moitié du xviii« siècle, a laissé : i° un Commentaire sirr diverses parties du Talmud; Amsterdam, 173!2, in-fol.; — 2" la Lumière de vie, comment, sur le Pentatevique , imprimé autour du texte sacré, et publié plusieurs fois à Venise, mais sans date. Foy. ÀVolf, Biblioth. Hebr.. tom. IV, p. 822. De Rossi, Dizion. stor. deuli aut. ehr.. tom. I, p. 58.
AT ARA , femme de Jéraméel et mère d'Onam. Voy. I Paralip., ii, 26.
ï. ATAROTH, ville de la tribu de Gad. Voy. !Nombr., xxxii ,3, 34.
II. ATAROTH, ville de la tribu d'Éphraïm. Yoij. Josné, XVI, 7, et xvi, 5; xviii, 13, où elle est nommée Ataroth-Addar.
ATELLA, ancienne ville épisc. dans la Campanie, entre Naples et Capoue. On voit ses ruines dans le village Snido-Arpino, à un mille d'Aversa, où Léon IX transféra son évêché vers l'an 10.50. Le plus ancien évèque que l'on connaisse est Elpide, en 400. Voy. De Commanville, /"' Table alphabet., p. 28. Richard et Giraud.
I. ATER ou ATHER, Israélite dont les descendants revinrent de la captivité de Babylone au nombre de Ç)8. Voi/. I Esdr., ii, 16. II Esdr., VII, 21.
IL ATER, Israélite dont les descendants furent portiers du temple après la captivité. Voy. I Esdr., II, 42. Il Esdr.. vu. 46.