‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 199 sur 1220 · III. ATER, autrement ARSÈNE (saint), mar · texte numérisé non relu

III. ATER, autrement ARSÈNE (saint), mar

Sr d'Alexandrie, fat consumé par le feu avec éron et Isidore durant la persécution de Dèce, Lan 250. On en fait mémoire le 12 décembre. Voy. saint Denis d'Alexandrie, dans Eusèbe, Hist. eccles.. 1. VI, c. XLi. Tillemont,- Vie de saint Denis d'Alexandrie.

ATHACH, ville de la tribu de Juda. Voy. IRois,'xxx.30.

ATHALAÏ, fils de Bébaï, répudia sa femme après la captivité parce quelle n'était pas Israélite. Voy. lEsdr., X, 28.

ATHÂLIE, fille d'Achab, roi de Samarie, et femme de Joram , roi de .luda , résolut de faire mourir tous les princes de la lace loyale aJin

de monter siu^ le trône. Mais le jeune Joas échappa au massacre; il fut nourri pendant six ans dans le temple, et la septième année le grand prêtre Joïada le fit déclarer roi. Le jour même de son sacre, Athalie, qui était entrée dans le temple parmi la foule, fut prise, conduite hors du temple, et mise à mort. Voy. IV Rois, viii, 18,26 et sniv.; xi.

ATHANACUM. Voy. Aisnai.

ATHANAÏ, lévite, musicien du temps de David. Voy. I Paralip., vi, 41.

I. ATHANASE (saint), docteur de l'Eglise, patriarche d'Alexandrie, s'illustra en défendant la foi contre les Ariens. Il naquit en Egypte, et mourut en 373, après quarante-huit ans d'épiscopat. Il était diacre lorsquen 325 il discuta contre Arius au concile de Nicée ; aussi les .\riens le poursuivirent-ils de leur haine et parvinrent-ils à le faire déposer. Rendu enfin à son Éi^Iise, il acquit par ses immenses travaux, sa foi, son savoir, la supériorité de son génie et son zèle infatigable, le surnom de Grand. Il s'est appliqué surtout à la défense des Mystères de la sainte Trinité, 'de l'Incarnation, de la Divinité du Verbe et du Saint-Esprit. Son style est élo-

Ïuent, noble, clair, plein de force et de vivacité. es bénédictins de la congrégation de Saint- Maur ont divisé ses ouvrages en trois classes : les véritables, les douteux, et ceux qui ne sont pas de lui. C'est ce qu'ont fait aussi Richard et Giraud. Quant aux éditions des œuvres de saint Athanase, il y en a eu trois principales : lai'* à Heidelberg, ^601, 2 vol. in-foL, gr.-lat.; la 2* à Paris, 1627, et à Leipsig, 1686, gr'.-lat.; la 3«, qui est la meilleure , à Paris, 1608, 3 vol. in-fol., qui ne font cependant qiie 2 tomes. Voy. Socrate, Hist. eccles., i, 8, 9, 23. Sozomèue , Hist. eccles., II, 17, 25, 30; m, 2, 6. Théodoret, Hist. eccles., 1,25. Photius, Biblioth. Ceillier, Hist. des Aut. eccles., tom. V, p. 150 et suiv. J.-A. Mœhler, Athanase le Grand et V Église de son temps, en allemand ; Mayence, 1827.

II. ATHANASE (saint), diacre de Jérusalem, souffrit le martyre par l'ordre de Théodose , moine impie, défenseur d'Eutychès, et qui s'était rendu maitre de l'Église de Jérusalem, où il exerçait des cruautés inouïes contre les catholiques. Le Martyrologe romain moderne fait mention d'Athanase le 5 juillet. Voy. Nicéphore, Hist.

III. ATHANASE, évèque d'Ancyre, mort vers l'an 372, ordonné par les Anoméens ou Eunomiens du vivant de Marcel, évèque de cette ville. Il chercha à réparer le défaut de son ordination par le zèle qu'il fit éclater pour la foi de Nicée et pour défendre la divinité du Verbe et du Saint- Esprit. Saint Basile et saint Grégoire de Nazianze lui donnent de grands éloges. Foî/. Basil., Epist. un, LIV, LXVIl. Greg. Nazianz., Orat. in Eunamianos. Raronius, Annal., ad ann.373.

IV. ATHANASE, prêtre d'Alexandrie, fils d'Isidora, sœur de saint Cyrille d'Alexandrie, vivait vers le milieu du V" siècle. Longtemps et indignement persécuté par Dioscore , évèque, il adressa en 451 une plainte au concile de Chalcédoine , laquelle se trouve dans Labbe , t. IV, p. 405.

V. ATHANASE le Jeune, surnommé Hemiosus, monta sur le siège d'Alexandrie vers 490, et mourut vers 497. On pense qu il est l'auteur de plusieurs ouvrages, et en particulier d'un Abrège de l'Ecriture sainte, attribué à saint Athanase. Voy. Concile de Nicée. Baronius, Bellarmin, Lambécius.

VI. ATHANASE (Pierre), surnommé le Rhéteur, né dans lile de Chypre à la lin du xw

ATHÊ

ATHE

siècle , et mort à Paris en 1663 , vint en France vers 1638, et travailla avec zèle à l'extinction du schisme d'Orient. On a de lui , entre autres ouvrages, dont plusieurs sont restés inédits : 1 " O/iuscula philosophica quatuor ; ^T.-\&i.\ Paris, 1639. ^1-4»; — 2" Aristoteles propriam de animœ immortalitate mentem explicans: opus ex multis oc variis philosophis collectum Aristotelis ipsius auditoribus, etc.; ibid., 1741 , in-i"; — 3" Anti-Paiellaros; gr.-lat.; — 4" Epistola de unione Ecclesiarum, ad Alexandrinum et Hierosolymitanum pntiiarchas; gr.-lat.; — 5" Anti-Campunella. in compendium redactus ; Vaiis , 1655, in -4». Voi/. Fabricius, Bihlioth. grafcn,\\ll\. Freytag, j4«fllecta litteraria , AU mot Rhetor. Baluze, dans Lupt Opéra , pag. 443. Lequien, Oriens Christianus , tom. I.p. ;i39.

VII. ATHÂNASE , religieux de Picpiis . a laissé une Histoire du Socinianisrne ; Paris, 1723, in-4'>. Voy. le Joum. des Savants, 1723. Richard et Giraud.

I. ATHANASIE (sainte), compagne de saint Çyr et de saint Jean , souffrit le martyre en

Égvpte. Voi/. SAINT Cyr.

II. ATHANASIE (sainte), veuve , abbesse de Tymie en Grèce , vivait au ix*' siècle. Elle changea sa maison en une communauté régulière, dont elle fut abbesse: puis elle se retira dans une solitude qu'on nomma rym/e. c'est-à-diie lieu honoré et respecté. Les Grecs l'honorent le 14 août, l 0?/. Surius.

ATHANASSUS ou ATHANASSUM.viUeépisc.

du diocèse d'Asie, dans la Phiygie Pacatienne, sous la métropole de I.aodicée , érigée en évêché dans le v« siècle. Voy. Richard et Giraud.

ATHAR, ville de la tribu de Siméon. (Josué, XIX, 7. ) Elle parait être la même qxiEther, qui avait auparavant appartenu à la tribu de Juda ( Josué , XV, 42). Le texte hébreu porte le même mot dans deux endroits de Josué.

ATHÉE . celui qui nie l'existence de Dieu. On peut réduire les athées à trois classes. Les uns nient l'existence de la Divinité; les autres doutent des preuves qui l'établissent; d'autres enfin lui refusent les attributs sans lesquels on ne peut la concevoir. Les premiers sont athées par ignorance, et pour n'avoir jamais bien approfondi les vérités les plus simples et les plus naturelles, qui nous démontrent un Dieu que toute la nature visible proclame et manifeste d'une manière éclatante. Les seconds , entièrement livrés au dérèglement de leurs mœurs et de leur esprit , s'eiforcent d'éteindre en eux les lumières naturelles et la voix de leur conscience, qui leur rappelle une vérité fâcheuse que leurs sophismes ne sauraient entièrement offusquer. Les troisièmes sont les athées de spéculation et de raisonnement , qui , trompés par de faux principes, parviennent à croire les objections hasardées contre l'existence de Dieu plus fortes et plus convaincantes que les preuves qui l'établissent de la manière la plus solide. Tels furent, parmi les anciens , Protagoras , Démocrite, Épicure, Lucrèce, etc., et parmi les modernes, Averroès, Cardan. Hobbes, Spinosa et ses disciples,lesphilosophes panthéistes. Tous lesthéoiogiens et les apologistes de la religion ont réfuté les athées, l'o.y. Clarke et Fénelon, sur l'existence de Dieu. Diderot, ii/(cyc/o/}., au mot Athée; Bayle y est victorieusement réfuté. Exposition du système de Spinosa , par Boulainvilliers , et celle du P. Lami. Jani , de Variis atheorum sectis. J.-F. Buddaei Thèses t/ieo/og. de atheismo et superst. J.-Fr. Theimmani Hist. univers, atheismi. Ch. Le Batteux, Histoire des caiises pre-

mières. Condillac, Traité des Systèmes. Svlvain Maréchal . Dictionnaire des Athées, etc. •

ATHEISME, opinion de ceux qui nient l'existence de Dieu. La plupart des anciens systèmes, comme l'éternité de la matière, le concours fortuit des atomes, de même que le panthéisme, ne sont qu'un pur athéisme ; car nier l'existence de Dieu ou en défigurer l'idée de manière à ne la plus laisser reconnaître est la même chose. L'athéisme se réfute aisément par l'insuflisance de ses raisonnements, par l'absurdité de ses hypothèses et le danger de ses conséquences, qui renversent tous les fondements de la vertu et dégradent tous les sentiments de la nature. Vo)/. ibid.

ÀTHÉNAGORE, philosophe d'Athènes, converti au christianisme, aussi versé dans la théologie chrétienne que dans la science des païens, vivait dans le IF siècle. 11 enseigna à Alexandrie la religion chrétienne. Il a laissé une apologie intitulée : Légation pour les Chrétiens; ouvrage dans lequel il réfute les calomnies articulées contre les chrétiens. On a encore de lui un Traité de la Résurrection des morts. Ces deux ouvrages ont été insérés dans la Bihlioth. des Pères et à la fin des Œuvres de saint Justin; ils ont été imprimés plusieurs fois en grec et en latin, et en divers lieux. La meilleure édition est celle des Bénédictins, 1742, in -fol. Voy. Tillemont, Mém.eccl. D. Ceillier, Hist. des Aid. sacr. et eccL. tom. II, p. 112 et suiv. Bergier, Diction, dp Dtéologie. Richard et Giraud.

ATHÉNAÏS. Voif. El doxie.

ATHÈNES, ville considérable dès la plus haute antiquité. Saint Paul y prêcha la foi devant r.\réopage , où il convertit plusieurs personnes, entre autres saint Denis l'Aréopagite; mais la religion ne s'y établit solidement que vers le milieu du ii" siècle. Elle était la métropole de toute l'Attique pour le temporel, et pour le spirituel elle relevait de Corinthe. Elle reçut le titre d'évéché dans le i»"" siècle , de métropole dans le ix», et d'exarchat de la Grèce , avec 26 sièges sutfragants , dans le xiiF. Aujourd'hui la Grèce n'appartenant plus à l'empire Ottoman, mais formant un royaume indépendant, Athènes n'est pas un évêché in partibus . mais un archevêché titulaire. Voy. Actes, IX, 25. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. III, p. 93.

ATHÉNOBIUS, fils de Démétrius, fut envoyé par Antiochus Sidétès , roi de Syrie , vers Simon Machabée , pour lui demander des tributs et plusieurs villes qu'il tenait. Voy. I Machab., xvi, 1 et suiv.

I. ATHÉNODORE (saint), évêque de Néocésarée, frère de saint Grégoire le Thaumaturge, assista au concile d'Antioche contre Paul de Samosate, et fut martyrisé, pendant la persécution d'Aurélien , vers l'an 233.

IL ATHÉNODORE (saint), évêque de Mésopotamie, inaitvrisé du temps de Dioclétien.

ATHENOGÈNE ( saint ) , martyr très-célèbre , contemporain de Clément d'Alexandrie, fut jeté dans un abime. Saint Basile , au chap. m du livre du Saint-Esprit . fait mention d'une hymne sur la Trinité qu'il composa avant d'être précipité. Voy. Fabricius. Bihlioth. Grœca , 1. \, c. I. Voy. Richard et Giraud.

ATHENULPHE. Voy. .\denllpiie.

ATHERSATHA a toujours été considéré comme un mot chaldéen signifiant échanson ; mais les partisans de la nouvelle exégèse le re;.'ardent comme lui terme persan que les uns rendent par sévère, dur, et les auties, par craignant Dieu, ou comme un mot zend dont le sens est commandant , gouverneur. Uhersatha se trou-

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