‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 202 sur 1220 · ATTI · texte numérisé non relu

ATTI

fesseur d'histoire sacrée à l'université de Catane , nommé en 1738 provincial de son Ordre en Sicile et à Malte. On a de lui : 1" Bilancia délia Verità; Palerme , 1738, in-4o; écrit dans lequel il soutient, selon l'opinion la plus conimune, mais contre le P. Ignace Giorgi , bénédictin , que c'est à Malte, et non dans Tile de la Dalmatie, appelée aujourd'hui Mcléda,o\\ aborda saint Paul après son naufrage (Actes, xxviii); — r 2" Lettera sentta ud un suo amico , in prora que San Filippo d'Argira fu mandata dal principe degli apostoli San Pietro; Palerme, 1738, in-4°; — 3" la Riposta senza maschera, al siqn. Lùdovico-Antonio Muratori; Palerme , 1742. Muratori avait soutenu, sous le nom d'Antonio Lampridio, que l'on n'était pas obligé de défendre par l'effusion de son sang lïmmaculée conception de Marie. Voij. Feller, Biogr. univers.

I. ATTAVANTI ou ATTAGANTI (Jacques), né d'une famille noble de Florence, et mort à Pise en 1607, entra dans l'Ordre des servites, professa la théologie à l'université de Pise. Il a laissé, soit en italien, soit en latin, un grand nombre d'ouvrages qui tous sont restés manuscrits, et dont on trouve la liste des principaux dans Richard et Giraud, au mot Attacanti. Voy. Possevin, in Appar. sacr., au mot Jacobus Attavantus. Jul. î«<egri, Hist. Script. Florent., p. 321.

II. ATTAVANTI ou ATTACANTI (Paul), né à Florence, mort en 1499, entra dans l'Ordre des servites en 1427 , et devint en peu de temps grammairien, orateur, cosrnographe , chronographe , théologien et jurisconsulte distingué. Docteur en l'un et l'autre droit, il professa la théologie à Florence et à Sienne, devint provincial de la province de Toscane , et chargé par le pape Pie II de la direction de l'hôpital du Saint-Esprit à Rome. On a de lui , entre autres ouvrages : 1° Dialogus ad Petrurn Medicem de origine et progressu Ordinis servorum; Florence , 1741 ; — 2» Vifœ B. Joachimi et Francisci Senensium Ord. Servorum; — 3° Breinarium decreti, decretalium, sexti , et clet)ie?itinarum ; Milan, 1749, in- fol.; — 4" Thésaurus concionatorius; — 5" Comment, in duodecim Proplwfus minores, in Apocalijpsim S. Joannis; 1583 et 1588; — 6" Sermones de Sanctis ; — 7" l'Explication des sept Psaumes de la pénitence , en ita- Hen; Milan, 1479, in-4«; —8» le Récit de l'histoire et des miracles de l'image SS. Nunciatœ de Florence, manuscrit dans la bibliothècjue de Médicis. Vog. Jul. Negri , Hist. Script. Flottent., p. 445. Journ. des Savants ,ilil , p. 431. Richard et Giraud. au mot Attacanti,

ATTENTION. On distingue en théologie quatre sortes d'attention : l'actuelle, la virtuelle, l'habituelle et l'interprétative. L'actuelle est celle avec laquelle on fait actuellement une chose; la virtuelle, celle qui subsiste en vertu de celle qu'on a eue au commencement de l'action, et qu'on n'a ni révoquée ni interrompue volontairement; l'habituelle, est la disposition qu'on a à être attentif et qu'on a contractée par de fréquents actes d'action précédents, en sorte que si on y eût pensé on aurait eu l'attention nécessaire; i interprétative, enfin, est celle qui a pour objet une chose considérée non en elle-même, mais dans une autre qui la renferme : en pensant au ciel , par exemple , on est censé penser au soleil ((ui s'y trouve renfermé. Par rapport à loflice divin, on distingue encore trois sortes d'attentions : la première consiste à bien prononcer les paroles, elle ne suflit pas; la seconde. à faire réflexion au sens et à la signification des pa-

roles, elle est nécessaire; la troisième, à ne s'occuper que de Dieu, c'est la plus parfaite. L'attention virtuelle suffit pour réciter dûment l'office divin pourvu que les distractions ne soient volontaires ni en elles-mêmes ni dans leur cause. Or les distractions sont volontaires en ellesmêmes quand on s'y arrête volontairement; et dans leur cause, lorsque, par exemple, on s'entretient de choses vaines et frivoles avant de commencer à dire son bréviaire. \'oy. saint Thomas, 2. 2., q. 83, art. 13, in corp.; et ad 3, et in 4, dist. 15, q. 4, art. 2, Quœstion. 4, in corp. Richard et Giraud.

I. ATTERBURY (François), évêque de Rochester, né à Mitleton en 1662, mort exilé à Paris l'an 1732, a laissé plusieurs ouvrages, parmi lesquels : \° Some Considérations on the spirit of Martin Luther, and the original of the Reformation ; Oxford, 1687 ; Londres, 1723. C'est une apologie pour Martin Luther contre les catholiques, ouvrage peu digne des lumières de l'auteur; — 2» Sermons on various occasions ;ih\d.,il3i: Voy, Feller, Biogr. innvcrs. La Nouv. Biogr. génér.

II. ATTERBURY (Louis), théologien protestant, né en 1631, fut le père de François Atterbury, évêque de Rochester, et de Louis Atterbury, dont il est question ci-dessous. Il a laissé : 1" A good subject. or the right test of religion and loyalty; 1648'; — 2" The Grand Charter of christiuti feasts; — 3" Babylon's Downfall, or England's happy deliverance from popery and slavery. Voy. la Nouv. Biogr. génér.

III.' ATTERBURY (Louis^, théologien et jurisconsulte anglican, né en 1656, mort en 1731. Il a laissé : 1» Ten Sermons; Londres, 1699, in-S»;

— 2° A second volume of XH Sermons; Londres, 1703, in-S»; — 3" Some Letters relating to the History of the councilofTrent. Voy. ibid.

ATTERSOL (Guillaume) , anglican , vivait au xvue siècle. 11 a laissé, entre autres écrits : 1° un Commentaire sur l'Épître à Philémon; Londr., 1612 et 1633, in-fol.; — 2» un Comment, sur l'Histoire de Balac et de Balaam; ibid., in-4";

— 3" un Comment, sur le livre des Nombres; Londres, 1618, et Amsterdam, 1667; — 4" la Trompette de Dieu. Ces ouvrages sont en anglais, excepté l'édition d'Amsterdam de ce dernier, laquelle est en flamand; — 5" de Sacra-mentis; in-4o. Voy. Le Long, Biblioth. Sacr.,

ATTESTATION, en matière de bénéfices.

Dans le conclave de 1700, où Clément XI fut élu pape, on arrêta qu'à l'avenir on n'admettrait plus à Rome des résignations de cures et autres bénéfices à charge d'àmes ou sujets à résidence, si à la procuration ad resignundum n'était joint un certificat donné par l'évêque de la vie, mœurs et doctrine du résignataire. C'est le Pape seul qui a le droit de faire par lui ou par ses délégués l'examen d'après lequel est délivré ce certificat. Ainsi, pour ce motif, on a constamment regardé comme absolument nul l'article anticanonique 17 de la loi du 18 germinal an X, qui exige que le prêtre nommé à un évéché soit examiné sur sa doctrine par un évoque et deux prêti-es nommés ad hoc par le gouvernement; car ce sont les nonces du Saint-Siège qui font toujours seuls ces informations.

ATTICHI (D). Voy. DoNi.

ATTIGUS, patriarche de Constantinople , né à Sébaste en Arménie, mort l'an 425 ou 427. Élevé dans un monastère , il fut instruit par des partisans de Macédonius ; mais plus tard il rentra dans l'Église catholique , et fut fait prêtre de Constantinople. En 406 il monta sur le siège 1 patriarcal de cette ville , du vivant de saint

ATTR

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