‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 203 sur 1220 · AUBE · texte numérisé non relu

AUBE

Chrysostome , et cette nomination fut désap-

[»rouvée par le pape Innocent I*'', qui cependant a valida après la mort de saint Chrysostome , parce qu'Atticus fit sa soumission et répara ses anciens torts par une conduite très -édifiante. On a de lui plusieurs Lettres sur Y Incarnation et Y Aumône, et un ouvrage intitulé : de Fide et Virginitate, pour les filles de l'empereur Arcadius. Voy. Socrate, Hist. ecdes., 1. YI, c. xx; 1. VII, c. II, XXV ; 1. VIII, c. XXVII. Nicéphore, Hist. ecdes., 1. XIV, c. xxvi. Hardouin, Collect. ConciL, tom. I , p. 1407 et seqq. Tillemont, Mém. ecclés., vol. XII. Baronius, yln»«/.j ad ann. 425, n. 20. Pagi, Critica in Annules Baronii, ad ann. 417, n. iy, 14; ad ann. 425, n. 12, 13.

ATTIGNY (Attiniucum), ville de Champagne au diocèse de Reims. Il s'y est tenu trois conciles, Voy. Labbe, t. VII. Hardouin, t. III, IV. Mansi , t. I.

ATTILY, village situé sur le territoire de la ville de Narhonne.Il s'y est tenu un concile l'an 902. Vo}/. Sainte-Marthe, Gall. Christ., tom. NI, p. 192. '

ATTINGANTS , hérétiques du viii" siècle qui, pour la forme du baptême , se servaient de ces paroles : Ego sum aqua viva ; et pour l'Eucharistie de celles-ci : Accipife et hibite. Ils avaient aussi adopté les erreurs des Valentiniens et des Manichéens. Voy. Pratéole, Elenchus hœret. omnium. Sanderus, de Orig. ac progresm schism. anglic.

ATTO (le bienheureux), né à Badajoz en Espagne ou à Florence , mort en 1153, fut d'abord général de l'Ordre de Vallombreuse, et monta en 1133 sur le siège épiscopal de Pistoie. On a de lui : 1" la Vie de saint Jean Gualljert, fondateur de l'Ordre de Vallombreuse, 1612; — 2» la Vie de saint Bernard, abbé du monastère de Sainte -Salve et général de Vallombreuse; — 3° Quœ S. Bernardus , etiam cardinalis existent, pro sua religione gesserit ; — 4" un Livre de Lettres; — 5° un Livre de la translation des i^eliques et des miracles de l'apôtre saint Jacques. Voy. Nicol.-Antonio, Biblioth. Hisp., tom. II, p. 10. Jul. Negri, de Scriptor. Florent^, p. 72.

ATTON ouAGT0N(.4//o Vercelliensis),é\èqxm de Verceil , mort veis 960, succéda à Ragembert en 924. On a recueilli ses ouvrages , et on les a publiés sous ce titre : Attonis sanctœ VerrelUirum ecclesiœ episcopi opéra , ad autographi Vercellensis fidem nunc primum. exucta, prœfatione et commentariis illustrata ; Verceil, 1768, 2 vol. in-fol. Le Polypticon , écrit mystique d'Atton , a été publié par le cardinal Mai d'après un manuscrit de la bibliothèque du Vatican. Voy. D'Achéry, Spicilegivm, t. VIII. Bs\\xz&,Anecdota, tom. II, p. 561. Angelo Mai, Scriptor. vet. nova Collectio, tom. VI. Richard et Giraud, Bibliothèque sacrée.

ATTOUCHEMENT, pris en général, peut dans bien des cas se faire sans péché , comme aussi il peut rendre coupable même de péché mortel. On peut voir ce que disent sur cette matière les théologiens dans le traité du Décalogue , au sixième précepte.

ATTRIBUT , terme de théologie qui signifie une perfection en Dieu. Les théologiens distinguent plusieurs sortes d'attributs :'les positifs , qui s'expriment par des noms affiimatifs, comme la bonté, la justice ; les négatifs, qui s'expriment par des noms négatifs, tels que lincorporéité, l'infinité; \e^ absolus ,qm ne renferment aucvui rapport des personnes divines entre elles , ni à l'égard des créatures, comme l'unité, la simplicité; les relatifs, qui, au contraire, renferment un rapport des personnes divines entre elles,

comme la paternité, la filiation, ou, à l'égard des créatures, comme la toute - puissance , la providence, etc.

ATTRITION (L'), ou contrition imparfaite, est une détestation des péchés et une douleur de l'âme conçue par la laideur du péché, ou par la crainte de l'enfer, ou par l'un et l'autre de ces motifs réunis. Le concile de Trente (Sess.XIV, c. iv) déclare que cette espèce de contrition, si elle exclut la volonté de pécher et renferme l'espérance d'obtenir le pardon des fautes passées, est un don de Dieu , un mouvement du Saint- Esprit, et qu'elle dispose le pécheur à recevoir la grâce dans le sacrement de pénitence. Le sentirnentle plus généralement reçu sur lattrition, est que dans le sacrement de pénitence elle ne suffit pas poiu' justifier le pécheur, à moins qu'elle ne renferme un commencement d'amour de Dieu par lequel le pécheur aime Dieu comme source de toute justice. C'est la doctrine du concile de Trente (Sess. VI, c. vi); mais les théologiens disputent entre eux sur la nature de cet amour : les uns veulent que ce soit un amour de charité proprement dit, les autres soutiennent avec plus de probabilité qu'il suffit d'avoir un amour d'espérance, et qu'il est impossible d'espérer de Dieu grâce et miséricorde sans ressentir un mouvement d'amour. Le nom A'attrition ne se trouve ni dans l'Écriture ni dans les Pères; il doit son origine aux théologiens scholastiques, qui, suivant le P. Morin {de Pœnitent.. 1. VIII, c. Il, n. 14), lont introduit vers l'an 1220.

ATTRITIONNAIRES , nom qu'on donne aux théologiens qui soutiennent que l'attrition servile, ou conçue par une crainte servile, est suffisante pour justifier le pécheur dans le sacrement de pénitence.

ATTYDA, ville épisc. du diocèse d'Asie dans la Phrygie Pacatienne, sous la métropole de Laodicèe. Voy. Lequien, Oriens Christ., tom. I. Richard et Giraud.

ATURA. Voy. Aire, n» .

ATYRA. Voy. Athyra.

AU. Voq. AiGVLFK, n» II.

AUBAIN, AUBAINE. On appelle oubain un étranger qui habile dans un pays où il ne s'est pas fait naturaliser, et aubaine la succession d'un étranger qui meurt dans un pays où il n'est pas naturalisé. Autrefois, en France, l'aubaine appartenait au roi ; mais ce droit a été aboli par la loi du 14 juillet 1819, de même que la défense faite aux étrangers de posséder des bénéfices. Ainsi un prétie qui n'est pas français peut être employé dans le ministère ecclésiastique, quoi-

aue l'article 32 de la loi du 18 germinal an X ise le contraire.

L AUBE {Alba), tunique blanche qui descend jusqu'aux pieds, et que l'évéque, le prêtre et les ministres de l'autel portent dans la célébration des saints mystèi'es. Les Grecs l'appelaient Poderis, et les Latins Talaris. On pense que c'était dans la primitive EgHse le vêtement ordinaire des ecclésiastiques. Dans les statuts donnés en 889 par Riculphe, évêque de Boissons, à ses ecclésiastiques, il est dit que lévèque doit s'enquérir si les prêtres célèbrent la messe sans aube ou avec Y aube qu'ils portent tous les jours sur leur tunique. Un décret de la Congrégation des Rites du 15 mai 1819, approuvé par Pie VII , proscrit l'usage des toiles de coton pour les aubes, qui doivent étie de fil de lin ou de chanvi'e. Voy. Bocquillot, Liturgie sacr.. p. 142 et suiv. L'abbé Boissonnet, Diction, des cérémonies et des rites sacrés.

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