I. AUTEL CIIE/ LES ANCIENS HÉBREUX. Un
autel nu , sans ligures , sans statues et sans aucun autre ornement, était le lieu où dans les temps primitifs l'ancien peuple de Dieu rendait son culte au souverain Seigneur. Celui que Jacob érigea lorsqu'il allait en Mésopotamie ne consistait qu'en quelques pierres brutes. Plus tard Dieu déclara à Moïse que , s'il lui érigeait un autel de pierre , cet autel ne devait pas être construit de pierres taillées (Exod., xx, 25). Il y a toute apparence que ceux qui furent bâtis ensuite par Samuel, Saùl et David, étaient de même matière. L'autel du temple de Salomon était d'airain; mais celui que Zorobabel et ensuite les Machabées rebâtirent à Jérusalem n'était que de pierres brutes (II Paralip., iv, 1. I Machab.^ iv, 47. Joseph, de Bellojud., 1. VI, c. x:v). Dans le temple de Jérusalem il y avait deux autels principaux : celui des parfums et celui des holocaustes; ils étaient tous deux de bois de sétim. Voy. la description de ces deux autels dans l'Exod., xxx, 1 et suiv.; xxxvii, 25 et suiv.; xxxviii et suiv.
II. AUTEL CHEZ LES CHRÉTIENS. C'est une table sur laquelle le prêtre offre le sacrifice non sanglant du corps et du sang de Jésus-Christ, On distingue quatre sortes d'autels : Vautel fixe ou stable , Vautel portatif ou mobile, Vautel isolé, et Vautel privilégié. 1" L'autel est fixe quand il est construit d'une manière immuable dans un certain lieu, et qu'il y reste toujours, comme ceux qui se trouvent dans nos églises. Les autels ne doivent être aujourd'hui que de pierre, bien que dans l'Église primitive ils ne fussent que de bois ; et si en vertu d'une coutume tout l'autel n'est pas de pierre , il faut qu'il y ait au moins une pierre consacrée sur laquelle le prêtre puisse poser le calice et l'hostie. Vers la fin du Y" siècle l'Église ordonna que les autels re-
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