AUTR
çussent une consécration particulière; et cette Consécration, de droit commun, ne peut se faire que par lévèque , ou par un simple prêtre , qui en a reçu le pouvoir par le Pape lui-même. Selon l'usage actuel de l'Église, il est nécessaire qu'il y ait des reliques à l'autel. Or un autel perd sa consécration quand les reliques en ont été enlevées, quand la châsse est brisée, et quand dans un autel fixe, consacré comme tel avec des onctions entre la table et le corps de l'autel, la table en a été enlevée. Voy. L. Ferraris, qui a traité longuement la matière dans sa Prompta Biblioth., au mot Altare. — 2« V autel portatif ou mobile est celui qui se transporte d'un lieu dans un autre ; c'est pourquoi on l'appelle aussi altare viaticum ou altare itinerariuni , à cause de l'utilité de ceux qui voyagent. C'est l'autel portatif qu'on appelle ordinairement />îe?Te sacrée. Les Grecs remplacent les autels portatifs par des linges bénis qu'ils nomment antimense (voy. ce mot). — 3" L'autel isolé (ara insularia) est un autel qui n'est adossé ni contre un mur ni contre un pilier, et qui a une contre-table, — 4" L'autel privilégié (ara prœroyativa) est celui auquel sont attachées quelques indulgences particulières, mais surtout celui auquel le souverain Pontife a attaché une indulj^ence plénière, applicable à rame du purgatoire pour laquelle on y célèbre le saint sacrifice de la messe. Une condition requise pour que cette indulgence profite à un défunt, c'est que l'on dise pour lui une messe de fte^uiem les jours où les rubriques ne le défendent pas. Voy. L. Ferraris, à l'article Altare privilegiatlm. Gaet. Mûroni,vol. IV, p. 27:2 et suiv. L'abbé Boissonnet, Diction, des Cérém. et des Rites sucrés. L'abbé André, Cours alphabet, de droit canon.
in. AUTEL, se trouve employé dans l'histoire ecclésiastique pour signifier les oblations ou les revenus casuels de l'Eglise. Ainsi : racheter les autels, c'était racheter ces revenus usurpés par les séculiers. On appelait ïéglise, les dimes et les autres revenus fixes, comme on nommait autels les revenus casuels. Quand on dit que le prêtre vit de l'autel , cela signifie qu'il a droit de vivre des revenus de l'Église.
IV. AUTEL DE PROTHÈSE, espèce de crédence sur laquelle les Grecs bénissent le pain destiné au saint sacrifice avant de le porter au grand autel, où se fait le reste de la célébration. Voi/. D. Maori Hiero/exicon. ad verb. Prothesis.
ÀUTESSIODURUM. Voij. Aixerre.
I. AUTEURS ECCLÉSIASTIQUES, nom général que l'on donne aux écrivains qui ont fleuri dans le christianisme depuis les apôtres, en y comprenant les Pères apostoliques et ceux des siècles suivants; souvent aussi on désigne par ces mots ceux qui ont écrit depuis saint Bernard, qui est regardé comme le dernier des Pères de l'Église. Voy. Bergier, Diction, de théolog.
II. AUTEURS SACRÉS , ou écrivains inspirés de Dieu , de la plume desquels sont sortis les divers livres de l'Ancien et du Nouveau Testament; tels sont Mo'ise, les historiens venus après lui, les prophètes , les apôtres, les évangélistes, dont les ouvrages sont d'une autorité divine. Voy. ibid.
AUTHENTICITÉ, qualité d'un livre qui est authentique.
AUTHENTIQUE , se dit : 1° d'un livre qui a été écrit par 1 auteur dont il porte le nom , et composé dans le temps auquel la tradition le rapporte. On confond souvent à tort authentique avec réridique , ou conforme à la vérité ; car un livre peut ne dire que des choses vraies, sans
qu'il ait été composé par l'auteur auquel on l'attribue ; il suffit pour cela qu'il ait été fait par un écrivain quelconque , mais suffisamment instruit et sincère; — 2» d'un livre qui fait autorité; c'est dans ce sens que le concile de Trente a déclaré la Vulgate authentique; — S» des Novelles de l'empereur Justinien. Voy. dans I'Ejjcydopéd. cathol. à quelle occasion ce nom leur fut donné.
AUTHIER DE SISGAU (Chiistophe d'), évoque et bénédictin, né à Marseille en Î609, mort en 1667, fit ses études à Avignon, et entra dans les ordres en 1627. En 1632 il fonda la congrégation des Prêtres du Saint-Sacrement pour les missions et la direction des séminaires, et lan 1651 il fut nommé évèque de Bethléhem. Il s'appliqua dès lors à diriger sa congiégation . confifcnée par le pape Innocent X. Voy. Feller, Biogr. wiirers.
AUTOCÉPHALES, qui signifie proprement en grec ceux qui n'ont pas de chef, désigne les évèques qui n'étaient soumis à aucun métropolitain et les métropolitains qui n'étaient pas soumis à la juridiction du patriarche. On en distinguait de quatre sortes : 1" Tous les anciens métrop. auxquels on donnait ce titre avant l'institution des patriarches ; 2» depuis cette institution, les métrop. indépendants; 3° les évéques soumis immédiatement à l'autorité d'un patriarche; ceux qui, n'ayant point de suffragants, ne reconnaissaient pas non plus de métrop. ni de patriarche, l'o!/. Ducange, Giossar. latin. Le Diction, ecclés. et canon, portatif.
AUTO-DA-FÉ , terme emprunté de l'espagnol qui signifie acte de foi, et qui est employé dans les jugements de l'inquisition.
AUTORITÉ. Les philosophes modernes et quelques jurisconsultes nient l'autorité, en soutenant qu'aucun homme n'a reçu de la nature le droit de commander aux autres. Sans doute que par la nature ces partisans de l'indépendance de toute autorité humaine entendent Dieu, qui en est l'auteur. Or c'est par la nature, c'està-dire par la volonté et l'intention du Créateur, que l'homme est destiné à la société; vérité démontrée par sa constitution, ses besoins, ses inclinations. D'ailleurs Dieu lui-même n"a-t-il pas dit, après l'avoir créé : // n'est pus bon que l'homme soit seul (Gen., Il , 18)? Mais, comme il est de toute évidence qu'aucune société ne saurait subsister sans subordination, il suit nécessairement que Dieu fondateur de la société est aussi l'auteur de l'autorité. Maintenant si nous examinons les différentes espèces de sociétés que l'homme peut former, nous verrons sortir de la même source l'autorité conjugale, paternelle et domestique, l'autorité civile et politique, l'autorité ecclésiastique ou religieuse. Voy. dans Bergier, Diction, de théoL, les preuves de ces assertions et les réponses aux objections des adversaires de l'autorité. V Encyclopéd . cathol. L. Ferraris, Prompta Biblioth., au mot Auto-
NOMIA.
AUTOSIDORUM. T'o//. Auxerre.
AUTPERT, AUSBERT ou ANSBERT (Ambroise), abbé de Saint-Vincent sur le Voltornp en Italie , né en Provence vers l'an 716, mort en 778. On a de lui des Commentairessuries Psaumes, le Cantique des cantiques et V Apocalypse, poui' lesquels il demanda au pape son approbation. Voy. Paul Diacre, Degest. Longob, 1. VI, c. XL. linche^ne. Historiée Francorum Scriptores , t. III, p. 672. Mabillon, Act. Sanct. Ord. S. Bened., au IIP siècle, part, ii, p. 262.
AUTPERTUS. Voy. Aubert, n- I.