I. AXEL. Voy. .\bsalon, n'' V
II. AXEL (Jean-Honorius ou Honoré d'), jurisc. hollandais, né à Utrecht au commencement du xvii» siècle, mort à Rome, où il exerça d'abord la profession d'avocat, puis il dirigea dans son pays l'hôpital dit d'Utrecht, et enfin il retourna à Rome jusqu'à la fin de ses jours. On a de lui :
AYAL
AYMO
Totim j'uris canonici compendtum, seu brevis summa in quin(fue libros Decretulium , sacri concilii Tridentim decretis accommodata ; Cologne, 1630 et 1056, in-4», Voy. Moréri, édit. de 1759.
AXINOMANTIE (Axinomantia) , mot dérivé du grec, et qui signifie : hache et divination. L'axinomantie est en effet une espèce de divination qui se fait au moyen d'une hache.
AXIOPOLIS, ville épisc. du diocèse deThrace dans la Mœsie inférieure, sous la métropole d'Hadrianopolis, et située à droite du Danube.
AXONIUS (.loachim), Brabançon , théologien, jurisc, poète, docteur en l'un et l'autre droit, mort très-âgé, en 1605, voyagea en Italie, en Espagne, en Grèce, en Palestme. Parmi ses ouvrages, qui sont en grand nombre, on remarque : 1" de Libero hoininis arbitrio, contra Martin. Lutherum et Joannem Calvinum; — 2» une Traduction latine de l'Oraison grecque de Maxime Planudes sur le tombeau de Jésus-Christ ; Dillingen,1559, in-4'>; — 3° Procès entre l'âme et le corps et le jugement de Dieu qui le termine , traduction du dialogue de Grégoire Palamas; — 4° la traduction des Avis ou Préceptes des mœurs adressés par Agapet à l'empereur Justinien. Voy. Sweert, Athenœ Belgicœ, p. 384.
AXUM (Axumum), ville autrefois épisc. et capitale de l'Abyssinie, dans le royaume de Tigré, et résidence du patriarche de cette nation. Ce n'est plus qu'un village. Elle fut érigée en évêché au IV siècle, et en église patriarcale dans le vn«, mais sans suffragants. Voy. De Commanville, h^ Table alphabet., "p. 32.
I. AYALA ou AJALA ( Luc-Fernandez d' ) , dominicain espagnol , né à Murcie , vivait au xvip siècle. 11- fut prédicateur , professeur de théologie, consulteur et commissaire du saintoffice. En 1644 il était prieur à Oran, en Afrique, lorsqu'on le nomma prédicateur général dans le chapitre tenu à Rome. On a de lui : l» Historia de la perversa vida y horrenda muerte del Antechristo ; Murcie , 1635, et Madrid , 1649 ; — 2" Hortus augustissimi nominis Mariœ ; variis areolis et aromaiibus consitus, sive elucidatio ad verba Lucœ, i, 27, ad nomen Virginis Mariœ; Madrid, 1648. Voy. Nicol.- Antonio , Bibl. Hisp. Le P. Echard, Script. Ord. Prœd. ,tom. Il, p. 560.
II. AYALA ou AJALA ( Martin-Perez d'), archevêque de Valence , en Espagne , né dans le diocèse de Carthagène l'an 1504, mort en 1560. Il professa la philosophie à Tolède et la théologie à Grenade. Il suivit D. François de Mendoza, évêque de Jaën , en Italie, puis dans les Pays-Bas. Plus tard il passa en Allemagne pour combattre les protestants; à son retour dans les Pays-Bas, il expliqua les Épitres de saint Paul dans un monastère d'Anvers. L'empereur Charles V l'envoya au concile de Trente et le nomma successivement évêque de Guadix, de Ségovie, et archevêque de Valence. On a de lui un grand nombre d'ouvrages en espagnol; mais le principal de ses écrits est : de Divinis , apostolicis atque ecclcsiasticis traditionibus, deque auctoritu te ac vi earum sacrosanctœ asserfiones, seu libri decem ; Cologne et Paris , 15i-9 ; Venise , 1551 ; Paris, 156'2. C'est une instruction chrétienne adressée à un docteur juif nouvellement converti , avec une dissertation pleine de savoir et d'onction sur l'invocation des saints, leurs prières pour nous, le jeûne, etc. Voy. Nicol. -Antonio, Biblioth. Hisp. Possevin, in Appar. sacr., à l'art. Martin tJS Peresius. Richard et Giraud.
III. AYALA ou AJALA ^Pierre), dominicain espagnol , né le 10 mars 1676 dans le diocèse d'Avila, mort en odeur de sainteté le 20 mai •1742. Dès l'âge le plus tendre il n'avait de goût
que pour la prière et pour les devoirs. Il professa la philosophie à Avila et la théologie à Alcala. Ses supérieurs lui firent accepter 1 évêché d'Avila, que son humilité lui avait d'abord fait refuser. Sage et prudent politique , il termina avec succès une affaire sérieuse qui divisait le Saint-Siège et la cour d'Espagne. Le pape Clément XII le nomma nonce à la cour d Espagne avec les pouvoirs de légat à latere. Après avoir fait le plus grand bien dans son diocèse, il abdiqua son évêché pour se retirer dans le couvent le plus pauvre de son Ordre. Il a laissé plusieurs Instructions et plusieurs Traités de Théologie morale remplis d'érudition. Voy. Richard et Giraud.
AYBERT (saint), prêtre reclus, bénédictin en Hainault, né vers l'an 1060 au village d'Espain , en Flandre , mort l'an 1140. Il se mit sous la discipline d'un religieux du monastère de Crespin en Hainault, qui vivait dans une cellule écartée. Ils vivaient ensemble dans les plus grandes mortifications , et après avoir fait le voyage de Rome , pieds nus et couvert d'un cilice , il se retira dans l'abbaye de Crespin , où il resta vingt-cinq ans, au bout desquels il se bâtit une cellule dans un désert et y passa les dernières années de sa vie. Les Martyrologes marquent sa fête au 7 avril, jour de sa mort. Voy. Bollandus.
ÀYEUL. Voy. Aigulfe , n» II.
AYGLER ou AIGLER (Bernard), cardinal, né à Lyon vers le commencement du xni« siècle, mort en 1282 au Mont-Cassin, dont il était devenu abbé sous Urbain IV. Clément IV le nomma cardinal, et l'envoya en France en qualité de légat. On a de lui : 1» Spéculum monachorum; Cologne ,1520 ; — 2» Commenfarium in regulam S. Benedicti, traduit en français en 1340. Voy. Mabillon, Annal. Ord. S. Benedicti. L& Journal des Savants, 1731, p. 323.
AYGONNIS (de), AYGRIANI, AYGUANI.
Voy. Angriani.
AYGRIANI. Voy. Angriani.
AYGULFE. Voy. Aigulfe, n<> II.
A Y LE. Voy. Agile.
AYLIFFE (Jean), jurisc. anglais, vivait dans la première moitié du xviii« siècle. On a de lui : Parergon juris canonici Anglicani , or a supplément ta the canons and constitutions of'the church of England , 1726, outre deux autres ouvrages , l'un sur l'état ancien et actuel de l'université d'Oxford, l'autre sur les lois romaines civiles. Voy. la Nouv. Biogr. génér.
AYMA^Jeand'), jurisc. célèbre, né à Bayonne, mort en 1535. Il enseigna longtemps le droit canon à Poitiers, à Bourges et à Toulouse. On a de lui un Commentaire latin sur le Concordat ; Lyon, 1535, in-8''.
I. AYMAR (le P.), cordelier italien, a laissé : Exercitationes theologico-morales de actibus humanis et peccatis , juxta veriora docforis suhtilis principia , scholastica methodo ad u-nitn studiosœ juventutis accommodâtes, etc.; Venise, IL AYMAR DE MONTEIL. Voy. Adhemar.
AYMOND (Jean), natif du Dauphiné, vivait à la fin du xvii» siècle et au commencement du xviir , lut curé pendant plusieurs années , embrassa le calvinisme à Genève, puis se maria à La Haye, et quelque temps après il feignit de vouloir rentrer dans le sein de l'Église romaine. Revenu en France , il vola plusieurs livres à la bibliothèque du roi , entre autres l'original des Actes du synode de Jérusalem , qu'il lit imprimer en Hollande, avec les Lettres de Cyrille Lucar et quelques autres pièces , sous le titre
ÂZAR
ÂZAR
de Monuments authentiques de la religion grecque, et de la fau-^seté de plusieurs confessions de foi; 1718, in-l»; ouvrage solidement réfuté par l'abbé Renaiidot , gui prouve Tignoraiice crasse et la mauvaise foi de l'auteur. On a encore plusieurs écrits d'Aymon, parmi lesquels Tableau de la cour de Rome; 1707, in-12, où il déploie tout le fanatisme des nouvelles sectes. Voy. Feller, Hioar. univers.
ATNÈS ( François-David), né à Lyon en 1766, mort en 1827 , fut principal du collège de Villefranche. On a de lui, outre beaucoup d'ouvrages de géographie et de grammaire : 1" Correspon-
jour d'août, fête de Saint-Pierre-datis~les-Liens ; 1808, in-8°, sans nom de lieu ni d'imprimeur, 2* édit., Besançon, 1809; — 2» Pièces officielles touchant l invasion de Home par les Français, Rome, 1808; Lyon, 1809, in-8». Il a donné de plus une édition du Bréviaire romain , 4 vol. ; du Graduel et de VAntifjfioîtaire romain, in-fol. et in-12. Il y a dans ces éditions, ainsi que dans le Graduel et le Vespéral de Lyon, de nombreuses corrections et additions qui ont été trouvées utiles par l'autorité ecclésiastique. C'est encore Aynès qui a fait les meilleures traductions des hymnes et des proses. Voy. Quérard , la France littéraire. Feller, ibid.
ÂYRER (Georges -Henri), en latin Âyrerus , jurisconsulte allemand et professeur, né en 1702 à Meinigen, mort en 1774, a écrit sur le droit un certain nombre de dissertations réunies en deux volumes. Le premier a pour titre : Opuscula varii argumeitti , et le deuxième : Sylloge nova opusculorum ininorum varii argumenti. Ces deux volumes ont été publiés , après la mort de l'auteur, à Gœttingue en 1786, in -8», avec une préface par Jean-Heiu'i Jungius. Voy. la A'oui'. Biogr. génér.
\. AZA, ville d'Éphraïm. Voy. I Paralip., VII , 28.
II. ÂZÂ, Israélite, dont les enfants retournèrent de Babylone avez Zorobabel. Voy. I Esdr., II , 49.
III. AZA. Joseph parle d'une montagne nommée Aza , auprès de laquelle Judas Machabée combattit contre Bacchide. Or, dans le l" livre des Machabées (ix, 15), ce même lieu est appelé la montagne d'Azot. Voy. Joseph, Antiq., 1. XII, c. XIX.
AZANA ou AZANI, ville épisc. du diocèse d'Asie , dans la Phrygie Pacatienne, sous la métropole de Laodicée. Elle fut érigée en évéché dans le vi* siècle. Voy. De Commanville , /" Table alphabétique , p. 33.
AZANI AS , père de Josué le Lévite , qui signa l'alliance renouvelée avec le Seigneur après la captivité de Babvlone. Voy. II Esdr., x, 9.
AZANOTTHABOR, ville de la tribu de Nephthali , dans la plaine de Diocésarée. Voy. Josué, XIX, 34. Eusèbe, Onomast.
I. AZARIAS, grand pontife des Juifs, succéda à Achiraaas, et eut pour successeur Johanan. Voy. I Paralip., vi, 9.
ÏI. AZARIAS, lils de Johanan, grand prêtre. Voy. 1 Paralip., vi,10.
III. AZARIAS, grand prêtre sous le règne d'Osias, roi de Juda. Il s'opposa courageusement à ce prince qui voulait oUrir l'encens au Seigneur. Voy. I Paralip., xxvi,17.
IV. AZARIAS, grand prêtre sous le règne d'Ezéchias, était père d'Elcias. Voy. II Paralip., XXXI , 10.