AXEL
loflice était de protéger et de détendre les églises de toutes les violences et de toutes les pressions dont elles pouvaient être menacées, soit par les magistrats séculiers, soit par les seigneurs et les officiers de guerre. Ainsi la défense faite par le titre !se clerici vel monachi sœcularibus negotiù sese immisceant. regarde les juridictions séculières et non les juridictions ecclésiastiques. Dans certains cas même les canons permettent aux ecclésiastiques de plaider en cour séculière. — Un avocat ne peut entreprendre la défense d'une cause injuste ; s'il le fait, il est tenu à restituer, tant envers son client qu'envers la partie adverse. Si , en se chargeant dune mauvaise cause, il la croyait juste, il doit l'abandonner dès qu'il s'aperçoit de son erreur. Vfnj. Thornassin. Discipline de l'Eglise, part. III, liv. I, ch. II. L. Ferraris, Prornpta Biblioth., au mot Advocatus.
II. AVOCAT CONSISTORIAL. On appelle à Rome, avocat 1 coitsistoriaux ceux qui sont chargés de demander au souverain Pontife, en plein consistoire, l'introduction dune cause quelconque pour la béatilication ou la canonisation dune personne morte en odeur de sainteté. C'est aussi par l'entremise de ces avocats que le pallium est demandé pour les archevêques et les évèques qui ont le privilège de le porter, lo//. L. Ferraris, ibid. Gaet. Moroni, vol. III, p. 3(Xi et sniv.
AVOGADRO ou AVVOCATI (Vincent-Marie), théologien, né à Palerme eu 1702. 11 entra chez les dominicains et professa la théologie au séminaire de Girgenti. On a de lui un traité divisé en deux parties, et intitulé : de Sanctitate librorum qui in Ecclesin catliolica consecrunhir ; Palerme, 1741 et 1742, in-fol. Voij. Mazzuchelli, Scriftori d'Italia. La Nouv. Biogr. génér.
AVOIE. Voy. Hedwige.
AVOND (Jacques), protestant converti , né à Die en Dauphiné vers le milieu du xvii« siècle, a publié vme apologie du célibat ecclésiastique intitulé : l'oëine à l'honneur du sacré vœu de virginité et de co/itincnce; Grenoble, 1651, in -4". Voi/. Goujet. liiblioih. f'runraise.
ÀVORTEMENT. 11 n'est pas permis à une femme de faire périr le fruit qu'elle porte dans son sein. L'avortement volontaire est un péciié mortel qui n'admet pas de légèreté de matière, un crime que rien ne peut excuser, pas même la crainte du déshonneur ou de la mort; car Innocent XI, par un décret du 2 mars, a condamné cette proposition : Licct procurare aborturn ante unimationeni fœtus, ne puella, deprchensa gravidu, occidatur aut inf'uiaetur. Tous «ieux qui coopèrent à l'avortement pèchent mortellement. Mais une femme peut prendre un remède dans le but de se guérir, même au risque d'un avortement, si sa maladie est mortelle et le remède jugé nécessaire à sa guérison : Certum est upud omnes , dit saint Alphonse de Liguori, licitum esse remedium prœbere prœgnunti directe adeam curundnm, etiani cum periculo ahortm, si rnorbus est mortalis;secus, si non esset tttlis. Voy. .Mphonse de Liguori , Theologiu mornlis, 1. IIÏ,n. 'âfj't. L. Yen mis, Prornpta Biblioth., au mot Abortls. Le cardin. Gousset, Théologie morale, tom. I'''', p. 278; Paris, 1853.
AVORTON , enfant qui vient an monde avant terme. Un avorton peut et doit être baptisé en quelque temps et à quelque terme qu'il vienne an monde , par la laison qu'on ne connaît pas d'une manière certaine le temps où le fœtus commence à être animé. Voy. Homo dubius,sive de baplkmo ahortivorum ; 1074 , in-4».
AVOTH-JAÏRou HAVOTH-JAÏR, cest-à-dire
bourgs de .lair. Ces bourgs sont ainsi nommés parce aue .laïi-, lils de Manassé , en lit la conquête. Ils étaient dans la Batanée, au delà du Jourdain, dans le pays de Galaad, et appartenaient à la demi-tribu de Manassé. Voy. Nombr., xxxii, 41. Deutér., ni,14.Josué,xiii, 30. Juges, X, 4. III Rois, IV, 13.
AVOUÉ. Voy. Avocat, n» I.
AVOUERIE, qualité d'avoué. (Voy. Avoué, n" 1). Ce mot s'entend aussi des droits ou redevances abandonnées aux seigneurs pour leur protection, mais principalement du droit de présenter à un bénéfice vacant. Dans ce sens avouer rie est synonyme de patronage.
AVRIGNI ou AVRIGNY (Hyacinthe-Robillard d'), jésuite, né à Caen en 1675, mort à Alençon l'an 1719. On a de lui , entre autres ouvrages : Mémoires chronologiques et dogmatiques pour servir à rhistoire ecclésiastique depuis iwO jusqu'à l'an 1716, avec des réflexions et des remarques critiques; Paris, 1720, 4 vol. in-12; Amsterdam, 1725 et 1757. Cet ouvrage a été condamné à Rome le 2 septembre 1727. Voy. D'Artigny, Nouveaux Mém. d'hist. de crit. et de littérat., t. l". Moréri, Diction. histor.Le. Long, Biblioth. histor., tom. P'. Feller, Biogr. univers.
AVRILLON (.Iean-13aptiste-Élie), minime, né à Paris en 1652, mort l'an 1729, s'appliqua à la prédication avec le plus grand succès pendant cinquante-trois ans. On a de lui un grand nombre d'ouvrages, dont les principaux sont : 1" Ikflexions. sentiments et pratiques sur la divine enfance de Jéms^Christ : 1709, in-12, traduits en italien; Florence, 1753, in-8»; — 2° Méditations et sentiments sur la sainte communion; 1713, in-12; — 3" Retraite de dix jours pour tous les éfats;lli^i, in-12; — i" Conduite pour passer saintement le temps de l'Avent et pour passer saintement le temps de Carême ;'2 vol. in-12; — 5° Méditations d'un solitaire en retraite dans l'octave du Saint-Sacrement et de l'Assomption; — 6° Réflexions théologiques , morales et affectives sur les attributs de Dieu; in-12; — 7" Commentaire affectif sur le psaume Miserere, pour servir de préparation à la mort; — 8" Traité de l'amour de Dieu à l'éqard des hommes, et de l'amour dit prochain; 1*^40, in-12; — 9" Pensées sur divers sujets de morale; 1741 , in-12. Voy. Richard et Giraud.
AVUDRAHAM ou ABUDRAHAM (David-Ben), savant juif espagnol. Hérissait au milieu du xiv» siècle. Outre des Tables astronomiques et un Traité des solstices et équinoxes qu'on lui attribue, il a composé un ouvrage qu'on appelle communément de son nom , et qui contient une explication des prières de toute l'année, et dans lequel il disserte sur l'année judaïque , les nouvelles lunes, les embolismes, etc. Il y a eu plusieurs éditions de cet ouvrage ; la 1'"* est de Lis • bonne , 1489, la 2<' de Constantinople, 1514. Voy. Plantavitius, Florileg. Rabbin., p. 547, 584. Bartolocci, Biblioth. magna Rabbinica. t. II, p. 19, 20. Wolf, Biblioth. Hebr.. tom. I,p.289; tom. III, p. 177 ; tom. IV, p. 803. De Rossi , Dizion. storic, toin. I, p. 59.
AXA ou ACSA, lille de Caleb, qui devint femme dOthoniel. Voy. Josué , xv, 16, 17. 1 Paralip., II. 49.
AXAPH. Uo.y. AcsAPH.