BACO
BACR
Quant au traité de Bignitate et augmentis ncientiiirum , il a été condamné par un décret de la sacrée Congrégation de Vlndex en date du 15 avril 1<369, Donec corriguiur. Voy. Bertin, Hisf. tle la vie et des ouvrages de Fr. Bacon. L'abbé Émery, Christianisme de Bacon. J. de Maistre, Examen de la philosophie de Bacon, ouvrage posthume. Morin, dans la Nouvelle Biogr. génér. Hitzfelder, dans le Dictionnaire encyclopédique de lu théologie catholique. J. de Mariés, dans V Enci/clop. cathol.
ni. BACON ou BACONDORP, BACONTHROP (Jean), philosophe et théologien anglais, docteur de Sorbonne, provincial des Carmes, naquit à Baconthrop dans la province de Norfolk, en Angleterre , et mourut à Londres vers 1340. La facilité et la solidité avec lesquelles il décidait les questions qui lui étaient proposées, lui firent donner le surnom de Docteur résolu. Il a composé, soit en anglais, soit en latin, une multitude prodigieuse d'ouvrages, dont les uns ont été imprimés, les autres sont restés manuscrits et subsistent encore aujourd'hui ; d'autres enfin sont perdus. Les imprimés sont : 1» In lihros IV Afagistri Sententiarum,commenfaria;Pairis,itëi, in-foL; Lyon, 1484; Milan, 1510 et 1511; Venise, 4527; Crémone, 1618, avec des corrections; — 2" Quœstiones quodlibetalis ; Crémone, 1518; — 3" Compendium legis Christi; Crémone, 1527 ; — ¥ ExjMsitio analogica regulœ Carmelitanœ : ibid., 1507, in-fol.; Paris, 1025, in-4«; Anvers, 1662; — 5" Compendium historiarum et jurium pro defensione institutionis, confirmationis et intitulationis Ordinis Beata; Virginis Mariœ de Monte Carmeli, 1. 1; Venise, 1507, in-fol.; in Spécula Ordinis Carmelitarum , p. 57 et seqq. ; Anvers, 1680, in-fol., tora. II, Spec. Carmelit., p. 160, nurn. 715 et seqq.; — 6" Tractatus de Institutione Ord. Carmelituni, etc.; Venise, 1507, in-fol., in S/jecul. Ord. Carmelit., p. 42 et seqq.; Anvers, 1(362, in-4°; in vinea Carmeli,^.^ et seqq.; et Anvers, 1680, in-fol., tom. I, Spec. Carmdit., p. 164, num. 727 et seqq. Voy. Evrard Rolewinck, î'n Fasciculo temporum. Possevin, in Apparatu sacr. Bellarmin, de Scriptoribus ecclesiaiticis, ad ann. 1040. Philip. Labbe, Disserta fio historica de Scriptoribus ecclesiasticis , p. 515. Aubertle Mire, Auctuar. de Scriptor. eccles., p. 406. Kœnig, Biblioth. vêtus et nova, p. 77. Leland , Pitseus , de Illustribus Scriptoribus Angliœ. Nicol. Harpsfeldius, Hist. eccles. anglic, sect. XIV, p. 547. Petrus Lucius, Carmelitun. Biblioth.., p. 38. Philippus a Santa Trinitate. Décor Carmeli. part, i, p. 174. Rose, New Biographical Dictionury . Richard et Giraud, qui donnent la liste des ouvrages de Bacon qui ont été perdus et de ceux qui sont restés manuscrits.
IV. BACON (Robert), prêtre anglais qui vivait dans le xiil* siècle, et qu'on a confondu quelquefois avec Roger Bacon, était professeur à 1 université d'Oxford. Il a écrit : 1" des Gloses sur toute l'Ecriture; — 2" des Commentaires sur les Hsaumes; — 3» des Sermons; — 4" la Vie de saint Edmond de Cuntorhéry. Voy. Matthieu Paris, Pistoria major, ou bien la traduction française de cette histoire par Huillard-Bréholles, traduction accompagnée de notes et précédée d'une Introduction de M. le duc de Luynes; Paris, 1840, 1841, 9 vol. in-S". Nicol. Trivet, Ch^-onic. Pitseus, de Illustr. Scriptor. Angliœ.
V. BACON (Roger), franciscam anglais , surnommé le Docteur admirable, né en 1214 à IIcliester, dans le comté de Sommerset, mort à Oxford en 1248, selon les luis, en 1284, selon les autres, et selon d'autres onl2!»4, fut un des
écrivains les plus étonnants et les plus originaux du moyeu âge. Après avoir fait les progrès les plus rapides dans toutes les sciences qu'on enseignait à Oxford, il voulut compléter ses études à l'université de Paris, qui était alors la plus célèbre de l'f^urope, et surtout très -fréquentée par les Anglais. Son goût prononcé fK)ur les sciences physiques le porta à s'appliquer avec ardeur à l'étude des phénomènes cfe la nature. Mais ce qui est bien remarquable pour son époque, c'est ^uil voulut allier les sciences aux lettres; il étudia donc avec le plus grand soin et la philosophie et l'histoire, et les langues latine, grecque , hébraïque et arabe , afin de pouvoir lire les anciens écrivains dans les textes originaux. C'est tout à fait à tort que ses coufrères l'ont accusé de magie. Quanta ses livres, il parait certain qu'on en a grossi la liste en donnant au même ouvrage jusqu'à trois titres différents. Panni ceux qui nous sont parvenus, on place au premier rang son Ojms majus , présenté au pape Clément IV, et publié à Londres l'an 17ÎÏ5, in-folio. Ce livre, qui traite de presque toutes les sciences, est divisé en un certain nombre de parties, qui ont été publiées comme autant de traités particuliers. Voy. Pitseus, de Illustr. Angliœ scriptor. Wading, Annales Minorum. Du Boulay, Historia universitatis, tom. II. Leland, Commentarii de Scriptor. Britannicis. J. de Mariés, dans V Encyclopédie catlifilique.
BAGOU ou BACKOU, BACOW (Baccoi-m), ville épisc. de la Moldavie sur le tleuve Arari, à 30 milles de Targoviste, au nord, sur les confins de la Valachie. Clément VIII, élu en 15Ç)2, l'érigea en évêché en faveur des catholiques; elle était sous la métropole de Colocza. Voy. Richard et Giraud.
BAGOUE ou BACKO"W, BACOV (Léon), théologien, né dans la basse Guieune, mort le 13 janvier 1694. 11 abjura le luthéranisme, entra chez les Récollets, fut nommé évéque de Glaudèves en 1672, et transféré sur le siège épisc. de Pamiers l'an 1685. On a de lui , outre deux poèmes , dont l'un en l'honneur de Clément IX : Traduction de la Somme de théologie morale et canonique composée en espagnol par le P. Henri de Villalobo; Paris, 1635, in-fol. Voy. Moréri, Dictionnaire historique. Le Journal des Savants, janv. 1686.
BACQUES (saint), vivait dans le m» ou le w« siècle. Il servait dans les armées de Galère Maximien ou de Maximin Daïa. Ce prince voulut le forcer de manger des viandes immolées à Jupiter; mais, comme il s'y refusa, il fut exposé aux regards du peuple et de l'armée couveit d'un manteau de femme et la chaîne au cou ; puis on le livra à Antiocpie, gouverneur de Syrie, ([ui le fit battre jusqu'à ce qu'il eiit rendu le dernier soupir. Les lidèles l'enterrèrent d'abord dans une caverne, puis ils le transportèient à Rasaphe, ville du diocèse d'Hiéraple, dans la Syrie Euphratésienne. Son corps fut réuni à celui de saint Serge, son ami intime, et il s'opéra sur leur tombeau ini grand nombre de miracles. On les honore le 7 octobre et le 27 mai. Voq. Serge. Procop., Mdif., 1. II, c. ix. Eva^n\, 1. IV, c. XVII et XXI; 1. VI, c. xxviii, et 1. IX, c. xxi. Tillern., Mém. eccl., tom. V, p. 493. Le Ménologe.
BACREVANTATZI (David), théologien arménien, né à Bairan, ville de la grande Arménie, et mort à Constautinople, où il était interprète au service des Grecs, fut chargé en 647 par l'empereur Constant de rétablir l'union et la bonne harmonie entre les Grecs et les .\rnié-