BADE
niens. Il fit, l'année suivante, un discoiu^ en ce sens. On a de lui : 1» la Porte de la Sagesse: — — 2» un Sermon sur la conformité de la profession de l'Église grecque avec celle des Arméniens. Voy. Chaudon et Delandine , Aomi'. Diction, histnr.
BACULAIRES ou STÉBLÉRIENS, secte danabaptistes , ainsi nommée des mots baculus et steb, qui signiiietit bâton, et parce qu'ils prétendaient que c'était un crime de porter une autre arme qu'un bâton. Cette secte s'éleva en 1528. Voy. Stockman, Lex. Petrejus, Catalog. hœr.
BACUNÉ (Bacuneus)^ nom donné par l'abbé Sérénus à un dérnon qui excite les hommes à la vanité.
BADâCER, un des chefs de l'armée de .Téhu, roi d'Israël; il reçut l'ordre de ce prince de jeter le corps de Joram, fils d"Aciiab. dans le champ de Naboth. Voy. rV Rois, ix, 25, 26.
BAOAD, père d'Adad, Iduméen ; les Septante lisent Harud. En hébreu les lettres d et r n'ont quune très-légère différence dans la forme. Voy. Genèse, xxxvi, 35. 1 Paralip., i , 46.
BADAlAS , un des enfants de Bani qui , après le retour de la captivité de Babylone , se sépara de sa femme, quil avait prise contre la loi. Voy. I Esdr., x,35.
BADAJOZ (Baddj'ocium), ville épiscop. d'Espagne, sous la métropole de Compostelle, située près des frontières de Portugal. Le christianisme
farait y avoir lleuri dès les premiers siècles de ère chrétienne. On croit que c'est l'ancienne Colonia Pacensisou Pax-Augusta. dont les Maures ont fait Baxogus. et les Espagnols Badajnz. Voy. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. IV, paar. 24,25.
I- BADAN, est mis dans le I" livre des Rois (xii, 11) entre Jérobaal, c'est-à-dire Gédéon, et Jephté, juges qui délivrèrent le peuple disraël de ses ennemis. Les Septante et les versions syriaque et arabe ont lu Barac (compar. Juges, rv, 9), les Chaldéens ont traduit par Samson, comme si l'hébreu Bedan était l'abrégé de Beti Dan , c'est-à-dire fils de Dan, de la tribu de Dan, à laquelle appartenait en effet Samson. D'autres, expliquant Ihébreu Bedan d'après le sens que ce mot a en arabe, le traduisent par gros et gras, corpulent, trèi-rohuste, et en font un surnom de Samson. D'autres enfin veulent que Badau soit le même que Jaïr de Galaad, qui fut juge en Israël pendant vingt-deux ans (Juges, x, 3)" Voy. Junius. Piscator. Nicol. de Lvre. Estius. Menochius. Tirin. Corneille de Lapierre. Joh. Simonis, Onomasticon Veteris Testainenti, nom.. propr., p. 105, 106.
II. BADAN, fils d'Ulam, était de la tribu de Benjamin. Voy. I Paralip., vu, 17. Quelques-uns le confondent avec Jair. Voy. l'article précédent.
BADARACA ou BADRAÎA, ville épisc. du diocèse de Chaldée proche de Séleucie ; ce siège a été supprimé et réuni à la métropole de Cascare. On l'appelait Dair-Cuni en syriaque, et Dai-Kena en arabe. V^oy. Assémani, Bibliotfi. Orient., tom. II, p. 394. Richaid et Giraud.
.BADE ou BADEN, grand duché et un des États de la Confédération geiTnanique , se divisait autrefois en deux margraviats, dont l'un, Baden-Baden, se trouvait dans le cercle de Souabe et était catholique, et l'autre, Baden-
Dourlach , dans le même cercle , près du Rhin , était luthérien. Il s'y est tenu en 1526 une conférence religieuse qui a une trop grande importance dans l'histoire de la réforme de la Suisse allemande pour que nous n'eu disions pas mi
mot ici. Loi-sque le canton de Zurich, entraîné par son curé Hulderich Zwingle , se fut séparé définitivement de l'ancienne Eglise . les autres cantons cherchèrent à l'v ramener en proposant, d'un côté, des réformes dans l'Église catholique, et de l'autre la réfutation des réformes zwingliennes et la défense de la doctrine cathoHque dans une discussion publique qui aurait lieu devant toute la Suisse. Après bien des démêlés, la conférence fut enfin fixée au 16 mai 1526 , a Bade , et les théologiens des deux partis y furent invités. Dès l'ouvertm'e Jean Eck, célèbre théologien catholique, afficha les sept thèses suivantes : 1» Le corps et le sang de Jésus-Christ sont véritablement présents dans l'Eucharistie ; — 20 ils sont offerts comme sacrifice dans la messe pour les vivants et les morts; — 3° on doit invoquer Marie et les saints comme des intercesseurs auprès de Dieu; — 4°il faut conserver les images ; — 5° il y a un purgatoire ; — 6o il y a un péché originel ; — 7" ce péché n'est efface que par le baptême. A ces thèses, le franciscain Murner en ajouta deux autres , savoir : 8" ce n'est pas une idolâtrie que d'adorer le Saint-Sacrement de l'autel, et ce n'est pas un sacrilège de refuser le calice dans la dispensation de la sainte Cène; — 9" c'est un sacrilège
Ïue de piller et de voler les biens de l'Église, es cinq premières thèses d'Eck seulement furent attaquées, mais savamment défendues par leur auteur, q ui défendit aussi avec le même talent la huitième et la neuvième. Après Eck, Murner et Jean Faber, vicaire général de Constance, prirent la parole sans que personne répliquât. Après dix-huit jours de vives discussions tous les catholiques proclamèrent leur assentiment aux neuf thèses; mais les zwingliens ne purent s'entendre ni avec les catholiques ni entre eux. Ainsi la réforme zwingliemie, vaincue dans la discussion, fut abolie en principe; mais les choses n'en demeurèrent pas moins où elles en étaient avant la conférence, et il en fut de même après bien d'autres diètes tenues parmi les Suisses ; la division ne fit même que s'étendre de plus en plus. roy.,dansle Diclion. encyclop., l'art, du D"^ Héfélé , qui cite pour les détails à connaître svu- le colloque de Bade : Ruchat, professeur à Lausanne, Hist. de la réformation de la Suisse. 1727, tom. 1"; H. Bullinger. Autistes à Zurich , Hist. de la Réforme, tom. 1"='^; Hottin^er, Continuation de l'Histoiiede la Suisse de J. de Miiller, tom. VII; Hottinger, Hist. de l'Église helvétique, tom. III, et surtout la Dissertation sur le docteur Eck de Meiiser, dans la Gazette de Dieringer, 3* année, tom. IV, part. I, p. 55-73. Vot/. aussi Gaet. Moroni, qui (tom. IV, p. 26 et suiv.) donne sur Bade des détails très-iutéressants au point de vue de l'histoire ecclésiastique.
BADEME (saint), né dans le iv^ siècle dans la petite ville de Bethlafat, vers les frontières de la Mésopotamie , mort le 9 avril 376. Il embrassa la vie religieuse, distribua ses biens aux pauvres, et bâtit un monastère près du lieu de sa naissance. Durant la persécution excitée par Sapor II, Badême fut emprisonné avec Nersau ou Narsès, prince d'Asie. Ce dernier, succombant à la force des tourments, renia Jésus- Christ; il obtint sa liberté, mais à la condition qu'il tuerait Baderne , ce qu'il exécuta en effet. Le saint religieux fut inhumé secrètement par les chrétiens. Les Latins célèbrent sa mémoire le 8 avril, et les Grecs le 9. Voy. Bollandus, pag. 825. Ruinart, p. 680. Richard «t Giiaud.
6ADET (.Irnould), Uiéologien français, vivait