BAHR
VAGAl, ville de Numidie, eu Afrique, dans! laquelle Pri mien, évoque donatiste de Carthage, fit tenir im concile , lan 394 , contre le diacre , Maximin, son compétiteur. Ce dernier fut con- i damné par 310 évègues. Voy. saint Augustin, j contra Crescon., 1. III et I"V. Baron., Annal, ad ann. 394. n»» 43 et 44. Labbe, tom. II. I
BAGARATO ou BAGAROTTO , célèbre juris- ! consulte de Bologne , mort vers 1242. Il était consul de Bologne , et se rendit recommandable
fiar sa bonne administration et par ses écrits. 1 professa le droit civil et canonique , et a laissé : 1° Traité sur le reproche des témoins ; — 2" Traité | sur les délais et les déclinatoires. Ils ont été réu- | nis à son Tractutiis imiversalis juris; 1584. V'oy. i Alidosi, de Jurisc. Bonon. Bumaldi , Biblioih.] Ilonon. I
BAGATHA, nom d'un eunuque d'Assuérus. ' Voi/. Ksther, i . 10.
BAGATHAN , un des eunuques dAssuérus qui conspirèrent contre ce prince , et qui furent dé- | couverts par Mardochée. Voy. Esther, ii , 21 et suiv. I
BAGAYE. Voy. Bag.\. |
BAGDAD , ville épisc. de Tancienne Chaldée , ' sur le Tii;re, bâtie Tan 763 de Jésus-Christ. Les Syriens l'appellent Médinat - Salama , ville de pai\. Elle a été le siège du patriarche des nestoriens de Chaldée après la ruine de Séleucie et de Ctésiphon. Les Grecs y eurent aussi leur catholique. Elle appartient aujourd'hui aux Turcs. Voy. Assemani, Hiblioth, Oriental., tom. II, p. 251, 346, 453. Lequien, Oriens Christ.. tom. II, p. 1569. Richard et Giraud.
BAGE. ville épisc. de Lydie, dans le diocèse d'Asie. Elle se trouve dans les Notices grecques. On connaît deux de ses évèques : Léonides, qui souscrivit à la lettre des évèques de Lydie à l'empereur Léon ; et Basile , qui figura au concile de Photius , sous le pape Jean VIII. Voy. Lequien , Orifin Christ., tom. I, p. 889.
BAGHEDSÉCA, siège épisc. des jacobites, au diocèse d'Antioche ; c'était ime petite ville ou bourg du pavs de Mardes, près de Caphartute. Vo)/. la BiUioth. Orient., tom. II. p. 222 et 228.
BAGNAREA et mieux BAGNOREA (Balneum Régis ou Balneoregium) , ville épisi-. de l'État ecclésiastique , dans le pays d'Orviète , entre la ville de ce nom et Monte-t iascone. Son évéque dépend immédiatement du Saint-Siège. Voy. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. IV, p. 42 et suiv.
BAGNATI (Simon), jésuite napolitain, né en 1651 , mort l'an 1727 en odeur de sainteté , fut un célèbre prédicateur. On a de lui en italien , outre l'Art de bien penser, VAme dans la solitude. etc. : 1" Panégyriques sacrés et Sermons; Venise , 1701 , 1702, 5« part. , in-8», 2* édit. ; — 2" Attraits de Jésus datis le sein de Marie, Sermons et Panégyriques ; Venise, 1709, in -8"; — 3" le Vendredi sanctifié, c'est-à-dire la Passion de Jésus-Christ: Naples, 1709, in-8°, 2« édit.; — 4" Prépuratif Eucfuiristique , c'est-à-dire Méditations préparatoires à la Communion; Naples, 1710, in-8o, 2" édit.; — 5" Sermons pour le Carême; Naples, 1717, in -4". Voy. Mazzuchelli, Scrittori d'italia. La Nouv. Biogr. génér.
BAGNI, général de la congrégation de San- Salvador , près de Terracine , a laissé : 1° Cœreinoniœ ohservandœ a recitantibus Officium diviniim et a celebrantibus Missas majores ; Home , 1610; — 2» Officia propriu canon, regul. Congregationis S. Salvat.; Rome, 1613; — 3» de Orationum spiritualium exercitio; ibid., 1613; — 4" de Prœcipuis S. R. Ecclesiœ dignifatibus; Bologne, 1625, 1649, in-4'>.
BAGNOLOIS ou BAGNOLIENS ( Bagnoli ou Bajoli ). hérétiques du vin» siècle, ainsi nommés de la ville de Bagnols , en Languedoc , au diocèse d'Uzès , où il y en avait un assez grand nombre. Ces Bagnolois, on les appelait aussi Concordois ou Cazocois. Dans le xiii« siècle , on donna ce nom à une secte de Cathares. Les Bagnolois rejetaient l'Ancien Testament et une pai'tie du Nouveau ; ils soutenaient, entre autres choses, que Dieu ne peut rien de lui-même, qu'il ne crée pas les âmes quand il les met dans les corps , et que le monde est éternel. Voy. saint Antonin , Summa hist., p. 4 , tit. II , c, vu. Pratéole, au mot Bagnolois.
BAGNOREA. Voy. Bagnarea.
BAGOT (Jean), jésuite , né à Rennes en 1590, mort à Paris en 1664, professa la philosophie et la théologie , fut censeur des livres à Rome , théologien du général de son Ordre et supérieur de la maison professe à Paris. On a de lui : i" Apologeticus fidei ; Paris , 1645, 2 vol. in-foL; — 2" Defensio juris episcopalis ; Paris, 1655, in-8°; Rome, 1659, in-8°, traduit en français; Paris , 1655. Ce livre fut déféré à l'assemblée du clergé de France comme contenant quelques propositions opposées aux principes admis en France sur la hiérarchie et l'administration du sacrement de pénitence. Voy. Feller, la Biogr. univers.
BAGUETTES. Plusieurs églises, telles que Lyon et Rouen, et certains monastères, ont conservé la coutume de porter à certaines processions des baguettes blanches. On pense que cet usage vient de ce qu'autrefois on se servait de bâtons pour se soutenir dans certaines processions, qui souvent étaient longues et fatigantes. Voy. Moléon, Voyage liturgique, p. 131, 342, etc. Richard et Giraud.
BAGY. Voi/. Baga.
BAHANNA. Voy. Boana.
BAHEM est très-probablement une palme. On lit dans la Vulgate, I Machab., xiii, 36, 37, que le roi Démétriiis écrivit au grand prêtre Siméon et au peuple juif : « Nous avons reçu la couronne d'or et le bahem que vous nous avez envoyés ; » or le texte grec porte baïnén . qui signifie une branche de palmier. D'un autre côté on lit, II Machab., xiv, 4 : k Alcimius vint vers le roi Démétrius... en lui oifrant une couronne d'or et une palme. « La version syriaque a entendu le mot grec bdinén d'un habit ; les Romains donnaient un habit orné de palmes en broderie d'or non -seulement à ceux qui triomphaient, mais encore aux rois leurs amis et leurs alliés, comme ils firent à Masinissa, roi de Numidie. D'autres veulent que bahem soit un collier de perles. Voy. Liv. Decad. III, lib. X. Suéton., in Claud.. c. xvil. Servius, in .Eneid., 1. XI, et Eglog., X. Isidor., Origin. in Bdien. Seriarius, Menochius, Tirinus, etc.
BAHR (Joseph-Frédéric), évéque protestant, né en 1713 , mort en 1775 , a laissé : 1" Traité de la pure doctrine de notre Église évnngélique au sujet de la destructibilité et de la mort coi^orelle de l'espèce humaine , pour répondre au Di';mocrite ressuscité et autres sociniens, en allemand; — 2" de Sapientissimo legis et Evangelii nexu ; Leipsig , 1749 ; — 3» Prœcepta oratoriœ sacrœ ; — 4" lu Vie de Jésus-Christ ; 1772; ouvrage qui est également en allemand. Voy. la Souv. Biogr. génér.
BAHRDT (Charles-Frédéric), théologien protestant, né à Bischoffs-Werda , en Misnie, lan 1741, mort en 1792, s'est rendu célèbre autant par sa conduite scandaleuse que par son rationalisme le plus déhonté. Nous citerons, parmi ses ouvrages : 1" Hecueil de Sermrms sur lei ré-