BAIL
rites fondamentales- de la religion; Leipsig, 176i, ] in-S"; — 2" Esaai d'un système de dogmatique biblique ; Gotha et Erfurthj 1769-1770, 2 vol. in-8» ; — 3" Considérations libres sur la religion de Jésus; Leipsig, 1785, in-8»; — 4" Nouvelles révélations de Dieu; Riga, 1774, 4 vol. in-S"; — 5" Catéchisme de la religion naturelle , etc. ; Goerlitz, 1795, in-8"; — &> Diction, de théol. universelle ;mtiau, 1774-1775, 4 vol. in-8». Le but de tous les écrits de Bahrdt est de saper tous les iondementsde la révélation et d'établir un déisme pur, oïl les miracles sont i-ejetés , et qui n'a pour appui que la seule raison. Voy. Feller, Biogr. univers. Haas, dans le Diction, aicyclopéd. de la théol. calhol.
BAHURIM , village près de Jérusalem, tirant vers le Jourdain , et où Séraéi , fils de Gerra , vint au-devant de David et le chargea d'injures et d'imprécations. Voy. II Rois, m, 16; xvi, 5. Ce village se nomme aussi Bachor, Bachora, liachur, Choraba, Choramon. Voy. Joseph, Antiq., \. VII, c. VIII et IX.
BÂIANA , ville épisc. de la province de Numidie , en Afrique. Un de ses évéques , Félix , assista au concile de Carthage sous Gratus ; un autre, Béien, fut condamné dans le concile de Béi^aïe, en .'5i9.
BAÏANISME ou BAYANISME, système théologique renfermé dans 70 propositions, condamnées par Pie V en 1567 , par Grégoire XIII en 1579 , Urbain VIII en 16i2 , et tirées en grande partie des écrits de Michel Bay, plus communément appelé Baïus, quoique ce théologien ne soit pas nommé dans la bulle. Ces propositions contiennent en effet diverses erreurs sur la grâce , le libre arbitre , le péché originel , la charité, la mort de Jésus -Christ et autres points dogmatiques. On peut rapporter toutes ces propositions à trois chefs principaux : les unes regardent l'état d'innocence ; les autres , l'état de nature tombée ou corrompue par le péché; les autres enfin, l'état de nature réparée par le Fils de Dieu fait homme et mort en croix. Voy. Bergier, Diction, de théologie. Richard et Giraud, au mot Baïus. Gaet. Moroni, vol. IV, p. 46 et suiv. Pluquet, qui, dans son Diction, des hérésies, expose : l" V Origine et les pri7icipes du Baïanisme; 2» les effets de la doctrine de Baius; 3" les jugemen ts du Saint-Siège sur les propositions attribuées ùBaïus ; 4" les contestations élevées sur la doctrine de Baïus. Pour les discussions qui ont eu lieu touchant l'autorité des bulles citées plus haut , on peut voir : Traité histor. et dog- Tnat. sur la doctrine de Baïus et sur l'autorité des Papes qui l'ont condamnée , par l'abbé de la Chambre ; 1739, 2 vol. in-12. Cinquième instruct. pastor. de M. Languet, arch. de Sens, p. 877 et suiv. Instr. pastor. de M. de Cambrai , 1735. Dissert, sur les bulles contre Baïus et sur l'état de nature pure, par le P. de Gennes; 1722, 2 vol. in-12. Le Diction, encyclop. de la théol. cathol., au mot Bay.
BAÏANISTES, nom qu'on donne aux sectateurs des opinions de Baïus.
BAIBLE. Voy. Babylas.
BAIER fJean-Guillaume), ecclésiastique luthérien , né à Nuremberg le 11 novembre 1647, mort en 1695. Il s'appliqua à l'étude du droit et de la théologie, et professa l'histoire ecclésiastique. Il fut chargé, en 1682, de conférer avec l'évéque de Tina sur les moyens de réconcilier les catholiques et les protestants. On a de lui : 1" Compendium theologiœ positivœ homilelicœ, historiée moralis et exegeticœ ; 1C86, iîi-R" ; — 2" Collatio doctrinœ pontificiorum etprotestantium; 1092, in-4»; — 3" Collatio doctrinœ
Quakerorum et Protestantium ; 169i, in-4o. Voy. Feller, Biogr. univers. Richard et Giraud. Bihlioth. Sacr. La Nouv. Biogr. géfiér.
BAIGNE (Beania), abbaye de l'Ordre de Saint -Benoît et de la congrégation de Cluny, située près de Barbezieux, dans l'ancien diocèse de Saintes. On prétend qu'elle a été fondée par Charlemagne. Voy. Sainte -Marthe, Gull. Christ., tom. IL
I. BAIL. L'Église a établi des règles pour les baux des biens ecclésiatiques. La première est celle qui est prescrite par l'extravagante Amlntiosœ , de Rébus Ecclesiœ non alienandis, de Paul II , et en vertu de laquelle il n'est permis de passer des baux de biens d'église que poiutrois ans. De plus le concile de Trente déclare nuls les baux faits à longs termes ( in lonçfum tempus. Sess. XXV rf^ Heform.). La seconde règle est que, pour éviter les abus et le préjudice des successeurs, ni le bail, ni le paiement de la vente du bail ne soient anticipés. « C'est d'ordinaire une grande ruine pour les églises, dit le même concile, quand, au préjudice des successeurs, on en donne les biens à ferme pour un prix en argent. C'est pourquoi toutes ces sortes de baux à ferme sous conditions de payer par avance ne seront nullement tenus pour valables au préjudice des successeurs, nonobstant quelque induit ou privilège que ce soit, et ils ne pourront être confirmés en cour de Rome ni ailleurs (ibid.). » Ces règles, qui ont été parfaitement exposées par la plupart des grands canonistes , se trouvent résumées d'une manière claire et précise par Devoti (vol. de Jndiciis). Relativement à la France, le peu d'établissements publics qui par privilège possèdent aujourd'hui quelque chose ont leur contrat, et en particulier celui du bail, soumis aux prescriptions particulières du Code civil , art. 72. Une loi du 25 mai 1835 permet d'affermer les biens ruraux des fabriques et des hospices pour dix-huit ans et au-dessous. Voy. l'abbé André, Cours de droit civil ecclésiastique , au mot Bail.
II. BAIL (Charles- Joseph), publiciste français, né à Béthune en 1777, mort à Montmorency en 1824 ou 1827 , a laissé un certain nombre d'ouvrages ; nous citerons seulement : 1" des Juifs au xix« siècle, ou Considérations sur leur état civil et politique en Europe, suivies de la biographie des Juifs les plus célèbres; Paris, 18l'6, 2« édit., 1817, in-S"; ouvrage qui donna lieu à plusieurs discussions , et dont le complément parut en 1823, in-8°, sous le titre de Y Etat des Juifs en France et en Europe ; — 2" Qu'est-ce que le clergé clans une monarchie constitutionnielle? ou de l'Église selon la charte; Paris , 1818, in-8». Voy. Mahul , Annuaire encyclopédique. Quérard, la France littéraire. Feller, Biogr. univers.
III. BAIL (Louis), docteur de Sorbonne et souspénitencier de Paris, né à Abbeville, mort à Paris en 1669, a laissé : 1" de Triplici examine ordinandorum, confessorum et pcenitentium;\&cA, in - 8» ; — 2° Summa conciliorum ; Paris , 1645- 1650 et 1659, 2 vol. in-fol.; — 3» Sapientiu forts prœdicans ; 1666, m-^ ; — 4» Theologia affectiva ; 1672, 2 vol. in-fol.; — 5" de Beiieficio crucis; 1653, in-8». Voy. les Mém. du temps. Salmon, Traité de l'étude des conciles, p. 268 et 617. Gibert, Jug. des Savants, tom. III, p. 70 et suiv. Moréri, Diction, histor. Le Long, Biblioth. histor. de la France.
BAILE. Voy. Bayly, n° I.