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BAIN

BÂIU

le village de la Neuville , près de Bcauvais , en 1649, mort l'an 1706. Il entra dans les ordres en 4676, et devint bibliothécaire de M. de Lamoignon. On ne saurait refuser à cet écrivain une certaine érudition ; mais sa critique était d'une grande témérité. Parmi ses nombreux ouviages, nous citerons : i° de la Dévotion à la sainte Vierge et du culte qui lui est dû; 1694, in -12; ouvrage qui a justement excité la rumeur, et dans lequel Baillet censure lét;èrement bien des pratiques autorisées par l'Église; — S^ de la Conduite des ùmes ; 1695, in -12, sous le nom de Daret de Villeneuve; — 3» Vie des Saints; 1701, 4 vol. in-fol. ; 1704, 10 vol. in-4^^: 1708, 17 vol. in-S" ; l'auteur y fait une guerre outrée aux légendes , comme plusieurs le lui ont justement reproché. Le tome P^ a été condamné par un décret de la S. Congrégation de ÏIndex du 4 mars iWJ , et le tome II» , (Contenant les mois de mai , juin, juillet et août, par un décret du 14 jan\ier 1794.

BAILLI ou BAILLY, BALLY ( Philippe - Al- Itort ), évêque dAoste , mort en 1691 , quitta la cour , où il était secrétaire du cabinet sous Christine , régente de Savoie après la mort d'Amédée I*'', et entra chez les Barnabites, et vingthuit ans après devint évêque d'Aoste. 11 se distingua par ses talents pour la chaire et pour la controverse. On a de lui , outre plusieurs autres écrits : 1" Histoire des Conférences de controverse tenues dans le pays de Périgord entre les missionnaires catholiques et les ministres de lu religion prétendue réformée ; Chambéry , 1688, 4 vol. in-4°; — 2° Catéchisme pour le diocèse d'Aoste ; 1684, in -12; — 3° des Sermons pour FAvent et fmtr le Carême; 1687, in-12; — 4° des Oraisons funèbres.

BAILLY (Louis), bachelier de Sorbonne, né en 1730, mort lan 1808, professa la théologie à Dijon, et a laissé : \^ Principes de la foi catholique, publiés en Suisse, où il s'était retiré lors de la révolution française ; — 2° Tractatus de Vera Religione; 2 vol. in-l2 ; — 3" Tractatus de Ecclesia; 2 vol. in-12; — 4° Theologia dogmatica et moralis; 8 vol. in-12. Ces ouvrages sont devenus classiques dans plusieurs séminaires, et par conséquent ont eu un grand nombre d"éditions; cependant ce dernier a été mis à 1'/?/dex par mi décret du 7 décembre 1852, avec la clause Donec corrigatur.

1 BAIN. L'usage du bain a passé de l'Orient, où il est très-commun, en Occident ; on l'a même permis aux moines , qui le prenaient en silence depuis prime jusqu'à complies seulement. Les nouveaux baptisés s'abstenaient du bain ordinaire durant toute l'octave de Pâques, parce que pendant tout ce temps ils ne pouvaient qiutter leur robe blanche. Plusieurs saints s'en abstenaient aussi par esprit de pénitence. Dans la primitive Église on se baignait le jeudi saint, afin que ceux qui devaient être baptisés le samedi suivant se présentassent aux fonts sacrés le corps net. Voy. saint Grégoire, lib. Il, epist. m. Act. sanct. Bened., ssec. i, p. 612, et ssec. iv. De Vert, Cérémon. de l'Egl., tom. I*"", préf.. p. 15, et tom. II, p. 429.

IL BAIN , ordre militaire d'Angleterre institué par Richard 11, et augmenté par Henri IV vers 1399. Les chevaliers portaient l'écu de soie bleu-céleste brodé, chargé de trois couronnes d'or avec ces mots : Très in uno, pour marquer les trois vertus théologales. Parmi les cérémonies qui avaient lieu à la réception des chevaliers étaient la messe, la confession et la communion. r<J.(y. Jean Froissard. Chronique. L'abbé Bernard Justiniani ou Giustiniani, Hist. des Ord.

milit., tom. I", édit, in-fol. Chamberlaine, État présent d'Angleterre.

B AINES ou BAYNE (Rodolphe), philosophe anglais, mort en 1560, professa l'hébreu à Paris. Revenu en Angleterre . il fut nommé évêque de Coventry et de Lichfield sous la reine Marie, et dépossédé sous Elisabeth. 11 a laissé : 1" une Grainmaire hébraïque estimée ; Paris 1550, in-4f ; — 2" un Commentaire sur' les Proverbes; Paris, 1555, in-fol. Voy. Sixte de Sienne, Biblioth. sanct., 1. IV, p. 759. Le Long, Biblioth, sacr., p. 630. Pitseus, de lllustr. Angl. Script. p. 75(>.

I. BAISEMAIN se prend, dans l'Écriture, pour une marque d'adoration. Job , voulant assurer qu'il n'a point adoré le soleil et la lune, dit qu'il n'a pas baisé sa main en les voyant. Cette coutume était très - répandue dans l'antiquité. Aujourd'hui même les Syriens, quand le corps de Jésus-Christ est sur Tautel pendant le saint sacrifice, étendent les mains ouvertes du côté des sacrés mystères , puis les baisent, et les appliquent sur leur visage et sur leurs yeux. Vou Job, XXXI, 26, 27. Pline, Hist. nat., ï. XXVIIÏ, c. II. Tacite, Annal., 1. XIX. Lucien, dans son livre Pç;"j«rc/ie'yeo.ï.Turnèbe, Adversar., 1. X\1II, c. vm, et 1. XXV, c. i. Minucius Félix, in Octavio, c. II. On peut conclure de ces exemples, avec D. Calmet, que toute l'antiquité atteste l'existence de cet usage. Voy. D. Calmet , Cowjmentaire littéral sur Job . xxxi, 27.

IL BAISEMAIN (donarium), offrande qu'on fait à un curé en allant baiser la paix.

BAISEMENT DES PIEDS (adoratio), témoignage par lequel on inarcpie son respect et sa soumission. Le baisernent des pieds n'a lieu aujourd'hui que pour l'installation d'un nouveau Pape et dans les audiences solennelles qu'il donne. Voy., pour le cérémonial qui s'observe en cette circonstance, Diction, eyicyclop. de la théol. cathol., tom. II, p. 261 , 262.

I. BAISER, signe naturel d'amour et de respect qui a de tout temps été donné même à des choses inanimées. Ainsi TertuUien parle du baiser qu'on donnait aux chaînes des martyrs, et saint Chrysostome, de celui qu'on donnait aux portes des églises. Les premiers chrétiens se le donnaient pendant le saint sacrifice, après l'offrande et après la consécration. Aujourd'hui les seuls ministres se le donnent, et on le porte au peuple avec tme relique ou un instrument appelé en latin osculatonum, et en français paix, parce que ce baiser est un baiser de paix. Saint Paul recommande fréquemment le baiser dans ses Épitres. Voy. Tertul., i, 2; orf Uxor., c. Vf. Chrys., Hom. XXX, in ep. n ad Cor. Just., Apo~ loge}. I. Cyril. Hieros., Catech. Mystag., xv. August., Serm. ccxxvii. De Vert, Cérémonies de l'Église, tom. I", p. 130, et tom. II, p. 76. Moléon , Voyage liturgique.

IL BAISER, en morale. Voy., dans les théogiens , les différentes sortes de baisers envisagés au point de vue de la morale, et les décisions applicables à chaque espèce.

BAITHOS , BAITHOSIENS. Voy. Antigone , noili.

I. BAÏUS ou BAY (Michel), théologien belge, né dans la province de Hainaut en 1513, mort en 15.59. 11 fut nommé en 1551 professeur d'Écriture sainte à l'université de Louvain , et peu après, chancelier de cette université, inquisiteur général , et désigné pour représenter Tu niversité de Louvain "au concile de Trente. Ses doctrines sur le libre arbitre et la grâce furent condamnées par les papes Pie V et Grégoire XIII. Baïus fit une rétractation publique de ses er-

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