‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 265 sur 1220 · BARO · texte numérisé non relu

BARO

Gélase. Quant à rÉpitre qui porte son noin, les anciens comme les modernes en ont discuté l'authenticité, qui ne parait pas fondée. ( Voy. Héfélé, dans le Diction, encyclopéd. de la théol. caihoL). Les Grecs et les Latins honorent saint Barnabe le 11 juin. Voy. les Actes des Apôtres, ïv, IX, XI, XII, XIII, XIV. La l-^f Épitre de saint Paul aux Corinthiens, IX. L'Epitre aux Calâtes, II. Chrysost., in Act., hom. 11, 15,21, 25. Alex. Monaeh., apud Surius , 11 juin, et apud «o//a«rf.Papebroch.,2 juin,p.421. Clem. Alex., tom. II, p. 410. Euseb., Wï.s<., l.I, c.xii, et l.II, c.l.Epiph., Ha-res., XX, c. iv. Tillemont, t. I, p. 431. Calmet, Diction, de la Bible. D. Ceillier, Hist. des Aut. sncr., tom. pf. Bergier, Diction, de théol. Bichard et Giraud.

BARNABITES (Barnabitœ), religieux ainsi appelés vulgairement du nom de leur première église, située à Milan et placée sous l'invocation de saint Barnabe ; leur vrai nom est Clercs réguliers de saint Paul, parce qu'ils choisirent cet apôtre pour patron. Cet Ordre fut fondé à Milan au commencement du xvi« siècle par le vénérable Antoine Marie Zaccaria, prêtre de Crémone, et par les vénérables Barthélémy Ferrari et Jacques-Antoine Morigia, tous deux Milanais; le pape Clément YII l'approuva en 1533, et Paul lit le plaça sous la dépendance immédiate du Saint-Siège par les bulles de 1535 et 1543; il fut enfin confirmé en 1550 par Jules III. Le but des barnabites est de travailler au salut des âmes par la prédication et l'administration des sacrements. C'est dans ce but qu'ils se chargent souvent de gouverner des paroisses, qu'ils établissent et dirigent des oratoires et des congrégations pieuses, qu'ils font des missions dans les villes et dans les campagnes, chez les hérétiques et les infidèles. Les barnabites enseignent de plus les lettres et les sciences ; ils tiennent des écoles publiques et des maisons d'éducation; enfin ils s'occupent activement de toutes les œuvres qui ont pour but la gloire de Dieu et la sanctification du prochain. Nous devons diie aussi que les barnabites furent souvent employés par les papes et par les évèques à des réformes partielles du clergé séculier et régulier. Nous voudrions pouvoir citer d'un côté les évèques illustres qui ont appartenu à cette congiégation, et de l'autre le grand nombre d'écrivains qu'elle a produits et qui se sont fait un nom par leurs ouvrages religieux, philosophi-

3ues et scientifiques. Il y a eu dans le Milanais es religieuses nommées Angéliques (\\x\ai\s\ei\\. embrassé la règle des barnabites , et qui suivaient leur direction. Voy. Sponde, A. C.,1533, num. 14. Le Mire, de Congreg. cleric. Val. Madio. Synopsis de Cleric. regul. congreg. S. Pauli. Hermant, it/oWm. des (hd. relig.

I. BARNÈS ou BARNS (Jean), bénédictin anglais du xvii* siècle, fut confesseur de l'abbaye de Chelles et professa la théologie en Lorraine ; mais , ayant osé attaquer l'Église , il fut envoyé à Rome sur la demande du pape Urbain Ylll. On a de lui : 1» Dissertatio contra œquivocationes; Paris, 1625, in-8"; — 2" de la Suprématie des Conciles ; en anglais ; — 3» Catholico-Romunus pacificus; Oxford, 1680, in-S"; mis à V Index (Decr. 6 aug. 1682); — 4" Senfentia de Ecclesiœ Britannicœ privilegiis ex Cathol. Rom. Pacif.; également mis à Y Index (Decr. 4 martii 1709); — 5" Examen trophœorum congregationis prœtensce anglicanœ Ordinis S. Benedicti; Reims, 1622, 111-8" ; ouvrage qui fut réfuté par Clément Reynier dans VApostolatus Benedictorum in Anylia; Douai, 1626, parce que Barnès refusait de se réunir à ses confrères sous un chef national

reconnu par le Pape. Voy. Moréri, Diction, historique. . ,

II. BARNÈS ou BARNS (Robert), chapelain du roi d'Angleterre Henri VIII , fut envoyé en Allemagne par ce prince pour conférer avec les théologiens protestants de Wittemberg relativement à son divorce. Il parvint à entraîner en partie les opinions de ces théologiens, et prit sur lui de supprimer les conclusions qui n'étaient pas favorables aux vues du roi. Cette conduite lui concilia la faveur de son maître ; mais il ne la conserva pas longtemps. Ayant soutenu la doctrine de Luther en 1540, il fut conduit à la Tour de Londres par ordre du roi , et bientôt après condamné à périr dans les flammes. Il subit son supplice le 30 juillet de la même année, persistant jusqu'au dernier soupir dans ses opinions. On a de lui : Vitœ Romanorum Pontificum; ouvrage publié à Wittemberg en 1536, avec une préface de Luther, réimprimé plusieurs fois et condamné par Pie IV. Voy. Feller, Biogr. univers. Rose , JVew Biographical Dictionary.

I. BARON ( Bonaventure ) , franciscain irlandais, né à Clonmel, dans le comté de Tipperary, mort l'an 1696 à Rome , où son oncle , le P. Luc Wadding , l'avait envoyé pour se perfectionner dans ses études. Il a publié un certain nombre d'ouvrages dont on peut voir la liste dans Richard et Giraud, et parmi lesquels se trouvent : Opuscula prom et métro; argumenta etiam varia, condamnés par la S. Congrégation de V Index. (Decr. 20junii 1690.)

IL BARON ( Jacques ), dominicain du couvent de Saint- Ildefonse de Saragosse , né en 1665, mort en 1734. Il fut examinateur synodal de l'archevêché de Saragosse , qualificateur et juge ordinaire de l'inquisition. On a de lui : 1° le Cordon de chasteté de saint Thomas d'Aquin;

1 vol. in-8" ; — 1° la Religieuse instruite de ses devoirs; 1 vol. in -4"; — 3° le Tiers -Ordre de saint Dominique; 1 vol. in-i" ; — i° le Rosaire de la Vierge; 2 vol. in-fol. ; — 5" /a Lumière de la foi et de la loi ; 1 vol. in-fol.

III. BARON ou BARONIDS (Martin), théologien polonais du xvii'^ siècle. On a de lui : 1» Icônes et mi?-acula sanctorum Poloniœ; Cologne, 1605;

— 2" Vita , gesta et miracula B. Stanislai ; Cracovie , 1609, in-4" ; — 3» Vitœ, gesta et miracula sanctorum quinque fratrum Potonorum eremitarum Casimiriensium S. Romualdi ; Cracovie, 1710, in-4''. Voy. la N'mv. Biogr. génér.

IV. BARON ou BARO, BARRON (Pierre), théologien protestant surnommé Stempanus, probablement parce qu'il était d'Étampes. Il mourut à Londres vers 1599. Il professa la théologie à l'université de Cambridge, où il excita quelques troubles en émettant certains dogmes qui approchaient de ceux des pélagiens. Il fut condamné, et il revint en France. On a de lui : 1" Prœlectiones xxxix in Jonam; Londres, 1759;

— 2° Summa trium sententiarum de prœdestinatione ; — 3» de Prœstantia et dignitate divincp legis. Voy. Moréri , édit. de 1759.

y. BARON (Vincent), théologien dominicain, né à Martres, au diocèse de Rieux, en 1604, mort à Paris en 1674, fit ses études à Toulouse. L'an 1657, il fut nommé prieur de la maison du noviciat à Paris. On a de lui : 1» Theologia moralis; Paris, 1655, et t édit., 1667, 2 vol. 111-8"; — 2" SS. Augustini et Thomœ vera et una mens de humana lioertate, etc.; ibid., 1666,

2 vol. in-8"; — 3" Ethica christiana; ibid., 1673, in-8". Voy. le P. Echard , Scriptor. Ord. Prœd., tom. II, p. 656. Le P. Touron, Hift. des hom. illust. de Saint - Dominiaue , tom. V, p. 489 et suiv. On lit dans V Index librorum prohibitorum :

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