BARN
Indiens voisins de la Perse. Huet et plusieurs autres pensent que l'histoire de ce Barlaam n'est qu'un roman spirituel. Cependant l'abbé de Billy, Baronius et autres savants, l'ont regardée comme très-authentique. D'ailleurs, il faut bien le remarquer, Huet lui-même ne prétend pas que tout soit supposé dans cette histoire ; voici ses propres paroles ; « Ce n'est pas que je veuille soutenir que tout soit supposé : il y aurait de la témérité à désavouer qu'il y ait jamais eu de Barlaam ni de Josaphat. Le témoignage du Martyrologe romain , qui les met au nombre des saints , ne permet pas d'en douter {de l'Origine des romans , p. 87). »
III. BARLAAM , hérétique du xiv« siècle qui, confondant lessence de Dieu avec les effets extérieurs de sa puissance, prétendait qu'il n'y avait point de différence entre lui et ses ouvrages. Barlaam dogmatisait du temps du concile de Vienne, assemblé l'an 4311 par Clément V. Voy. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. IV, p. 430.
IV. BARLAAM, moine grec de l'Ordre de Saint -Basile, né à Séminara dans la Calabre, mort vers 4348 évêque de Géraci. Déjà célèbre par ses connaissances en théologie, en philosophie, en mathématiques et en astronomie, il passa en Orient pour apprendre le grec. L'empereur Andronic le Jeune l'envoya l'an 4339 en Occident pour proposer la réunion des Églises grecque et latine, et pour implorer le secours des princes chrétiens contre les mahométans. De retour en Orient, il eut de vives controverses avec Palamas, moine célèbre du mont Athos, chef de la secte des Hésijchusies. Étant à Constantinople, il écrivit contre l'Église romaine dans plusieurs ouvrages de controverse, notamment dans son livre Contra primatum Papœ. Mais plus tard il la défendit dans une série d'écrits avec tant d'ardeur, que plusieurs savants ont cru qu'il y avait eu deux Barlaam. Voy. le Diction, encyclop. de la thëol. cathol. et la Nouv. Biogr. génér.. où l'on trouve la liste des ouvrages de Barlaam.
BARLAND ou BAARLAND (Adrien Van), né en Zélande vers 4488, mort en 4542. Il professa l'éloquence à Louvain. Outre des ouvrages historiques et géographiques imprimés à Cologne en 4603, in-fol., il a laissé : Institutio christiani hominis, aphorismis digesta ; Lyon , 4545 , in-S", et Lyon, 4539. Voi/. André-\alère, Biblioth. Belg.. tom, I, édit. de 473f), in-4°. Nicéron, Mémoires, tom. XL. Richard et Giraud.
BARLESIO . BARLETIUS. Voy. Barlezio.
I. BARLETTE ou BARLETTA (Gabriel), religieux de l'Ordre de Saint-Dominique, né à Barletta, dans le royaume de Naples, dans la seconde moitié du'xve siècle. Il acquit une immense réputation comme prédicateur. On a de lui : 4° Sermones a Septuagesima ad Feriam tertiam post Pascha; — '2f> de Sanctis ; — 3" de Paucitate salvandorum; — 4°c?e Ira Dei et de choreis; — ^Et quatuor pro dominicis Adventus; Brescia, 4497-4498, 2 vol. in-4''. Parmi les vingt éditions de ces sermons, les plus estimées sont celles de Venise, 4571 , 2 vol. in-S», et Rouen , 4545,in-8o. Voy. LéandreAlberti, de Vir. illmtr. Tkminic, et Descript. ItaL, p. 370. Altamura, Btbhoth. Ord. Prœd., p. 540. Echard, Script. Ord. Prœd., tom. I, p. 844. Remarq. crit. sur le Dict. de Bayle. p. 46 et 474. Mazzuchclli, Scrittori d'Italia. Feller, Biogr. univers. Richard et Giraud. Haas, dans le Diction, encuclop. de la théol. cathol. ^ ^
IL BARLETTE ou BARLETTA {Barolium, Baroliim, Barulum), ville du rovaume de Naples dont on a fait la résidence de l'archevêque latin
de Nazareth lorsqu'il se réfugia en Italie, après la ruine du royaume de Jérusalem dans le xiii» siècle. La cathédrale, qui a été longtemps dans les faubourgs , fut transférée l'an 4565 dans la ville, à l'église deSaint-Barthélemi. Clément IV accorda à l'archevêque le privilège de faire porter la croix devant lui en tout heu. L'archevêché n'a pas d'évèchés suffragants; mais les évêchés de Canne et de Monte-Verde lui ont été unis, le premier en 4455, par Calixte III, et le second en 4531 , par Clément VII. Voy. De Commanville, /■•« Tahle alphabet.,^. 36. Gaet. Moroni, vol. IV, p. 430, 434.
BARLEZIO, BARLESIO ou BARLETIUS (Marino), historien italien du xv« siècle qu'il ne faut pas confondre avec Marino Becichemo. On a de lui , entre autres ouvrages : Compendium vitarum summorum Pontificum et imperatorum, Romanorum usque ad Marcellum II; Rome, 4555. Voy. Sax, Onomasticon litterar., ii, 505. Fabricius, Biblioth. medice et infimœ cetatis, i, 467, 468. La Nouv. Biogr. grne'r.
I. BARLO"W ou BARLOWE (Edouard), prêtre cathol. anglais, mort vers 4716, et dont le véritable nom était Booth, exerçait dans sa patrie les fonctions de missionnaire au péril de sa vie. C'est ce qui l'avait engagé à changer son nom. Il fut assez heureux poiu- échapper à la persécution. 11 est connu par un Traite' de l'Eucharistie, 3 vol. in-4". Voy. Feller, Biogr. univers.
IL BARLOW ou BARLOWE (Guillaume), religieux Augustin, mort en 4568, évêque anglican de Chichester, après s'être marié et avoir passé successivement plusieurs fois du catholicisme au protestantisme, et du protestantisme au catholicisme, selon les divers changements de souverains. Ses ouvrages, qui ont été mis à V Index, sont : 4» Enterrement de la messe; — 2» Homélies chrétiennes ; — 3" Réponses à certaines questions concernant les abus de la messe; elles se trouvent dans Bumet, History of the Re formation; — ik'' Ascension des moines et religieux, rqrrésentée avec des figures. De plus , Barlow a pris part à la Divine et pieuse institution d'un chrétien , plus connue en Angleterre sous le nom de Livre de l'Évéque; Londres, 4537. Voy. Feller, Biogr. univei's.
III. BARLOW ou BARLOWE (Thomas), théologien anglais, né à Langhill en 4607, mort à Bugden en 1694. Il fut nommé évêque de Lincoln en 1675. Il a publié, de 16(30 à 1679, plusieui's traités contre les catholiques romains. Son écrit des Cas de conscience a été imprimé après sa mort à Londres, 1692, in-S". Dans son livre qui a été traduit en français sous le titre de Traité historique sur le sujet de l'excommunication et de la déposition des rois; Paris, 1679, in-8», il cherche a prouver que le Pape ne peut déposer les souverains ni donner leurs États à d'autres. Voy. Feller, Biogr. univers.
BARNABE (saint), disciple de Jésus-Christ, né dans l'île de Chypre d'une famille qui appartenîfit à la tribu de Lévi. On croit qu'il étudia sous Gamaliel avec saint Paul , qu'il présenta , l'an 37, aux autres apôtres. L'an 42 il fut envoyé à Antioche pour affermir dans la foi les nouveaux convertis; plus tard il alla avec saint Paul en SyTie et en Grèce, puis en Chypre avec son cousin saint Marc. L'Église de Milan le regarde comme son apôtre. On ignore l'époque précise de sa mort, que quelques-uns placent en l'an 63, et l'on croit qu'il fut lapidé par les Juifs à Salamine; son corps fut, en effet, découvert dans cette île l'an 488. On trouva sur sa poitrine l'Évangile de saint Matthieu. Il y a un faux Evangile de saint Barnabe condamné par le pape