‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 269 sur 1220 · II. BARSABAS-JUDE. Voy. Jude , surnommé · texte numérisé non relu

II. BARSABAS-JUDE. Voy. Jude , surnommé

BAnSABAS.

BARSAITH, fils de Melchiel. Voy. I Paralip., VII, 31. BARSANIENS (Barsaniani) ou SÉMIDDLI-

TES , hérétiques du \i^ siècle qui avaient adopté les erreurs des Gaïanites et des Théodosiens. Ils mettaient sur le bout de leurs doigts une certaine pâte dont ils mangeaient mie partie , et ils en ajoutaient autant qu'ils en avaient consommé. Voy. Jean Damascen., de Hœres. Baronius, Annal., ad ann. 535.

BARSANUPHIEN (Barsanuphianus), nom que Fleury donne aux Barsaniens ; il n'en faut pas conclure qiie Barsanuphius, moine dÉgypte du IV8 siècle, nomme dune grande sainteté, ait été le chef de quelque secte ; car ce serait ime erreur. Vf II/. Richard et Giraud.

BARSÀUNAS. Voy. Barsiméon.

BARSIMÉON, appelé par les Syriens Barsaunas (saint), martyr, troisième évêque dÉphèse après saint Thaddée. Son zèle persévérant à prêcher l'Évangile , qu'il aurait voulu faire connaître dans toutes les parties du monde, excita la fureur de ses ennemis, qui le firent mourir en lan 114, sous le règne de Trajan. Le Martyrologe romain et le Ménologe grec font mention de ce saint martyr au 30 janvier. Voy. Gaet. Moroni, vol. IV, p. 144, 145.

BARSONY DE LOVAS BERENT (George), évéque de Gross-Vardein en Hongrie, mort en 1678, se fit remarquer par son zèle contre le protestantisme. On a de lui : Veritas toti vmndo declarata : argumento triplici ostendens J. C. Regiamve Alajestatem non obligari tolerare in Hungaria sectas lutheranam. et calvinianam; Kaschau, 1671, in-12; Vienne, 1672, in-12. Voy. la Nouv. Biogr. univers.

BARSOTTI (Nicolas), capucin italien, vivait

au XVII» siècle. On a de lui , imprimés à Vienne : 1 » Spirituale humanœ semper peregrinœ mortalis vitœ remigium, habens portum suum immortalem, œtemam vitam; 1647 ; — 2° Cynosura, seu Maria Stella polaris duodecim diffusa radiis , septerii^quesphœrica planitie circumplexu orhibm,Mariœ nomen rnitilans, versibus 361, 184,624,640, etc., in-fol., 1655 ; — 3° Sermones Evangelici pro Quadragesima et Adventu; Vienne, 1667, in-4»: — 4° Sermones de Sanctis per annum occurrentibus, 1668, in-4°. Voy. la Nouv. Biogr. gàiér.

I. BARSUM AS, archimandrite, mort en Syrie l'an 458, était ami d'Eutychès et partisan de sa doctrine , bien qu'elle eût été condamnée dans un synode de Constantinople tenu en 448. Barsumas eut pour appui Dioscure, indigne successeur de Cyrille dans le patriarcat d'Alexandrie , et qui parvint à faire convoquer en 448, par l'empereur Théodose II, un sj-node à Éphèse. C'est ce synçde qu'on a justement appelé le brigandage a Éphèse. Barsumas eut, de par l'empereur, droit de voix délibérative. Il s en servit pour adhérer à la doctrine d'Eutychès et souscrire à la déposition de Flavien , archevêque de Constantinople. Mais c'était peu pour lui que la déposition de Flavien, il voulait sa mort. Par son ordre , en effet , mille moines armés, marchant à sa suite, se précipitèrent sur lui dans l'église synodale et le maltraitèrent de telle sorte, qu'il mourut trois jours après. A l'issue de cette session, Barsumas parcourut toute la Syrie avec ses moines. Il refusa de reconnaître le concile de Chalcédoine ; il attira à son parti les Arméniens, travaillés par son disciple Samuel. Les jacobites le vénèrent comme> un thaumaturge et un saint. Voy. Mansi , Sacror. Cojicilior. nova et amplissima collectio, tom. VI et VII. Assémani, Biblioth. Orient., tom. II. Le Diction, encyclop. de la théoL cathol.

II. BARStJMÀS (Thomas), évêque de Nisibe de l'an 435 à l'an 489, fut un propagateur ardent de l'hérésie de Xestorius en Perse. Au temps du troisième concile œcuménitfue,il était maitie de la fameuse école d'Édesse en Mésopotamie, destinée à l'instruction du clergé persan. Secondé par plusieurs évêques, et se tondant surtout sur cette parole de saint Paul : Melius est nubere qunm uri, il fit passer au synode d'Adri , qu'ils avaient convoqué, un canon qui ordonnait aux évêques de laisser leurs prêtres et leurs diacres se marier, et même de leur permettre les secondes noces. Il épousa lui-même une religieuse. Bien plus, accompagné de soldats persans, il parcourut les provinces , forçant les ecclésiastiques à se maiier, leur imposant, ainsi qu'aux simples fidèles, la doctrine de Nestorius, fâisant mourir ceux qui s'y refusaient. C'est de la sorte, dit-on, que 7,70(J chrétiens périrent, et que, dans le seul couvent de Bizuith, Barsumas fit périr 90 prêtres. On prétend que , pour lui , il mourut assommé à coups de clés par les religieuses du Mont-Aldin. Voy. Ebed-Jesu , i>» Catalogo libr. Syror. Siméon. évêq. de Bétharsama , Epistola de Barsuma . etc. Assémani , Biblioth. Orient., Rome, 1726, tom. I, p. 436, seq.; tom. II, p. 403; tom. III , p. 1 , 66, 390, 429. Le Diction, encyclop. de la théol. cathol.

BARTANA, siège épiscop. d'Afrique dont on ignore la province. Un de ses évêques se trouva à la conférence de Carthage.

BARTHEL(Jean-Ga3paid), jurisc, né à Kjssingen eu 1697, et mort à Wui tzbourg l'an 1771, fit ses études sous les Jésuites dans cette dernière ville , puis il se rendit à Rome, où il continua de s'instruire auprès du cardinal Lamber-

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tini , depuis pape sous le nom de Benoit XIV. De retour dans sa patrie, il professa le droit canonique et introduisit dans les universités catholiques une meilleure méthode de l'enseigner. Ses principaux ouvrages sont : 1" Historia generalis pacifient ionum Imperii circa religionem sistens; 4736, in-4»; — 2" de Jure conformandi antiquo et novo; 1744, in-4»; — 3° de Restituta ranonicorum in Germania electionumpolitia;ihid: , 1740; — 4" Tractatus de eoquod circa libertutem cxercitii religionis ex lege divina , et ex lege Imperii justum est , etc.; 1764, 'm-¥. Voy. \Encyclop. cathol.

BARTHÉLÉMITES. Voy. Bartholomites.

I. BARTHÉLÉMY (Thomas -Louis), docteur de Sorbonne et chanoine de Toul, où il était né, a laissé : Instructions morales sur les Evangiles des dimanches, par demandes et par réponses, avec les difficultés du texte résolues; 1752, in-12.

II. BARTHÉLÉMY ou BARTHÉLEMI (saint), en latin Bartholomœus , c'est-à-dire fils de Tholomaeus, né en Galilée, était un des apôtres de .lésus-Christ. Les trois premiers évangélistes le nomment expressément Barthélémy , et saint Jean l'appelle Nathanaèl. Selon d'anciennes traditions, il a prêché dans les Indes; il y a porté l'Évangile de saint Matthieu écrit en hébreu, et cent ans après saint Pantène l'y trouva. Suivant les mêmes traditions , il a prêché aussi dans l'Arabie Heureuse, dans la Perse et dans l'Abyssinie, où il est fort vénéré. On s'accorde à dire qu'il mourut dans la ville d'Albane ou Albanopolis, probablement Albane ou Albanie sur la mer Caspienne, et frontière de l'Arménie. On assure qu'il fut écorché vif par Astiage, frère de Polémon , roi d'Arménie , parce qu'il avait fait embrasser la religion chrétienne à Polémon. Pendant longtemps l'Église a célébré la fête de saint Barthélémy le l*' mai ou le 29 juin; mais dans les anciens Martyrologes du nom de saint Jérôme , elle est marquée au 13 juin et au 24 août. Voy. Matth., x , 3. Marc, m, 18. Luc, VI, 14. Act., 1, 13. Eusèb., Hist. ecclés., 1. V, c. X. Socrat., Hist. eccles., 1. I, c. xix. D. Calmet, Diction, de la Bible et Dissertations sur saint Matthieu. Tillemont, Mém. ecclés., tom. P"". Feller, Biogr. univers. Richard et Giraud.

III. BARTHÉLÉMY DE BOLOGNE (B.), dominicain, mort en odeur de sainteté le 15 août 1333. Le pape Jean XXII le lit venir à Avignon vers l'an 1318 , et le sacra évêque de Maraga ou de Maratha , ville située sur les confins du pays des Arméniens et des Par thés. 11 convertit beaucoup d'idolâtres et de Sarrazins, et ramena à l'obéissance du Saint-Siège les moines de Saint- Basile. Transféré à l'archevêché de Naxivan, ville d'Arménie, il n'y lit pas moins de bien. Il bâtit des églises et des maisons rehgieuses. Cette nouvelle chrétienté subsiste encore ; et , depuis Barthélémy, le siège de Naxivan n'a pas cessé d'être occupé par un prélat appartenant à l'Ordre des Dominicains. Il unit les l'eligieux de Saint-Basile à ceux de Saint-Dominique , et ce nouvel institut, appelé congrégation des Frères-Unis , reçut l'habit de Saint-Dominique et fit profession selon la règle de saint Augustin et les constitutions des Frères-Prêcheurs. Il a donné en arménien : 1^' une Somme des cas de conscience : — 2" quelques Petits traités des Sacrements ; — 3" une traduction du Psautier; — 4" une traduction des quatre livres de saint Thomas contre les Gentils; — 5" la 3' partie de sa Somme de théologie , avec le Bréviaire et le Missel de son Ordre. Voy. Clément Galanus, ,\ccord de l'Église d'Arménie avec la Romaine,

c. XXX. Le P. Touron, Homm. illusf. de l'Ord. de S.-Dominiq.. tom. II, p. 108 et suiv. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. IV, p. 148.

IV. BARTHÉLÉMY DE BRAGANCÉ, issu de l'ancienne maison des comtes de Bragance, mort en 1270 , fit ses études à Padoue, reçut des mains de saint Dominique l'habit de son Ordre. Vers l'an 1235 il fut maître du sacré palais; Innocent IV le nomma évêque de Nimésie, dans l'île de Chypre; et plus tard, sur l'ordre du Pape , il se rendit auprès de saint Louis en Palestine. Alexandre IV le nomma évêque de Vicence , et il l'envoya comme légat en Angleterre et en France. On a de Barthélémy : 1» Commentaires sur l'Ecriture sainte; — 2" sur le livre de la Hiérarchie, attribué à saint Denis l'Aréopagite ; — 3" deux volumes de Sermons; — 4" quelques Opuscules. Voy. le P. Echard , Scnpt. Ord. Prœd., tom. I, p. 254 et suiv. Le P. Touron, Vie de saint Dominique, 1. V, p. 508 et suiv.

V. BARTHÉLÉMY DE BRESGIA ou BRESSE (Brixia) , mort l'an 1258 pour la liberté de sa patrie, opprimée par le tyran Ezzelin, était lecteur en droit canon à l'université de Bologne et glossateur du décret de Gratien. Il a laissé, outre une Chronique des villes d'Italie : 1° Reperforium decreti Gratiam ; — 2" Disputationes Decrefaiium. etc. Voy. Tr'xihèxxïe, de Script, eccles. Vossius, Histnr. latin., 1. II.

VI. BARTHÉLÉMY D'ÉDESSE, moine de Syrie du viii^ siècle. On a de lui : \° Réfutation du Coran , publiée dans Variorum sacrorum. ; Lyon , 1685, tom. I, p. 302-428; — 2» Contra Muhammetiim, publié dans le même recueil, pag. 429-

VII. BARTHÉLÉMY DE FOIGNI, évêque de Laon, vivait au xii" siècle. L'an 1142 Yves, cardinal et légat du pape Innocent II, le déclara suspendu pour avoir autorisé le divorce illégitime du comte de Vermandois et de sa femme. Il quitta son évêché pour entrer dans l'Ordre de Citeaux. On a de lui une Lettre adressée à l'archevêque de Reims, dans laquelle il se justifie de l'accusation d'avoir dissipé les biens de l'évêché de Laon. On la trouve dans la dernière Collection des Conciles, tom. X, p. 1184.

VIII. BARTHÉLÉMY DE GLAUNVILLE , Anglais, vivait en 1360, et appartenait à l'Ordre des Frères-Mineurs. Il s'appliqua à rechercher et à découvrir des moralités sous l'extérieur des choses naturelles. C'est ainsi qu'il a composé un ouvrage divisé en 19 livres , dans lesquels il traite de Dieu, des anges et des démons, de l'âme, du corps et des autres créatures. On ajoute un 20" livre, qui comprend des accidents, comme des nombres, des mesures, des poids, des sons, etc. Cet ouvrage a paru sous le titre de : Allégories et tropologies sur l'Ancien et sur le Nouveau Testament ; Nuremberg, 1492; Strasbourg, 1505, Paris, 1574. On a encore quelques Sermons sous le nom de cet auteur; Strasbourg, 1495.

IX. BARTHÉLÉMY DE NOYON (SAINT-), abbaye de l'Ordre de Saint -Augustin fondée hors de la ville de Noyon par l'évêque Baudouin I", en 4064. Ruinée en 1557, elle fut rebâtie peu de temps après. Voy. Sainte-Marthc; Gallin Christ., tom. IX, col. 1115.

X. BARTHÉLÉMY DE SAINT -CONCORDE, de l'Ordre de Saint-Dominique, né àPise, mort en 1347, a laissé une Somme de cas de conscience; 1559. On lui attribue aussi des Sermons. Voy. Trithème, de Scriptor. eccl. Bellarm.

XI. BARTHÉLÉMY DES MARTYRS, ainsi appelé du nom de l'église où il reçut le baptême, archevêque de Braga, né à Lisbonne en 1514,

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lïiorl eni590, reçut l'habit de Saint-Dominique l'an 1528, et professa pendant près de vingt ans la philosophie et la théologie avec un grand succès. Le P. Louis de Grenade, son supérieur, l'obligea , sous peine d'excommunication , d'accepter l'archevêché de Braga. Il fonda un hôpital général , et, près de son palais , un hospice pour recevoir les religieux et les pauvres ecclésiastiques étrangers. Il parut avec éclat au concile de Trente. A Rome, il se lia d'amitié avec S. Charles Borromée. II obtint de Grégoire XIII la permission de se démettre de son archevêché et se retira dans le couvent de Sainte-Croix de Viane, qu'il avait fondé. Il y vécut huit ans encore, s'occupantde la contemplation des choses divines et de l'instruction des villages voisins. On a de lui plusieurs ouvrages , entre autres : 1" Stimulus- Pastorum, souvent réimprimé, traduit en français par G. de Mello , sous ce titre : ie Devoir des Pasteurs; Paris, 1672, in -12; — 2° Compendium spiritualis Doctrinœ. traduit en français par Michel Godeau; Paris, 1699, 2 vol. in-12. Les œuvres complètes de Barthélémy des ■ Martyrs ont été publiées par le P. d'Inguimbert; Rome, 17:54,1735, 2 vol. in-fol. Voy. Alf. Fernandez. Nicol.-.Antonio. Sponde. R. de Cunhac, Hist. eccle's. de Braga. Isaac le Maistre de Sacy, Vie de D. Barthélémy; Paris, 1663, in-4». Le P. Touron, Ilomm. illust. de l'Ord. de S.-Domin., tom. IV, p. 593 et suiv.

XII. BARTHELEMY D'URBIN , évêque de la ville de ce nom, mort l'an 1350, fut disciple d'Augustin Triumphus. Il appartenait à l'Ordre des Ermites de Saint -Augustin. On a de lui : 1" Milleloquium Auyustini, commencé par Triumphus; Lyon, 1444, in-fol.; Paris, 1645, in-fol.; — 2» Milleloquium Amhrosii; Lyon, 1446, in-fol. Il avait composé aussi quelques traités spirituels , comme les Quatre Dons:^ la Guerre spirituelle; une Explication des Évangiles du Carême. Voy. Trithème, de Scriptor. eccl. Ughelli, Italia Sacra , tom. II.

XIII. BARTHÉLÉMY (LA SAINT-), ou LA JOURNÉE, ou LE MASSACRE DE LA SAINT-).

C'est un des événements les plus tristes et les plus fâcheux de notre histoire, que le massacre des calvinistes fait à Paris le 24 août 1572 ; et rien ne saurait justifier les cruautés commises par les catholiques en cette occasion. Mais dun autre côté , il ne faut pas l'oublier, c'est à tort qu'on voudrait engager la religion dans ce drame sanglant; car, comme le remarque judicieusement Bossuet, chacun allait à ses intérêts sous prétexte de religion, et les partialités s'entretenaient à la cour sous les noms de catholique et de huguenot. Il ne faut pas oublier non plus que, quand on étudie à fond ce déplorable événement, on ne peut s'empêcher de reconnaître qu'il se lie étroitement à des faits antérieurs qui l'ont rendu non-seulement possible, mais presque inévitable. Qu'on songe, en effet, à l'entreprise formée par les protestants d'enlever deux rois , aux villes soustraites à l'obéissance , aux sièges soutenus, aux troupes étrangères introduites dans le royaume , enfin aux quatre batailles rangées livrées au souverain. N'étaient- ce pas là des raisons assez puissantes pour irriter Charles IX, et pour lui faire envisager les calvinistes comme des sujets rebelles et dignes de mort? Il est prouvé par des monuments incontestables qu aucun ecclésiastique n'entra au conseil dans lequel le massacre fut résolu. Quant à Grégon-e XIII, qu'on blâme d'avoir rendu solennellement grâces à Dieu de l'événement, il est incontestable qu'il l'a fait pour se réjouir non pomt du meurtre des calvinistes, mais de la

santé du roi, qui écrivit dans toutes les cours que les rebelles avaient mis sa vie et sa couronne en danger. Le Pape pouvait certainement croire la chose de bonne foi , et par conséquent remercier Dieu de ce que le roi et la religion catholique étaient sauvés. Nous terminerons cet article en assurant que le nombre de ceux qui périrent, malheureusement trop grand (car une seule victime serait déjà de trop), est cependant beaucoup moindre qu'on ne l'a supposé. Si quelques écrivains l'ont porté jusqu'à 100,000, d'autres ont soutenu qu'il n'a pas passé 10,000. Le Martyrologe des protestants, qui en comptait 1,000 à Paris, n'a pu en assigner dans le détail que 468, et pour tout le royaume, 786 au lieu de 15,000 qu'il comptait en bloc. Voy. Bergier, Diction, de théol. Le Diction. e)icyclop. de tliéol. cuthol., et surtout l'article de M. Leudière, dans ÏEnci/clop. cuthol.

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