TINA
BARTHES ou BARTHEZ (Paul-Joseph), célèbre médecin, né à Montpellier en 1734, mort l'an 1806. Parmi les nombreux ouvrages qu'il a laissés , nous citerons : 1" En quel temps et par quels moyens le paganisme a-t-il été entièrement détruit dans les Gaules, mémoire qui remporta le prix, en 1756, à l'Académie des inscriptions et laelles-lettres ; — 2" Nouveaux éléments de la science de l'homme; Montpellier, 1778, in -8"; Paris, 1806, 2 vol. in-8". On lui reproche, entre autres choses, d'avoir contribué à accréditer les désolantes doctrines du matérialisme, Voy. M. Lordat, Exposit. de la doctr. mAdic. de P.-J. Barthez et Mém. sur la vie de ce médecin; Paris, 1818, 1 vol. in-8°, Feller, Biogr. univers.
I. BARTHOLIN (Gaspard), médecin danois, né en 1585 à Malmoë , mort à Sora en 1630 , a laissé , entre autres divers ouvrages : Manuductio ad veram psychologiam , ex sacris litteris ; Hafnise,1619,in-8°,
II. BARTHOLIN ( Ivare ) , né à Mindelfahrt , en Danemark , dans l'île de Fionie , mort à Ringstett le 28 septembre 1682. Il professa la langue latine à Copenhague et fut pasteur à Stegh. On a de lui : Hypomnesis , de extremo universali Dei judicio et prœpar. christiana in instantem mundi finem. Voy. Albert Bai'tholin , de Scriptis. Danor.
III. BARTHOLIN (Thomas), médecin danois, fils de Gaspard, né à Copenhague en 1619, et mort l'an 1680 , a publié un grand nombre d'ouvrages qui ont tous généralement rapport à la science médicale ; nous citerons seulement les suivants : i° De morbis biblicis; Francfort , 1672, in-8"; — 2» Paralytici Novi Testamenti ; Hafniae, 1653, in-S» ; — 3" Dissertatio de Passione Christi: Amstelod., 1670.
BARTHOLOM,ffiUS. Voy. Barthélémy.
I. BARTHOLOMITES ou BARTHÉLÉMITES , moines basiléens du couvent de Monténégro , qui , à cause des persécutions dont ils étaient l'objet dans leur pays, vinrent à Gênes en 1307 pour y chercher secours et protection. Ils y obtinrent une maison ; et l'année suivante ils posèrent la première pierre de leur église , dédiée à la sainte Vierge et à saint Barthélémy, d'où vint leur nom. Bientôt d'autres moines de leur Ordre vinrent également d'Arménie à Gênes, et le pape Clément V leur accorda l'autorisation de célébrer le culte suivant le rit arménien. Ils obtinrent successivement de fonder des maisons dans plusieurs villes d'Italie ; mais s'étant insensiblement relâchés de leur règle , et beaucoup de membres étant passés dans d'autres congrégations, ils furent supprimés par
BART
BARU
Innocent X en 1650. Les bartholomites eurent quelques prédicateurs célèbres et quelques écrivains estimés. Voy. Hélyot, tom. I", p. 300. Fehr, dans le Diction, encyclop. de théol. cu' thol. ^ .
II. BARTHOLOMITES ou BARTHÉLEMITES, congrégation de clercs séculiers qui vivent en commun et qui sont établis en Allemagne , en Pologne et en Catalogne. Ils prennent leur nom de Barthélémy Holznautser, qui les fonda à Salzbourg le 1" août 16i0. Leurs constitutions furent approuvées par le pape Innocent XI en 1G80 et en 4G84. Ils sont destinés à former de bons ecclésiastiques. Yoy. Hélyot, tom. VIII, p. 138. Jacques Valaury, Abré/jé de la constitution du clergé vivant en commun. Bergier, Diction, de théologie. Fehr, ibid.
BARTHUS (saint), martyr, vivait dans le IV siècle. Il fut brûlé , selon une tradition , dans une église, où il se trouvait avec un prêtre nommé Verca et un solitaire appelé Arpila , et vingt-cinq autres personnes. Voy. Nicétas.
BARTIMÉE , c'est-à-dire fils de Timée, aveugle qui se trouvait sur le chemin de Jéricho à Jérusalem lorsque Jésus passait. Il cria à Jésus d'avoir pitié de lui; Jésus le fit venir, lui demanda ce qu'il voulait, et, sur sa réponse, il lui rendit la vue, en lui disant que sa foi l'avait sauvé. L'aveugle le suivit avec les autres. Saint Matthieu dit qu'il y avait deux aveugles. Voy. Marc, X, 46-52. Luc, xvni, 35-43.
BARTIMISE, ville épisc. de la Mauritanie Césarienne, en Afrique , est appelée Vardimissensis dans la Notice, n" 45. Un de ses évêques, Victor, assista à la Conférence de Carthage.
BARTOLE , célèbre jurisconsulte , né à Sassoferrato , dans l'Ombrie , en 1313 , mort à Pérouse en 1356. Il savait la théologie , l'hébreu , la géométrie , etc. Il a écrit sur toutes les parties du droit , et ses Œuvres ont été imprimées à Lyon, 1544; à Turin, 1577, 10 vol. in-fol., et à "Venise, 1590, 11 vol. in-fol. Voy. Jean- Paul Lancellot, Vie de Bariole; Pérouse, 1573; in-i». Jean-Gérard Meuschenius , Vitœ Summorum dignitate et éruditions virorum; Cobourg, 1735, tom. I«^
I. BARTOLI (Daniel), savant jésuite italien, né à Ferrare en 1608, mort à Rome l'an 1685, professa la rhétorique pendant quatre ans , exerça durant douze années le ministère de la prédication, et se rendit pendant toute sa carrière aussi recommandable par ses vertus que par ses talents. Il a publié en italien un grand nombre d'ouvrages, tant historiques que de divers genres. Ils sont tous estimés, tant pour le fond que pour la pureté et la précision du style ; on en trouve la liste dans Richard et Giraud. Le plus connu et le plus considérable est une Histoire de sa compagnie imprimée à Rome, 1650- 1673, 6 vol. in-fol., traduite en latin par le P. Giannini , et imprimée à Lyon en 1666 et années suiv., et à Rome. Voy. le Journal des Savants, 1669,1678 et 1709.
II. BARTOLI (Jean-Baptiste), canoniste italien , né à Venise en 1695 , mort vers 1765 , fut .successivement chanoine de l'église cathédrale de Ceneda , professeur de droit canon à Padoue et évêque de Feltre. On a de lui : l" de jEquitate ^yenise, 1728; — 2" Institutiones juris canomci; Ausugii , 1749, in-4o; — 3» Apotogia pro Honorio , pontif. rom. ; Ausugii , 1750, in-4° ; — 4° de Pontifice maximo post obitum Benedicti XIV dehgendo oratio; Rome, 1758, in -4°. Voy. le Journ. des Savants, 1751, p. 823.
BARTOLOGCI (Jules), savant italien, né à Céléno , dans l'Abruzze , au royaume de ^laples,
en 1613, mort l'an 1687, entra dans l'Ordre de Citeaux en 1632, et prit le nom de Jules de Sainte-Anastasie. De 1651 à 1687, il professa à Rome les langues hébraïque et rabbinique ; il était en outre scriptor heoraicus de la bibliothèque du Vatican. On a de lui : 1« Annotationes in librum Tobiœ ; — 2" Bibliotheca magna rabbinica de scriptoribus et scriptis hebraicis , en hébreu et en latin; Rome , 1675-1693, 4 vol. in-fol. Bartolocci manque quelquefois de critique ; mais Richard Simon l'a jugé trop sévèrement. Le 4« volume a été publié par le P. Imbonati , de l'Ordre des Feuillans, qui en a ajouté un 5^ intitulé ; Bibliotheca latino-hebraïca : 1694, in-fol. Voi/, Imbonati, Biblioth. lat. hebr. Le Long, Bihlioth. Sacr., in-fol., p. 827. Yolfii, Biblioth. llebr.
BARTSCIUS (Frédéric), jésuite prussien, mort en Moscovie l'an 1609, professa a Vienne, en Autriche, la langue grecque, la théologie morale et la controverse. Il devint le confesseur de Sigismond III, et mourut d'une maladie contagieuse qu'il gagna en servant les soldats malades de l'armée de ce prince. On a de lui : \° des Sermons; — 20 des Livres de piété et de controverse. Voy. Sotwell, Scnjj<or. Societ. Jesu.
BARU. Voy. Baa.ras.
I. BARUCH , lils de Zachaï, fut un des juifs qui aidèrent à réparer la ville de Jénisalem après la captivité de Babylone. Voy. II Esdras, m , 20.
II. BARUCH, de la tribu de Juda, était fils deNérie ouNérias, petit-fils de Maasias et frère du prophète Saraïas , qui avait un emploi élevé à la cour du roi Sédécias. Baruch ne fut pas seulement le secrétaire de Jérémie, il fut aussi son disciple fidèle et le compagnon de tous ses travaux et de tous ses périls. Jérusalem ayant été ruinée, Baruch se retira en Egypte avec Jérémie ; mais après la mort de ce prophète il se rendit à Babylone, où l'on pense qu'il finit ses jours. L'inscription du livre nous apprend que Baruch écrivit ses prophéties lorsqu il était à Babylone. Plusieurs anciens Pères de l'Eglise les ont citées sous le nom de Jérémie. Le livre de Baruch a été originairement écrit en hébreu ; mais le texte primitif est perdu depuis longtemps; c'est la version grecque qui nous tient lieu maintenant de l'original. Quant à la version latine , qui fait partie de notre Vulgate , elle a été faite sur le grec. Comme l'Église latine a toujours reconnu la canonicité du livre de Baruch, cette version doit être au moins du IP siècle de l'ère chrétienne. Parmi les protestants qui ont attaqué l'authenticité du livre qui porte le nom de Baruch, on distingue surtout Grotius , Louis Cappel , Eichhorn , Berthold et de Wette. Ces critiques prétendent que ce livre est l'ouvrage de quelque juif helléniste qui, pour lui donner plus d'autorité et plus de vogue , l'a attribué à Baruch , secrétaire de Jérémie ; mais c'est là une opinion erronée qui n'a aucun fondement; car elle est rejetée par toute l'antiquité juive et chrétienne , et tous les caractères intrinsèques du livre justifient pleinement la tradition constante et universelle qui l'attribue à Baruch , secrétaire de Jérémie. Voy. Jérémie, xxxvi,l-3; XLm,l,2,4, etc.;xLiv,i, 2, 4, etc.; XLV, 2, 6, etc. Joseph, Antiq., 1. X, c. xi. Baruch, 1, 1. Hieronym., Prœfut. in Exposit.Jerem., et in versionem Jerem. Driedo, Desciipt. et dogm. eccl., l. I, c. ult. Bergier, Diction, de théoiog. Richard et Giraud. J.-B. Glaire , Introd. hist. et crit., etc., tom. III, p. 429 et suiv., 3' édit. V^^elte , dans le Diction. Encyclop. de la théol. cathol.
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BASI
BÂRULES, hérétiques qui semblent avoir tiré leur nom de celui de Barule , leur maître. Ils parurent au xii» siècle, et renouvelèrent l'erreur des origénistes , qui prétendaient que les âmes avaient été créées toutes en même temps que le monde, et qu'elles avaient péché d'abord après la création. Voy. Sanderus , Hœres., cxLix. Le P. Pinchinat, Diction, des /lérés., au mot Barules. Bergier, Diction, de théologie.
BARUTEL (Thomas-Bernard, le P.), dominicain, né à Toulouse en 1720 , mort à la Chartreuse de Saix en 1792. Il acquit de la réputation comme prédicateur, et il a laissé : Sermons, Panégyriques et Discours: Toulouse , 1788, 3 vol. in-12. Voy. la Notw. Biogr. gétuir.
BARUTH. Voy. Béryte, n» I.
BARZAPHERNES, général des armées de Pachore, roi des Parthes. Il fut envoyé en Palestine au secours d'Antigone , roi des Juifs, contre Hircan et Hérode; il prit Hircan, força Hérode à s'enfuir et rétablit Antigone à Jérusalem. Voy. Joseph, Antiq., 1. XIV, c. xxv. Antigone et Hircan.
BARZELLE ( flo?-z^//û ou Bardella), abbaye de l'Ordre de Citeaux et de la filiation de Landais, située près de Vala.içay, au diocèse de Bourges. Elle fut fondée par Bainaud ou Beçinald Bigri en 1137; cette fondation fut confirmée , l'an 1158, par un autre Bainaud ou Beginald , seigneui" de Grançay. Détruite par les .\nglais vers 1315, cette abbaye fut rétablie peu de temps après par un seigneur de Beauregard. Fov. Sainte-Marthe. Gall. Christ., t. II, col. 204.
BARZIO. Voy. Baronius, n» lïl.
BAS AD A. Voy. Vasada.
BASAÏAS, liisde Melehias, lévite. Foy.IParalip., VI. 40.
BASAN ou BATHANÉE, pays situé dans la Pérée , au delà du Jourdain , au nord des tribus de Gad et de Buben. Il était borné à l'orient par les monts Galaad , le pays d'Ammon et l'Idumée orientale; au nord, par le mont Hermon; au midi, par le torrent de Jaboch. Og, roi des Amorrhéens, possédait ce pays quand Moïse en fit la conquête. Basan passait pour le pays le plus fertile du monde ; il renfermait le canton d'Aigob. Il est très -souvent parlé de Basan dans l'Écriture. Voy. en particulier Deut., III. rv, 14. III Beg., iv, 13. Beland, Palœst., p. 203.
BAS ARA , ville de Galilée , située à 20 stades de Gaba , aux environs de Ptolémaïde. Voy. Joseph, lib. de Vita sua. Beland . p. 616.
BASCAMAN , ville près de laquelle TryT)hon tua Jonafhas et ses lils. Vo>/. 1 Machab.. xiii. 23.
I. BASCAPÉ ou BASCLiCA PETRI (Charles), savant prélat italien , né à Milan en 1550, mort à Novarre l'an 1015. Il étudia le droit et prit l'habit des clercs réguliers de Saint-Paul. Le Pape le chargea d'une mission à Madrid , et lui donna à son retour Tévéché de Novarre. On a de lui : 1» de Metronoli Mediolanensi : Milan , 1575, 1596, 1598, in-S», et 1628, in-fol.; — 2° rfe Regulari disciplina monumenta Patrum: Milan, 1588; — 3° de Vita et rébus gestis Caroli , card. archiev. Mediol. ; Ingolstadt, 1592, in-4» ; Brescia , loû2, in-4»; — 4" Novarria . seu de Écclesia Novan^iensi libri duo ; Novarre, 1612 , in-4". Voy. Ungarelli, qui dans sa Bihlioth. Barnahiticu a donné la liste complète des ouvrages de Bascapé.
II. BASCAPÉ (Jérôme) , jurisconsulte italien , mort en 1641. Il fut patrice de Milan, sénateur et podestat de Crémone. On a de lui : 1» Consitium in controversia juri.^dictionali cum ecclesiasticis; Milan, 1599, in-fol.; — 2° Discursus ju-
risdictionalis pro detentione Presbyteri ejecti a religione: ibid., 1610. Voy. ibid.
BASGATH, ville de la tribu de Juda. Voy. Josué, XV, ;^.
BASCETTI (Clément), théologien du xvii»
siècle, né à Marostica, et appartenant à l'Ordre des Frères Mineurs Observantins , a laissé : 1» Viridarium tkeologicum, etc.; Vicence, 1088, 4 vol. in-12; — 2» Giurdinetto di venta, etc.; 1693, in-4o. Voy. Mazzuchelli.
BASCHI (Matthieu), fondateur de l'Ordre des Capucins. Voy. Capucins.
BASEDOW (Jean Bernard), luthérien, né i Hambourg en 1723, mort à Magdebourg l'an 1790, professa la morale et les belles-lettres à Soroë en Danemark; il publia : l* Philosophie pratique pour toutes les conditions; Soroë, 1758 et 1777 : ouvrage qui renferme de bonnes choses sur l'éducation en général , et particulièrement sur celle des filles ; il contient en même temps des propositions peu confoi'mes à l'orthodoxie luthérienne, ce qui lui lit perdre sa place; -^ 2" Philaléthée ou Nouvelles considérations sur les vérités de la religion et de la raison ; 1764. Cet écrit lui attira dfe nouvelles persécutions, qui le firent renoncer à la théologie et l'engagèrent à se livrer exclusivement à l'éducation pour la réformer; mais son inconduite l'empêcha de réaliser avantageusement son projet. 11 publia beaucoup d'autres ouvrages , qui annoncent un talent réel, mais en même temps un esprit inguiet et turbulent qui le priva de l'estime due à son savoir et à ses travaux. Voy. Feller, Biogr. univers.
I. BASEMATH , lille d'Élon le Héthéen,qu'Ésau épousa contre le gré d'Isaac et deBébecca; elle fut mère de Bahuel. Voy. Genèse, xxvi, 34, et XXXVI , 10.
II. BASEMATH , fille de Salomon; elle épousa Achiamaas, de la tribu de Nephthali. Voy. III Bois, IV, 15.
BASHKIN (Mattei-Sconcnof), hérésiarque qui vivait à Moscou dans le milieu du xvi« siècle , se déclara l'adversaire des Églises grecque et romaine, et nia la divinité de Jésus- Christ. Ses erreurs, qui offraient un mélange d'arianisme et de socinianisme, étaient répandues en Pologne, en Lithuanie; et, comme elles pénétrèrent en Bussie , le czar Ivan le Terrible le fit emprisonner. Mais Baslikin se rétracta, et dévoila même les noms de ceux qui adhéraient à ses doctrines. Voy. la Nouv. Biogr. génér.
BASHDYSEN (Henri-Jacques \an), orientaliste protestant, né à Hanau en 1679, mort l'an 1758, remplit une foule d'emplois avec beaucoup de distinction. Il établit à ses frais et dans sa maison une imprimerie destinée à éditer les meilleurs commentaires hébreux. Parmi ces nombreux ouvrages, nous citerons : i" Abarhanelis commentarii in Pentateuchum Mosis, cum additione locorum Bibliœ et Talmud; Hanau, 1710, in-fol.; cette édition, en caractères plus soignés que dans les éditions de Venise, contient les endroits supprimés par les inquisiteurs ; — 2» S/iecimen clavis talmudicœ, cum annexis; 1714; — 3° Clavis talmudica maxima; Hanau, 1714, in-4" ; — 4" Clavis talmudica maxima, constans ex R. Josuœ libro et R. Jamaelis, cum versione et notis l'Empereur; ibid., 1740, in-4*; — 5° Commentaria scripturaria , contenant les 21 premiers chap. de la Genèse , avec des notes tirées des rabbins et en caractères rabbiniques ; 1707. Voy. la Nouv. Biogr. génér.
I. BASILE (saint), évêque d'Amasée, dans le Pont, mort vers l'an 319. Licinius le poursuivit cruellement pendant la persécution qu'il sus-
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cita dans la Cappadoce , dans l'Arménie et dans le Pont. On pense que ce fut pour avoir caché et sauvé une vierge chrétienne nommée Glaphyre, et qui était une des suivantes de sa femme Constance , sœur de Constantin. On ne sait ni si Basile est mort dans les supplices, ni s'il a survécu à la persécution. Saint Athanase en a parlé comme d'un défenseur zélé de la foi contre Arius. On l'honore le 2G avril. Voy. Socr., 1. 1,c.ni. Euseb., C/«roH., an. 321.Pagi, an.316, n«= 6, 7, 8 et 9. Vales., not. ad lib. I. Euseb., de Vit. Const., c. I. Athanas., Orat. I, contr. Arian. Le Menolog. Martyrolog.
II. BASILE (saint), père de dix enfants, parmi lesquels on compte saint Basile le Grand , saint Grégoire de Nysse, saint Pierre de Sébaste et sainte Macrine la Jeune , etc., appartenait à une famille très-distinguée de la Cappadoce ; mais famille chrétienne où la vertu était héréditaire. De fortes et solides études lui avaient acquis une grande érudition , et sa rare éloquence le lit paraître avec éclat au barreau. 11 épousa sainte Emniélie , que l'on regardait comme la
ftersonne la plus accomplie de son sexe. Il vouut être lui-même le précepteur de ses enfants, et il réussit parfaitement à l'égard de saint Basile, son aîné; mais Dieu ne lui permit pas d'élever les autres ; il mourut peu de temps après la naissance de son dernier lils Pierre. On ignoie la date précise de sa mort. L'Église honore la mémoire de saint Basile et de sainte Emmélie le 30 mai. Voy. Basil., Epist. LXXV. Greg. Naz., Orat. XX. Greg. Nyssen., Vita il/acr., jun. Hermant, Vita Basil., 1. I, cap. Il, ni, iv. Basil., Epist. CCXLVIII. Hermant, lib. VI, cap. vi, p. 564. Pagi, an. 370, n»^ 8, 10, 43. Papebr., p. 246, n" 18. Bichard et Giraud.
III. BASILE (saint), surnommé le Grand, évêque de Gésarée en Cappadoce, né à Césarée en 329, mort le l*"" janvier 379, ayant reçu de son père les premiers éléments de la grammaire {voy. l'art, précédent), alla continuer ses études à Constaiitinople et à Athènes. Dans cette dernière ville il se lia d'amitié avec saint Grégoire de Nazianze. Il revint ensuite à Césarée, et y plaida quelques causes avec succès. Mais bientôt dégoûté du barreau et du monde , il alla s'ensevelir dans un désert de la province du Pont, où sa sœur Macrine et sa mère Emmélie s'étaient déjà retirées, et où saint Grégoire de Nazianze et plusieurs autres vinrent se former à la vertu. En 369, l'évêque de Césarée étant mort, Basile fut choisi, contre sa volonté, pour lui succéder. L'empereur Valens, partisan fanatique des arien§ , voulut l'engager dans cette secte. En vain lui lit-il faire des promesses et des menaces par le préfet Modeste ; celui-ci lui ayant dit que personne n'avait jamais osé hii parler si hardiment: Peut-être aussi , lui répondit Basile, n'avez-vous jamais rencontré d'évéque. Cependant les ariens obtinrent de l'empereur qu'il exilât le saint évéque ; mais son lils étant tombé subitement malade , il fit appeler Basile, dont la présence guérit le jeune prince, et qui put dès lors rester paisiblement dans Césarée et continuer à combattre l'arianisme , et à maintenir toute l'Église d'Orient dans la foi et l'union du Saint-Siège. Mais Basile n'était pas seulement un apôtre de la foi, c'était encore un liéros de la charité, qu'il étendit sur les juifs aussi bien que sur les chi-étiens. On sait qu'il était aussi un profond théologien et un éloquent prédicateur, et ses lettres suffiraient seules pour prouver qu'il était un auteur ascétique très-fécond. Les Grecs honorent sa mémoire le 1"'' janvier, et les Latins le 14 juin. Parmi les ouvrages
de saint Basile, ÏHexameron, ou Recueil de discours sur l'œuvie des six jours de la création , regardé comme son chef-d'œuvre, est plein d'érudition et de variété. L'édition la plus belle, la plus complète et la plus exacte de ses écrits, est celle de Paris, 1721, 1722 et 1730, 3 vol. in-fol., publiée par les bénédictins .Julien Garnier, François FaveroUe et Prudent Marant. De leur côté, Richard et Giraud ont fait le catalogue de ces ouvrages et une analyse des matières contenues dans chaque volume; enfin ils ont cité le jugement qui a été porté sur les écrits du saint docteur. Voy. D. Ceillier, tom. "V, p. 60 et suiv.
IV. BASILE, archevêque de Séleucie, ville d'Isaurie , mort vers 458. Il monta sur le siège archiépiscopal vers l'an 440 , et assista l'an 448 au concile de Constantinople , où il défendit la foi de l'Église et souscrivit à la condamnation d'Eutychès; mais l'année suivante, soit légèreté, soit faiblesse, il condamna Flavien et anathématisa ceux qui reconnaissaient deux natures en Jésus-Christ. Il fut déposé dans le concile de Chalcédoine , en 451, et ne fut rétabli qu'après avoir prouvé son orthodoxie et la sincérité de son repentir. On a de lui quarante-trois Homélies, imprimées en grec ; Heidelberg, 1596, in-8" : elles ont été traduites par le P. Dausqueius, jésuite; ibid., 1604, in-8". On lui attribue : 1" Traite' de la venue du Messie , traduit en latin par Turrien ; Ingolstadt, 1616, in-4" : il est en grec dans l'édition d'Heidelberg; 1596; — 2" de la Vie et des Miracles de sainte Thècle, vierge et martyre. Tous ces ouvrages sont à la suite de ceux de saint Grégoire Thaumaturge; Paris, 1622, infol. Vot/. le P. Combefis, Biblioth. des Pre'd.. Paris, 1622, in-fol. Photius, Cod. 1(58. D. Ceillier, tom. XIV, p. 303. Richard et Giraud.
V. BASILE, médecin, chef des Bogomiles ou Bogarmites , brûlé à Constantinople l'an 1118. Il niait la Trinité , attribuait à Dieu une forme humaine, disait que Jésus -Christ n'avait pris qu'un corps fantastique , que le démon était le fds aîné de Dieu le Père, etc. Voy. Eutymius Zigabène, in Panoplia, part. II, tit. xxiii. Baron., ad an. 1118. Le Diction, encyclop. de la théol. cathnl.. et l'art. Bogomiles.
VI. BASILE D'ACRIDE , ar.hevêque de Thessalonique, vivait au xii<^ siècle. Sollicité par le pape Adrien IV de se réunir à l'Église de Rome, il écrivit au souverain Pontife une lettre, dans laquelle il entreprit de prouver que l'Église grecque n'est pas schismatique, et qu'elle n'est point inférieure à l'Église romaine. Voy. Baronius , ad an. 1155. Collect. du droit grec-romain^ l. V, p. 307 et 408.
VII. BASILE D'ANCYRE (saint), prêtre, souffrit le martyre l'an ;^j2. Sous le règne de Julien l'Apostat, Basile parcourait les villages du diocèse d'Ancyre pour exhorter les chrétiens à la constance ; il soutint devant l'empereur le nom et la foi de Jésus-Christ , reprocha à Julien son apostasie, et lui prédit une mort honteuse. Ce prince , transporté de colère , ordonna qu'on lui déchirât le corps jusqu'à ce qu'il fût entièrement dépouillé de la peau. Basile endura ce supplice avec courage, et ses bourreaux allèrent jusqu'à lui mettre les entrailles à découvert. Il mourut dans, ces affreux tourments le 28 ou le 29 juin, et l'Église honore sa mémoire le 22 mars , qui paraît être le jour que Julien passa par Ancyre. Voy. Sozom., 1. V, c. xi. Les Actes publiés par Henschenius et D. Ruinart. Richard et Giraud.
VIII. BASILE D'ANCYRE , vivait au iv« siècle. Il fut ordonné évéque de cette ville l'an 336, après la déposition de Marcel , par les évéques
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du parti d'Eusèbe. L'an 347 il fut déposé luimême, avec plusieurs autres, dans le concile de Sardique ; mais la faveur de l'empereur Constance , (jui était fort attaché aux semi-ariens , lui permit de se soutenir dans son siège. Basile devint leur chef, et, dans le concile de Sirmich, tenu l'an 351, il eut une vive dispute avec Photin , et le confondit en présence de l'empereur. En 358 Basile assembla un concile à Ancyre, et y lit condamner la seconde formule de Sirmich et les Anoméens. L'année suivante il lit déposer Acace et ses partisans dans un concile tenu à Séleucie ; mais , en 36(), ces derniers firent déposer Basile, et ils obtinrent de l'empereur qu'il serait relégué en Illyrie. On ignore l'époque de sa mort. Il avait composé plusieurs ouvrages; mais nous n'avons plus que son Exposition de foi , que saint Épiphane a mise après la lettre du concile d'Ancvre. Voy. saint Jérôme, in Catal., c. Lxxxix. Théodoret, 1. II, c. xxi et xxiii. Sozomène, 1. II, c. xxxiii, et 1. IV, c. xxiii et XXIV. Tillemont, Méin., tom. VU et VIII. D. Ceillier, Hist. des Aut. socr. et ecc/és., tom. VI, p. 18 et suiv. Richard et Giraud.
IX. BASILE DE CILICIE, vivait du v* au vi^ siècle. Il était prêtre de l'Église d'Antioche , et est regardé par Photius comme un partisan de l'hérésie de Nestorius. Il avait écrit : 1" une Histoire ecclésiastique , qui commence au règne de Marcien, et qui finit à lavénement de Justin de Thrace ; — 2° seize livres contre .lean Scvtopolite. Voy. Photius, Cod. 107et95. D. CeilHer, Hist. des Àut. ecclés., tom. XVI, p. 498. Richard et Giraud.
X. BASILE DE SOISSONS , capucin français qui vivait encore en 1691 , fut prédicateur et missionnaire en Angleterre. On a de lui un assez grand nombre d'ouvrages ; dont la plupart sont de controverse et dirigés contre les protestants; ils ont été publiés à Paris, 1676-1686. Richard et Giraud en donnent la liste. Voy. le P. Jean de Saint-Antoine, Biblioth. univers. Francise, tom. I. p, 196 et suiv.
XI. BASILE DE TERUEL, capucin espagnol de la province de Valence et provincial de son Ordre dans la même province, a donné dans sa langue maternelle : 1" Exercice ou Manière d'aider les mourants; — 2° Explication abrégée de la règle séraphique ; — 3" Narration historique pour prouver que saint François n'a point fait profession de la règle de saint Augustin ;^aii)les, 1660; — 4" Recueils sucrés; Madrid, 1658; — 5' Sommaire des indulgences accordées pur les souverains Pontifes à tout VOrdre de Saint-François: ibid., 1658; — 6" Notes sur le Martyrologe romain ; — 7» la Vie du R.P. Archange Scot, capucin ; — 8» la Vie du second Alexis , capucin : Valence, 1637. Voy. le P. Jean de Saint-Antoine, ibid.