‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 27 sur 1220 · XX. viginti · texte numérisé non relu

XX. viginti

Les noms des diocèses s'abrègent de cette manière: Lugdunen. Purisie^i. Rothomug. Senon.. poiu' Lugdunensis f Parisiensis , Rothomagensis , Se/ionnensis.

En France, les abréviations ont toujours été défendues aux notaires; s'il leur en échappe à la rapidité de la main, elles ne doivent tomber ni sur les noms propres, ni sur les sommes, ni sur les dates, ni eniin sur aucune partie essentielle de l'acte; par où, comme il parait, la législation française a adopté la règle de chancellerie dont nous avons parlé, p. 17. Joy. Durand de Maillane, Dict. ca/ion., au mot Abréviations. Loi du'25ventôse anXI,art. 13. Cor/e'c/r?7,art.42.

ABRINCATUM, ABRINCI^ , ABRINI^. Vo7j.

AviiANCIIES.

ABRITUM , ville épisc. du diocèse de Thrace, dans la Mœsie inférieure, sous la métropole de TjajaiiopK!.

ABROCTA. V'»/. Abhostola.

ABROGATION, ABROGER, se dit d'une loi ,

d'un canon que Ion animle, que l'on change ou nue l'on supprime entièrement. Or, suivant le droit canon, il y a six causes d'abrogation qu'on peut réduire à ces trois : 4» à Tusage contraire (•<tabli par la loi ou par la coutume; '2» a la difiérence des temps, des causes et des lieux ; 3» aux inconvénients qui en résultent.

ABROSTOLA ou ABROCTA, ville episc. du diocèse d'Asie, dans la province de Phrygie-la- Salutaire. C'est la même que Hiéroclès nomme Demunuraclia.

I. ABSALOM , fils de David et de Maacha, surpassait tous les hommes de son temps par sa beauté; sa chevelure pesait 2(0 sides, probablement babyloniens, cest-à-dire environ 31 onces. Mais ses desseins ambitieux et ses dérèglements ne connurent jtoint de bornes. Après avoir soulevé le peuple contre son père , il jouit publiquement de toutes ses femmes. Cet inceste et ses autres crimes furent bientôt punis; entièrement défait dans une bataille livrée contre David , il prit la fuite ; et comme il fuyait , ses cheveux s'embarrassèrentdanslesbranches d'un chêne auquel il resta suspendu. Ce fut alors que Joab, commandant des arinéesde David, le perça de sa lance, contre la défense de ce prince. Voi/. pour les détails de son histoire, II Rois, xmxvni.

II. ABSALOM, de Jérusalem, porta Manahem, fils de ,luda le Galiléen, à se faire roi des Juifs, la 12" année de ISéion. Voy. FI. Joseph, de Bello Jud., tom. 11, c. xxui.

III. ABSALOM, oncle et beau -frère d'Anslobule, roi dos Juifs, fut fait prisonnier par Pompée au siège de Jérusalem.

lY. ABSALOM, chan. rég. de l'ordre de Saint- Augustindans l'abbaye de Saint-Yictor-lez-Paris, Horissait vers lan 1210. Il fut depuis abbé de Springkirsbach, dans le diocèse de Trêves. Il a écrit 51 sermons, qui furent imprimés, sous le nom de l'abbé de Springkirsbach. en IKJi, à Cologne, in- fol., et sous le nom d'Absalom à Milan, 1605, in-8". Voy. le Mire, Biblioth. cedes.

Y. ABSALOM ou AXEL, suivant son véritable nom, archevêque de Lunden, primat des iles Scandinaves, né en 1128, et mort en 1201, s'est signalé non-seulement dans l'Église , mais dans les atlaires d'État, et même à la guerre. Il rédigea le Code ecclésiastique de Zéhmde. convoqua, en 1187, un concile national pour régler les cérémonies de l'Église et le chant des offices ; travailla à la conversion des peuples qu'il soumit, fonda plusieurs monastères, et y Ut refleurir la régularité et la ferveur.

ABSCONSE, du latin abscondere . c'est-à-dire caclier , lanterne sourde dans laquelle on enferme une bougie pour lire ou chanter au chœur les absolutions et bénédictions à Matines, ainsi que le capitule et l'oraison des Laudes.

ABSEL (Guillaume Yan) ou ABSÉLIUS, prieur de la chartreuse de Bruges, mourut en 1471. Il composa plusieurs ouvrages qui n'ont pas été publiés, entre autres : 1» Opus super Genesim. Psalterium et Cunticum canticorum ; — 2" Opusculum de vera pace {—S" Tract ut us super orniionc Dominica; — 4« Vita S. Mgidii;— h" Epistolurum libri complures. Voy. Rostius , de Illustr. car th. Mura tins, Theatr. Ordin. curtus. "Valére André, hiblioth. bvlq.

ABSENCE , ABSENT. En termes de droit canon, \ absence est en général l'état d'une personne ([ui a disparu du lion de sa résidence, de laquelle on n'a point de nouvelles , et dont par conséquent l'existence ou la mort est incer-

ABSO

ABST

taine. Celui donc qui est seulement éloigné de son domicile , et dont on a des nouvelles , n'est pas appelé en langage de droit nhscnt . mais non présent. Or il est dilïérentes sortes d'absence, dont l'application se fait selon les dilîérents cas qui intéressent les absents, et c'est à ceux qui ont l'autorité compétente à déterminer le caractère de ces didëieiites sortes d'absence, et à en appliquer les conséquences : et par autorité compétente nous entendons les supérieurs ecclésiastiques; car le pouvoir civil est incompétent en cette matière, attendu que le traitement que l'État donne au clergé n'est qu'une indemnité pour la spoliation révolutionnaire de ses biens. Ainsi, en principe, le traitement est dû par l'État, et c'est à l'autorité ecclésiastique a procurei', par les moyens qui sont à sa disposition, l'exécution des canons. Voy. L. Ferrari s , Prompfn Bihlioth., ad verb. Absens. L'abbé André, Dirtion. de Droit canon.

I . ABSIDES ou APSIDES, appelées aussi Doxo- LO(;iA , DoxAMA (du mot grec ôô|a, louunçje), parce qu'on y chantait les louanges de Dieu. C'étaient des oratoires secrets, ou des chœurs an delà de l'autel, et dans lesquels les religieux chantaient l'office hors de la vue du peuple, Voy. L. Ferraris, Prompta Biblioth., ad verb. Absid.v.

II. ABSIDES ou APSIDES. On donnait aussi autielois ce nom à des cliapelles voûtées.

III. ABSIDES ou ABSIS, APSIDES. C'étaient encore des bières élevées et disposées en voûte, où l'on mettait les reliques des saints : nous les appelons aujourd'hui cfuhses. Voy. Act. S.S. April., tom. l'"^, p. (H)4. Du Cange, Glossar. média: et iiifiinœ lut., tom. I*"".

ABSIE, ancienne abbaye de l'ordre de Saint- Benoit, dans le diocèse de la Rochelle, fondée en 1220, par les libéralités de quelques seigneurs poitevins. Voy. Daviti , Description de la Frtincp.

ABSINTHE. Ce mot, dans l'Écriture, est quelquefois le symbole de la punition. Ainsi . quand elle dit que Dieu nourrira un peu])te d'ahsinthe . elle veut nous faire comprendre qu'elle punira son impiété par les châtiments les plus terribles. Voy. J.-B. Glaire, Introd. histor. et dit. aux livres de l'Ane, et du Nouv. Test., tom. II, n. 119, 3'' édit.

I. ABSIS ou APSIS signihe. dans les auteurs ecclésiastiques, la partie intérieure des anciennes églises où le clergé était assis, et où l'autel était placé.

H. ABSIS. Voy. Absides, n» III.

A6S0L0MI, père du capitaine Mathathias, qui fut le seul, avec Judas, fils de Calphi, qui resta fidèle à .lonathas dans sa guerre contie les troupes de Démétrius. Voy. I Machab., xi, 70.

I. ABSOLU signifie ce qui est sans condition. Une piomesse absolue est opposée û une promesse conditionnelle.

II. ABSOLU, ABSOLUMENT, est opposé à dédaratoire ou à déclaratif. C'est dans ce sens que les catholiques soutieiment que l'absolution du prêtre est absolue, qu'il remet les péchés (djsolument , c'est-à-dire réellement, tandis que les protestants prétendent que l'absolution n'est que déclaratoire , que le prêtre déclare seulement que Dieu a remis les péchés.

m. ABSOLU se dit encore dn jeudi saint. parce qu'autrefois on absolvait lés pénitents publics ce jour- là, avant de les admettre à la communion.

I. ABSOLUTION CIVILE, jugement juridique par lequel un accusé est absous et déclaré in-

nocent de la part des juges séculiers auxquels il appartient de prononcer un tel jugement.

II. ABSOLUTION ECCLÉSIASTIQUE. Elle se divise 1" en sacramentcllf , qui est Ta rémission des péchés faite par le prêtre au nom de Jésus- Christ dans le sacrement de pénitence; 2" en absolidipn des' censures, c'est-à-dire des peines dont l'Église punit certains péchés ; 3" en absolution de l irrégnlarite, ou de certains empêchements que l'Église a ékiblis par lapport aux ordres , et qui font qu'on ne peut recevoir licitement lesuits ordres ni en exercer les fonctions; 4" en absolution a savis, grâce particulière que le Pape accorde à quelqu'un qui a assisté à quelque jugement de mort, ou qui a commis quelque faute qui le rend irrégulier; 5» en absolution ad cautelnm . qui est celle qu'on accorde par provision pendant l'appel de celui qui est excommunié, jusquà ce qu'il soit connu du fond de sa cause; (i» en absolution ad reincidcntiam, qui se donne sons certaines conditions, lesquelles manquant, celui qui avait obtenu cette absolution retombe dans le même état de censure où il était auparavant. Quant aux diverses questions qui se rattachent à l'absolution sacramentelle, on peut les voir dans les Traités de la Pénitence des théologiens.

m. ABSOLUTION, courte prièie qui se dit à la lin de chaque nocturne des Matines et à la fin des heures canoniales.

IV. ABSOLUTION ou ABSOUTE, se dit encore des encensements et aspersions d'eau bénite qu'on fait sur les corps qu'on enterre, ou sur la représentation d'un mort, pendant le service qui se célèbre pour le repos de son âme.

.1. ABSOUTE, cérémonie qui se pratique dans l'Église romaine le jeudi saint pour représenter" l'absolution qu'on donnait vers le même temps aux pénitents de la primitive Église. Lusage de l'Église de Rome et de la plupart des Églises d'Occident était de donner l'absolution aux pénitents le jeudi saint, nommé pour cette raison \e jeudi absolu {Voy. Absolu, n^Ill), le jour fie l'absolution.

il. ABSOUTE. Voy. Absolution, n» IV.

ABSTÈME, du latin abstemius. On nomme ainsi les personnes qui ont une répugnance pour le vin et ne peuvent en boire. Dans la primitive Église, les abstèmes faisaient la communion sous la seule espèce du pain; ce qui prouve, contre les piotestants , que la communion sous les deux espèces n'est pas de précepte divin, et quelle n'était pas regardée comme absolument nécessaire et généralement conîmandée. dans le temps même où elle était en usage. Le vin étant nécessaire à la célébration de la sainte Messe, les abstèmes ne peuvent être admis aux ordres sacrés (Conc. Elvir. cation., 13); pas même aux ordres mineurs , selon plusieurs canonistcs. \'oy. Bergier, Diction, de théologie.

ABSTENTION. La simple ordonnance de s'abstenir de célébrer le service divin dans une église n'est pas une censure, quoiqu'elle approche beaucoup de l'interdit local. Ainsi, par exemple , celui qui célèbre dans une église polluée pèche grièvement, mais n'encourt pas d'irrégularité. Voy. l'abbé André , Cours alphab. de Droit can.. tom. l", p. 54, 3« édit.

I. ABSTINENCE. Vertu morale par laquelle on modère le plaisir qui se trouve à prendre les aliments du corps, et on en règle l'usage sur la nécessité. Voy. Bergier, Diction, de théologie.

II. ABSTINENCE. Privation de chair par principe de pénitence, à certains jours commandés par l'Église. L'abstinence du vendredi et du

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